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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde. Description audio !
Catégorie : Blog Actualité Date de création :
28.03.2007 Dernière mise à jour :
11.10.2008
Selon le journal "Le Monde" (06/06/07), Nicolas Sarkozy souhaiterait que la France récupère la présidence du FMI, laissée vacante depuis la démission de son DG espagnol Rodrigo Rato.
Cette ambition n'aurait pas suscité une attention toute particulière, n'eut été le nom des candidats français jugés "interessants" par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Gueant qui déclare : "Ce sont de bons candidats (...) A ma connaissance, ils (Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn) ne sont pas indifférents" (à cette proposition...)
Laurent Fabius avait déjà essayé de briguer la présidence du FMI lors du départ du français Michel Camdessus en 2000. Dominique Strauss-Kahn présente un profil intéressant pour le poste même si un de ses fidèles, Jean-Christophe Cambadelis, parle de "rumeur surréaliste et mal intentionnée visant à destabiliser le parti socialiste".
Mais quand on sait que les deux "éléphants" ont annoncé il y a quelques jours leur volonté de quitter le bureau national du parti socialiste, on se dit que l'éventuelle proposition de l'Elysée (si la France obtient la présidence du FMI, ce qui est loin d'être gagné) tomberait à pic pour semer la zizaine dans le camp socialiste.
On se souvient que Nicolas Sarkozy a déjà débauché des membres éminents de la gauche comme Bernard Kouchner, ou Jean-Claude Jouyet, proche du couple Royal Hollande. Il a aussi approché (entre autres) Christiane Taubira et Malek Boutih, qui lui ont opposé une fin de non-recevoir. Ce qui n'est pas si courant à gauche par les temps qui courent.
Jack Lang, qui s'est fait récemment remarquer par des propos très aimables à l'égard du président Sarkozy, a été menacé d'exclusion par Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'assemblée. A ce rythme là, Nicolas Sarkozy a un boulevard pour dix ans devant lui...
Que dire sinon bravo à Rama. Tant mieux pour elle, cela pourrait être un beau parcours personnel.
Pourtant, il ne faut pas être naïf. C’est, en réalité, un super piège superbement bien tendu par Sarkozy et Fillon. Le terrain est miné comme seuls savent le faire les militaires français en Afrique via, entre autre, Bernard Kouchner.
Ses nouveaux mentors politiques, se gardent, eux les meilleures postes.
A Rama, on donne un poste à siège éjectable, tout comme à l’ancien ….socialiste, hypocrite, sournois et raciste qu’étouffe un vomi d’opportunisme sans bornes. Une façon de le remercier pour sa trahison. N’oublions pas que nous sommes en politique et pas à la garderie.
Donc, si elle réussit, c’est tout bénéfice pour la crédibilité affichée de Sarko et de Fillon dont on louera l’ouverture d’esprit (habile manœuvre de communication marketing).
Ainsi, Fillon 2 n’est rien d’autre que de la cohabitation déguisée vendue comme de l’ouverture, en dépit de ce que nous présentent des médias conquis et assujettis. Les électeurs hardcore de droite se font rouler dans la farine, eux qui voulaient mettre une pattée et en finir avec la gauche, elle réapparaît par la fenêtre.
Partageons les responsabilités. Après tout, s’il est une chose que Sarkozy a démontré, c’est qu’il est malin et que le peuple de France, lui, ne l’est pas. Sa stratégie sur la manipulation des foules par les effets médiatiques a payé. De toute façon, maintenant au pouvoir, à son âge, il peut emmerder tout le monde, il n est pas prêt d‘être délogé. Si Rama se plante, on s’empressera de dire, «Vous voyez, même ..elle n’a pas réussi. Ce n’est pas faute d’avoir essayé».
Ainsi, tu élimines d’un coup d’échec deux adversaires. C’est un peu comme mettre des videurs noirs aux portes des clubs pour éviter d’être taxé de raciste.
Souhaitons-lui bonne chance. Elle en aura nécessairement besoin pour construire son parcours personnel. Bienvenue dans la cour des requins.
Il est malheureux de constater comment Rama Yade, (statut) est tombée, trop facilement, dans le piège tendu par J. P. Bourdin (NDLR: c'est lui qui a piégé Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sur les sous-marins pendant la campagne présidentielle) lors de son interview-séduction sur BFM TV. En effet, peut-on réellement l’expliquer par sa toute relative inexpérience de la sournoiserie des médias français, (alors qu’elle a démontré qu’elle sait en jouer) ?
Toujours est-il que qu’il est impossible de laisser passer un tel manque de jugement (qu’il n’est pas vulgaire de qualifier de stupide) quant à ses réponses sur 1, l’immigration 2, les Antillais(e)s.
Note: interview visible en fin d'article
Toute sourire, elle est capable de répondre sur la question bateau de l’immigration, comme si c’était un réel problème (plutôt que fantasmé) chez les Français(e)s grâce au travail de propagande des médias, mais surtout avec une liberté non-contredite par son interlocuteur, elle est capable de nous dire que l’élection d’une socialiste d’origine antillaise, George-Pau Langevin, n’entre pas dans le cadre des victoires à attribuer aux immigrés car les Antillais(e)s sont français(e)s depuis des siècles.
Chère Rama, sachez que les Maghrébins sont également français, mais cela n’empêche pas qu’une partie d’entre-eux souffre de discriminations, voire du même type que les Antillais(e)s, indépendamment de leur possession de la carte d’identité nationale.
C’est tout l’objet de toutes les frustrations exprimées lors du soulèvement populaire de 2005 : un ras-le bol généralisé des Français(e)s d’origine non-européenne.
Hors, si vous pensez, Madame, que seul(e)s celles et ceux qui détiennent une carte de séjour ont le privilège d’être méprisés, soit vous vous trompez lourdement, soit vous lisez trop Paris Match.
Cette lettre, je l'ai écrite avec la volonté de me rapprocher de vous afin que chacun, en toute liberté, puisse se faire son opinion sur la façon dont j'aborde mon prochain déplacement aux Antilles. Je crois cette explication nécessaire car des incompréhensions et sans doute même des erreurs d'appréciation, ont récemment tendu les relations, pourtant si fécondes, entre les Antilles et la métropole. Cet épisode doit être surmonté avec franchise et respect mutuels.
Vous le savez, le 7 décembre dernier, j’ai pris la décision de reporter le voyage que j’avais pourtant longuement préparé, compte tenu de l’émotion forte créée par la loi du 23 février 2005. Comme je l’expliquais dans les colonnes de France-Antilles, j’ai pris cette décision par sagesse car les conditions d’un dialogue serein et efficace n’étaient, alors, pas réunies.
A cette occasion, j’ai été l'un des premiers à considérer que l’article 4 de cette loi posait problème. Depuis, j’ai œuvré, à la place qui est la mienne, à la recherche d’une solution claire et respectueuse de votre Mémoire et de notre Histoire commune. Par conséquent, je salue la décision prise par le Président de la République sur le sujet.
Je dois d’ailleurs vous dire, pour être parfaitement honnête, que j’ai fait un cheminement personnel sur cette question sensible, que j'abordais, jusqu'à ce jour, avec le regard sans doute trop lointain de ceux qui pensent que le passé "est passé". J’ai éprouvé le besoin d’un dialogue direct avec des Martiniquais et des Guadeloupéens afin de mieux saisir la nature exacte des vifs sentiments qui se sont exprimés ces derniers mois. Aujourd'hui, je cerne mieux la profondeur de la blessure qui s’est révélée ; je perçois avec acuité le lien qui a pu être fait entre le colonialisme et l’esclavage.
Il fallait trouver les gestes de l'apaisement et d'un nouveau départ. Dans cet esprit, je me réjouis qu’une date ait pu enfin être arrêtée pour la « Journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage ». Comme je le disais en décembre dernier, je pense que c’est un point fondamental. C’est une étape nécessaire à une prise de conscience collective, de la part de tous les Français, de l’horreur de l’esclavage et de ce que peut signifier réellement un « crime contre l’humanité ».
Votre message a été entendu et les conséquences politiques en ont été tirées.
Mon rôle est aujourd’hui de réinvestir le champ de l’action publique en tant que Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire. Le 8 mars prochain, j’aurai le plaisir d’être aux Antilles, comme je l’avais annoncé, pour travailler avec tous les élus et vous rencontrer.
Je sais quels sont vos problèmes au quotidien. Je mesure l’ampleur de vos attentes, notamment en matière de sécurité car vous êtes confrontés à une délinquance violente qui dégrade votre qualité de vie et finit par porter atteinte à vos libertés fondamentales. Ce fait est inacceptable. Vous avez droit, comme tous nos concitoyens, à la sécurité. Pour cela, j’entends, avec la mobilisation de tous les acteurs locaux, agir en profondeur. Avec vous, j’aborderai donc de nombreux sujets comme la maîtrise de l’immigration, la lutte contre la délinquance à la fois par la prévention et la répression, ainsi que le combat contre les trafics de drogue.
Parce qu’en dépit des efforts fournis, les économies de la Martinique et de la Guadeloupe demeurent en décalage par rapport à la plupart des économies européennes, je souhaite aussi aborder, en tant que Ministre de l’Aménagement du territoire, la question du développement. Je le ferai sans tabou et avec la volonté de tracer des perspectives nouvelles et crédibles.
Mes espoirs pour la Martinique et la Guadeloupe, dans le respect de la diversité de leurs identités et de leurs cultures, sont immenses. Il est vrai que les obstacles à surmonter sont de taille, mais vous avez tant d'atouts et de force en vous ! Je sais que mes espoirs sont partagés par vos élus et tous les acteurs économiques et sociaux qui contribuent au développement de vos territoires ; territoires qui sont aussi, à bien des égards, une chance pour la France.
Je ne crois pas à la fatalité, mais je crois, en revanche, à l'action républicaine et à la force de la volonté. Je viens à votre rencontre tel que je suis, c'est-à-dire en homme décidé, mais à l’écoute, en homme déterminé mais ouvert au dialogue. Je viens mettre en oeuvre des moyens et des idées afin, qu'ensemble, dans la sérénité, nous travaillions concrètement à l'avenir des Antilles.
18 propositions pour les originaires d’outre-mer de la Coordination Nationale des Comités de Soutien des originaires d’Outre-Mer à Nicolas Sarkozy
157 cadres dirigeants des comités de soutien venus de toute la France ont participé aux assises de l’outre-mer samedi 17 février 2007 à la Bourse du Travail.
Regroupés dans huit commissions, des Guadeloupéens, des Martiniquais, des Guyanais, des Réunionnais, des Mahorais, des Calédoniens, des Tahitiens, des Wallisiens, des Futuniens ont arrêté les 18 propositions suivantes :
1ère proposition :
L’instauration d’une journée de commémoration hexagonale de la mémoire des victimes de la traite et de l’esclavage en plus de celle de la commémoration nationale de l’abolition de l’esclavage le 10 mai et de celles qui existent dans chaque département d’outre-mer.
Que cette journée soit le 23 mai conformément au souhait et aux habitudes de la majorité des associations antillaises, guyanaises et réunionnaises, car le 23 mai est :
- Le jour de la Marche des 40000 contre l’oubli à Paris, le 23 mai 1998
- Le premier jour de la libération des esclaves français, le 23 mai 1848 en Martinique
- Le jour de la sortie au journal officiel de la loi reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité : le 23 mai 2001.
2ème proposition :
La création à Paris d’un centre culturel, économique et d’études de la France d’Outre-Mer (salle dédiée au souvenir de la traite négrière et de son histoire, bibliothèque, salle d’exposition, auditorium pour tenir des conférences, des concerts thématiques et d’expression culturelle, espace de la découverte sur les apports de l’outre-mer, espace d’information…)
3ème proposition :
Création dans le cadre de la Cité Universitaire Internationale (bld Jourdan à Paris 14e) d'une maison des étudiants de l'Outre-Mer.
4ème proposition :
L'obtention d'un quota de 20% de sièges à tarifs réduits auprès de toutes les compagnies Aériennes desservant les Antilles/Guyane/ Réunion/ Mayotte et les autres territoires d'outre-mer (sorte de prix plafond).
5ème proposition :
Rendre illégal le refus de prêt bancaire opposé à un originaire de l'Outre-Mer vivant dans l’hexagone lorsqu’il souhaite construire ou investir en Outre-Mer. (Lorsque ses revenus sont domiciliés dans l’hexagone, l’ultramarin peut investir dans toute la France hexagonale mais les banques l’obligent à emprunter dans la région d’outre-mer où il veut investir)
6ème Proposition sur l’emploi :
Développer davantage les liens de la Direction Nationale de l'ANPE avec ses directions locales en Outre-Mer afin de permettre à des chômeurs de se renseigner sur le marché du travail de l’outre-mer vers l’hexagone et vice-versa.
Confirmer et donner plus de prérogatives à l'ANT et lui permettre aussi de jouer un rôle de facilitateur pour les ultramarins vivant dans l’hexagone et désireux de travailler en Outre-Mer.
7ème proposition :
Créer une caisse de Garantie Loyers pour les originaires de l'Outre-Mer en recherche de résidence en métropole, et ce en sus de la garantie apportée par les parents.
8ème proposition :
Responsabilisation des parents dans l’éducation des enfants par la fourniture d’un carnet chèque scolaire en remplacement de l’allocation scolaire afin que cet argent serve directement les enfants.
9ème proposition :
Création au sein de la police nationale d’une Police des discriminations avec des officiers de police judiciaire ayant reçu une formation adéquate
10ème proposition :
Création d’un poste de Préfet à l’égalité des chances pour les 4 DROM et les ultramarins de métropole avec cinq missions :
1. Lutter contre les discriminations collectives liées à l'espace géographique (métropole/outre -mer), notamment celles qui sont liées à la continuité territoriale (discriminations en matière de transport -fret et des personnes-, bancaire, téléphonique…
2. Lutter contre les discriminations culturelles (notamment pour l’usage de la langue dans l’hexagone…), cinématographiques (notamment liées au CNC) et audiovisuelles (présence d’ultramarins dans les médias, financement et diffusion des films d’outre-mer par les chaînes du service public, JT qui traitent de l’outre-mer, RFO… )
3. Lutter contre les discrimination à l’embauche et à la promotion sociale, notamment par des actions en partenariat avec le secteur privé (forum pour l'emploi dans l’hexagone, mobilisation des entreprises en outre-mer afin que l’embauche n’évite pas les ultramarins contrairement à certaines pratiques actuelles...)
4. Lutter contre les discriminations au logement dans l’hexagone :
- en s’assurant que les opérateurs immobiliers respectent la législation (refus de la caution outre-mer…).
- en passant des accords de quotas avec les offices HLM
5. Une politique plus lisible par les populations concernées qui ont aujourd'hui le sentiment qu'elles sont moins bien traitées que les étrangers; Un véritable lien entre les populations qui sont présentes sur l'ensemble du territoire et à l'égard de laquelle il faut être à l'écoute: c'est le cas dans la région parisienne, le nord de la France, dans la région du Rhône, en Aquitaine etc.
11ème proposition sur la fonction publique :
Mise en place de protocoles de mobilité fonctionnelle et géographique dans le respect des spécificités des DOM.
Uniformisation des règles de gestion en matière de mutation, de mises à disposition, de permutation. Généralisation des concours locaux catégorie B et C.
Consolidation des congés bonifiés : uniformisation et simplification des critères d’attribution qui ne devront plus dépendre de l’appréciation discrétionnaire de chaque administration ou établissement
12ème proposition :
Nomination d’un médiateur social "institutionnel" coordonnant les actions des associations ayant des missions spécifiques en matière d’insertion
13ème proposition sur le développement économique :
* Création d’un observatoire économique indépendant inter DOMTOM, qui serait animé par leurs originaires eux-mêmes, avec pour objectif l’organisation d’une base de données (réseau) pour fédérer et mettre en synergie une bourse de projets spécifiques, des idées d’activités économiques réussies, des méthodologies innovantes pour impulser une dynamique des savoir faire.
* Organiser une concertation avec les banques et sociétés de crédit :
- pour briser les tabous sur les DOMTOM, qualifiés et codifiés abusivement de pays à risque, tant en outremer que dans l’hexagone.
- pour modifier les comportements des banquiers locaux utilisant des pratiques clientélistes élitistes, refusant l’accès aux financements à de nombreuses PME créatrices d’activités.
14ème proposition sur Mayotte :
Doter de MAYOTTE, du statut de DOM tant attendu par sa population, véritable garant d’une stabilité, nécessaire au rattrapage de son retard par rapport aux autres DOM
Valoriser la position exceptionnellement stratégique de MAYOTTE dans l’océan indien pour faire du port de LONGONI la 1ère plate-forme de distribution maritime de la région.
Mettre en place de véritables outils pour le désenclavement terrestre et numérique de l’île avec l’agrandissement de la piste d’atterrissage et de l’aérogare de PAMANDZI et la mise en place de l’internet à haut débit.
15ème proposition sur le sport :
1) Arrêter le déracinement des jeunes entre 11 et 16 ans issus de l’outre-mer vers les centres de formation du continent métropolitain, en mettant davantage de structures sur place (stade, piscine, gymnase) et en planifiant des formations de cadres techniques adaptés aux besoins de chaque département.
2) Obliger les fédérations à prendre davantage en compte le devenir des jeunes espoirs (bourse d’étude et logement décent). Prévoir l’après compétition du sportif, reclassement, reconversion
3) Valoriser davantage les cadres ultramarins en fonction des résultats de leurs élèves par des nominations plus importantes à la DTN.
16ème proposition :
Introduction d’une dose d’élection à la proportionnelle afin de permettre l’émergence de citoyens qui se sentent peu ou mal représentés.
Chaque parti présentant des candidats aux élections sénatoriales, législatives, régionales, municipales doit établir une liste en tenant compte de la diversité de la population française.
17ème proposition :
Revoir le coût de la communication des liaisons téléphoniques entre la métropole et l’outre-mer pour éviter les abus, notamment les surcoûts tarifaires des téléphones mobiles.
18ème proposition :
Les plantes issues des départements d'outre-mer font partie du patrimoine de la France, elles méritent donc la même attention et le même traitement. Elles ne sont pas inscrites dans la pharmacopée française.
Les pharmaciens d'officine, malgré leur innocuité, n'ont pas la possibilité de les vendre, ce qui ne permet pas aux professionnels de la santé de les prescrire et interdit à la population d'y accéder, alors que ces plantes sont efficaces, à moindre coût, dans de nombreuses pathologies. Ces plantes apportent pourtant des solutions dans diverses pathologies spécifiques aux DOM (dengue, dermatoses, mycoses, drépanocytose).
Ce défaut d'inscription des plantes domiennes dans la pharmacopée française prive les départements d'outre-mer de perspectives importantes de développement économique, ce d’autant que la balance commerciale de la France est déficitaire dans ce secteur.
- L’article 62 de la LOPOM habilite le gouvernement à prendre par voie d’ordonnance des dispositions dans le domaine de la santé publique. Il faut prendre l’ordonnance de santé publique pour faciliter l’inscription des plantes d’outre-mer dans la pharmacopée française.
- Il existe en France depuis 1982 un système d’AMM allégée pour les plantes à usage traditionnel mais qui ignore l’outre-mer. Il faut prendre en compte les besoins sanitaires de la population ultramarine en les inscrivant dans la liste des allégations autorisées selon le processus d’AMM allégée.
- S’agissant des travaux visant à élargir la liste des plantes dites libérées (c’est-à-dire échappant au monopole pharmaceutique), il faut prendre en compte la pharmacopée ultramarine sinon les plantes ultramarines à usage alimentaire devront se soumettre au Règlement CE du 27 janvier 1007 sur les novel food, ce qui obligera à monter des dossiers d’autorisations lourds et coûteux.
Marcelle Pierrot : Guadeloupéenne nommée préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Née le 20 décembre 1949 à Trois Rivières en Guadeloupe, Marcelle Pierrot est chevalier de la légion d’honneur et chevalier de l’ordre national du mérite. Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, Marcelle Pierrot était jusqu’à sa nomination, Secrétaire générale de la préfecture de la Somme (Picardie).