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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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Politique Francaise

Allocution du président

Posté le 20.07.2007 par feobus
Allocution de M. Jacques CHIRAC,

Président de la République,

à l’occasion de la première journée commémorative en métropole du souvenir de l’esclavage et de son abolition.

Jardin du Luxembourg - mercredi 10 mai 2006

Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames, Messieurs,

Ici même, au Sénat, le 10 mai 2001, à l’unanimité, la représentation nationale a solennellement qualifié la traite et l’esclavage de crime contre l’humanité. La France a ouvert la voie aux autres nations : mémoire et justice devaient être rendues à ces millions et ces millions de victimes anonymes de l’esclavage. Aujourd’hui, 10 mai 2006, la France célèbre la première journée consacrée en métropole à la mémoire de la Traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

La Traite occidentale, du début du XVIème jusqu’au milieu du XIXème siècle, ne fut ni la première, ni la seule manifestation de la traite négrière, qui s’est étendue sur plus d’un millénaire. Et elle a nécessité, c’est vrai, des complicités multiples, jusque dans les pays d’origine des esclaves.

Mais, par le caractère systématique qu’elle a revêtu, par son extension géographique, la Traite occidentale a exercé une influence sur l’évolution de tout notre monde. Le commerce triangulaire a été une entreprise de déshumanisation qui a duré plusieurs siècles, et à l’échelle de plusieurs continents. Une tragédie, qui a vu la déportation en masse d’hommes, de femmes, d’enfants, arrachés à leur terre, aux leurs, et convoyés comme des animaux.

En ravalant les esclaves au rang de "biens meubles", le Code noir, promulgué en France en 1685, leur déniait la qualité d’homme. La légende biblique elle-même fut pervertie, pour légitimer ce trafic odieux : certains prétendirent que les Noirs descendaient de Cham, maudit par son père Noé. Et voilà comment l’on essaya de justifier l’infâme et l’injustifiable.

Ne nous y trompons pas : aujourd’hui encore, cette tragédie a des échos. En Occident notamment, elle a donné corps aux thèses racistes les plus insupportables, en contradiction absolue avec les idées des Lumières. En privant l’Afrique d’un sang vigoureux, elle a épuisé ce continent. Et, aujourd’hui encore, des formes d’esclavage et de travail forcé subsistent dans le monde, contre lesquelles nous devons plus que jamais nous mobiliser.

Dans ce drame, pourtant, sont nés de nouveaux peuples, et une culture forte et originale : nous venons d’en avoir deux puissants exemples, avec la "Forêt des Mânes", ce voyage à travers la mémoire des ancêtres, accompli par Léa de SAINT-JULIEN, que je félicite encore et qui a fait une superbe réalisation.

Et avec l’interprétation par Jacques MARTIAL de cet immense poète qu’est Aimé CÉSAIRE. Dans cet extrait du Cahier d’un retour au Pays natal, vous aurez noté que jamais le mot d’"esclavage" n’est prononcé. Et cette absence augmente encore la puissance de l’évocation. Elle fait surgir la réalité dans la béance même de ce qui n’est pas dit. Quel hommage à la noblesse de celles et de ceux à qui l’on a tout ôté, sauf l’essentiel : l’humanité.

[NDLR : FAUX, on a ôté toute humanité aux victimes de l’époque, et cette idée perdure dans les esprits colons d’aujourd’hui qui voient toujours une infériorité dans la couleur "esclave", la couleur "Noir de peau"]

Cette première journée à la mémoire de l’esclavage et de ses abolitions constitue une étape très importante pour notre pays. D’autant plus importante que, depuis toujours, l’Outre-Mer a partie liée avec la République et participe à la nature même de notre identité française.

J’ai voulu que tous les pouvoirs publics se mobilisent à l’occasion de cette commémoration, pour signifier la participation de la nation tout entière à cette prise de conscience empreinte de gravité et de fraternité.

Aujourd’hui auront lieu de très nombreuses manifestations publiques. Un hommage sera rendu aux grands hommes, inhumés au Panthéon, qui ont combattu l’esclavage : Toussaint LOUVERTURE, le commandant DELGRÈS, Victor SCHOELCHER. Dans les établissements scolaires, les enseignants organiseront un moment de réflexion et de recueillement dans leur classe. Les chaînes publiques de radio et de télévision proposeront une programmation spéciale [NDLR : FAUX. La presque totalité des chaines n’a RIEN FAIT le 10 mai, une seule émission "Noirs" qui était parfois très ambigüe]. Chaque préfet organisera dans son département une cérémonie en souvenir de l’esclavage. Et le Gouvernement français est représenté à Gorée, au Sénégal, un des lieux de départ de la Traite, Gorée qui a vu tant de souffrances et tant de déchirements.

[NDLR : Pourquoi avoir mélé le Sénégal à cette commémoration NATIONALE ? Pourquoi les actus n’ont parlé que des événements à Bordeaux ou Nantes comme si c’était une problématique régionale ? Pourquoi AUCUNE INFORMATION DE MASSE SUR LES DEUX GRANDS RASSEMBLEMENTS A PARIS ? Les médias ont saboté le rassemblement populaire, ils n’ont relayé que la mise en scène élitiste du théâtre de marionnettes au jardin du Luxembourg.]

Mesdames et Messieurs,

Regarder tout notre passé en face, c’est une des clés de notre cohésion nationale. C’est une force supplémentaire pour notre avenir car c’est la marque de notre capacité à avancer, ensemble. Nous devons regarder ce passé sans concession, mais aussi sans rougir. Car la République est née avec le combat contre l’esclavage. 1794, 1848 : la République, c’est l’abolition.

Nous sommes les héritiers de ces républicains. Nous pouvons être fiers de leur combat pour les droits de l’homme. Aujourd’hui encore, leur engagement nous oblige. Cette première commémoration n’est pas un aboutissement : c’est un début. C’est l’affirmation nécessaire d’une mémoire de l’esclavage partagée par tous les Français.

Quelle que soit notre origine, nous sommes tous réunis par une identité majeure : l’amour de la France, la fierté de vivre ici, le sentiment de la communauté nationale, le respect des lois de la République.

Le combat de la République pour l’égalité, l’unité, la fraternité, la liberté, c’est un combat plus que jamais actuel, à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. Pour que vive la République, il nous faut lutter sans relâche contre tout ce qui peut l’empoisonner. Les discriminations font perdre la foi républicaine à ceux qui en sont victimes. Les discriminations, le racisme, c’est la négation de tout ce que nous sommes, de tout ce qui nous avons construit, de tout ce qui nous fait vivre en tant que Nation.

Pour vaincre les préjugés, il faut lutter contre l’ignorance, contre l’oubli. C’est aussi pour cela que nous avons besoin de cette journée en mémoire de l’esclavage. Pour que cet événement vive dans la durée, il faut maintenant l’incarner dans un lieu de mémoire, de travail, d’échange. Un lieu de recherche, de culture, de fraternité. C’est la mission que j’ai confiée au Professeur Edouard GLISSANT, chargé de préfigurer le futur Centre national consacré à la traite, à l’esclavage et à leurs abolitions.

Il faut également à cette mémoire un lieu symbolique, porté par une œuvre forte. Ici même, au Jardin du Luxembourg, où la Haute Assemblée s’est prononcée le 10 mai 2001, prendra place une œuvre originale commémorant la Traite négrière, l’esclavage et leurs abolitions. Je demande au ministre de la culture d’organiser dans les meilleurs délais un concours public à cette fin.

Mesdames et Messieurs,

La France, c’est l’exigence. Exigence de mémoire, exigence de justice, exigence de vérité et de fraternité. C’est parce qu’elle a toujours porté ce message qu’elle occupe dans le monde une place singulière. Face à l’infamie de l’esclavage, la France a été au rendez-vous, la première. Ce combat, elle continuera à le mener, pour la mémoire et contre toutes les formes modernes de l’oubli ou de l’esclavage.

C’est sa vocation et c’est sa grandeur.

Et, au-delà de ce combat, à travers le souvenir de l’esclavage et de ses abolitions, c’est aussi la diversité française que nous célébrons aujourd’hui. Une diversité, ferment d’unité. Une diversité qui fait notre force et dont nous pouvons et devons être fiers.

Je vous remercie

Jacques CHIRAC

[NDLR : Bien que comportant quelques points criticables, ce discours est historique. Il dit des choses essentielles, en particulier dans les passages mis en gras. Il dit ce que de nombreux OGRES, et de nombreux autres, prêchent dans le désert médiatique depuis deux ans, ou bien plus. Cà n’est qu’un discours, comme Chirac nous a habitué à les faire, souvent sans joindre l’acte à la parole, mais c’est déjà un discours... Et il est regrettable que les actes n’aient pas correspondu à ce discours dès cette journée du 10 mai. On est encore loin du compte, même si ce 10 mai restera historique.]




--

Région Guadeloupe :

Posté le 15.07.2007 par feobus
Région Guadeloupe : compte administratif 2006 en excédent !



La troisième assemblée plénière ordinaire du Conseil Régional de la Guadeloupe s'est tenue lundi dernier à Basse-Terre. Dans un climat de satisfaction, le président de la collectivité régional a abordé plusieurs thèmes, lors de la séance.

Le compte administratif pour 2006, le budget supplémentaire de 2007 et le plan régional de développement des formations (PRDF) étaient ainsi à l'ordre du jour.

Ce qu'il faut retenir c'est que la Région Guadeloupe a renfloué ses caisses. Elle dispose aujourd'hui des moyens nécessaires pour travailler.


Les 186 millions d'euros au budget supplémentaire 2007, intégré au budget primitif de la collectivité, lui offrent un budget total de 555 millions d'euros et tout cela sans pression fiscale ou de recours à l'emprunt. Ce nouveau souffle financier offrira une meilleure visibilité à moyen terme, des engagements pris par le président.


La Région s'est remise sur les rails et désormais souhaite mener à bien son programme pluriannuel. « J'ai mesuré combien les attentes de nos concitoyens sont grandes. Qu'ils soient rassurés de notre volonté intacte d'agir chaque jour avec enthousiasme. » a déclaré Victorin Lurel, le président du Conseil Régional.


A noter tout de même, la perturbation de la séance par les membres du comité des associations contre la pollution au chlordécone qui a entraîné l'adoption du motion par les élus.


Victorin Lurel se fâche contre le gouvernement.

Posté le 15.07.2007 par feobus
Le président de la Région Guadeloupe et secrétaire national du PS accuse le gouvernement de vouloir asphyxier l'Outre-Mer.


Dans un communiqué adressé à la presse, Victorin Lurel dénonce, « les menaces d'asphyxie que fait peser le gouvernement Fillon sur les finances des collectivités locales d'Outre-Mer, structurellement plus fragiles encore que celles de l'Hexagone ».

Il rappelle que le premier ministre a annoncé mardi dernier que les dotations de l'Etat aux collectivités locales, « ne pourraient pas accroître au-delà de l'inflation en 2008 ».

« En Outre-Mer, où les collectivités locales souffrent de ressources financières à la fois inférieure et incertaines par rapport à leurs homologues hexagonales, avec des bases fiscales qui plus est beaucoup plus faibles, une telle décision met en péril la nécessaire remise à niveau des économies ultra-marines » ajoute-til.

Victorin Lurel demande au secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Christian Estrosi « de préciser rapidement aux exécutifs locaux les orientations du gouvernement en matière de financement des collectivités locales ultramarines, et en particulier de financement des zones franches globales que le président de la République a promises dans plusieurs territoires ».


Nicolas Sarkozy est partout

Posté le 14.07.2007 par feobus
Les démissions en cascade au ministère de la justice n’annoncent-elles pas une tempête avant l’orage ? Sommes-nous entrain de nous diriger vers une démission du gouvernement de FILLON 2 ou d’une possible dissolution de l’Assemblée Nationale ?


Si nous nous posons toutes ces questions, c’est tout simplement parce que les langues commencent à se délier, concernant la présence excessive (omnipotent, omniscient...) du chef de l’Etat dans tous les domaines, même dans ceux qui ne lui sont pas directement reservés.

Cette nouvelle façon de gouverner jette un discrédit sur les actions du Gouvernement et donne raison à ceux qui trouvent qu’il devient dans ce cas, une caisse de résonance de l’Elysée. Simplement.

Le malaise est tellement grand au sein de la majorité que, certains envisagent un retour vers les urnes pour se représenter sous d’autres couleurs ou sous leur propre étiquette afin de réduire le champs d’action du Président. Est-il entrain de nous mettre une 6ème République chère à notre député de Saône et Loire, ARNAUD MONTEBOURG, mais, à la manière sarkozienne.

Cette 6ème République qui se dessine nous rappelle les régimes Africains, hérités de la colonisation et du néo colonialisme.

Cet héritage reçu des mains des maîtres et sous leur surveillance n’accepte pas la contradiction en son sein (culte de la personne en charge de la nation).

Cette monarchie naissante commence aussi à faire grincer des dents au niveau européen. Pour celà, il suffit de lire les réactions après la visite de madame Sarkozy en Libye qui était soi-disant privée mais, avait un caractère plutôt officiel. Les autres Européens accusent la nouvelle monarchie de faire cavalier seul sur les problèmes concernant l’Europe entière (les infirmières Bulgares).

Alors la question que nous nous posons est de savoir à quand la convocation des deux chambres à Versailles afin d’officialiser la naissance de cette sixième république (monarchie) chère à notre champion Sarkozy, alias LANCE AMSTRONG.

promouvoir la diversité en son sein de l'armée

Posté le 12.07.2007 par feobus
Un dispositif sera mis en place à la rentrée 2008 pour promouvoir la diversité au sein de l’armée. Suivant les pas d'une société française qui avance (tant bien que mal) vers une plus grande représentation des minorités, l’armée française a semble t-il décidé de s’attaquer au problème.

D’après le journal Libération, (9/07/07), le ministre de la défense Hervé Morin serait entrain de préparer un dispositif favorisant l’accès des "minorités visibles" aux postes de responsabilité au sein de l’armée. Ne voulant pas parler de "discrimination positive", il veut néanmoins promouvoir la diversité en permettant aux jeunes issus de "familles modestes" d’intégrer des grandes écoles militaires du type St-Cyr, qui est la plus connue.

Selon Libération, le modèle qui sera retenu sera celui de l’Essec, la deuxième école de commerce française :

Un tutorat d’élèves de ZEP sera organisé dès 2008, puis le dispositif s’appuiera sur les six lycées qui préparent aux écoles militaires qui préparent aux concours : "Il ne s’agit pas de dégrader les concours d’entrée dans nos écoles, mais de permettre à des jeunes de s’y présenter dans de bonnes conditions, alors qu’ils pensent que ces écoles ne sont pas faites pour eux" a déclaré au quotidien un responsable connaissant le dossier.

Le chef d’Etat-major de l’armée de terre, le général Bruno Cuche interrogé par Libération en septembre 2006, déclarait : [i Je n'ai pas vu au sein de l'armée ce qu’on appelle désormais les minorités visibles. Il est opportun que l’armée soit le plus proche possible de l’image de la nation".

De fait l’armée française a comme l’a rappelé le responsable de son recrutement des "décennies de retard sur les Etats-Unis" où Colin Powell a occupé dès 1989 le plus haut poste de la hiérarchie militaire américaine avant de devenir plus tard secrétaire d’Etat aux affaires étrangères sous George Bush Jr.

En supposant que les effets du dispositif mis en place soient efficaces, les résultats ne seront pas visibles tout de suite puisqu’il faudra attendre selon l’armée l'année 2040 au moins pour qu’un jeune issu de l’immigration puisse espérer devenir chef d’Etat-major des armées. Les observateurs estiment que les jeunes issus de l’immigration représentent environ 15% des effectifs de l’armée française.

Selon deux chercheurs, Catherine Wihtol de Wenden et Christophe Bertossi, auteur du livre "couleurs du drapeau" et cités par Libération, ces jeunes ont du mal à faire reconnaître qu’ils sont français à cause de leur pratique de l’islam, qui est mal vue au sein de l’armée, et du soupçon de "double allégeance" (schématiquement qu’ils ne soient pas fidèles uniquement à la France, mais également à leur pays d’origine).

Décret pour la nomination de Karam

Posté le 11.07.2007 par feobus
J.O n° 155 du 6 juillet 2007
texte n° 5

Décrets, arrêtés, circulaires
Textes généraux
Premier ministre


Décret n° 2007-1062 du 5 juillet 2007 instituant un délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer

NOR: PRMX0759005D




Le Premier ministre,

Sur le rapport de la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales et du secrétaire d'Etat chargé de l'outre-mer,

Vu la Constitution, notamment son article 37,

Décrète :





Article 1


Il est institué auprès du Premier ministre un délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, nommé par décret sur proposition du ministre chargé de l'outre-mer.

Il a pour mission de prévenir les difficultés spécifiques que rencontrent en métropole les Français d'outre-mer et de faciliter leurs relations avec leurs collectivités d'origine.


Article 2


Le délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer apporte son concours au Gouvernement pour la définition des politiques de l'Etat destinées à assurer l'égalité des chances des Français d'outre-mer en matière d'accès au travail, au logement et aux services bancaires. Il en coordonne la mise en oeuvre.

Le délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer contribue au renforcement des liens des Français d'outre-mer résidant en métropole avec leur collectivité d'origine.

Il veille à la reconnaissance et à la diffusion en métropole des cultures d'outre-mer.


Article 3


Le délégué interministériel pour l'égalité des Français d'outre-mer collecte les données et réalise les études nécessaires à l'accomplissement de sa mission.

Pour l'exercice des missions qui lui sont dévolues par le présent décret, le délégué interministériel pour l'égalité des Français d'outre-mer peut faire appel aux services placés sous l'autorité du ministre chargé de l'outre-mer. Il peut également, en tant que de besoin, faire appel aux services des autres départements ministériels et aux représentants de l'Etat dans les collectivités d'outre-mer.

Il travaille en étroite liaison avec les autorités administratives indépendantes et les établissements publics intervenant dans le champ des politiques publiques destinées à assurer l'égalité des chances des Français d'outre-mer.


Article 4


La ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales et le secrétaire d'Etat chargé de l'outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.



Fait à Paris, le 5 juillet 2007.



François Fillon



Par le Premier ministre :



La ministre de l'intérieur, de l'outre-mer

et des collectivités territoriales,

Michèle Alliot-Marie

Le secrétaire d'Etat chargé de l'outre-mer,

Christian Estrosi

Patrick Karam nommé par Nicolas Sarkozy

Posté le 11.07.2007 par feobus
Délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer


Patrick Karam, l'ancien président du Collectif DOM vient d'être nommé au sein du gouvernement par Nicolas Sarkozy.
Son rôle: délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer.
Compte tenu du positionnement du Collectif DOM qui a toujours affirmé se battre pour les "domiens" et pas tous les noirs, la restriction aux outre-marins de son poste est logique.

Cette nomination est une petite surprise dans la mesure où Patrick Karam passait pour être tombé en disgrâce auprès de Nicolas Sarkozy d'après certaines rumeurs.
Il avait, on s'en souvient, démissionné de ses fonctions de président du Collectif DOM pour animer "L'outre-mer avec Sarkozy" qui n'a pas ménagé sa peine pour permettre à Nicolas Sarkozy d'accéder à l'Elysée.
M. Karam n'avait pourtant pas accompagné M. Sarkozy lors de son voyage aux Antilles, et n'avait pas été aperçu lors des réjouissances consécutives à l'élection de Nicolas Sarkozy.

[b]La faute, toujours selon la rumeur, à la nouvelle égérie de Nicolas Sarkozy, Rama Yade.Certaines rumeurs, encore une fois, laissaient entendre, notamment pour le voyage aux Antilles, qu'elle aurait demandé à Nicolas Sarkozy de choisir entre Patrick Karam et elle-même, mettant sa démission dans la balance.[/b]

Quoiqu'il en soit, Patrick Karam rejoint le gouvernement dans un poste dont l'intitulé ressemble furieusement à celui qu'Azouz Begag a occupé pendant 5 ans sans grands moyens ni grands résultats au delà d'une obscure "charte de la diversité" recueil de bonnes intentions.
Patrick Karam aura-t-il plus de moyens? Comme d'autres membres du gouvernement il devrait avoir besoin des services d'administration relevant d'autres ministères. Jugez-en vous-même à partir du communiqué de félicitation envoyé par le Collectif DOM:



Le délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer apporte son concours au Gouvernement pour la définition des politiques de l'Etat destinées à assurer l'égalité des chances des Français d'outre-mer en matière d'accès au travail, au logement et aux services bancaires. Il en coordonne la mise en œuvre.

Pour l'exercice des missions qui lui sont dévolues par le présent décret, le délégué interministériel pour l'égalité des Français d'outre-mer peut faire appel aux services placés sous l'autorité du ministre chargé de l'outre-mer. Il peut également, en tant que de besoin, faire appel aux services des autres départements ministériels et aux représentants de l'Etat dans les collectivités d'outre-mer. »

Decrét de nomination de Patrick Karam





Le Père de Rama Yade parle

Posté le 09.07.2007 par feobus
A défaut d’une Française née à Ouakam comme président de la République (Ségolène Royal), en remplacement de Jacques Chirac, contentons-nous d’une ouakamoise pur jus dans le gouvernement de Sarkozy, pardon, de Fillon. "Beau sang ne saurait mentir", dit l’adage. Commandeur de l’ordre national du Lion, Commandeur de l’ordre du mérite, ancien collaborateur des présidents Mamadou Dia, Senghor et Abdou Diouf, Djibril Yade, l’homme qui a fait le tour du monde avec Papa-Léo et qui dispose d’une valise de médailles, est le père de la Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme en France. Il a accepté de revisiter pour nos lecteurs, le royaume d’enfance de sa fille chérie et homonyme de sa grand-mère : Mame Ramatoulaye Yade.

Ouakam. Il est midi et demi. Le village traditionnel lébou bruit de mille sonorités. Quelques vieilles guimbardes, garées à côté des maisons qui bordent la petite ruelle perpendiculaire à la brigade de gendarmerie de Ouakam occupent en partie la moitié de la chaussée. Un camion transportant du sable marin se gare devant nous et, ainsi, nous obstrue le passage. Il faut patienter. Notre colère ou notre précipitation, son conducteur n’en a cure. Sa devise, "c’est moi avant tout". Le soleil est au zénith. Le ciel un peu menaçant ne fait qu’ajouter un plus de tiédeur, pour ne pas dire de chaleur, au temps qui pousserait le baromètre aux environs des 39°. C’est là où habite le père de notre compatriote, la benjamine du gouvernement français depuis le 17 juin dernier, Mme Rama Yade Zimet. Djibril Yade, c’est son nom. Ancien membre du corps des rédacteurs intendants et secrétaires d’administration qui finira diplomate, le père de la toute nouvelle secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme dans le gouvernement de Fillon est bien connu chez lui. Il suffit de prononcer son nom pour que l’on vous dise : "le père de Rama Yade".
Sa fille est une fierté nationale. Et les passants de vous indiquer sa belle maison rose, recouverte de carreaux de couleur ocre et située à quelques encablures de la brigade gendarmerie de la ville de Samba Bathily Diallo, le peul devenu maire d’une cité léboue, comme Mame Ramatoulaye, la léboue devenue ministre au pays de Marianne, chez les Toubabs. Le teint noir, caractéristique de la plupart des lébous, recouvert d’un beau boubou bazin "bakha", M. Yade, le diplomate, nous reçoit avec beaucoup de courtoisie. Il répond à une interrogation d’une des demi-sœurs de Rama Yade avant de nous laisser guider à l’intérieur de son premier salon, par sa première épouse. Celle avec qui, il a passé 53 ans de compagnie "sincère" parce que consolidée par les liens sacrés du ménage. Après les salamalecs d’usage, Mme Yade nous envoie dans un salon beaucoup plus grand que le premier. Nous y serons rejoints par le maître des lieux qui ne cesse de se confondre en excuses pour le retard apporté au démarrage de notre entretien.

Il est excusé d’avance. Ses deux collègues Moustapha Diaw et Oumar Ly qui ont travaillé dans les ambassades avec lui sous l’aile protectrice de feu Alioune Sène, ancien ambassadeur du Sénégal en Egypte et ancien ministre de la Culture, viennent s’ajouter à nous.

La voix petite, mais tranquille, M. Yade commence à feuilleter, une à une, les pages de sa vie professionnelle. Il fut secrétaire particulier du Grand Maodo Mamadou Dia en 1960, avant de jouer le même rôle auprès de Senghor, mais, a aussi, été de 1963, année de son détachement aux Affaires étrangères, à 1964, à l’Ambassade du Sénégal au Congo-Léopoldville (actuel Rdc ou Congo Zaïre), de 1964 à 1973, en Egypte avec compétence sur le Liban, la Libye, la Syrie... Il reviendra en 1974 à Dakar pour occuper le poste de chargé de mission auprès du ministre des Affaires étrangères, M. Abdou Karim Gaye. Il entrera, plus tard, dans le cabinet de Senghor qu’il ne quittera plus jusqu’à sa retraite en 1991, et son retour définitif à Dakar, laissant celle qui devait devenir la benjamine du gouvernement français aux côtés de sa mère à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, en France. Appelé à se prononcer sur le choix porté par la France sur sa fille, M. Yade remerciera d’abord le bon Dieu avant de s’exclamer : C’est le destin. Je ne suis pas content parce que ce choix est porté sur ma fille, mais pour le fait qu’il soit porté sur la peau noire. Ce n’est ni moi ni sa mère, mais Dieu qui lui a donné cette distinction. Ce n’est pas donné à n’importe qui, en Europe en général et, principalement, en France de devenir ministre. Mais cela ne me surprend pas beaucoup. Elle est brave et a fait de bonnes études. En vérité, née à la clinique Yamilé, près de la Grande Cathédrale de Dakar, le 13 décembre 1976, Rama est allée en France quand, Senghor m’a demandé de venir en France travailler chez lui. C’était juste après sa retraite de président de la république quand il est allé vivre à Verson. Sa mère, Aminata Kandji venait de sortir de l’Ens, mais comme décisionnaire et non fonctionnaire. Cela m’a énervé, mais vu ma proximité avec le Chef de l’Etat, je ne voulais pas faire de bruit, alors je suis partie avec elle en France dans l’optique qu’elle puisse continuer ses études. Et c’est ce qu’elle a fait, alignant plusieurs Dea". Votre fille parle d’un tryptique qui a rythmé sa vie : enfance heureuse au Sénégal, enfance paisible à Colombes et vie scolaire riche à Colombes. Qu’en pensez-vous ? "Elle a raison. Elle a passé une enfance heureuse au Sénégal, une vie bourgeoise à Colombes. Une de ses petites sœurs est née à l’hôpital militaire de Neuilly-sur-Seine. A notre arrivée en France, je l’ai inscrit à l’école publique Jean-Jacques Rousseau dans le 18ème. Puis, j’ai préféré les amener à une école privée catholique Jean de la Fontaine à Colombes. Nous étions la seule famille noire de cette ville à cette époque. Elle était brillante à l’école. D’ailleurs, `vous me donnez l’occasion de lever un amalgame. Sa mère Aminata Kandji est toujours mon épouse. Donc, nous ne sommes pas séparés.

Il y a seulement quatre jours qu’elle a quitté le Sénégal. Je l’ai raccompagné jusqu’à l’aéroport". Quant à la filiation de Khombole de Rama Yade, son père rappelle qu’elle porte le nom de ma grand-mère Mame Ramatoulaye Yade. C’est plutôt ses grands parents maternels qui sont de Khombole. Principalement, sa grand-mère Aminata Fall, la mère d’Aminata Kandji, ma seconde épouse. Je ne les ai jamais abandonnés, même si compte tenu du changement de mon statut, avec ma retraite en 1991, ce fut dur. C’est indéniable. Mais en prévision de cette nouvelle situation, je leur avais laissé des meubles de 10 millions de francs de valeur à vendre à chaque fois qu’ils en sentaient le besoin. Sa mère en sait quelque chose. Rama et ses sœurs sont toutes, mes amies comme le demi-frère Salla Yade qui est délégué médical à Angoulême, après de bonnes études à Lyon. En 1991, je me suis engagé dans les affaires avec l’ancien ministre ivoirien Mohamed Diawara qui a fini en prison après. C’était le pétrole, mais cela m’a ruiné. A Paris, sa mère Aminata Kandji a obtenu plusieurs licences et Dea. Je la remercie beaucoup de m’avoir supplée dans l’éducation des enfants. Contrairement à la rumeur, on est encore mari et femme. On s’est appelé, il y a moins d’une heure. Rama est brave.

Elle est entrée major à Hypokhâgne et est sortie major de l’Iep de Paris. Elle a fait son stage chez mon ami Famara Ibrahima Sagna au Conseil économique et social du Sénégal, avant sa dissolution. Rama vient d’envoyer un exemplaire de sa monographie : "Noirs de France", avec une dédicace à son oncle Famara. Je rappelle qu’elle fut aussi la meilleure de sa classe en Allemand. On me rapporte que même dans les ascenseurs, elle étudiait. Militante des grandes causes, elle est membre de plusieurs clubs comme Averroès et 21ème siècle. Comme elle, ses sœurs sont aussi studieuses. Bineta Yade vient d’avoir sa licence. Seynabou (21 ans), la plus petite aussi était candidate à la licence". Drapé dans son beau boubou, M. Yade, s’aide de la main droite qu’il agite pour se remémorer de quelques pans de son histoire enfouie dans sa mémoire, mais que les archives nichées dans sa grande maison constituée d’un étage à plusieurs compartiments (qui lui servent de bureau ou de bibliothèques), lui ont permis de sauver de l’oubli. Parlant de la mère de Rama Yade, son père dira qu’elle est très pieuse. "Elle connaît mieux que moi, la mosquée de Paris". Et dans ce cas, comment le mariage de Rama avec un chrétien a-t-il été possible. Comme devant une question-colle, M. Yade se perd... Il se tait longtemps et poursuit : "Vous savez, elle est majeure".


Et de poursuivre : "En France, la majorité sert à quelque chose. Mais ce qui est important c’est qu’elle est heureuse de son ménage et est contente de son mari Joseph Zimet qui serait son ex-camarade de promotion". A quand le retour de l’enfant prodige, ne serait-ce que pour quelques jours de vacances ? Et comment sera-t-elle accueillie ? M. Yade, très versé dans la religion musulmane et au visage qui rappelle celui du Dr Oumar Ndoye de la Dass à la mairie de Dakar, dont il dit être son cousin germain, de répondre du tic au tac. "Elle parle de venir en juillet prochain. Et en ce moment, je l’accueillerai comme j’accueille mes enfants". Se prononçant sur la diplomatie sénégalaise, M. Yade laissera entendre que "dans l’ensemble, la diplomatie sénégalaise est merveilleuse.

Nous sommes enviés par tout le monde". Et il pointe son doigt sur ses amis Diaw et Ly qui ont tout fait pour le Sénégal, et qui méritent encore des choses dans ce pays. Il n’oubliera pas de saluer des amis comme Rawane Mbaye, Mbaye Jacques Diop, Ibra Déguène Kâ et Doudou Sall Diop

Le FN est-il raciste ?

Posté le 07.07.2007 par feobus


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Le Parti de tous les Français ????

Posté le 07.07.2007 par feobus


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