Créer un blog Présentation

Nom du blog :
feobus
Description du blog :
Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
Description audio !

Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
28.03.2007
Dernière mise à jour :
05.10.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Acteurs et actrices noirs (278)
· Actualités (1232)
· Astuces (179)
· Beauté (82)
· Ecrivains (124)
· Entreprise (95)
· Europe (0)
· Fait divers (2)
· Géopolitique (4)
· Histoire (1030)
· Hommes et Femmes noirs illustres (626)
· Hommes et Femmes politiques Africains (57)
· L'Egypte et ses Dieux (75)
· L'humeur du jour ! (99)
· La française la plus riche de France (1)
· Les dictateurs américains (4)
· Les dictateurs asiatiques (6)
· Les dictateurs d'Afrique (11)
· Les ditecteurs Européens (13)
· Les Dynasties en France (1)
· Les inventeurs noirs (26)
· Les présidents Français (22)
· Les Rois de France (102)
· Mannequins (80)
· Musiques (934)
· Opportunités d'Affaires (1)
· Parcours d'inconnus (5)
· Plages Biarritz - Bayonne- Anglet (5)
· Plages et photos de Guadeloupe (54)
· Plages et photos de la Corse (17)
· Politique (34)
· Politique Française (65)
· Proche Orient (0)
· Religions (153)
· Santé (17)
· Sports (486)
· Succes Stories (191)

Navigation

Accueil
Livre d'or feobus
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Sonia Rolland
· Nona Gaye
· Beau couché du Soleil
· Robinho
· Les femmes blanches qui aiment les noirs
· Discours de Patrice LUMUMBA le 30 juin 1960
· Robin Givens
· Pam Grier
· Mississipi Burning
· Marcus Chong

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

photos
06.10.2008
Gwadloup la bèl
06.10.2008
bonjour
04.10.2008
...?!!!
03.10.2008
amour
29.09.2008
compliment
28.09.2008
compliment
28.09.2008
compliment
28.09.2008
on comprend mieux
28.09.2008
Bravo
28.09.2008
N'importe quoi!
27.09.2008
bonjour
27.09.2008
n'importe quoi
27.09.2008
merci pour tous
26.09.2008
la verite
26.09.2008
slt
20.09.2008
Je crois pas
16.09.2008
pas d'xplication ?
12.09.2008
vu expo.début 2007?
07.09.2008
soutien barack obama
06.09.2008
RSS

Autres blogs à visiter :

· policeruralepoliceillegale
· villesvillages
· quelqueshistoires
· paysetleurvilledumonde
· davidrival
· edouardtamba
· mondepolitique
· dc4ass
· morjane
· didierhoundenou

Succes Stories

Harry et sa femme Chrislaine

Posté le 18.03.2008 par feobus

fameux harry !




--

Nya Jade

Posté le 18.03.2008 par feobus
Elle est née au Ghana puis elle a grandit au Canada et dans les Caraïbes .Elle s'est installé à San Francisco après être diplômé de Stanford .Elle souhait embrassé une carrière de médecin cependant après un sérieux accident de la route ,Nya décide d'opter pour son second choix de carrière devenir artiste
Elle créé par la suite la Nya foundation qui aide les enfants orphelin en Afrique .

Mark Dean

Posté le 17.03.2008 par feobus
Mark Dean est né en 1957 à Jefferson dans le Tennessee où il a obtenu un bachelor en ingénierie de l’université du Tennessee (1979), puis en master en sciences d’ingénierie électrique à l’université de Floride (1982).

En 1979, il finit parmi les meilleures élèves de sa section universitaire, bien qu’ayant intégré un programme en ingénierie réservé aux minorités à l’université d’Emory. Un de ses camarades de promotion lui demande alors "s’il est vraiment noir". Dean en a conclu que son camarade le trouvait peut-être trop intelligent pour être noir.

"Le problème résidait dans la supposition que ce que pouvait accomplir un Noir était limité. On ne dit pas aux enfants qui grandissent aujourd’hui qu’ils peuvent devenir ce qu’ils veulent être en dépit des obstacles. Il y a peut-être des obstacles, mais il n’y a pas de limites". confiera Mark Dean bien des années plus tard

En 1980, Mark Dean rejoint la société International Business Machines plus connue sous l’acronyme IBM.

Il travaille dans la firme, notamment au sein de l’équipe qui participera au développement du premier Personnal Computer (PC) d’IBM. Mark Dean détient ainsi trois des neuf brevets du PC original d’IBM. Une de ces inventions, The Industry Standard Architecture (ISA) "bus", permettra à des périphériques comme les claviers, les imprimantes et plus tard les scanners, ou encore les enceintes musicales d’être connectés aux ordinateurs (à l’unité centrale).

Elle vaudra au Dr Dean et à son collègue Denis Moeller d’entrer en 1997 au "National Inventors Hall of fame" américain qui compte moins de 150 membres. (Numéro de patente 4.528.626). Selon l’académie du National Inventors Hall of Fame, cette invention a permis la croissance de l’industrie des technologies de l’information...et a permis au PC de devenir partie prenante de notre vie quotidienne.

Selon Dean, lui et Moeller n'ont pas considéré cette invention comme révolutionnaire : "nous voulions juste un outil utile qui permettrait de concevoir des systèmes fiables plus facilement. En tant qu'ingénieurs, nous avons perçu un besoin dans l'industrie des ordinateurs dont les clients d'IBM pourraient bénéficier". La première utilisation commerciale de leur invention aura lieu en 1984.

En 1992, Mark Dean a passé un PHD (doctorat) à l’université de Stanford alors qu’il avait entamé sa carrière professionnelle depuis une bonne dizaine d’années. Il explique ce choix :

En 1995, Mark Dean a été nommé "IBM Fellow", un titre qui correspond à la plus haute distinction technique décernée chez IBM. Il n’y a que 50 "IBM fellows" actuellement en activité sur les 310 000 employés que compte actuellement la firme.

En 99, Mark Dean a été nommé directeur du laboratoire de recherche d’IBM à Austin au Texas. Il a dirigé l’équipe qui a construit une puce capable d’atteindre une vitesse de 1 gigahertz effectuant un milliard de calculs par seconde.

En 2001, il a élu membre de l’académie nationale des ingénieurs (NAE) aux Etats-Unis. Puis vice-président chargé des systèmes chez IBM avant d’être nommé vice-président chargé du centre de recherche d’Almaden situé à San Jose en Californie. Il y supervise une équipe de 400 scientifiques et ingénieurs qui font de la recherche exploratoire et appliquée dans les domaines du Hardware, du Software, des nanotechnologies, des systèmes de stockage, de la gestion de données, des technologies web, des interfaces utilisateurs etc Mark Dean possède à son actif plus de 40 brevets enregistrés ou en cours de certification.

Mariam Diop

Posté le 16.03.2008 par feobus
La collection "Osmose" by Mariam Diop

Mariam Diop est une jeune franco-sénégalaise qui a fait le pari d’un retour au pays pour exprimer ses talents. Et quels talents !

Avec ses deux associés Amssatou Diombana (sénégalo-malienne) et Guy-Roland Dapou (Ivoirien), elle a souhaitée investir dans le domaine de la mode au Sénégal, son pays d’origine, avec un projet à caractère socioculturel et prouver aux jeunes qu’il faut croire en l’Afrique et en ses valeurs.

Nul doute qu’avec "Osmose", Mariam a réussi son pari, grâce notamment à l’expression d’un savoir-faire inné où se mêlent élégance et créativité.

Découvrez une collection afro contemporaine so chic, à l’image de la styliste, et de la femme afro d’aujourd’hui !

Vous pourrez vous procurer les vêtements de la collection à partir de la fin octobre à l’espace créateur du forum des Halles à Chatelet, boutique Ethik concept.

Pour le lancement de la commercialisation, un défilé sera organisé le 27 octobre 2007 à 16h30 dans cette même boutique (presse, acheteurs et VIP uniquement).

Contact

Mariam Diop : 06 27 69 57 91 - nomades@hotmail.com

Amsatou Diombana : 06 15 71 27 00

Guy-Roland Dapou : (+ 221) 412 19 31

Evelynn Hammonds

Posté le 13.03.2008 par feobus
première doyenne noire à Harvard !

L’an dernier, la prestigieuse université américaine d’Harvard avait nommé une femme à sa tête pour la toute première fois. Cette année, rebelote ! La nouveauté réside dans le fait qu’Evelynn Hammonds, la nouvelle doyenne, est la première afro-américaine à occuper ce poste. Cette nomination a été rendue publique le mardi 4 mars 2008.



Drew Gilpin Faust, le président d’Harvard, a déclaré avec enthousiasme qu’il s’agissait « d’un tournant excitant pour l’institution et que les valeurs universitaires et l’aptitude à diriger d’Evelynn serviraient au mieux nos étudiants de premier cycle ». Il a pris la tête de cet établissement d’environ 400 élèves, l’an dernier.

Evelynn Hammonds devient ainsi la principale en chef. Elle s’occupera du développement de l’université et de la diversité au sein d’Harvard. Le Professeur Hammonds enseigne également l’histoire des sciences ainsi que les études Africaines-Américaines.

« Je suis très honorée d’avoir chance de diriger l’université et ses étudiants exceptionnels, à une période de l’histoire aussi important que celle-ci, » a t-elle déclaré. Hammonds touchera à tout, qu’il s’agisse des questions académiques ou de la vie étudiante, en passant par les questions administratives. « Je sais que l’université à beaucoup de défis à relever et je suis prête à m’y atteler avec l’aide de mes collègues » a t-elle confié au Yale Daily News. S’occuper de la plus vieille université des Etats-Unis est sans aucun doute un labeur de longue haleine…

D’après un article de Bet.com

Nota : Evelynn Hammonds est la doyenne du "Havard College", qui regroupe les étudiants du 1er cycle de l'université de Harvard.

www.hno.harvard.edu

Kedar Massenburg

Posté le 12.03.2008 par feobus
Kedar Massenburg est originaire de Brooklyn où il a grandi dans une famille monoparentale, à Flatbush, un quartier difficile. Il commence à travailler chez Pepsico où il passe deux ans, à un poste de marketing ("District sales manager"), puis travaille au sein de la firme pharmaceutique SmithKline Beecham pendant un an.

Ces postes sont relativement bien payés, mais Massenburg garde un oeil sur le monde de la musique, qui le passionne et économise pour aller dans une école d'avocats :

"Une des raisons pour lesquelles j'ai voulu être avocat c'est que j'ai réalisé que tout dans le business de la musique était régi par le droit" expliquera t-il. De fait, Massenburg entre à la North Caroline School of Law-Chapel Hill, où il obtiendra un diplôme en droit de avant de lancer une petite société de management artistique en 1991 avec 1700 dollars. La société à ses débuts se résume à un fax, un téléphone, un bureau et une photocopieuse.

Sa passion pour la musique remontait au lycée quand il s’est associé avec le rappeur Daddy-O des Stetsasonic pour monter une petite société de productions, Okedoke Productions, (qui s'illustra par la suite en faisant notamment des remixes pour des artistes comme Mary J Blige ou Chante Moore).

Quatre ans plus tard, en 1995 Kedar Entertainment Inc devient un label de disques qui impose le mouvement "neo-soul". Sur son label, il signe deux artistes alors inconnus du grand public à l’époque : Erykah Badu et D’Angelo qui introduisent un style nouveau dans le monde du R&B. Le jeune rappeur A+ sera aussi une trouvaille de Massenburg. Le succès fulgurant de ses artistes lui vaut la reconnaissance du monde de l’industrie musicale où il acquiert la réputation de dénicheur de talent et de manager.


Massenburg explique son succès en partie par son agressivité : "j'entendais parler de groupes par le bouche à oreille, le buzz de la rue. Et puis j'allais à leur rencontre, un peu comme un agent de joueur va superviser un joueur. je bousculais..." Dès 94, Massenburg négociait des contrats valant 1 million de dollars, avait un salaire à six chiffres et avait embauché deux assistants.

En 1999, Massenburg, alors âgé de 35 ans, se voit confier la direction de Motown Records par Universal Records qui l'a racheté quelques années auparavant à Berry Gordy son créateur. Avant Massenburg, Andre Harell, auréolé de succès avec Jodeci ou Mary J Blige avait essayé de redresser la compagnie, mais avait jeté l’éponge au bout de deux ans.

Chez Motown, Massenburg a lancé ou relancé des artistes comme Brian McKnight, Michael McDonald, BeBe Winans, India Arie…Motown vendra plus de 65 millions de disques, connaissant un renouveau après une décennie de pertes.

Aujourd’hui, Massenburg est retourné à ses racines entrepreneuriales. Sa société Kedar Entertainment Group, qu’il vient de relancer, a pour activités principales la gestion d’un label indépendant, le management d’artistes, la production de contenu à destination de télévision.

Elle a réalisé un chiffre d’affaires relativement modeste pour 2007 (1 million de dollars). Mais Massenburg compte donner un coup d’accélérateur à ses activités en 2008. Il s’est ainsi associé au chanteur de R&B Joe et à Chico Debarge qui vont partager les risques et les bénéfices avec lui.


Sur sa politique de gestion des artistes, Massenburg dit : "il faut lancer faire grandir les artistes et les lancer quand ils sont prêts. Nous voulons développer des artistes complets, mais c’est impossible de le faire dans les majors de l’industrie du disque car elles ont trop peur de ne pas remplir leurs objectifs financiers trimestriels."

Ses artistes sont formés au média training, ils reçoivent des conseils financiers et des cours sur l’industrie musicale : "nous les préparons à la rue et aux conseils d’administration" disait-il lors d’une interview en 2007.

La musique n’est pas son seul champ d’action. Massenburg a d’autres idées d’affaires en tête : En 2005, il a créé une société de vin, Kedar Beverages LLC, qui veut introduire le vin auprès d’un public afro-américain ou de novices. Massenburg a pour cela acheté un vignoble dans la région de Bordeaux et travaillé sur le projet pendant plusieurs années.

Selon lui, les afro-américains consomment du cognac et du champagne, mais ne représentent que 10% du marché du vin aux Etats-Unis. Le potentiel de croissance existe car les afro-américains représentent 60% des consommateurs de cognac aux Etats-Unis :

"Tout le monde fait du champagne ou de la vodka, je veux leur donner quelque chose de différent." a-t-il dit au cours d’une interview en 2007.



Massenburg s’est associé avec le français Jean-Sébastien Robicquet dans une Joint Venture dont il possède 70% des parts. Kedar Beverages produit les vins Korus qui sont vendus aux Etats-Unis depuis novembre 2007, dans neuf Etats parmi lesquels la Californie, une région où les vins français ont habituellement de la difficulté à s’imposer du fait de la concurrence locale.

Massenburg a aussi dans ses cartons un reality Show qui pourrait s’intituler "fallen", une émission qui mettrait le focus sur des artistes qui ont disparu du devant de la scène, et qui pourrait les remettre sur les rails. Massenburg a pensé à deux artistes avec lesquels il a travaillé dans le passé, D’Angelo et Chico Debarge afin de les relancer.

Interrogé par "Black Enterprise Magazine" (mars 2008), Massenburg avoue porter une grande attention à son style personnel quand il va à des rendez-vous d’affaires et son attirail vestimentaire n’est pas à la portée de toutes les bourses : Costumes Gucci, chemises Ascot Chang sur mesure, chaussures Berluti (les fameuses chaussures qui valurent tant d’ennuis à Roland Dumas), montres Audemars Piguet (dont le tarif varie de plusieurs milliers d'euros à plusieurs centaines de milliers d'euros!). Il explique cette extrême attention portée à son apparence :




Renée Clément,

Posté le 12.03.2008 par feobus
Pouvez-vous vous présenter à nos internautes?

Je suis Renée Clément, franco-camerounaise. J’ai 35 ans, j’ai vécu une partie de mon enfance au Cameroun et de mon adolescence en Europe. Je travaille en tant que Responsable des Relations Consommateurs au sein du département communication de Coca-Cola Services France. Mes principales passions sont Jésus, l’Afrique, Barak Obama, l’écriture et je m’implique également dans la vie associative à travers l’association DRIM sur laquelle nous reviendrons. J’aime échanger avec les autres, voyager, l’aventure ainsi que le sport.
J’aime prendre des initiatives et n’ai pas peur de relever les défis qui se présentent à moi.

Vos études sont plutôt commerciales, par un DEUG puis une formation de niveau ingénieur: qu'est-ce qui vous a poussée vers cette voie?

Au début, j’ai hésité entre les Relations Internationales, Sciences Po et le Commerce International puis finalement j’ai eu envie de créer mon entreprise et faire de l’import export entre l’occident et l’Afrique car je trouvais que nous avions un potentiel énorme en termes d’échanges commerciaux.

Votre carrière professionnelle commence dans la téléphonie, mobile chez SFR puis fixe chez Cegetel. Pouvez-vous nous en parler?

J’ai d’abord exercé des jobs d’étudiante pour m’assumer financièrement et gagner en indépendance, c'est-à-dire, serveuse, employée chez Mc Do (j’ai adoré cette expérience), conseillère clientèle dans des sociétés de télémarketing.
Puis j’ai intégré Cegetel, SFR où j’ai acquis de la maturité et une certaine stabilité professionnelles. J’y ai appris le sens de la satisfaction clients et de l’organisation. Cela a été une partie très sympathique de mon expérience professionnelle car j’y ai rencontré des talents et ai noué des contacts intéressants qui perdurent encore aujourd’hui.


C’est une entreprise où il existait de véritables opportunités d’évolution. Les ressources humaines y étaient très diversifiées, de tous les horizons à différents niveaux de responsabilité. Au bout d’un moment, j’ai commencé à m’y ennuyer et j’ai voulu enrichir mon expérience professionnelle et aller à la conquête du marché du travail tout en gagnant en responsabilité.

Vous quittez Cegetel pour rejoindre une société de courtage, pour une courte durée. Quelles furent vos missions chez Comdirect?

J’ai pris connaissance de cette opportunité en lisant le n° spécial emploi du figaro à cette époque et j’ai postulé puis j’ai été sélectionné (les langues ont été un plus dans mon CV). Au sein de la société Comdirect (société de courtage en ligne), ma mission était à durée déterminée, elle consistait à participer à la mise en place d’un service client : mise en place des outils, des procédures. Mais elle consistait également à former une équipe d’une vingtaine de conseillers sur les produits boursiers, à les encadrer et à les assister.
Leur rôle consistait à exécuter les ordres d’achat ou de vente des actions des clients. Cela a été une expérience fabuleuse puisque j’y appris les basiques de la Bourse et de ses transactions. Mais c’est un univers assez masculin et cela n’a pas été facile tous les jours de gérer le machisme ambiant de certains responsables.
J’ai réussi à intégrer cette entreprise car lors de l’entretien de recrutement, j’ai été assez audacieuse et très sûre de moi (malgré le fait que je n’avais aucune connaissance à ce moment là de l’univers de la bourse).
Cette expérience m’a permis d’apprendre à gérer le stress, à être rapide en terme d’exécution et à exercer le management avec une équipe plus large.


Qu'est-ce qui vous a ensuite amenée à revenir à vos "premières amours", les télécommunications chez Viatel?

Suite à mon expérience précédente, j’ai transmis mon CV à un cabinet de recrutement qui m’a aussitôt proposé un poste de Customer Care Manager au sein de Viatel, opérateur Télécom, pour une durée déterminée. Ma mission était d’organiser le service, de mettre en place les bons outils et procédures de manière à pouvoir résoudre tous les litiges en stand by auprès de clients et des particuliers. Ce que je me suis empressée de faire avec un résultat très satisfaisant, à la fin de mon contrat, 100% des litiges avaient été résolus et cette entreprise a pu ainsi vendre sa Base de données et une partie de son activité par la suite à un repreneur en toute tranquillité. J’ai eu une mission de Pompier de service en quelque sorte.
J’ai acquis un savoir faire en terme de logiciels et de procédures ainsi que de connaissance juridique liée au contrat. Je me suis appropriée l’univers des Telécoms et y a approfondi mes connaissances télécoms en terme d’infrastructure.

Changement complet de cap puisque vous passez dans l'agro-alimentaire, au service des consommateurs. Comment vous êtes-vous retrouvée chez Coca Cola?

Toujours par un cabinet de recrutement qui m’a proposé le poste de Coordinatrice Relations Consommateurs chez Coca-Cola France ou un poste de Responsable de Service Epargne salariale à la BNP. J’ai eu deux entretiens et j’ai été complètement séduite par l’univers Coca-Cola surtout que j’ai toujours été une grande fan de la boisson, aujourd’hui je consomme beaucoup plus Coca-Cola Zero. Cela a été un coup de foudre professionnel, j’ai aimé l’atmosphère dynamique dans l’entreprise, les conditions de travail, les décors des bureaux, le sens de la communication des salariés que je rencontrais le long des couloirs ; de plus, la proposition était fort intéressante.


En 2007, la DRIM a eu à écrire à toutes les autorités publiques et les conseils généraux de France pour les sensibiliser à la nécessité d’inscrire la diversité dans le critère d’attribution des marchés publics (Sur l’initiative du président Sarkozy, un label Diversité est en cours de création).

Dans la continuité de cette démarche, en mars 2007, la DRIM a organisé les Colombes d’Or des Entreprises Citoyennes dans les locaux de la Monnaie de Paris ; prônant ainsi la responsabilité sociétale dans l’entreprenariat (label Responsabilité Sociale créé sous l’impulsion de M. JL Borloo en matière de centre de centre de contacts).

En 2008, la DRIM décide de moins revendiquer et d’aller à la source des problèmes liés à la discrimination. Pour y apporter des solutions, cela la conduit naturellement à travailler avec l’Union Africaine et toutes les compétences qui ont l’Afrique en partage. ……

J’en profite pour annoncer à tous vos internautes que nous sommes ouverts à toutes les bonnes volontés qui souhaitent à leur niveau faire progresser la société… Alors rejoignez nous sur www.drimfrance.org!

Quelles sont les réalisations de votre carrière dont vous êtes le plus fière?

La mise en place d’un service clients pour une société de courtage en ligne alors qu’au départ je n’y connaissais rien en matière de bourse.
La qualité de service excellente du service Relations Consommateurs Coca-Cola Contact, il faut savoir que le magazine l’Entreprise a décerné à Coca-Cola Contact une note de 17,5/20 en 2006, et je passe d'autres distinctions. Je suis assez fière de cette réalisation qui est le fruit d’un fabuleux travail d’équipe !


En analysant rétrospectivement votre carrière, estimez qu'être femme et/ou noire a joué un rôle dans votre progression?

Absolument pas. Ce sont mes compétences professionnelles acquises grâce à la diversité de mes expériences le long de mon parcours professionnel et une bonne dose d’audace qui m’ont aidé à progresser.

Que vous voyez-vous faire dans 5 ans?

Je ne me préoccupe pas trop de l'avenir mais bon, j’espère avoir développé ma propre entreprise parallèlement d’ici là, fait un enfant et participé à la mise en place d’une agence de notation et d’un label africain « partenariat équitable » dont l’objectif est d’inciter les entreprises européennes à plus de responsabilité sociétale en Afrique et envers les ressortissants africains en Europe.
Des relations équitables sont primordiales pour l’avenir des peuples Nord –Sud.

Quel conseil donneriez-vous à un(e) jeune afro-antillais(e) souhaitant vous imiter?

Qu’ils fassent mieux que moi, ils ont tout l’avenir devant eux !
Qu’ils n’oublient jamais que seul le travail paie ! Il faut y croire, approfondir leur sens de la communication, se munir d’une bonne dose de volonté, de courage et d’audace. La détermination est essentielle dans cet environnement très compétitif ! Je recommande aux jeunes d’aller au terme de leurs formations, d’enrichir en permanence leurs connaissances dans un monde toujours plus dynamique (avec internet, c’est encore plus facile), de multiplier les canaux dans leur recherche d’emploi : internet, structure étatique, networking, associations, cabinets de recrutement, agences d’intérim… Qu’ils n’aient pas peur de tenter l’aventure pour devenir leurs propres patrons malgré les obstacles, il faut savoir s’adapter à tout moment dans un système qui bouge de plus en plus vite.


Je les invite à aller à la rencontre d’autres cultures, ne pas s’enfermer dans une communauté spécifique, voyager un maximum pour apprendre et découvrir le monde…C’est le meilleur moyen d’être ouvert et d’avoir beaucoup de recul face à nos propres vies…

Ils doivent également être des citoyens responsables, acteurs de la société, s’exprimer, s’engager politiquement ou dans l’associatif quels que soient leurs situations ; l’ouverture vers le monde associatif est un plus car on y apprend à donner de soi, à partager, à faire beaucoup avec peu, à conduire des projets et l’on y développe l’esprit de combativité, de persévérance et de générosité, on y fait de belles rencontres.
L’essentiel est d’être toujours en accord avec soi même, rien n’est plus important que la paix intérieure et l’équilibre familial.
Nous ne sommes pas obligés d’être tous ambitieux, il faut juste avoir le sens du travail bien fait.

Comment vous contacter?

Il suffit de m’écrire à : drimassociation@yahoo.fr

Aliko Dangote

Posté le 06.03.2008 par feobus
Juillet 2007 : Aliko Dangote, un homme d’affaires nigérian peu connu en dehors du Nigeria, s’exprime, et déclare qu’il est "bien, bien plus riche qu’Oprah Winfrey". Forbes a en effet établi la fortune de la célèbre animatrice afro-américaine à 1,5 milliards de dollars, ce qui ferait de cette dernière la "Noire la plus riche du monde".

Au premier semestre 2007, Dangote a introduit deux de ses treize sociétés sur le NSE (Nigerian Stock Exchange, la bourse nigériane) et la valeur de ses parts dans ces deux sociétés a été estimée par les analystes à 4 milliards de dollars ! L’une des deux sociétés cotées, Dangote Sugar Refinery est devenue la plus grosse capitalisation boursière du Nigeria. La valorisation de ses participations dans ses deux sociétés place directement Dangote dans le peloton de têtes des hommes les plus riches d’Afrique, sachant que 11 sociétés demeurent non cotées en bourse pour l’instant...

A 50 ans, et bien que potentiellement l’homme le plus riche d’Afrique ("ma fortune doit d’abord être évaluée par Forbes" a-t-il déclaré modestement, ajoutant qu’il était "confiant"), Dangote demeure un quasi-inconnu sur la scène continentale, et sur la scène internationale. L’homme est pourtant présent dans tous les pans de l’économie du Nigeria. Il domine en effet les marchés du sucre, du ciment, du riz, des pâtes alimentaires, du textile, du sel, et est fortement présent dans l’industrie des transports (il est notamment co-propriétaire d’une compagnie aérienne), du pétrole et du gaz.

L’entrée de Dangote dans le monde des affaires date de 1977, lorsque ce dernier avait 20 ans. Selon ses dires, il a obtenu de son grand-père maternel, patriarche d’une famille qui avait beaucoup de succès dans le monde des affaires, les Dantata, un prêt de 500 000 nairas . Ce dernier lui avait également acheté trois camions de 10t, qui travaillaient, et dont le grand-père conservait les revenus qu'il lui donna gratuitement. Dangote se retrouva avec environ 127 000 nairas pour lui, et son grand-père lui fit une lettre lui permettant d’obtenir un prêt de 500 000 nairas sans intérêt (grosse somme d'argent à l'époque, avec laquelle on pouvait acheter 10 mercedes ndlr), remboursable sur deux ans.

Du fait de la rareté du ciment à cette époque, les clients payaient plusieurs mois à l'avance. Avec un camion de ciment, on pouvait gagner 1400 nairas par jour, et Dangote en avait quatre. Il se retrouva donc rapidement en mesure de rembourser le prêt.

Ayant gagné beaucoup d’argent, Dangote n'avait pas d’idées arrêtées sur d’autres secteurs dans lesquels il pouvait travailler. Son arrivée en 1980 à Lagos changea le cours de son destin : "j’ai découvert à Lagos où je pouvais rencontrer les personnes qui accordaient des licences d’import-export". Kano, la base d’où sa famille déploie ses activités est une des plus grandes plaques tournantes du commerce en Afrique de l’Ouest, mais n’offre pas les opportunités de Lagos, à l’époque la capitale, qui compte déjà à l’époque plusieurs millions d’habitants.


A partir de là, Dangote rembourse son oncle en trois mois, "car il n’avait plus besoin de son argent". Il demande à ce dernier l’autorisation de "monter" à Lagos créer ses propres affaires, car il a le sentiment que être membre d’une grande famille constitue un handicap pour développer des affaires.

Peu après son arrivée à Lagos, où il arrive après avoir gagné pas mal d’argent dans le secteur du ciment, les militaires prennent le pouvoir et mettent en prison tous les hommes d’affaires importants de la ville, les accusant d’être corrompus. C’est la chance d’une vie pour Dangote qui a l’occasion de s’implanter sur des marchés laissés vacants par les hommes d’affaires emprisonnés. Et il ne manque pas de la saisir. Il se lance dans le sucre et fait une percée dans l’importation de riz. Il s’essaye à investir dans une banque qui fait faillite, ce qui lui sert de leçon et le pousse à se limiter à des secteurs d’activité qu’il connaît.

Pour Dangote, ses décisions d’investissements sages et prudentes, ainsi que le réinvestissement de ses profits au Nigeria font partie des raisons qui expliquent que ses affaires aient pris de l’ampleur. L’entrée dans le monde de l’industrie a également contribué à la fortune de Dangote. Lors d’un voyage au Brésil à la fin des années 80, il a l’occasion de visiter quelques entreprises et est impressionné par les usines qu’il voit. "Je pensais que le Brésil et le Nigeria se situaient à peu près au même niveau, parcequ’à cette époque on entendait dire que le Brésil était une nation très endettée. Mais quand j’y suis allé, j’ai découvert une industrialisation massive. Incroyable. J’ai commencé à réfléchir en me disant ‘comment se fait-il qu’il y ait un tel développement de l’industrie au Brésil et pas au Nigeria. A mon retour, j’ai décidé de me lancer dans l’industrie.’"


Dangote choisit de commencer dans l’industrie, sur des marchés qu’il connaît déjà. Il construit ainsi une raffinerie de sucre, un marché qu’il domine, puis se met à fabriquer des emballages pour les pâtes alimentaires, dont il est l’un des importateurs. Aujourd’hui, il possède une des plus grandes usines de production de ciment de tout le continent africain. Et ses projets d’investissement atteignent 10 milliards de dollars (Ils comprennent notamment la construction d’une raffinerie de pétrole d’une capacité de 300 000 barils par jour, une station électrique d’une capacité de 5000 mégawatts).

S’il n’est pas intéressé par la politique, Aliko Dangote y a néanmoins ses entrées au plus haut niveau. Comme Lakshmi Mittal en Angleterre qui avait créé la polémique en faisant un don financier au parti de Tony Blair, Dangote a financé le parti d’Obasanjo en 2003 (200 millions de nairas soit 1,16 millions d'euros), et le projet de bibliothèque présidentielle.

Plus récemment, c’est le rachat de trois des quatre principales raffineries du pays, soupçonnées d’avoir été bradées par le pouvoir sortant qui a créé une polémique. Dangote et son ami Femi Odotela, avaient versé 721 millions de dollars pour les trois raffineries, mais se sont finalement retirés de la transaction. Selon les détracteurs de cette privatisation, l’attribution effectuée lorsque Obasanjo était encore au pouvoir, n’avait pas suivi un processus normal.

A 50 ans, Aliko Dangote a fait d’une simple entreprise d’import-export, un groupe pesant plusieurs milliards de dollars, présent au Nigeria, mais également en Afrique de l’Ouest (Ghana, Togo, Bénin,...etc ).

Ayden,

Posté le 05.03.2008 par feobus
Animatrice TV et journaliste, Ayden, a présenté de nombreuses émissions : Grooveland, Boudoir de Stars, De fil en Aiguille, Initiative Africa diffusées sur les chaînes France O, 3A Télésud... Aujourd'hui, elle produit et présente le magazine PLANETE MODE, 52 minute mensuel sur l'industrie de la mode ethnique et ses évènements phares en Europe ou sur le continent africain.

Ayden produit également l' émission SA KE SHOW (magazine musical) diffusée sur la chaîne Mizik Tropical. Ayden est aussi une présentatrice d'évènements recherchée. Biotop, le Trophée des Femmes d'affaires Noire, Labo Ethnik, le Festival Afrikakeur, Ethnik Model SOurce, Le Fespam, African Star Galaxy, le Slam Opéra, le salon Boucle d'Ebène, l'Annual Show, Rézonans Kréol, le salon du Gospel et bien d'autres évènements ont été présentés par Ayden à Paris, Londres et en Afrique. Styliste, elle a crée la ligne Glam Ethnik, qu'elle a présenté en 2004. Ayden anime aussi l'émission tendance/mode/beauté KADAM sur la web TV www.ak-a.fr, www.grioopourelle.com, diffusée aussi sur Lyon TV et Mizik Tropical .

Femme bien d'aujourd'hui, Ayden aime par le biais des médias découvrir et faire découvrir aux autres, avec implication et passion.

Jean-Jacques Konadje

Posté le 05.03.2008 par feobus
Grioo.com : Bonjour Jean-Jacques Konadje. Pouvez-vous vous présenter à nos internautes ?

JJK : Je suis Jean-Jacques Konadje de nationalité ivoirienne. Je réside en France depuis 8 ans. Je suis jeune entrepreneur parce que j’ai monté une agence conseil en Communication et Relations Publiques dénommée Médiacom-International. Parallèlement j’interviens dans le domaine des relations internationales. Je suis expert en maintien de la paix et membre du réseau francophone des opérations de paix. Je suis consultant auprès d’organismes internationaux sur différentes problématiques (armes légères, enfants soldats, DDR, mercenariat, diplomatie préventive et de terrain, communication politique...). Je termine en ce moment un Doctorat en Science Politique spécialité Relations Internationales mention géopolitique et relations internationales. Voilà… !

Comment est-ce que vous êtes passé de la Côte d’Ivoire à La France ?

Après un Baccalauréat littéraire, j’ai obtenu un diplôme Bac + 2 en Côte d’Ivoire dans le domaine de la communication dans une grande école à Abidjan. Et j’ai voulu poursuivre mes études en Europe plus particulièrement en France. C’est ainsi que je me suis retrouvé à Nancy, à l’Université de Nancy II. Par la suite je suis rentré dans une école de communication à Lille où je suis resté 2 ans. Je suis revenu sur Paris où j’ai étudié en double cursus la communication et les sciences politiques. Et plus tard Je me suis retrouvé à Toulouse en faisant une thèse en Science Politique.


Donc, c’est en quelque sorte un parcours du combattant qui vous a pris beaucoup de temps et demandé beaucoup de courage parce qu’il y a eu des moments où vous avez mené deux ou trois cursus parallèlement...

En effet. Par exemple au cours d’une seule année académique, j’ai été inscrit en Master Professionnel de Communication des entreprises, en Master recherche de Science Politique et en Certificat d’études supérieures en défense et sociologie militaire.

Et comment arriviez-vous à gérer ces trois cursus en parallèle dont on imagine que chacun demande des efforts soutenus ?

Je pense que l’essentiel, c’est d’être organisé. L’organisation joue beaucoup et il faut aussi se faire violence parce que quand on est inscrit dans ce genre de cursus, on n’a pas forcement de loisirs. Mes seuls loisirs ont été par moment les livres et les bibliothèques. Donc je pense que c’est surtout l’effort et l’organisation qui m’ont permis de tenir en fait.

Pouvez nous parler de cette agence de communication que vous avez créée ?

C’est une agence qui est dénommée Mediacom-International, agence de Conseil en Communication et Relations Publiques qui a été créée au mois de mars 2007. ça fait donc une année qu’elle existe. Lorsqu’elle a été créée, c’était dans l’optique de formaliser des projets et comme on le dit, la charité bien ordonnée commence par soi-même. J’ai voulu travailler avec la Côte d’Ivoire mon pays d’origine.

Je me suis donc retrouvé en Côte d’Ivoire, deux semaines après la création de l’agence, où j’ai proposé des projets au gouvernement ivoirien. Il y a par exemple un projet dénommé le PANUCI qui est le Programme national pour la numérisation de la république de Côte d’Ivoire dont l’objectif est d’introduire les technologies de l’information et de la communication dans tous les domaines et secteurs d’activités de l’Etat ivoirien.

Et parallèlement, je suis en train de travailler avec des ministères spécifiques tels que le Ministère des NTIC, et le Ministère de la Ville. Et en ce moment ces projets sont en cours. L’agence est en train de monter un projet à cheval entre la communication et les relations internationales. Le projet consiste à mettre sur pied un observatoire de la vie diplomatique en Afrique qui est une sorte de magazine en ligne regroupant toute l’actualité diplomatique relative au continent.


Qu’est ce qui vous a poussé à faire un doctorat de Science Politique avec un focus plus porté sur le continent africain ?

Lorsque je suis arrivé en Europe, je me suis rendu compte que j’avais depuis longtemps voulu faire des études en diplomatie et en relations internationales. Mais après mon Baccalauréat littéraire, j’avais été semble t-il mal orienté. C'est comme ça que je me suis retrouvé à faire des études en communication, un domaine que j’apprécie. Je me suis rendu compte que la seule façon de pouvoir ajouter quelque chose à l’humanité, la seule façon d’aider mon continent, c’était d’intervenir dans des domaines où le continent a le plus de problèmes. Je pense qu’aujourd’hui, le continent africain a plus des problèmes de paix et de sécurité.

Or nous savons que sans paix et sécurité, il n’y a ni développement ni respect des droits de l’Homme. Dans son rapport intitulé "une liberté plus grande", l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies monsieur Kofi Annan disait et je cite : "Nous ne jouirons pas du développement sans sécurité, nous ne jouirons pas de la sécurité sans développement, et nous n'aurons ni l'un ni l'autre sans respect pour les droits de l'homme. A moins que nous n'assurions la promotion de ces trois causes, aucune d'elles ne réussira".

C’est dans cette logique que je me suis lancé dans la science politique et les relations internationales. Et j’ai compris que l’une des façons les plus originales d’étudier la géopolitique du continent africain, c’est de m’intéresser à ses conflits. C’est ainsi que j’ai décidé de faire une thèse sur les conflits en Afrique et notamment l’intervention de l’ONU (Organisation des Nations Unies) dans les conflits intraétatiques en Afrique de l’ouest avec pour étude de cas la Côte d’Ivoire.



Vous avez écrit un article sur la façon d’analyser les guerres en Afrique qui prônait de sortir des schémas traditionnels d'analyse des guerres africaines. Pouvez-vous nous en parler ?


Oui, en fait c’est la façon d’analyser les conflits d’une façon générale. Le titre de l’article est très évocateur : "penser autrement les guerres". Et j’ai rédigé cet article à la suite d’un cours d’été que j’ai suivi à Genève en Suisse. Le cours était organisé par le GIPRI (Geneva international peace research institut) qui est un institut international de recherche de la paix à Genève. Et nous nous sommes rendus compte, les chercheurs se sont rendus compte qu’on a l’habitude de penser ou d’interpréter les conflits en fonction des aprioris. C'est-à-dire qu’on a une façon occidentale de voir les choses. On se dit en fait que tout conflit qui éclate par exemple en Afrique est un conflit ethnique, un conflit tribal et on essaie d’occulter tout ce qui est dimension politique, économique, sociologique et historique relatif à ce conflit. On essaie aussi d’occulter les facteurs exogènes.

Donc Je me suis dit qu’il fallait qu’on essaie de montrer qu’en Afrique, lorsqu’un conflit éclate, ce n’est pas forcement la dimension ethnique qui est la cause principale quand bien même que par moment ce sont les des ethnies qui s’affrontent. Mais au-delà de ces affrontements, il y a pas mal d’aspects comme les aspects économiques parce qu’on parle beaucoup d’économies de guerre qui découlent de la lutte pour le contrôle des ressources naturelles. Il y a l’aspect économique qui intervient ; il y a l’aspect historique aussi qui peut intervenir. Il y a aussi l’aspect exogène, c'est-à-dire souvent les grandes puissances ou par moment les pays frontaliers qui ont un intérêt particulier dans un pays. Ce qui peut être source de conflit. En rédigeant cet article mon objectif était de montrer qu’il fallait dorénavant avoir une approche scientifique des conflits, c’est à dire étudier les guerres en tenant compte de tous les facteurs.

Dans cet article j’ai démontré que d’un point de vue purement descriptif, l’on peut distinguer 5 catégories de conflits. J’ai par la suite montré que le plus souvent ces guerres font l’objet d’analyses biaisées et tendancieuses. J’ai enfin préconisé trois dispositions que le chercheur ou l’observateur doit adopter dorénavant dans l’analyse des crises. Il s’agit par exemple de la renonciation à l’analyse ethnocentrique des conflits au détriment d’une nouvelle approche de l’étude des guerres et enfin la reconnaissance de nouvelles formes de violences et de pratiques guerrières.



Cet article là vous a valu une certaine reconnaissance ?

L’article a été publié par le GIPRI. J’ai par la suite été invité à des séminaires et conférences aux Nations Unies à Genève. J’ai rencontré des personnalités du monde des relations internationales. Je me suis fais des contacts. C’est là-bas que j’ai rencontré des organismes qui m’ont fait confiance en me confiant des missions pour la Côte d’Ivoire...

Par rapport à votre cursus, avez vous connu des difficultés particulières liées au fait que vous étiez africain ou au fait que vous veniez de Côte d’Ivoire. Un environnement que vous découvrez peut parfois se révéler "hostile "…

Je pense que les difficultés, on les connaît toujours, on les affronte quel que soit l’endroit où on se trouve. Je ne vais pas personnellement dire que j’ai connu des difficultés parce que je suis ivoirien ou parce que je suis africain. On sait que le racisme existe partout. On peut être victime de racisme quand on est africain en Europe ou quand on est peut-être européen en Afrique. Mais je dis que j’ai connu des difficultés parce que j’ai débarqué tout seul ici en France. J’ai débarqué dans une ville où je ne connaissais personne. Donc il fallait faire face déjà au dépaysement. Il fallait aussi faire face à la solitude et à pas mal de petits problèmes. Je pense que ce sont ces difficultés qui m’ont forgées, qui m’ont données une forte personnalité et qui ont fait de moi un self-made-man.



Actuellement vous avez trois casquettes si l'on peut le dire. Celle de communiquant, celle de spécialiste en relations internationales et tout à l’heure vous parliez d’un troisième certificat que vous avez effectué.

Oui, au niveau de la formation, je peux dire que j’ai trois casquettes. Celle de communiquant, de spécialiste de la défense et de la sociologie militaire et celle de spécialiste des relations internationales. Cependant dans le domaine des relations internationales, je me suis spécialisé dans le maintien de la paix, les armes légères et de petits calibres, les enfants soldats, le DDR, le mercenariat et la réforme du secteur de la sécurité et de la bonne gouvernance.

Quels conseils donneriez-vous aux plus jeunes qui s’intéressent à la géopolitique et aux relations internationales ?

J’encourage tous mes jeunes frères, surtout les africains à s’intéresser à la science politique et plus particulièrement à la géopolitique et aux relations internationales parce que l’Afrique a besoin de spécialistes dans ces domaines. Il n’y a pas longtemps que nous sommes sortis de la colonisation. Nos Etats sont jeunes et fragiles. On est par moment appelé à connaître des crises. Il faut absolument que ce soient nos ressortissants qui puissent traiter ces crises. Et la seule façon de parvenir à paix durable, c’est de régler de façon interne nos problèmes. Donc j’encourage vivement les jeunes africains à s’intéresser à cette discipline.

Actuellement, il y a plusieurs conflits qui secouent le continent africain. Que ce soit au Kenya, en Côte d’Ivoire (ça se termine) en Centrafrique, au Tchad...Qu’est ce que tout cela évoque pour un spécialiste de la géopolitique comme vous ?

Ces situations me font prendre beaucoup de recul parce qu’on a tendance à vouloir africaniser tout ce qui se passe dans nos pays africains. Il faut d’abord savoir qu’en Afrique chaque conflit a sa particularité. Chaque crise a ses causes spécifiques. En tant que spécialiste de la question, je dirais qu’il faudrait que nos dirigeants pensent aux populations, qui sont les plus affectées en période de conflits. Nos dirigeants qui devraient en principe servir le peuple ne viennent au pouvoir que pour s’enrichir. Je pense qu’il est temps que les guerres cessent sur le continent car le bilan est assez lourd pour que d’autres victimes viennent s’y ajouter.

Savez-vous que selon une étude de la BAD (Banque africaine de développement) le continent africain a connu depuis 1960 plus de 200 coups d’Etat, et 101 chefs d’Etat on été chassés par la force. Depuis 1970, on a compté au moins 35 guerres en Afrique sub-saharienne. En ajoutant les victimes de tous les conflits qui ont éclatés sur le continent, on dépasse de loin le nombre de morts causés par la première guerre mondiale en Europe (environ 8 millions). Il est temps que le vent de la paix durable et de la Démocratie souffle à jamais sur notre continent.



Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus