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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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Harry Roselmack

Posté le 20.11.2007 par feobus
Harry Roselmack : 1er Présentateur Noir du JT le plus regardé de France.

Suite aux émeutes urbaines d’octobre 2005, on a pu observer certains changements... surtout côté audiovisuel. Pour le JT de 20h sur TF1, la chaîne la plus regardée de France, un présentateur noir, Harry Roselmack a remplaçé l’incontournable PPDA. GriooWorld revient sur le Parcours d’un journaliste, on oublie souvent de le dire, compétent ...


PublicitéDepuis quelques temps, nous avons pu constater beaucoup de choses concernant les immigrés en France. Le mot qui revient souvent : l’intégration.

Contexte :

Après un peu plus de trois decennies, c’est toujours un problème, les minorites dites visibles ne sont toujours pas reconnues comme des citoyens français a part entiere.

Suite aux émeutes qui avaient été provoquées par la mort de deux jeunes, par électrocution, le 27 octobre 2005, nous avions vu un grand changement, surtout du côté audiovisuel. Pour le JT de 20h sur TF1, la chaîne la plus regardée en France, un présentateur noir, Harry Roselmack. Celui-ci remplaçait l’incontournable PPDA depuis le 17 juillet 2006. Fallait le voir pour le croire !

Background Rapide :

Agé de 33 ans, il nous vient de la ville de Tours et est originaire de la Martinique. C’est dans sa ville natale de Tours qu’il fera ses études.

Il a obtenu un DEUG d’histoire et un DUT de journalisme. Il se fait de l’expérience grâce aux flashs d’informations sur Radio Béton et le journal local La Nouvelle République du Centre-Ouest (la rubrique Sport).

A Paris, il travaillera pour Radio France, France Bleue, puis France Info. Il fera également un passage sur France Météo avant d’être repéré par la chaîne de Canal+, où il présente i>Télé, la grande édition de 18h à 18h30 ainsi que l’émission Nous ne Sommes pas des Anges.

En remplaçant PPDA ; il prend la place de Thomas Hugues qui, jusqu’en mai 2006, l’avait également secondé. On notera qu’il est membre du club d’Averroes pour l’intégration des minorités ethniques dans les médias.

D’après un sondage, 7% des citoyens disent qu’il aurait été engagé pour sa couleur, 32% pencheront plus pour la couleur que les compétences et 49% sont certains que c’est grâce à ses compétences. Tandis que 12% restent sans se prononcer.


Lors d’une réunion à laquelle le Président de la République avait convié les PDG de toutes les chaînes télévisées, celui-ci leur avait montré son mécontentement et avait expliqué que la loi de 1986 (droit à la communication) devrait être modifiée d’ici septembre. A voir le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel).

Ceci aidera à la lutte contre la discrimination. Ainsi les jeunes immigrés sortant des études de journalisme avec l’obtention du diplôme pourront jouir de leur savoir-faire et s’intégrer dans le paysage audiovisuel francais.

Bien que Harry Roselmack ait présenté le JT de 20h à la place de PPDA pendant quelques temps, il est sûr que c’est un gros plus pour son CV mais les portes, lui seront-elles ouvertes pour autant... Peut-on penser que le coup de gueule du Chef de l’Etat était sincère et amènera vraiment du changement pour les immigrés...

C’est une affaire à suivre !

De notre consultante stagiaire J. ETHEART


lundi 11 septembre 2006 (Rédaction GriooWorld - 01:55)


grioo world



--

Patrick Fandio

Posté le 20.11.2007 par feobus
Griooworld.com : Pouvez vous vous présenter à nos internautes ?

Je suis Patrick Fandio, né le 14 mars 1975. J’ai 28 ans et je suis camerounais d’origine. Je suis reporter dans le service enquêtes et reportages de France 2 depuis 1998 où je fais des reportages pour les différents journaux télévisés et les magazines de la chaîne.

J’ai le parcours classique du jeune africain qui vient en France après son bac. J’ai effectué 3 années en fac de communication à Nancy, puis j’ai passé le concours du Celsa, une école de journalisme située à Neuilly. J’y ai passé deux années à la suite desquelles j’ai effectué un stage sur France 2.

Dans quelles villes avez vous effectué vos études avant le baccalauréat ?

Ecole maternelle et primaire à l’école de Messa, à Yaoundé puis Collège au CES de Ngoa Ekellé, puis lycée à Bangangté...C’était une très bonne expérience cette scolarité du lycée hors des grandes villes, loin des tentations, dans de petites villes où on ne pouvait que se concentrer sur les études. En plus, c’était un peu le cocon traditionnel et ça c’était important pour ma connaissance de mes racines bamilékés !

Qu’est ce qui vous a poussé vers le journalisme ?

C’est une envie qui m’est venue lorsque j’étais au lycée à Bangangté au Cameroun. Je participais à l’animation du journal du lycée avec des camarades lycéens dont un avait des talents de caricaturiste. C’est à cette occasion que j’ai pris le virus. Je me sentais raconter la marche du monde. Quand j’ai eu le choix, j’ai choisi de faire communication bien qu’ayant obtenu un baccalauréat scientifique qui ne prédestinait pas à ce type de métier.

En quoi consiste votre métier au quotidien ?

Je fais des reportages pour les journaux de France 2, je cherche l’info, je vais sur le terrain, je recoupe les informations, j’effectue le tournage et je fais du mixage dans la foulée, je cherche la documentation pour approfondir le sujet et je prépare les commentaires.

Il n’y a pas vraiment de journée type car on traite beaucoup de sujets différents, on rencontre pas mal de gens, on ne sait pas à quoi ressemblera la journée d’après. Vendredi dernier par exemple, la journée semblait être une journée banale lorsqu’en fin d’après-midi est survenue la nouvelle de l’arrestation d’Yvan Colonna. Il faut être prêt à réagir dans la foulée.

Pour quels magazines avez-vous travaillé sur France 2 ?

J’ai fait un "Envoyé spécial" sur le gospel en banlieue, un "Mots croisés" sur la piste des français d’Al Qaida, deux "Compléments d’Enquête", l’un sur le GIGN face à la menace terroriste, l’autre sur les sales routes du pétrole, un "Spécial 14 juillet" sur la traque de bateaux suspects en Méditérannée...

Quels types de sujets avez vous traité lors des 3 semaines que vous avez passées en Irak ?
On a tourné plusieurs types de reportages, sur les trafics d’armes de l’après Saddam, (certains irakiens se lançaient dans le trafic d’armes qui était interdit sous Saddam), sur des sportifs dont certains avaient été torturés au siège du Comité olympique par l’un des fils de Saddam.

Nous avons traité les rumeurs qui faisaient état de la présence de Saddam Hussein dans certains quartiers, des problèmes religieux crées par la vacance du pouvoir, du rôle que tiendraient les Imams et les milices chiites dans l’avenir de l’Irak. Enfin nous avons traité les difficultés liées à la reconstruction de l’Irak de l’après-Saddam et des difficultés que rencontraient les américains en Irak.



Comment avez-vous été embauché sur France 2 ?

J’ai effectué un stage de remplacement d’été. Les meilleurs éléments des écoles de journalisme sont proposés aux grandes rédactions de la télévision, de la radio...Au cours de l’été 98, j’ai eu de la chance car j’ai été envoyé sur le tour de France ce qui m’a donné la possibilité d’être remarqué car c’était l’année où le dopage sur le tour faisait la une de l’actualité. L’expérience s’est donc bien passée et suite à ça, j’ai travaillé sur France 2 d’abord à durée déterminée, puis j’ai été embauché définitivement en 2000.

Votre embauche n’a donc rien à voir avec le collectif égalité qui fut mené par Calixthe Beyala et d’autres, revendiquant une plus grande place pour les minorités à la télévision française ?

Effectivement j’ai été embauché sur France 2 avant l’existence de ce mouvement...

Justement, que pensez-vous de la représentation des minorités à la télévision française ?

Je pense que la représentation des minorités dans le paysage audiovisuel français est surtout une question de volonté. Contrairement à ce qui se dit parfois, il existe un vivier de journalistes issus des minorités qui sont compétents, qui ont de l’expérience et qui possèdent une carte de presse depuis longtemps.

Dans le passé, il y a eu une frilosité de la part des responsables des chaînes qui hésitaient à les embaucher. Il y a eu une prise de conscience, notamment avec le collectif égalité. Il y a un certain début de volontarisme, même si je me méfie de la notion de quotas. Je ne pense pas que ce soit une bonne solution que des gens soient recrutés uniquement sur cette base.

Le critère de base doit rester celui des compétences professionnelles. Les quotas ne seraient selon moi à utiliser qu’en bout de course, dans le cas où la représentativité des minorités n’évolueraient pas dans le PAF, même si les quotas seraient selon moi la pire des solutions.

Vous avez couvert l’immédiat après-guerre en Irak à la suite de la chute de Saddam Hussein. Quels ont été vos sentiments en Irak ?

Je suis arrivé en Irak 2 jours après la chute de Saddam Hussein et j’y ai passé 3 semaines. En me rendant en Irak, j’avais une certaine appréhension. J’allais dans un pays où le régime venait de chuter, il n’y avait plus d’Etat, plus d’administration...on pouvait se retrouver à la merci de n’importe quel Sniper.

En même temps, il y avait une certaine excitation de se retrouver au cœur d’un moment historique, de voir comment les Irakiens réagissaient à l’arrivée des américains qui les avaient débarassé de Saddam Hussein, mais qui s’installaient dans le même temps durablement en Irak.



Les Etats-Unis avaient promis la green card ou la naturalisation aux étrangers qui s’engageaient dans l’armée américaine. L’avez vous ressenti sur le terrain ?

L’armée américaine était effectivement très métissée. Je me rappele avoir rencontré un américano-congolais dans une compagnie harcelée par les irakiens car elle avait tiré dans le tas et fait 14 morts. Il y avait beaucoup d’hispaniques, pas mal d’africains, quelques asiatiques. Des gens à qui on avait promis la naturalisation après le conflit.

Et comment voyez-vous votre avenir profesionnel ?

J’aime les reportages, j’aimerais continuer à faire des reportages d’une minute, une minute trente secondes (format des reportages pour les journaux télévisés), mais aussi des reportages un peu plus long (plus de 20 minutes) dans des magazines de reportages télévisés, afin de pouvoir raconter des histoires.

A plus long terme, pourquoi ne pas faire de l’antenne si l’opportunité se présente, même si ce n’est pas une fixation ou une obsession.

Vous allez travailler sur TF1 à la rentrée. Comment se sont passés les contacts entre TF1 et vous ?

J’étais en contact avec TF1 depuis 6 mois, en négociation depuis quelques semaines. Ils m’ont demandé en janvier dernier si j’étais intéressé par la perspective de rejoindre leur rédaction. Puis les préparatifs de la guerre et la guerre elle même a eu lieu.

C’est au retour de Bagdad que les choses se sont accélérées. J’ai donné une réponse positive. Après cinq ans de bonheur professionnel à France 2, j’ai envie de prendre le risque de tenter une nouvelle aventure dans une grande rédaction.

Pour y faire quoi ?

On m’y propose un poste de grand reporter au département Evènements, le service qui rassemble les informations générales et l’étranger. C’est un défi qu’il va falloir relever.

Quelles relations entretenez vous avec l’Afrique ?

Je suis africain, je séjourne sur le continent au moins une fois par an. Je me tiens au courant des évolutions économiques, politiques...etc Il n’y a jamais eu de lien coupé entre moi et l’Afrique. Plus je vieillis, plus je pense mener des projets en Afrique. Je ne veux pas avoir l’attitude du jeune diplômé qui oublie l’Afrique une fois son diplôme en poche.

J’ajouterai que ce serait déjà un grand honneur pour moi si de jeunes africains qui me voient ont envie de travailler dans les métiers de la communication ou du journalisme. Qu’ils sachent que rien n’est impossible et qu’il faut souvent enfoncer les barrières ou les portes fermées pour vivre ses passions.



grioo world

Humberto Adami

Posté le 20.11.2007 par feobus
Humberto Adami, célèbre avocat de Rio de Janeiro

César Nascimento

Posté le 20.11.2007 par feobus
César Nascimento, propriétaire d'un cabinet conseil Av. Paulista

Osvaldo Nascimento

Posté le 20.11.2007 par feobus
Osvaldo Nascimento,Cadre ingénieur chez IBM

grioo

Adalberto Camargo,

Posté le 20.11.2007 par feobus
Adalberto Camargo, 82 ans, Homme d'Affaires, premier député noir élu au Brésil

Shirley Franklin

Posté le 13.11.2007 par feobus
Madame Shirley Clarke Franklin est née le 10 mai 1945 en Pennsylvanie plus précisément à Philadelphie. Elle est la fille d’Eugene Haywood Clarke et Ruth Lyons White. Madame Franklin a fréquenté durant sa jeunesse une école secondaire de filles qui lui a inculqué le sentiment de pouvoir accomplir tout ce qu’elle voulait dans la vie. A l’époque, elle n’envisageait pas du tout la politique.

Son rêve d’enfance consistait à devenir une ballerine. Elle n’avait jamais pris une position de leadership en tant que présidente de l’association étudiante par exemple. Une fois l’école secondaire terminée, elle a entrepris des études à l’Université Howard (une université afro-américaine réputée ndlr) où elle était active au sein du mouvement des droits civiques.

De cette façon, elle participa à la marche de Washington avec sa mère le 28 août 1963. Elle décrocha une maîtrise en sociologie (bachelor) à la faculté des Arts de Howard en 1968, avant d'obtenir en 1969 un master en sociologie à l’Université de Pennsylvanie. Madame Franklin a travaillé au US Department of Labor pour ensuite enseigner les sciences politiques au Collège Talladega en Alabama. Quelques années plus tard, Shirley Franklin s’est mariée à David McCoy Franklin le 5 février 1972 et ils se sont installés à Atlanta. Le couple a eu trois fils (Kai Ayanna, Cabral Holsey et Kali Jamilia) et le mariage prit fin en 1986.


Madame Franklin a commencé à s’intéresser à la politique active en 1973 quand son mari oeuvra en tant que personne-clé dans la campagne et l’élection du premier maire afro-américain d’Atlanta et du Sud des États-Unis, Maynard Jackson. En 1978, Shirley Franklin s’est jointe à l’équipe de monsieur Jackson en tant que commissaire aux affaires culturelles d’Atlanta. Lorsque Andrew Young est devenu maire quelques années plus tard, madame Franklin prit le poste de city manager. Cette position fit de Shirley Franklin la première femme au pays à occuper cette fonction dans la sphère gouvernementale.

Elle se chargeait de la gestion du budget de la ville qui s’élevait à un milliard de dollars et elle se préoccupait d’environ 8000 employés. Pendant la période où madame Franklin était titulaire du poste de city manager, elle a supervisé le développement de l’aéroport d’Atlanta (avec un budget de 5.4 milliards de dollars), d’une nouvelle mairie et d’édifices pour les tribunaux. Lorsque Jackson est revenu dans les années 90 pour effectuer son troisième mandat en tant que maire, Franklin a été désignée en tant que cadre-exécutif au niveau de la gestion opérationnelle de 1990 à 1991. En 1991, Shirley Franklin était titulaire d’un poste de haut niveau au sein de l'ACOG (Atlanta Committee for the Olympic Games, Inc.) en vue de la concrétisation future des jeux olympiques d’Atlanta.

Plus précisément, elle était vice-présidente senior pour les relations externes. Elle représentait une personne clé pour l’installation du parc Olympique à l’occasion du centenaire de l’événement. Elle était aussi une personne ressource pour les syndicats, les groupes défendant les droits civiques, les environnementalistes, etc. En 1997, elle a créé une firme, Shirley Clarke Franklin et Associés, qui offrait du conseil à la communauté ainsi que des services concernant les affaires publiques et de planification. En 1998, elle a joué un rôle de premier plan au niveau des affaires environnementales de la ville d’Atlanta. Quelques années plus tard, madame Franklin a repris la vie politique en faisant partie d’une petite équipe composée de trois personnes s’occupant du nouveau gouvernement élu.


En 1999, Shirley Franklin s’est jointe au Georgia Regional Transportation Authority (GRTA) en tant que vice-présidente. Elle a occupé ce poste jusqu’à sa campagne électorale pour la mairie d’Atlanta. Durant les années où madame Franklin a rempli diverses fonctions administratives et gouvernementales (avant 2002), elle était très active au sein des organisations culturelles et civiques.

Elle a siégé dans plus de 30 conseils et comités : l’Orchestre symphonique d’Atlanta, The United Way Spelman College, la Coalition urbaine nationale, etc. L’activisme, l’engagement, la solide expérience en gestion, l’excellente éthique de travail de cette femme ne sont pas passés inaperçus. Ainsi, on lui a décerné divers prix : en 1996, prix de la femme de l’année de la part du YWCA, en 2002, un doctorat honorifique en droit de l’Université Howard, etc.

Le 7 janvier 2002, madame Franklin est passée à la postérité après près de 25 années d’expérience dans le secteur public. Elle est devenue la première femme maire de la ville d’Atlanta (la quatrième afro-américaine dans cette importante agglomération depuis 1974) et la première femme afro-américaine à occuper cette position dans une grande ville sud-américaine. Il s’agissait de sa première campagne électorale pour le poste de maire. La campagne a duré deux ans et fut la plus coûteuse (trois millions de dollars).
Shirley Franklin est le 58e maire d’Atlanta. Lors de son inauguration, Mme le maire démocrate a prononcé ses mots : « Je représente fièrement toutes les femmes qui ont travaillé dans la sphère politique, qui ont travaillé durement à la cuisine, qui se sont battues pour leurs droits et ont défié la société ». Cette femme a été perçue lors de son arrivée au pouvoir comme une bouffée d’air frais. Atlanta est reconnue comme une ville jeune, énergique où l’on retrouve des femmes fortes et indépendantes (en sus, il importe d’ajouter que cette agglomération est perçue comme la Mecque des Afro-américains).

Le magazine Black enterprise a cité en 2005 Atlanta comme la ville où il fait le mieux vivre dans le domaine du travail, du plaisir, des loisirs pour les afro-américains. Madame Franklin incarne toutes ces qualités. En outre, elle a su charmer les citoyens d’Atlanta par son sens de l’humour. Il importe pour elle de ne pas se prendre trop au sérieux et d’être capable de rire de sa personne ce qui fait preuve d’humilité. Ceci lui permet de garder un équilibre également entre sa vie personnelle et professionnelle. Un électeur a mentionné dans le Christian Science Monitor que Mme le maire saura être un excellent exemple pour le Sud des États-Unis et ailleurs dans le monde. Madame Franklin est reconnue pour être disponible, ouverte d’esprit et être en mesure de mettre ses interlocuteurs à leur aise.

En 2002, elle avait donné la primauté à la réparation du système d’égout d’Atlanta qui ne respectait pas la loi sur le Federal Clean Water. Elle a créé le programme Clean Water Atlanta qui connut un grand succès. Dans cette perspective, cette dame a été désignée par le magazine Time en 2005 comme étant parmi l’un des cinq meilleurs maires en fonction aux États-Unis. En octobre 2005, elle figurait sur la liste des meilleurs leaders du US News & World Report.

Shirley Franklin est également appréciée pour le développement économique d’Atlanta que ce soit au niveau national ou sur le plan international. Elle a par exemple mené des missions diplomatiques et économiques le monde en Chine (à Beijing avec la compagnie aérienne Delta) ainsi que des activités commerciales avec la ville de New-York.
Mme le maire a été aisément réélue le 8 novembre 2005 pour avoir pu notamment régler un déficit colossal auquel Atlanta avait à faire face.

Ainsi, madame Franklin a accompli l’exploit de transformer 82 millions$ de déficit (1) en 18 millions$ d’excédent budgétaire. Shirley Clarke Franklin a procédé à une cinquantaine de coupures de postes au sein de son équipe tout en réduisant son propre salaire de 40 000$ (son revenu est donc passé de 141 000$ à 101 000$). Elle a également éliminé 277 emplois, 605 postes vacants et elle a augmenté les taxes foncières. Ces décisions étaient difficiles à prendre pour madame Franklin mais elles s’avéraient nécessaires afin de rééquilibrer le budget.



Shirley Franklin a procédé à la vérification des comptes au niveau de la technologie utilisée, les ressources humaines, l’instauration d’un code d’éthique chez les fonctionnaires, l’augmentation des impôts locaux, etc. Madame Franklin a aussi engagé des bénévoles qui devaient créer des nouvelles politiques favorisant des logements abordables pour les citadins d’Atlanta, etc.

Sa réélection à la mairie avait récolté plus de 90% des votes grâce à un solide appui de la part de la population et des entreprises. On prévoit qu’elle pourrait éventuellement être une excellente candidate au poste de gouverneur de Géorgie notamment en raison de ses qualités de négociatrice et médiatrice. Shirley Clarke Franklin est appréciée autant des Républicains que des Démocrates de tous les âges et toutes origines confondues.

Le 26 juin 2006, madame Franklin a joué un rôle crucial afin d’éviter que les documents du Dr Martin Luther King soient mis aux enchères. L’entente à cet effet a été conclue le 23 juin 2006 pour une valeur de 32 millions de dollars. Les travaux du Dr King ont donc été donnés à son alma mater, le Collège Morehouse qui a fait l’acquisition des documents (2). « Je n’ai jamais imaginé que j’aurais pu contribuer au legs du dr King d’une manière aussi significative. Je demeure très humble pour avoir été en mesure de faire quelque chose afin de poursuivre cet héritage» a-t-elle déclaré de manière émouvante avec des larmes aux yeux.



Pour madame Franklin, le combat contre les agressions sexuelles (particulièrement chez les enfants) représente une cause qui lui tient à cœur. Elle en a été victime durant son enfance. Elle a révélé ce malencontreux événement en novembre 2006 au cours d'une conférence de presse devant une audience stupéfaite.

Elle en a parlé dans le cadre de la campagne Dear John qui consiste à mener de solides actions afin de mettre fin à l’exploitation sexuelle chez les jeunes filles mineures d’Atlanta tout en renforçant la législation à cet effet (3). Shirley Franklin est également préoccupée par la pauvreté dans son agglomération (20% de la population d'Atlanta est affectée par la pauvreté).

Madame Franklin souhaite éradiquer la problématique des sans-abri durant les dix prochaines années en créant 30 000 nouveaux emplois, etc. Lorsque son mandat prendra fin en 2010, cette femme tient à ce qu’Atlanta ait une bonne santé financière afin d’assurer des soins efficients en terme de santé, d’éducation supérieure (accompagnée de stages dans les entreprises par exemple) une excellente logistique, etc. Il importe pour Shirley Fanklin de faire preuve de vision en pensant à long terme et en prenant des décisions qui seront bénéfiques dans le futur.


grioo






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