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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde. Description audio !
Catégorie : Blog Actualité Date de création :
28.03.2007 Dernière mise à jour :
16.05.2008
George Lucas et Mellody Hobson, qui se fréquentent depuis 2006, se sont fiancés le week-end dernier, à San Francisco.
C'est plus ou moins grâce à Steven Spielberg que le couple s'est rencontré. En effet, Mellody Hobson fait partie du conseil d'administration de Dreamworks
Le mariage est prévu pour le 25 août 2008.
Félicitations !
Source : variety
Mellody Hobson (soutenu le 3 avril 1969) est le président de la gestion du capital d'Ariel, LLC, une société de placement en valeurs mobiliéres de Chicago contrôlant plus de $14 milliards dans les capitaux. Elle est également le président du conseil d'administration des administrateurs des fonds communs de placement mutualistes d'Ariel. Hobson est un contribuant régulier sur les questions financières au Good Morning America et à un porte-parole de l'ABC pour l'enquête noire annuelle d'investisseur d'Ariel/Schwab.
Hobson était né à Chicago, en Illinois, et à gradué de l'Université de Princeton en 1991
40 ans, nigéro-beninois, marié a Rahamatou, 3 enfants (Frederic Moussa, Steven Mohamed et Audrey Rania)
Vous avez commencé vos études par un diplôme d’ingéniorat en Systèmes d’Information. Pourquoi ce choix en France?
A cette ‘époque’ (il s’agissait des années 80), pour une jeune Africain francophone, le premier choix pour poursuivre des études supérieures était la France. L’informatique prenait son envol et il m’a semblé judicieux de faire ma carrière dans ce domaine où les opportunités semblaient vastes. Enfin, Montpellier, en plus d’offrir un climat méditérrannéen, était réputée pour abriter d’importants centres informatiques.
Vous retournez dans votre pays où vous êtes responsable informatique de SDV pendant 4 ans : qu’est-ce qui a motivé votre retour, et pouvez-vous nous parler de cette expérience ?
Je pensais très fortement que l’Afrique avait besoin de ses cadres pour se développer. Mon côté gauchisant, pour ne pas dire extrême gauchisant, favorisait cet état d’esprit. Contrairement à d’autres camarades de promotion qui ont choisi de rester, vu le contexte bien plus agréable de la France, j’ai saisi une opportunité d’emploi dans mon pays.
Qu’est-ce qui vous pousse 6 ans plus tard, en 1995, à faire un MBA à l’Université Southern Illinois, et quel bilan en tirez-vous 13 ans plus tard ?
Deux facteurs importants ont entrainé mon retour sur les bancs :
D’une part, j’avais fait le tour de ma fonction : entré comme ingénieur informaticien à la SNTN (Societe Nationale des Transports Nigériens, filiale du Groupe Saga, aujourd’hui SDV), j’avais au bout de 3 ans remplacé les deux expatriés français du département, à savoir le responsable informatique adjoint, puis le responsable informatique. Je n’avais donc plus de challenge et j’avais l’impression d’avoir atteint le plafond de ma carrière, ce qui est dramatique pour un garçon de 25 ans.
D’autre part, une opportunité s’est présentée : les Noirs Américains proposaient, à travers l’African American Institute (AAI) des bourses d’études à des jeunes cadres Africains. C’était l’occasion unique de faire ce MBA qui, j’en étais certain, me permettrait de relancer ma carrière.
13 ans plus tard, je le referai sans hésiter : mon MBA m’a permis d’accélérer ma carrière et de bénéficier, encore aujourd’hui, d’un à priori favorable chez la majorité des recruteurs. Il m’a également permis de progresser sans trop de difficultés dans des environnements variés (sur les plans du métier et du pays).
Après un court intermède chez AXA, vous entrez chez BULL, d’abord au Niger puis au Gabon en débutant comme ingénieur commercial et en devenant directeur de Bull Gabon puis directeur général de Bull Gabon et Congo. Pouvez-vous nous parler de votre expérience de 6 ans chez Bull ?
Bull m’a permis d’acquérir les méthodes de travail dans une grande compagnie internationale. J’y ai acquis les standards en matière de reporting, de management, j'ai appris le travail en équipe multiculturelle, la gestion du stress et des impératifs, des objectifs, etc...
Parmi mes ‘faits d’armes’, je peux citer la mise en place d’un partenariat étroit avec Microsoft (Bull était devenue le premier partenaire de Microsoft au Gabon) et la gestion du passage à l’an 2000 de mes clients (beaucoup d’entre eux géraient des sites extrêmement sensibles : paie des fonctionnaires, télécommunications du pays, raffinage, etc...)
Qu’est-ce qui vous pousse à quitter Bull, et l’informatique, pour Coca Cola, toujours au Gabon ? Pouvez-vous nous parler de cette expérience ?
Bull traversait une période sévère de réduction de coûts qui impactait négativement notre stratégie commerciale. De plus Coca-Cola, société mythique, m’offrait un sacré challenge : quitter le monde de la technologie pour les grandes et moyennes entreprises pour celui des FMCG (Fast Moving Consumer Goods), c'est-à-dire celui du grand public.
J’ai découvert chez Coke une passion qui ne m’a plus quittée : développer, promouvoir et vendre des produits pour la majorité de la population, celle dont les moyens sont limites.
J’étais donc responsable des activités de la marque pour le Gabon, pays ‘petit’ par la population mais important pour Coca car surclassé seulement par le Cameroun dans la zone "French West Africa" de Coca. Travaillant étroitement avec l’embouteilleur (la Sobraga au Gabon), je devais assurer la conception et l’exécution du business plan annuel. Ce business plan exhaustif incluait tous les aspects du métier : marketing, commercial, technique et social.
Je retiendrai de mon passage chez Coke le lancement du conditionnement en bouteilles plastiques, l’organisation de promotions qui ont marqué les Librevillois et le lancement de la vente de jus de fruit, activité importante pour le futur de la marque. J’ai été également marqué par un aspect non quantifiable : l’enthousiasme de la population pour la marque, les relations exceptionnelles tissées avec les artistes, les médias, les associations diverses et variées à la recherche de sponsoring, toute la chaine de distribution, etc...
Vous quittez Coca-Cola pour devenir pendant un an Directeur Régional de Western Union pour l’Afrique de l’Ouest, durée relativement courte par rapport à vos autres expériences. Qu’avez-vous pu apporter au mastodonte américain pendant votre passage ?
La encore, changement radical d’environnement : nouveau métier et surtout nouvel environnement car j’étais basé au siège de la Direction Afrique de WU à Casablanca.
J’y ai essentiellement reconstitué l’équipe dédiée à l’Afrique de l’Ouest et étendu de manière agressive le réseau d’agents : des groupes comme la Banque Atlantique ou la BOA nous ont ainsi rejoint.
Vous quittez Western Union pour une société africaine, Ecobank dont vous êtes Directeur Marketing depuis 2006. Pouvez-vous nous parler de votre rôle au sein de ce groupe ?
En plus d’une responsabilité sur l’activité Western Union et les autres produits de transferts d’argent internationaux, vu mon expérience précédente, j’ai la responsabilité de mieux faire connaitre la marque et de renforcer l’affinité avec le grand public notamment : cela va des promotions sur nos produits aux campagnes publicitaires en passant par l’événementiel, en relation avec les équipes situées dans les 22 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre, de l’Est et Australe où nous sommes présents à ce jour.
Que vous voyez-vous faire dans 5 ans ?
Comme le montre ma carrière variée, je reste ouvert sur mes choix. Je n’ai pas d’à priori ou d’impératif. J’ai la chance d’être encore relativement jeune et d’avoir de l’énergie à revendre :Je me vois bien diriger un département d’un grand groupe international (fonctionnel ou business unit) ou alors mettre mon expérience assez originale au profit des autres à travers un cabinet de conseil en gestion.
Si une jeune personne afro-antillaise souhaitant vous imiter demandait un conseil, quel serait-il ?
Il n’y a pas de raccourci vers la réussite. La seule solution consiste a travailler dur et à se tenir prêt à saisir les bonnes opportunités. Et les afro-antillais se doivent de travailler deux fois plus dur que les autres.
Cinq après sa naissance, où en est le cabinet Mane Gere ?
5 ans après, où en sommes nous ? Que suis-je devenu ?
Tout ce qui existe sur cette terre a été avant tout le rêve d’un homme !!
Mes rêves de 2003 étaient de développer le cabinet Mane Gere Associés en France et créer une structure en Afrique.
5 ans après, Mane Gere Associés est toujours présent ce qui pour nous est très important, d’autant que 70% des entreprises meurent dans les cinq premières années. La motivation des associés est toujours la même, comme dans la phase pionnière, nous ne sommes pas blasés, nous nous entendons tous les trois comme au premier jour.
Parmi les maux qui guettent les entreprises, il y a :
- les problèmes de trésorerie,
- les désaccords entre associés,
- les réalités du marché par rapport au rêve du business plan,
- la mauvaise gestion.
Nous avons réussi jusqu'à présent à éviter 3 problèmes sur 4 !
Le seul que nous n’avons pas su conjurer, c’est le problème de trésorerie, une ou deux fois par an sans nos banquiers nous aurions eu du mal à passer le cap.
En terme de chiffre d’affaires et de clients ?
Mane Gere a grandi et a fait des petits.
Nous allons atteindre pour 2007 la barre symbolique du million d’euros de CA, avec toujours des clients prestigieux :
- le groupe Accor,
- le groupe Pierre & Vacances,
- SFR,
- Canal +,
- Areva,
- Etc.
En plus de l’activité formation nous avons ajouté d’autres prestations à notre offre :
- la conception de module clés en main,
- le recrutement,
- l’audit et le conseil,
- l’accompagnement notamment des PME dans l’amélioration de leur développement.
Nous avons créé une structure dédiée à l’enseignement, Mane Gere Education.
Cette entité intervient dans des écoles de commerce, des centres de formations en alternance et dans les principales universités de Paris (Jussieu, Sorbonne, etc.), dans nos domaines de compétences habituelles : management, efficacité commerciale, efficacité et développement personnel.
Mais notre plus grande satisfaction, à ce jour, reste l’Afrique où nous nous sommes développés de façon extraordinaire.
Mane Gere Associés Afrique est devenu une société à part entière avec ses propres associés, son équipe son développement sur le continent africain et même certaines spécificités de réalisation.
MG2A est présent physiquement au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Niger.
Nos clients évoluent sur les secteurs d’activité suivants :
- Banque
- Telecom, multimédia
- Cabinet d’audit et d’expert
- Société de distribution
- Brasserie
- Energie
- Etc.
Nous faisons aussi du recrutement pour des grands groupes européens cherchant à s’implanter en Afrique, mais aussi pour des banques qui ont du mal à trouver des collaborateurs ayant la double compétence bancaire et commerciale.
Cette activité que nous réalisons depuis le début en France a connu une évolution remarquable en 2006. Nous avons inclus d’autres associés dans cette structure à des hauteurs diverses.
Donc, je me porte bien, la famille ne s’est pas agrandie mais les enfants ont grandi.
Hanna à 9 ans maintenant, Allan 7 ans et Miles 15 ans.
Quels sont les autres changements ?
Je voyage beaucoup plus entre la France et l’Afrique, à raison d’une semaine par mois.
Le temps du repos n’est pas encore arrivé, le groupe MGA n’a pas encore atteint sa maturité et reste fragile
Par conséquent, l’aventure ne fait que commencer !!
Ce qui compte dans les voyages, ce n’est pas la destination…. c’est le voyage !!
En mai 2007, le journal britannique "The Guardian" allait à la rencontre de Tidjane Thiam, alors directeur général général de la zone Europe de la compagnie d’assurance Aviva. Tidjane Thiam racontait comment, alors qu’il était associé chez McKinsey, le numéro 1 mondial du conseil en stratégie, il avait été contacté par un chasseur de têtes :
"Je leur ai dit ‘je suis heureux de faire l’entretien.’ Mais franchement, vous devez leur dire que vous avez trouvé quelqu’un qui est Noir, africain, francophone et qui mesure 6 pieds 4. 'Je n’irais pas à Londres à moins d’avoir la certitude que la sélection sera équitable' J’étais fatigué de la réponse habituelle qui était 'nous vous apprécions, vous êtes quelqu’un de formidable, mais vous comprenez, il s’agit d’une division de 10 000 employés et ils ne comprendraient tout simplement pas que ce soit quelqu’un comme vous qui soit au sommet. On me l’avait dit un certain nombre de fois et je commençais à être fatigué. Parceque vous savez, à chaque fois il faut se motiver, faire des interviews..."
Le cabinet de recrutement a finalement accédé à la requête de Tidjane Thiam et a précisé à son client que le candidat était noir et non anglo-saxon...Tidjane Thiam s’est rendu à Londres et a intégré Aviva en 2002 au poste de directeur de la stratégie et du développement. En janvier 2006, il était devenu directeur général d’Aviva en Europe. En septembre 2007, Prudential, deuxième groupe d’assurance en Grande-Bretagne et rival d’Aviva, l’a débauché, pour occuper le poste de directeur financier. Le Sun Times analysait ce mouvement comme une indication que Tidjane Thiam devenait du même coup l’un des trois successeurs potentiels de Mark Tucker, l’actuel PDG de Prudential.
Né en Côte d’Ivoire, Tidjiane Thiam est diplômé de l’école polytechnique et de l’école des mines de Paris. En classe de terminale, il est lauréat du concours général en mathématiques (un concours réservé aux meilleurs élèves de terminale et dont les épreuves sont bien plus difficiles que celles du baccalauréat NDLR). Après un début de carrière chez McKinsey à Paris en 1986, il obtient un MBA de l’Insead, puis prend une année sabbatique pour suivre le "Programme des jeunes professionnels de la banque mondiale", un programme de formation conçu pour attirer les meilleurs jeunes talents de part le monde.
De retour chez McKinsey, il y continue sa carrière à New York et Paris. En 1993, Henri Konan-Bédié, qui est devenu le nouveau président de la Côte d’Ivoire à la suite du décès de Félix Houphouët-Boigny rencontre Tidjane Thiam et lui propose un poste qu’il accepte : responsable du Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement, chargé de conseiller sur des projets d’infrastructure. Expliquant les raisons qui l’avaient conduit à accepter de retourner en Côte d’Ivoire, Tidjane Thiam confiait au Guardian : "C’est très compliqué lorsque vous êtes africain et que vous vivez dans un pays développé. Vous voyez tous les problèmes qui existent et je dois dire que je me sentais coupable. Je me disais qu’il y avait beaucoup à faire".
Tidjane Thiam sera nommé un peu plus tard, en août 98 ministre du plan et du développement. Il est alors âgé de 36 ans...Cette même année 98, il a été sélectionné parmi les "100 leaders les plus prometteurs de demain" du Forum de Davos (Young Global Leaders of Tomorrow). Tout semble aller pour le mieux quand en 1999, survient un coup d’Etat. Henri Konan-Bédié est renversé tandis que le général Robert Gueï prend le pouvoir. Tidjane Thiam est assigné à résidence, puis est finalement libéré. Il repart pour Paris et retourne chez McKinsey avant de rejoindre Aviva en 2002. En 2004, Tony Blair, qui a mis en place la commission pour l’Afrique, lui demande d’en faire partie. D’abord réticent car sceptique quant aux aboutissements qu’elle pouvait avoir, il a accepté d’en faire partie en se disant que si elle faisait avancer les choses, même très peu, ce serait toujours ça de pris.
Tidjane Thiam confiait également ne pas vouloir donner une image "trop rose" de sa situation : "il y a des incidents racistes auxquels je suis exposé, mais j’essaye de ne pas y accorder trop d’importance. Beaucoup de choses dépendent de la perception que vous avez de vous-même. J’ai passé une bonne partie de mon enfance en Afrique et je ne peux pas me résoudre à me voir comme une ‘minorité’".
A la question du journaliste qui comparait la situation des conseils d’administration en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, Tidjane Thiam répondait en disant que la situation dans les deux pays était très différente : "J’ai vécu aux Etats-Unis pendant un petit moment et j’y ai travaillé. C’est une situation très différente. Une grande partie de la population noire est là depuis des siècles. Mais je trouve en fait la Grande-Bretagne très tolérante et extrêmement ouverte."
Concernant la politique en Afrique, Tidjane Thiam expliquait pourquoi il était entré dans un gouvernement et pourquoi il avait finalement renoncé définitivement à la politique : "schématiquement, pour moi, dans les pays du tiers-monde, il y a deux types de régime : les régimes qui tuent et ceux qui ne tuent pas. Et j’étais très fier d’être ivoirien jusqu’en 1999 parceque nous étions dans un pays où la politique ne tuait pas". Le nouveau directeur financier de Prudential, qui se définit comme un "pragmatique" avoue avoir été critiqué pour cela. "Est-ce que vous allez sur place essayer de faire tout ce que vous pouvez, ou est ce que vous restez à l’extérieur en essayant de promouvoir un changement de régime ?" (...) j’ai toujours dit que je n’étais pas un politicien. J’aime le monde des affaires. J’aime garder foi dans la nature humaine et une des choses que je ressens vis-à-vis de la politique c’est que si on veut perdre foi en l’être humain, il faut rester dans ce milieu. Je voulais garder quelques illusions".
Tidjane Thiam affirmait également que pour lui les africains étaient capables de "régler leurs propres problèmes", et que ce que les pays étrangers pouvaient faire de mieux pour l'Afrique c'était "ne rien faire de mal". Selon lui, la PAC (politique agricole commune, qui organise les subventions pour les agriculteurs européens NDLR) est le "plus grand obstacle au développement de l'Afrique".
Chez Aviva, Tidjane Thiam était l’un des candidats au poste de PDG, à la suite du départ de Richard Harvey, qui présidait la firme. Comme les autres candidats en piste, il est parti lorsqu’il s’est avéré que ce n’est pas lui qui avait été choisi pour succéder à Harvey. Selon le Financial Times, Tidjane Thiam recevra chez Prudential un salaire annuel d'environ 825 000 euros, avec un bonus 2008 au moins égal à 100% de ce salaire.
A l’annonce de son recrutement chez Prudential, Gavin Hinks, un journaliste britannique a écrit : "je dois dire que je ne connaissais grand-chose sur Tidjane Thiam. Son CV est remarquable (...) il ne peut y avoir un autre directeur financier en Grande-Bretagne ou ailleurs avec la même histoire. Mais il y a quelque chose d’étrange. C’est un Directeur général qui devient directeur financier. Ce n’est pas courant. Ça n’arrive quasiment jamais, sauf quand les DG dirigent des divisions beaucoup plus petites. Les archives montrent que Tidjane Thiam est à l’évidence quelqu’un de très talentueux et d’ambitieux. Qui oserait dire qu’il se contentera de rester directeur financier ? En fait personne. C’est clairement quelqu’un qui a été pressenti pour le sommet et qui ne devrait pas rester directeur financier très longtemps".
président du conseil d’administration de Deloitte & Touche France
Né il y a 59 ans à Porto-Novo au Bénin, Amadou Raimi effectue toutes ses études primaires et secondaires dans son pays natal. Elève brillant, il est boursier sur mérites scolaires pendant toute sa scolarité et une fois son baccalauréat obtenu, va continuer ses études à l’étranger. D’abord au Gabon où il obtient son baccalauréat, puis en classe préparatoire aux études commerciales à Grenoble, dans un environnement radicalement différent de celui auquel il était habitué dans son Bénin natal : "je devais m’adapter pour réussir ou rentrer à la maison" dit-il.
De fait, il intègre une des plus prestigieuses écoles de commerce de France, l’Essec (Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales). Son diplôme en poche, il est comme beaucoup de jeunes diplômés africains soumis à un dilemme : rentrer dans son pays natal ou s’orienter vers un emploi offrant de grandes possibilités d’épanouissement.
Il choisit d’effectuer ses débuts professionnels en France où il a plusieurs propositions d’emploi. Il travaille un an dans une banque avant d’entrer chez Deloitte en septembre 1976 (Son "premier vrai employeur"). Excellent élément, il gravit les échelons au sein du cabinet, puis a l’opportunité de travailler sur une mission commandée par la banque mondiale concernant l’ouverture du capital d’entreprises publiques lourdement endettées dans son pays d’origine, le Bénin.
Il y passe deux ans, se déplaçant entre l’Afrique, l’Europe et les Etats-Unis. Son travail aboutit à la publication du rapport "Parex".
Constatant qu’il n’y avait que peu d’opportunités de faire bouger les choses malgré cette contribution, il retourne à Paris : "Malheureusement, je devais à nouveau faire mes preuves. Au sein du cabinet on ne savait plus quelles étaient mes compétences et je touchais un peu à tout. Dans l’année qui a suivi mon retour, j’ai beaucoup travaillé et lors des évaluations de fin d’année, mes responsables ont trouvé que non seulement j’avais gardé toutes les compétences que j’avais lors de mon départ, mais qu’en plus je les avais enrichies par cette mission de deux ans."
En 1987 c’est le tournant : Amadou Raimi qui a parallèlement obtenu son diplôme d’expert-comptable, est coopté associé devenant ainsi le premier originaire d’Afrique subsaharienne associé d’un grand cabinet d’audit en France. De 1991 à 1997 Il est responsable du groupe audit dédié aux grands clients et membre de la direction de l’audit, puis successivement administrateur, vice-président du conseil d’administration de Deloitte France en 2000 et membre du conseil d’administration mondial en 2001. En juillet 2004, il est élu par ses pairs président du conseil d’administration de Deloitte France pour un mandat de quatre ans qui s’achèvera en juin prochain. Il est également depuis 2007 vice-président du conseil d’administration mondial de Deloitte.
Interrogé sur les facteurs qui ont contribué à son succès, il disait :
"Selon moi la bonne démarche c’est de rester soi même, de capitaliser sur les valeurs africaines, de faire la synthèse avec les valeurs positives de la société occidentale comme la formation, la compétition, l’esprit de combat. Personnellement, j’ai toujours compté sur la solidité de notre éducation africaine pour émerger. C’est à dire être cohérent avec soi même, travailler, avoir le courage d’exprimer ses opinions, ne pas juger l’intérêt que représentent les gens en fonction de leur position hiérarchique ou sociale. Nous avons en Afrique une éducation qui est assez solide et qui repose sur des bases saines comme le sens du partage, le respect pour les aînés et les personnes âgées. Dans les familles africaines, tout le monde, cousins, nièces, parents, grand-parents...vivent ensemble. C’est un ensemble de petites choses qui constituent une richesse qui peut permettre de faire la différence."
Concernant ses rapports avec son pays natal et le continent africain, il affirme "être en phase avec les traditions", rester en contact étroit avec le Bénin où il se rend plusieurs fois par an et où une partie de sa famille réside toujours. Il compte également des camarades ou amis qui occupent des postes de responsabilité sur le continent. Il essaie aussi d’aider et de rendre service autant que possible :
L'audit : un métier exigeant
"Pour effectuer mes études, j’ai eu une bourse étrangère sur le quota du Bénin et quand on a ce genre de privilèges, on a envie de donner en retour. J’essaie de rendre service, d’aider autant que je peux et je suis heureux de le faire car au fond quelque soit les moyens dont on dispose, on ne peut dormir que dans un seul lit ou conduire qu’une voiture à la fois. Etre au Bénin avec des gens avec qui on a fait un certain chemin ne peut inciter qu’à un peu d’humilité et de mesure. Je sais d’où je viens et quand je regarde le chemin parcouru, je suis en mesure de garder la tête sur les épaules".
Amadou Raimi est ou a été commissaire aux comptes de quelques uns des plus gros clients du cabinet : "ce sont les clients qui donnent de la légitimité par rapport à ses pairs" dit-il. Ses clients figurent parmi les poids lourds de l’économie française : Renault-Nissan, EDF, PPR (anciennement Pinault-Printemps-Redoute qui regroupe des entreprises ou des marques comme la Fnac, le Printemps, Conforama, Gucci, Yves St Laurent, Baccara...). Sur les circonstances qui l’avaient amené à s’occuper de ces gros dossiers, il précisait :
"J’ai accompagné Renault au cours d’une mission de deux mois au Japon que j’ai pilotée à l’époque où Renault prenait une participation importante dans le capital de Nissan, ce qui m’a donné encore plus de légitimité et m’a valu une confiance accrue de leur part. Concernant EDF, j’ai répondu pour le compte du cabinet à un appel d’offres que nous avons remporté. Enfin pour PPR, un associé senior était désiré sur le dossier."
Interrogé sur ce qu’il dirait aux jeunes qui débutent leur carrière professionnelle, il leur conseille de "rester eux-mêmes, de travailler et travailler d’autant plus qu’ils sont issus d’une minorité". Il conseille également d’avoir "des valeurs et des principes pour pouvoir résister dans des environnements où on peut être poussé à la faute".
"Il faut être équitable avec tout le monde et être courageux. Ma philosophie a toujours été de dire ce je pensais, et ce n’est pas lié à ma position actuelle. Le courage est un élément très apprécié des patrons qui vous jugent et savent faire la part des choses" conclut-il.
Deloitte Touche Tohmatsu est l'un des leaders mondiaux des services professionnels (Audit, commissariat aux comptes...) Ses 150 000 collaborateurs, présents dans plus de 140 pays, servent plus de la moitié des plus grandes entreprises mondiales. Deloitte compte plusieurs bureaux en Afrique subsaharienne, et le chiffre devrait encore croître, le cabinet ayant pour objectif de disposer d'une quinzaine de bureaux dans la zone. En France, Deloitte a reçu en 2006 le prix spécial de la diversité et recrutera 1200 salariés (50% de jeunes diplômes) et 400 stagiaires
Chaque semaine, « Riding zone », la seule émission de la TNT qui traite de l’univers de la glisse fait un tour d’horizon de l’actualité de tous les sports extrêmes. Des images à couper le souffle ponctuées d’interviews et de plusieurs rubriques.
Chaque semaine, l’émission dresse le portrait d’un artiste, de son regard et ses affinités avec la culture urbaine (Hocus Pocus, Sinik, Booba, Oxmo Puccino, Soprano, Seen se sont déjà prêtés au jeu) mais également le portrait pointu d’un athlète, avec une mise en avant des talents ultramarins. La rubrique Insolite permet de découvrir des nouvelles pratiques en dehors de l’univers des sports extrêmes : airboard, streetsurf, stand up paddle ou encore échasses à ressort ! La rubrique multimédias permet quant à elle de connaître les dernières actualités web dédiées au milieu de la glisse.
Magazine sportif de 26’ présenté par Eddy Murté et produit par Puzzle media
Jean-Leonard Touadi est devenu le premier italien noir, à être élu député au parlement italien le week-end dernier (13-14 avril). Né au Congo-Brazzaville en 1959, il est arrivé en Italie en 1979. Journaliste, il est également diplômé de sciences politiques et titulaire d’un doctorat de philosophie.
Il a travaillé à la RAI (une chaîne de télévision italienne), a été professeur d’anthropologie et de philosophie, chroniqueur dans la revue "Nigrizia". Il n’est pas coupé du reste de la diaspora africaine et a déjà écrit plusieurs livres en italien, sur l’Afrique. Deux des plus connus sont « Africa, la pentola chez bolle » (Afrique : une marmite en ébullition) et « Africa in pista » (l’Afrique en piste).
En novembre 2007, l'agression d'une enseignant italien, laissé pour mort, avait soulevé la polémique quand un immigré roumain avait été arrêté pour ce crime. Sous la pression de l'opinion publique remontée contre les roumains, le gouvernement avait voté une loi permettant l'expulsion d'immigrés qui menaçaient l'ordre public.
Jean-Leonard Touadi avait dû monter au créneau, déclarant que des groupes d'extrême-droite profitaient de l'occasion pour promouvoir une culture raciste en essayant d'aller à la chasse aux roumains, pour donner la sensation à la ville qu'ils avaient réussi à venger les italiens.
Commission nationale paritaire d’appel
Commission nationale paritaire de l’emploi
Commission nationale paritaire des administratifs et des assimilés du football
PDG de Simat«Nous n'avons pas eu tort de venir en Bourse...»
Boursier.com : Quel bilan tirez-vous de votre introduction en Bourse de Paris. La Simat est la première société africaine à intégrer la cote parisienne...
S.E. : L'introduction a été très bien acceptée par les institutions. Nous avons reçu les félicitations du monde politique ivoirien. Le fait d'avoir choisi la Bourse de Paris est aussi très important au regard des relations franco/ivoiriennes. En outre, le parcours du titre nous réjouit bien évidemment, mais nous restons humbles. Il nous indique simplement que nous n'avons pas eu tort de venir en Bourse...
Boursier.com : Vous venez de publier des résultats 2007 conformes aux prévisions. Que peut-on espérer en 2008?
S.E. : Nous pensons être en mesure de réaliser une progression de 20 à 30% de notre activité de transit export en 2008. Il s'agit de gains de parts de marché, ce dernier n'étant pas élastique. Pour atteindre cet objectif, nous avons décidé d'augmenter nos capacités de stockage. Cela aura aussi un effet sur l'exercice 2009, car pour le cacao et la noix de cajou, la saison débute au mois d'octobre.
Boursier.com : Votre introduction en bourse vous a-t-elle aussi bénéficié au niveau commercial ?
S.E. : Absolument. L'activité de Simat profite aussi de notre introduction en Bourse. L'effet notoriété est notable. Nous avons non seulement fidélisé notre clientèle, mais de nouveaux prospects nous contactent. Nous sommes obligés de refuser des commandes en raison de capacités de stockage saturées !
Boursier.com : Avez-vous signé des contrats récemment ?
S.E. : Pour ce qui est de l'import, nous avons signé un contrat majeur avec le PAM (ndlr : Programme Alimentaire Mondial), renouvelable pour un an. Cela devrait représenter entre 35.000 et 45.000 tonnes de marchandises pour la Simat. Par ailleurs, les pays enclavés que sont le Burkina et le Mali font de plus en plus appel au port d'Abidjan. Enfin, l'ONU devrait abaisser de 3 à 2 le niveau de risque de la Côte d'Ivoire, ce qui est de nature à rassurer les différents marchands et devrait faire mécaniquement revenir à Abidjan ceux qui en étaient partis. Tout ceci me fait dire que nous sommes face à de très bonnes perspectives pour 2008 et au-delà.
Boursier.com : La situation politique est-elle aujourd'hui complètement stabilisée en Côte-d'Ivoire ?
S.E. : En pleine crise, le port d'Abidjan a toujours fonctionné. Il n'a jamais été fermé ! Aujourd'hui, je pense qu'aucun élément ne pourrait l'empêcher de fonctionner. Personne ne prendrait le risque d'empêcher les marchandises de s'écouler... J'ajoute que d'ici la fin d'année se dérouleront des élections libres. Le vainqueur sera accepté de tous et le pays gagnera en stabilité.
Boursier.com : Vous annoncez aussi un projet dans le domaine des "engrais"... S.E. : La Port d'Abidjan a manifesté sa volonté d'attribuer à la Simat la gestion d'un terminal dédié aux engrais. Si le projet se réalise, le chiffre d'affaires de la Simat devrait exploser, en l'occurrence être environ multiplié par deux très rapidement !
Boursier.com : Quels investissements seront nécessaires pour accueillir ce nouveau terminal ? S.E. : Environ 8 à 10 ME d'investissements seront nécessaires. La Simat les prendra en charge à 100%. Ce sont des montants lourds, mais le jeu en vaut la chandelle étant donné le chiffre d'affaires additionnel que nous allons réaliser ! Tous les navires spécialisés dans les engrais transiteront par ce terminal !
Boursier.com : D'ici quelle date comptez-vous démarrer l'activité ?
S.E. : Il faut compter environ 6 mois pour la réalisation des études diverses, et le financement. Je pense toutefois que nous pourrons débuter l'activité d'ici 4 à 5 mois avec de petits bateaux pour commencer...
Boursier.com : Vous aviez indiqué que la cotation directe n'était qu'une première étape, la deuxième étant une augmentation de capital. Qu'en est-il aujourd'hui de cette dernière ? Le projet est-il maintenu en dépit des conditions de marché difficiles ?
S.E. : Une institution financière importante est entrée au capital récemment. Si augmentation de capital il doit y avoir, autrement dit, si la société a des besoins de liquidités supplémentaires, elle sera réalisée d'ici la fin du premier semestre. Je vous rappelle que nous sommes venus à la Bourse de Paris en raison des difficultés inhérentes à l'Afrique pour ce qui concerne les levées de capitaux. Les banques prêtent à 14% surplace...
Amirouche Laïdi, le président du club Averroès, a déclaré voir en Patrice Boisfer "un futur Harry Roselmack". Mais qui est-il ?
Patrice Boisfer est un journaliste sportif, né à Paris le 30 mai 1978. Tout comme Harry Roselmack, il est d'origine martiniquaise. Jusqu'ici, il avait travaillé pour la chaîne Canal + Sport. Il a rejoint l'équipe de NRJ Paris, une nouvelle chaîne de la TNT diffusée exclusivement en Ile-de-France. Patrice Boisfer y présente "Le Mag du Stade Français", une émission hebdomadaire d'une dizaine de minutes programmée tous les vendredis à 19 h 00. Dans son émission, le journaliste nous invite à découvrir les coulisses de l'équipe, son actu, son calendrier au travers d'interviews et de reportages. Il devrait également bientôt présenter un magazine d'investigation hebdomadaire sur NRJ 12.