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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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08.08.2008
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Politique

L'épouse de Barack Obama démissionne ...

Posté le 15.06.2007 par feobus
CHICAGO (AP) - L'épouse de Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine 2008, a démissionné mardi du conseil d'administration d'un fournisseur des supermarchés Wal-Mart. Sa position avait valu des critiques à son mari en raison d'interférences présumées avec sa campagne.

Michelle Obama a expliqué sa démission du conseil d'administration de la société TreeHouse Foods par les exigences croissantes de la campagne de son époux. Son poste avait été source de débats en raison du soutien du sénateur de l'Illinois à une campagne emmenée par les syndicats pour changer les conditions de travail chez Wal-Mart, chaîne géante de supermarchés aux Etats-Unis.

"Mes engagements de campagne continuant de se multiplier, il me devient plus difficile de me concentrer tel que je le souhaiterais sur mes responsabilités professionnelles", a affirmé Mme Obama dans un communiqué.

Michelle Obama siégeait depuis 2005 au conseil de TreeHouse Foods, qui lui a versé 51.200 dollars (38.055 euros) l'année dernière, selon la déclaration des revenus 2006 du couple Obama.

TreeHouse Foods a indiqué que sa démission n'était pas liée à un quelconque désaccord avec la compagnie. TreeHouse Foods fournit diverses denrées à plusieurs chaînes de magasins aux Etats-Unis. Wal-Mart était son principal client l'année dernière.

Comme d'autres candidats à l'investiture démocrate, Barack Obama a critiqué la politique salariale et sociale de la direction de Wal-Mart et a soutenu l'année dernière le mouvement WakeUpWalMart.com, soutenu par les syndicats, qui milite pour une amélioration des conditions de travail dans l'entreprise. AP




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Colin Powell conseille Barack Obama

Posté le 15.06.2007 par feobus
WASHINGTON (AP) - L'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell a prodigué des conseils en matière de politique étrangère à Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2008.

Bien qu'ayant servi sous les ordres de deux présidents républicains -comme chef d'état-major interarmes sous George Bush père puis secrétaire d'Etat sous George W. Bush- Colin Powell a expliqué dimanche qu'il était encore trop tôt pour savoir s'il soutiendrait le candidat républicain en 2008.

"Je soutiendrai la meilleure personne que je puisse trouver pour diriger ce pays", a-t-il commenté lors de l'émission "Meet the Press" sur NBC. Colin Powell a dit avoir déjà rencontré à deux reprises Barack Obama, sénateur de l'Illinois.

"Cela fait longtemps que je suis ici et je connais tous ceux qui se présentent. Je me rends disponible pour discuter de questions de politique étrangère et de sujets militaires avec qui souhaite parler avec moi".

Colin Powell a dit ne pas vouloir briguer de mandat électif mais a paru moins certain de ne pas retourner à un poste au sein de l'administration. "Je ne l'exclurais pas. Je ne suis pas du tout intéressé par la vie politique si vous voulez dire, vie politique d'un élu. Cela n'a pas changé. Mais je garde toujours les yeux et les oreilles ouverts si on demande mes services".

Barack Obama dans les pas de Lincoln

Posté le 15.06.2007 par feobus
Le sénateur noir, prétendant démocrate, a lancé samedi sa candidature à la Maison-Blanche pour « changer l'Amérique », revendiquant l'héritage du président qui avait aboli l'esclavage, à la veille du 198e anniversaire de sa naissance.


UNE LONGUE file d'attente piétine dans le froid polaire. Beaucoup de jeunes, une majorité de Blancs, on croirait le public d'un concert en plein air.


Mais c'est une star de la politique qui suscite cette foule. En ce samedi matin glacial, des milliers d'Américains et des centaines de journalistes ont envahi Springfield, tristounette capitale de l'Illinois, pour assister à un moment qui pourrait marquer l'histoire : Barack Obama, 45 ans, troisième sénateur noir depuis la guerre de Sécession, annonce sa candidature à la présidence des États-Unis. « Vous n'êtes pas venus seulement pour moi, dit-il à ses partisans accourus de partout. Vous êtes venus parce que vous croyez en ce que ce pays peut devenir. » Le ton est sobre, le thème du « changement » méthodiquement martelé : comme Abraham Lincoln, « nous avons la conviction inébranlable qu'en dépit des obstacles, ceux qui aiment leur pays peuvent le changer », dit-il.

Barack Obama se place sous le patronage du 16e président des États-Unis, parti comme lui de l'Illinois il y a près d'un siècle et demi avec une expérience politique modeste, et qui transforma l'Amérique en abolissant l'esclavage et en sortant vainqueur de la guerre de Sécession. Comme Lincoln, le sénateur n'a siégé que huit ans au Parlement de l'État et deux ans au Congrès de Washington. « Je reconnais qu'il y a un côté présomptueux, une certaine audace dans ma démarche », dit-il. Dans l'assistance, Justin, 20 ans, étudiant en histoire, applaudit : « C'est le candidat le plus authentique. »


Le prétendant démocrate s'exprime sur les marches de l'ancien Capitole de Springfield, où son illustre prédécesseur républicain avait prononcé en 1858 un discours historique contre l'esclavage : « Une maison divisée ne peut survivre, avait dit Lincoln. Ce gouvernement ne peut rester éternellement à demi-esclave et à demi-libre. » Pour Obama, partir d'ici à la conquête de la Maison-Blanche, c'est un signal en direction de la communauté afro-américaine, qui ne l'a pas totalement adopté. Mais, lorsqu'il apparaît sur l'estrade avec son épouse, Michelle, brillante juriste de 43 ans, et leurs filles Malia, 8 ans, et Sasha, 5 ans, on pense plutôt à un portrait de la famille Kennedy. Cette aura constitue un atout crucial pour Barack Obama, qui n'a de meilleur argument de campagne que le récit de sa vie. C'est ainsi qu'il avait surgi sur la scène politique nationale en 2004 durant la convention démocrate. C'est encore le socle sur lequel il entend fonder sa campagne.

Né à Honolulu d'un père kenyan et d'une mère blanche du Kansas, il a passé son enfance entre l'Indonésie et Hawaï. De Harvard, où il fut le premier Noir élu président de la prestigieuse Harvard Law Review, à ses débuts comme travailleur associatif dans les quartiers pauvres de Chicago, son histoire personnelle réalise la synthèse de plusieurs Amérique qui ne se croisent jamais.

Dans sa première autobiographie, Dreams From My father (Rêves de mon père), il raconte son incompréhension de la rage identitaire des Noirs du ghetto. Cela conduit des leaders de la communauté afro-américaine à dire qu'il n'est « pas assez noir ». Inversement, le public blanc ne semble avoir aucune difficulté à s'identifier à lui. « Il se peut que j'aie des qualités et une expérience uniques », dit Obama. Il se voit comme un « unificateur » et croit au pouvoir de la politique. Samedi, il a rappelé « les défis d'aujourd'hui : une guerre sans fin, une dépendance au pétrole qui menace notre avenir, des écoles où trop d'enfants n'étudient pas, des familles qui galèrent d'un bulletin de salaire à l'autre tout en travaillant aussi dur qu'elles le peuvent ».

Dans une campagne qui promet d'être dominée par l'Irak, le sénateur part avec une longueur d'avance sur ses six concurrents démocrates. En octobre 2002, il s'était opposé aux projets de George Bush avec une éloquence qui a résisté au temps : « Je ne suis pas contre toutes les guerres, disait-il alors, je suis contre les guerres stupides. » Pour Hillary Clinton, qui vota en faveur de l'invasion, cette clairvoyance est une cause d'embarras.

C'est surtout dans la manière de faire de la politique qu'Obama peut apporter le changement : « J'écoute les gens et je leur accorde le bénéfice du doute », explique-t-il. Même ses adversaires lui font crédit de son ouverture d'esprit. « Comment ne pas l'apprécier ?, s'interroge Jim, 28 ans, venu exprès de Chicago. Il est intelligent, réfléchi, il ne prétend pas tout savoir, promet de bien s'entourer : ça nous changera de Bush ! » Encore faut-il qu'il soit élu, et cela passe d'abord par une victoire dans les primaires démocrates. Obama part à la traîne de Hillary Clinton, dans les sondages comme sur le montant de sa cagnotte.

Mais des vedettes de Hollywood et des magnats de la finance commencent à lui ouvrir leur portefeuille et leur carnet d'adresses. « Les Américains vont s'apercevoir de ce que j'ai toujours su, promet sa femme Michelle : c'est un homme extraordinaire, né pour commander. »

Barack Obama, itinéraire d’un homme à part

Posté le 15.06.2007 par feobus
Le 10 février dernier, Barack Obama a annoncé sa candidature à la Maison-Blanche. La nouvelle égérie des médias a l’occasion de devenir le premier président noir des USA. Périple atypique d’un personnage qui a rendez-vous avec l’Histoire.

Et dire qu’il était inconnu il y a encore trois ans ! Barack Obama est devenu, depuis, un phénomène médiatique outre-atlantique. Une déferlante sans doute due au charisme et au discours nouveau de celui que la presse américaine compare déjà à John F. Kennedy et à Martin Luther King. Un effet de mode qui n’en est qu’à ses débuts puisque le sénateur de l’Illinois a récemment officialisé sa candidature à la présidentielle de 2008. Son histoire personnelle et son parcours dignes d’Hollywood permettent à l’homme de prétendre devenir le premier noir, président des Etats-Unis.


L’homme multi-cultures
Né d’un père kenyan, venu obtenir ses diplômes en Amérique, et d’une mère originaire du Kansas, Barack Obama a passé son enfance entre Hawaï et Djakarta. Cette double culture afro-américaine est souvent vue comme une force pour rassembler un pays divisé par le poid de son Histoire.
Il passe quatre ans en Indonésie, où son beau-père était en poste, et étudie un an dans une école coranique. Ce qui lui permet, contrairement à l’administration en place, de comprendre parfaitement le monde Islamique. A l’âge de 10 ans, le petit Obama revient à Hawaï, chez ses grands-parents maternels, afin de suivre le cursus scolaire américain. Longtemps, il souffre de son métissage ce qui ne l’empêche pas de suivre, malgré tout, de longues et brillantes études. Il rejoint l’université Columbia à New York et obtient un diplôme en science politique et en relations internationales.
Obama s’installe alors à Chicago et se convertit au Christianisme. Il travaille dans la finance la semaine et comme animateur social auprès des populations noires défavorisées le week-end. Sur un coup de tête, il reprend ses études (en droit), entre à la prestigieuse Harvard School et devient le premier rédacteur en chef noir de la célèbre revue de l’école. A l’issue de ces trois ans, il rentre à Chicago. Courtisé par les meilleurs cabinets de l’Illinois, il décide de se spécialiser dans la défense des victimes de discriminations raciales. Ce qu’il fera jusqu’en 2005.


De Chicago à Washington
Même si dès 1992, il rejoint les rangs démocrates et milite activement en faveur de Bill Clinton, Barack Obama n’entre en politique qu’en 1996. A seulement 35 ans, il est élu au Sénat de l’Etat de l’Illinois dans la circonscription du quartier le plus pauvres de Chicago. Il est l’un des rares hommes politiques américains à s’afficher contre la guerre en Irak en affirmant « ne pas être contre toutes les guerres mais être contre les guerres idiotes ».
C’est à Boston lors de la Convention du Parti Démocrate le 27 juillet 2004, que Barack Obama commence son ascension dans la vie politique nationale. Ce jour- là, il relègue le candidat John Kerry au second plan. Sur l’estrade, il évoque ses deux origines culturellement éloignées et se présente comme l’incarnation du rêve américain. « Dans un pays où on garde l’espoir d’avoir une place même quand on a un nom « bizarre » ». Quatre mois plus tard, il est élu au Sénat des Etats-Unis (avec 70% des voix !) et dès lors il ne va cesser d’occuper le champ médiatique.



Depuis son élection au Sénat, à Washington, Obama est presque omniprésent dans les médias américainsA Springfield, lors de l’annonce de sa candidature, il a rappelé sa volonté de mettre un terme à « une guerre sans fin », d’en finir avec la dépendance à l’or noir qui menace l’avenir de notre planète et de lutter contre l’échec scolaire. Même s’il n’est pas le favori de l’élection interne du Parti Démocrate (Hilary Clinton tient toujours la tête dans les sondages), il semble d’ores et déjà acquis que si son camp l’emporte, Barack Obama deviendra vice-président des Etats-Unis.



Barack Obama, le Noir qui monte au firmament

Posté le 15.06.2007 par feobus
À 45 ans, le sénateur de l'Illinois, qui compte sur l'attrait de la nouveauté, attend son heure.


« AVEC un nom pareil, il est foutu. » Kris Schultz se souvient de la première fois où elle a entendu parler de Barack Obama, en 2002. Consultante politique, elle plaignait sa collègue qui travaillait pour un candidat au Sénat dont le nom rimait avec Oussama. De l'avis général, quelqu'un dont le patronyme ressemblait à celui du commanditaire des méga-attentats du 11 septembre 2001 n'avait aucune chance de faire carrière en politique.


Deux ans plus tard, Barack Obama était élu sénateur, haut la main. Et aujourd'hui, Kris Schultz, qui a travaillé pour Al Gore en 2000, consacre, bénévolement, tout son temps à « Run Obama », un site Internet dont l'objectif est de convaincre le sénateur de 45 ans de se présenter aux présidentielles de 2008.


Une pétition recueille déjà 16 000 signatures. « On a organisé une soirée de levée de fonds », raconte-t-elle. Les dollars ramassés ont servi à financer un spot télé pressant Obama d'entrer dans la course à la Maison-Blanche. La publicité a été diffusée pendant les vacances de Noël sur les trois chaînes de télévision d'Honolulu : Barack Obama passait ses congés à Hawaii, où il est né.


« Je ne veux pas sembler mièvre, mais il dégage quelque chose de quasi spirituel de lui », avance Kris Schultz. Aux États-Unis, les médias ont trouvé un mot pour cet engouement : l'« obamania ». Ses deux livres sont en tête des ventes, un site Internet, Obamarama, suit ses faits et gestes, et sa virée en décembre dans le New Hampshire, État clé des primaires présidentielles, a charrié tous les journalistes politiques, comme si la campagne de 2008 battait déjà son comble.


Le vent de l'« obamania » se lève le soir du 27 juillet 2004. Devant les délégués démocrates rassemblés pour la Convention du parti, ce grand Noir inconnu tient un discours de réconciliation politique. Il n'y a pas « une Amérique rouge » des républicains et « une Amérique bleue » des démocrates. « On prie aussi dans les États bleus », dit-il et « on a aussi des amis homosexuels dans les États rouges », ajoute-t-il, cassant les stéréotypes socioculturels américains. Fils d'un étudiant kenyan marié à une fille de Blancs du Kansas qui partageaient « une foi infinie dans les possibilités de ce pays », il projette sur scène une image d'une Amérique multiraciale nettoyée de ses tensions, comme un Tiger Woods de la politique.


Des études à Harvard


Obama n'a pas le profil classique de l'homme politique noir. Il n'est pas issu du mouvement des droits civiques ou de l'Église. Fils d'un Africain, il a, comme son père, étudié à Harvard. Si sa femme, Michelle, passée elle aussi par Harvard, est une Noire de Chicago, son parcours à lui est plus proche de celui des immigrants que des Noirs américains. Il a grandi à Hawaii. Sa mère s'est remariée avec un Indonésien et il a des demi-frères et soeurs sur plusieurs continents. Dans son premier livre, Dreams from My Father, publié en 1995, il raconte que plus jeune, il était mal à l'aise lorsqu'un ami noir enrageait contre le racisme de la société blanche : « Nous n'étions pas dans le sud raciste, nous ne vivions pas dans des HLM sans chauffage d'Harlem ou du Bronx, mais à Hawaii. » Dans son dernier livre, The Audacity of Hope, il revient sur ces difficultés à se situer politiquement : « pas facile d'être un candidat noir », écrit-il.


Après des études de sciences politiques et de relations internationales, il va à Chicago travailler dans les quartiers en difficulté. Il reprend des études à Harvard, où il devient le premier Noir à présider la Harvard Law Review. À son retour en Illinois, il travaille pour un cabinet d'avocats et enseigne le droit. Il exerce trois mandats locaux, tente en 2000, sans succès, de se présenter au Congrès, avant de briguer un poste de sénateur d'Illinois, qu'il décroche en 2004 avec 70 % des voix.


Une victoire qu'il attribue à des coups de chance : un rival dont la candidature avait implosé après un scandale sexuel, un autre qui, chose rare aux États-Unis, ne l'attaqua jamais dans ses publicités. Barack Obama aime atténuer ses mérites. Dans son livre, il tourne en dérision la loi tacite « qui veut que mon nom dans un article soit précédé des mots»étoile montante* ». Il dit se méfier de l'engouement dont il bénéficie, conscient de « la rapidité à laquelle le processus peut s'inverser ».


Mais pour ses fans, s'il est allé dans le New Hamsphire, c'est bien qu'il songe à la présidence. Obama nourrit les rumeurs avec plaisir. En décembre, la chaîne de sport ESPN promet une grande annonce de sa part. « Ce soir, j'ai décidé de faire taire les doutes... déclare-t-il, très solennel, et je voudrais annoncer à Chicago et à l'Amérique que je suis prêt... » à soutenir l'équipe des Bears. Et de conclure sa parodie en enfilant la casquette de l'équipe de football local !


Rafraîchir le paysage politique


Obama refuse de commenter l'idée d'une candidature d'Hillary Clinton en 2008. Sa fan Kris Schultz suit la consigne. Elle se contente de dire que son candidat apporte « une nouvelle perspective » et qu'il faut rafraîchir le paysage politique. Les pro-Hillary font valoir qu'Obama, au Sénat depuis deux ans, manque d'expérience. Kris Schultz répète ce qu'avait répondu le sénateur à un journaliste : « Donald Rumsfeld et Dick Cheney avaient les meilleurs CV de Washington, et ils sont à l'origine du fiasco irakien. »


« Son inexpérience peut être un avantage, c'est l'attrait de la nouveauté », souligne le consultant démocrate Hank Sheinkopf. Élu en 2004, Obama a, notamment, échappé au vote de 2002 donnant au président Bush les pouvoirs d'envahir l'Irak. À l'époque, il avait critiqué « une guerre stupide ».

Atouts et handicaps de Barack Obama

Posté le 15.06.2007 par feobus
Barack Hussein Obama, candidat à la primaire démocrate pour l’élection présidentielle 2008, est le premier Noir américain capable d’être élu président pour le compte des démocrates.


Face à lui, la sénatrice de New York et femme de l’ex-président américain Bill Clinton, Hillary Rodham Clinton.


Obama, jeune sénateur démocrate (46 ans) a plusieurs atouts à son arc.


Élu très largement au poste de sénateur de l’Illinois (poste précédemment occupé par Peter Fitzgerald, républicain), sa jeunesse est un handicap et un atout. Face à Hillary Rodham Clinton considérée par une partie de l’opinion américaine comme la femme de William Jefferson Clinton, plutôt rigide et considérée par une bonne partie du parti démocrate comme trop à droite, Obama est lui considéré comme trop à gauche pour la population américaine.


1. Les atouts d’Obama Barack


Obama s’est prononcé contra la guerre en Irak, même s’il fut critiqué lors de cette prise de position. Aujourd’hui, une majorité d’Américains sont pour la sortie des États-Unis de la guerre irakienne (59% sont favorables à la proposition de loi proposant un retrait des Américains en Irak avant 2008 selon une enquête de CBS News). Face au refus d’Obama d’engager les Américains dans un conflit meurtrier en Irak, Hillary Rodham Clinton a appelé à voter pour l’intervention américaine. Même si Hillary Clinton considère que les États-Unis s’engouffrent dans une guerre interminable, son image en a pris un coup.


Le second atout de Barack Obama est sa réussite. Il est le modèle de « l’american dream ». Issu d’un père d’origine kenyane, Obama a su se faire un nom et une place dans l’opinion américaine. Étudiant en Indonésie, puis à Hawaï (où il est né), Obama fera plusieurs métiers comme animateur de jeunes dans les quartiers défavorisés. Après une scolarité normale, il réussira Harvard et deviendra le premier Noir américain à diriger la Harvard Law Review, prestigieuse revue de droit américain. Contrairement à Obama, le destin d’Hillary Clinton est bien différent.


Issue d’un milieu aisé, son père était importateur dans le textile, Hillary Clinton est très pieuse dès son très jeune âge. Fréquentant l’église méthodiste, elle fréquente les cercles républicains pendant de nombreuses années. Diplômée de Yale, dont elle dirige la Yale Review of Law and Social Action, elle s’engage dans le camp démocrate quand elle connaît son mari, le futur 42e président américain.


Obama, même s’il est plébiscité par beaucoup d’Américains, a quatre handicaps : il est noir, d’origine musulmane, pour le mariage homosexuel et pro-avortement.


Les positions très « à gauche » du candidat démocrate sont vilipendées par les partisans d’Hillary Clinton et par le camp républicain. En effet, les partisans d’Hillary Clinton montrent une image plus libérale de leur candidate, plus modérée que les républicains mais aussi plus conservatrice qu’Obama. Sur le mariage homosexuel, H. Clinton y est hostile comme une majeure partie des Américains, ainsi qu’au droit d’avorter, où le lobby pro-vie est puissant.


L’origine noire et musulmane d’Obama sont aussi deux handicaps. Les États sudistes (dont le Texas et le Missouri) sont toujours dans la phase de la guerre de Sécession. Quand J.F. Kennedy fut élu sur un programme favorables aux droits civiques américains, il dut prendre L. B. Johnson comme vice-président pour faire balancier, Johnson étant un Texan plutôt conservateur sur les droits civiques.


Obama est sûr de l’emporter dans les États du Nord, mais Hillary Clinton ferait une meilleure candidate que lui, du fait qu’elle est plus conservatrice, blanche et surtout une femme. Ses partisans pensent que si le parti démocrate veut l’emporter en 2008, il ne faut pas qu’il choisisse un Noir comme candidat par peur de perdre les voix des États sudistes.


Obama, d’origine musulmane, fait l’objet en ce moment d’une campagne de diffamation de la part du parti républicain. En effet, les partisans de G.W. Bush (qui ne pourra pas de présenter en 2008, du fait de la limitation de mandat), font référence à son second prénom : Hussein, en le comparant à Saddam Hussein, ancien dirigeant de « l’axe du mal ». Depuis le 11 septembre et les attentats du WTC, les Américains sont divisés sur l’avis qu’ils doivent avoir et l’engagement des États-Unis dans la politique arabe. Malgré le fait qu’Obama se soit converti depuis plusieurs années à Église unie du Christ, une église protestante, le fait d’être d’origine musulmane reste un handicap. Certains républicains voient cette conversion non pas comme une conversion sincère, mais plutôt comme un acte carriériste pour permettre au sénateur de l’Illinois d’être un jour élu à des responsabilités suprêmes.


Même si Barack Obama n’est pas élu 44e président des États-Unis, il faudra que le parti démocrate prenne en compte ce jeune espoir noir-américain, pour éviter de se couper d’une base noire déçu de la politique. Si Obama est élu, cela sera l’aboutissement suprême de « l’american dream » d’un enfant d’immigré devenu le tout puissant président de la nation la plus puissante du monde.


2. Les handicaps.


L’Amérique, malgré quelques zones géographiques, reste un État très conservateur. Même si l’État est séparé de l’Église, l’Église, qu’elle soit catholique, méthodiste (église d’Hillary Clinton), ou plus généralement protestante, tient une place importante dans la Constitution américaine (le symbole le plus connu est la devise : « In god we trust » qui apparaît sur la monnaie américaine comme dans les courts de justice américaine).

Kwame N'Krumah

Posté le 14.06.2007 par feobus
Il fait ses études en Angleterre et aux États-Unis d'Amérique. En 1945, il participa à l'organisation du Congrès panafricain. Il retourne au Ghana en 1947 et devient secrétaire général du parti indépendantiste, l'UGCC (United Gold Coast Convention). Il quitte l'UGCC pour fonder un autre parti : la Convention People's party (CPP).

Souhaitant l'indépendance , N'Krumah appelle au boycott et à la désobéissance civile, ce qui lui valut d'être emprisonné par les autorités britanniques jusqu'en 1951.

En 1957, la Côte-de-l'Or est la première colonie à obtenir son indépendance après le Soudan (1956). En 1960, N'Krumah devient le premier président du Ghana. Président, il est à l'origine de la première conférence des États Indépendants d'Afrique puis il participe à la rédaction de la charte de l'OUA (mars 1963). Il veut être à la tête du mouvement panafricain : il plaide pour une Afrique unie transcendant les Etats et il s'efforce de rester fidèle à l'esprit de Bandung mais son charisme panafricain est discrédité quand il se déclare président à vie et choisit de fermer ses frontières avec tous les États voisins. En 1966, alors qu'il est en voyage en Chine, il est évincé du pouvoir par des militaires.

Je suis une femme, jeune, noire et musulmane."

Posté le 09.06.2007 par feobus
Pourquoi avoir écrit ce livre ? Qu'est-ce qui vous en a donné l'envie ?

L'idée est venue du Président des éditions Calmann-Lévy, Jean-Etienne Cohen-Seat. Après que j'ai écrit une tribune en août 2005 sur les incendies parisiens dans Le Monde, il s'est dit touché par mon article et m'a proposé d'écrire un livre sur la situation des Noirs en France. C'est mon premier livre.

A qui s'adresse votre livre en premier lieu ?

Je crois qu'il s'adresse à la fois aux Blancs et aux Noirs, si je peux dire. Les Blancs pour qu'ils comprennent ce que les Noirs leur apportent et comment leurs réactions à la vue d'un Noir peuvent avoir de grandes conséquences ! Les Noirs, pour les inviter à sortir de la victimisation et à se battre, malgré les difficultés !

Quand vous dites "Noirs de France", ça fait référence à qui exactement ? Une communauté très définie ou pas ?

Si vous lisez le sous-titre, vous verrez que je parle des Français d'origine africaine et des Antillais, regroupés sous le nom d'Afro-antillais. Encore une fois, ils ne constituent pas un groupe homogène : étant des êtres humains comme les autres, ils sont traversés par de nombreux clivages sociaux, culturels, religieux, etc. Il n'empêche qu'ils se retrouvent ensemble sur la question des discriminations.


Contrairement à la communauté asiatique, par exemple, la communauté noire est loin d'être soudée. Qu'en pensez-vous ?

Ce n'est pas faux. Et j'ai envie de vous répondre : et alors ? Il n'y a pas besoin de constituer une communauté soudée pour agir. Et les Noirs occupent aujourd'hui le devant de la scène et font parler de leurs préoccupations malgré cette absence de communauté soudée. Alors que les Asiatiques, aussi soudés soient-ils, ne se font pas entendre. Ce qui peut paraître une bonne chose mais également me sembler assez inquiétant ! Le jour où les jeunes asiatiques se réveilleront et se mettront à revendiquer des choses, on aura des surprises !



Pensez-vous qu'il existe une différence de considération, en France, entre des noirs antillais et des noirs africains ?

Question pertinente et peut-être taboue ! Mais je suis convaincue que vous avez raison ! C'est vrai que lorsqu'un raciste croise un Noir, il ne va pas se demander si le Noir en question est un Antillais ou un Africain : s'il a envie de l'insulter, il le fera sans distinction de l'origine géographique. D'un autre côté, il est également vrai que l'Antillais, c'est encore la République, autrement dit, un certain type de "civilisé" si je puis dire ; alors que l'Africain charrie toujours des préjugés de barbarie liés à l'image négative de l'Afrique dans l'opinion et les médias !

"La solution la plus viable et la plus rapide contre le racisme, c'est la discrimination positive"

A votre avis, les discriminations les plus fortes touchent qui, en France ?
Un Arabe vous dira certainement qu'à cause de l'Islam et des préjugés liés au monde musulman, les Arabes sont les plus discriminés. Un Noir vous dira que ce sont les Noirs qui sont les plus discriminés. Je crois que la vérité ne saurait être toute noire ou toute blanche ! Il vaut mieux ne pas rentrer dans ce type de concurrence victimaire : la violence d'un acte raciste ou discriminatoire est la même, que l'on soit Arabe, Noir, Asiatique ou... Breton !


Pourquoi, à votre avis, y a-t-il tant de gens indifférents ou méprisant à l'égard des Noirs ?

Je pense qu'il y a une série de raisons qui remontent à très loin. Il y a, d'abord, les penseurs chrétiens, qui, au mépris de ce que dit la Bible, ont fait prévaloir l'idée que les Noirs sont inférieurs. Il y a aussi le souvenir de l'esclavage et de la colonisation qui continue à créer une hiérarchie implicite entre Noirs et Blancs. Quant à la responsabilité des hommes politiques, elle peut être mise en cause si leur action porte uniquement sur les Noirs immigrés. Or, tous les Noirs ne sont pas immigrés (par exemple les Antillais) !

Quelles sont les conséquences de ce manque de considération, de ces discriminations, voire de ces humiliations pour les jeunes Noirs de France ?

Les conséquences sont dramatiques, le gâchis est immense ! Le taux de chômage de ces populations est plus élevé que la moyenne ; ils sont ghettoïsés sur le plan du logement et l'échec scolaire n'est jamais loin ! Au final, à quoi aboutit-on ? A des jeunes Noirs qui n'arrivent pas à se sentir français. Et comme ils ne se sentent pas non plus afro-antillais, ils vont s'inventer une autre identité, bricolée cette fois, inspirée des USA, là où "black is beautiful".

"C'est tout l'enjeu des Noirs de France : sont-ils des Noirs ou des Français avant tout ?"
Pensez-vous vraiment que la France se croit toute blanche ?

Je le crois mais c'est aux Français de convaincre les Noirs du contraire !

Que préconisez-vous pour une meilleure considération des Noirs de France ?

Il y a tant de choses à faire ! Et c'est vrai que je n'aborde pas directement la question des solutions dans mon livre même si on peut les deviner. Je pense que la solution la plus viable et la plus rapide, c'est la discrimination positive ! On ne peut se permettre le luxe d'attendre que les mentalités changent !


Y a t-il des secteurs professionnels où il y a plus de discrimination ?

Je vais prendre votre question à l'envers : dans quels secteurs il n'y en a pas ? Si l'on regarde autour de nous, on voit bien que les entreprises qui emploient des vigiles ou des éboueurs ne font absolument pas de discriminations anti-noires !

Que faites-vous concrètement au jour le jour, quelles actions mettez-vous en place pour faire avancer les choses ?

D'abord, j'ai écrit un livre pour sensibiliser l'opinion ! Et plus les gens le liront, mieux ce sera ! Ensuite, j'appartiens à deux clubs, XXIe siècle et Averroès, qui réunissent l'élite des Français issus de l'immigration et dont l'objectif est de montrer, grâce à des actions de lobbying, que la diversité est une chance pour la France ! Et tant d'autres choses ! Par exemple, le 8 mars 2007, le club XXIe siècle que je préside organise un colloque à Sciences-po Paris sur le thème de la diversité : on dévoilera à cette occasion les résultats d'un sondage SOFRES sur les statistiques ethniques !

Pour l'instant, la situation entre Sarkozy et les banlieues est mitigée. Ce serait stupide de le nier !"
Que pensez-vous des discriminations positives ?


J'y suis favorable. Je pense même que c'est la seule solution pour qu'on sorte du blocage actuel. Et contrairement à ce que l'on pense, la France la pratique déjà pour les femmes et les personnes handicapées !



Quelles mesures faudrait-il mettre en place pour que cesse la discrimination des Noirs face à l'emploi ? A part la discrimination positive qui ne me semble pas être une solution satisfaisante.

J'ai répondu que la seule solution est justement la discrimination positive. Si vous m'invitez à donner une autre réponse que celle-là, je risque de me contredire ! Mais pourquoi fermer la porte de la discrimination positive alors que notre pays en fait déjà, pour d'autres parties de la population ? Peut-être que c'est la juxtaposition de 2 mots contradictoires qui vous gêne ? Dans ce cas, changeons le mot ! Et revenons au vrai terme, à savoir l'action affirmative !

A cause de ce racisme ambiant, n'y a-t-il pas aujourd'hui, en échange, une sorte de haine envers les Français ?

Bien sûr qu'il existe un racisme anti-blanc ! Les Noirs étant des êtres humains comme les autres, je le répète, pourquoi voudrait-on qu'ils soient toujours gentils et obéissants et qu'ils ne ressentent pas de sentiments racistes ? Il arrive même qu'ils soient racistes entre eux ! Bon, une fois qu'on a dit cela, il faut, comme toujours, voir les raisons du comment et essayer d'y apporter une réponse solide avant que les choses n'empirent !

Quelle doit être la position officielle de la France sur la question de l'esclavage ?

La France a déjà une position officielle ! Le 10 mai dernier, Jacques Chirac a célébré le 1er jour de commémoration de l'esclavage qui avait été déclaré comme crime contre l'humanité par la loi Taubira de 1998, votée à l'unanimité par la classe politique. Ceux qui restent à convaincre sont les Français eux-mêmes, car ils m'ont semblé indifférents à la première journée du 10 mai !


"Les Noirs sont des êtres humains comme les autres, pourquoi voudrait-on qu'ils ne ressentent pas de sentiments racistes ?"

Vous avez entendu parler de ce film "Africa Paradis", qui inverse la situation en montrant des Européens cherchant asile en Afrique et qui y sont très mal reçus ? Vous en pensez quoi ?
On m'en a parlé, mais je ne l'ai pas vu ! Mais ce serait marrant de mettre l'idée de ce film en pratique. Cela dit, les Français qui vivent en Afrique aujourd'hui, vivent, pour certains d'entre eux, des heures difficiles (cf. Côte d'Ivoire) !

Comme pour les Afro-américains, pensez-vous qu'il existe une culture propre aux "Afro-français" ?

Pour les Afro-français, bien sûr, l'Afrique n'est pas loin. Et même s'ils sont nés en France, ils ont préservé beaucoup des pratiques ou des manières de faire africaines ! La question est plus délicate si on se demande s'il y a une culture commune aux Africains et aux Antillais. Il y a bien eu la négritude à travers la double figure de Senghor et de Césaire. Mais je crains qu'il n'en reste plus quelque chose d'opérationnel.


Quelle place faire à sa culture d'origine et à la culture française ?
Difficile question ! C'est tout l'enjeu des Noirs de France aujourd'hui : sont-ils des Noirs ou des Français avant tout ? La réponse viendra individuellement et non de manière collective. Chacun fera selon ses envies et ses moyens. Mais il est évident que les Noirs devront sortir de la schizophrénie, dans laquelle certains d'entre eux sont, pour faire conjuguer harmonieusement leur double culture. La négation d'une des parties de leur identité (afro-antillaise ou française) ne mènerait qu'à l'impasse, selon moi !

Selon vous, quelles sont les icones noires en France actuellement ? Quelles personnalités font avancer la communauté ?

Je pense qu'ils sont très divers : dans le sport, on a Lilian Thuram ; dans les médias, on a Harry Roselmack ; dans la politique, on a Christiane Taubira ; dans le monde de la culture, on a des talents aussi, tout comme dans le secteur privé ou public, etc. Mais, au-delà de quelques noms, on a une ribambelle d'inconnus qui triment sur le terrain pour faire avancer cette cause, sans gloire et dans la discrétion !

"Il y a aussi le souvenir de l'esclavage et de la colonisation qui continue à créer une hiérarchie implicite entre Noirs et Blancs"

Avez-vous rencontré beaucoup de difficultés pour vous affirmer dans le monde politique ?

En politique, j'incarne tout ce que les hommes politiques ne sont pas aujourd'hui : je suis une femme, je suis jeune, je suis noire et j'allais oublier, je suis musulmane. Autant dire, un ovni dans ce monde de brutes ! Mais je sais que le sens de l'histoire n'est pas avec eux !

Vous faites partie de l'UMP, est-ce que votre bouquin s'en ressent beaucoup ?
Non, justement !


Quand j'ai commencé à écrire ce livre, je n'étais absolument pas engagée en politique. Lorsque l'aventure politique a commencé, je me suis dit que j'allais rester sur ma ligne personnelle, sans interférence politique. Je voulais être sincère jusqu'au bout : si j'avais tenu compte de ce que pense l'UMP, je n'aurais pas écrit le même livre. D'ailleurs, il y a des passages entiers de ce livre qui feraient hurler certains à l'UMP ! Mais bon, il faut bien être un minimum libre de sa pensée !

Que pensez-vous des lois sur l'immigration choisie de Nicolas Sarkozy ?

Je crois que si cette loi a provoqué tant de débats, c'est à cause des mots employés "immigration choisie", un peu comme "discrimination positive". Mais sur le fond, c'est le même type de démarche que les lois canadiennes, qui ont d'ailleurs eu pour résultat d'augmenter le nombre d'immigrés au Canada, même s'ils sont majoritairement qualifiés. Quant à la première loi, elle a été saluée parce qu'elle supprimait la double peine, mesure attendue depuis 1981 ! Comme toujours, ma devise est : la vérité n'est jamais toute noire ou toute blanche !

"Les jeunes Noirs vont s'inventer une autre identité, bricolée et inspirée des USA, là où 'Black is Beautiful'."
Pensez-vous que la politique de répression de Nicolas Sarkozy dans les banlieues soit bénéfique et fasse avancer les choses ?


Pour l'instant, la situation entre Sarkozy et les banlieues est mitigée. Ce serait stupide de le nier. Les jeunes ne sont jamais fans d'un ministre de l'Intérieur, surtout lorsque celui-ci doit gérer un mois d'émeutes urbaines !



Une des solutions au racisme est-elle l'enseignement, l'éducation nationale ?

L'éducation nationale est effectivement fondamentale pour limiter les effets du racisme, qui commence à l'école ! Les manuels scolaires, les professeurs, les proviseurs sont essentiels pour cela. En fait, c'est même par là qu'il faut commencer !

Vous intéressez-vous également à la situation des femmes noires ? Notamment en France ?
Oui, bien sûr. Je crois même qu'elles détiennent la clé de la sortie de crise, comme toujours !

L'avenir est-il dans le métissage ?

Pourquoi pas ? C'est un idéal d'humanité, mais à condition qu'on n'oblige personne à être métissé !

Etes-vous déjà en train de travailler à un prochain livre ? Si oui, sur quel sujet ?

Non. Vous savez, c'est un véritable accouchement que d'écrire un livre. Je pensais que ce serait plus simple. Mais quel bonheur quand le bébé arrive. Alors, j'espère avoir l'occasion d'en écrire un autre, un jour !

Un petit mot pour la fin ?
Merci à toutes celles et ceux qui ont posé des questions. Cela a été un vrai plaisir d'échanger avec tout le monde. A très bientôt !

L’inexistence politique des Noirs

Posté le 03.06.2007 par feobus
Dans une tribune intitulée "Le 21 avril 2002 : l’escroquerie républicaine", je terminais mon propos par ces citations : Gobineau « Il n’est d’histoire que Blanche », Caillois « Il n’est d’ethnographie que blanche » auxquelles j’y accolai ma modeste remarque « Il n’est de politique en France que blanche ». Les transactions préélectorales des prochaines élections présidentielles mettent à nu, une réalité que certains de nos concitoyens connaissent, mais qu’ils ne veulent visiblement pas combattre rappelant le titre démagogique du livre de Axelle Kabou sur l’Afrique.

Dans le contexte français, ceci donnerait avec cette cruelle vérité hélas « Et si les Noirs refusaient-ils l’engagement politique ? ». Le déficit de la présence des minorités Afro Caribbéennes dans la politique en France en plus de tirer sa source sur un manque de poids économique, vient aussi de son absence, son manque de visibilité criard sur la scène politique. A défaut de peser économiquement, c’est comme si les concernés avaient délibérément fait le choix du voilage politique, préférant se greffer dans des pseudos partis qui ne les accueillent que pour attirer d’autres voix électorales, pourtant l’option de peser politiquement étant à mes yeux, une des voies, pour infléchir la tendance régnante qui voudrait que le Noir ne soit contraint qu’à subir le diktat de ceux qui occupent les feux des projecteurs, donc de spectateur éduqué.

Le constat nous le faisons depuis des décennies pour ne pas dire des lustres, l’incapacité, l’aboulie, le refus systématique des partis politiques en place de gauche, de droite, des extrêmes, de centre etc. de mettre au centre de leur préoccupation, la question du citoyen afro-caribbéen au cœur des débats, dans la problématique de celle de la représentation dans les institutions républicaines et l’autre non moins négligeable de la Négrophobie.

Les valeurs républicaines si chères à tous ces fabulistes, restent du domaine du factice dès lors qu’il est question de les rendre fonctionnelles pour ces populations dites minoritaires noires. Si l’égalité s’applique chez ces populations, ce n’est qu’en termes de devoirs, d’obligations et non en droit. Preuve de cette inertie dans l’action et de ce manque de volonté est la création du concept de l’égalité des chances avec un ministre alibi pour ne pas dire de façade. Là où devrait s’imposer l’égalité des droits, le concret ; le hasard, l’hypothétique viennent vernir et tromper une fois de plus. Les valeurs républicaines de ces affabulateurs, dont l’exclusion est le leitmotiv bien que ne voulant l’admettre, sont idéologiquement et fondamentalement Négrophobes, dans leur expression vis-à-vis des minorités noires, puisque les seuls à les brandir sont paradoxalement les mêmes qui empêchent leur application dans la réalité. Alors qu’elles gagneraient et auraient leur sens et leur signification profonds si ces "minorités" en parlaient à titre d’exemples concrets.

Les récentes pérégrinations de Christiane Taubira, réduite à « jouer sur le banc de touche » en attendant une éventuelle hypothétique sure victoire de Ségolène Royal, plus digne selon l’establishment de représenter les femmes de gauche, pendant que Marie-Georges Buffet et les Clémentine Autain ne se résignent pas à se lancer dans l’arène des élections, prouvent une fois de plus l’insignifiance du Noir dans la société française. Héritera notre TAUBIRA d’un fauteuil de ministre dans le futur gouvernement de Royal, toujours est-il que ce poste, comme celui à son époque de Koffi Yamgnane et celui de Azzouz Beggag actuellement, même s’il s’en défend et nous le comprenons, sera un poste de consolation, de « chut ! Prenez ceci et taisez-vous » Et comme disait Aimé CESAIRE, une foule qui ne sait pas faire foule. Chacun roule pour son Ego et pour son Ventre ; ceux d’en face l’ont compris et c’est pour cela qu’ils se contenteront de taire les velléités en lâchant quelques miettes vite récupérées.

Avec beaucoup de joie, certes un peu de maladresse dans la déclaration, mais l’important est dans le fond, j’ai accueilli la nouvelle de KEMI SEBA, qui disait se présenter aux élections municipales de la ville de Sarcelles. D’aucuns diront un effet d’annonce, une provocation, mais je pense que ce n’est aussi que sur ce terrain que les choses changeront. Et vaut mieux une provocation, qu’une résignation rampante pour emprunter le qualificatif à Max Gallo. Il faut investir, envahir le champ politique, le seul qui rendrait audibles et visibles les problèmes auxquelles sont confrontés les minorités Noires.

Le manque de visibilité dans lequel sombrent les minorités noires est dû à leur absence tant sur le plan économique que politique. La frilosité, l’inertie dans lesquelles, les partis politiques de droite comme de gauche, ont baigné les minorités Noires, montrent davantage leurs limites et font tomber les masques. Personne n’aurait osé insulter les Juifs dans ce pays et gagner les élections comme l’a fait Chirac par exemple ; personne ne peut mépriser d’autres minorités et être à l’aise comme le sont tous ceux qui s’en prennent aux Noirs, Finkielkraut et bien d’autres lugubres personnages ; tout ceci à cause d’une inexistence économique, mais surtout politique.

Alors, au lieu de se morfondre et à toujours attendre la matérialisation ou la réalisation des promesses qui ne seront jamais tenues, l’adage nous enseigne « qu’un tiens, vaut mieux que deux tu l’auras ». La légèreté, le manque de poids de la minorité Noire est sans commune mesure à se demander si elles en sont conscientes, ou alors elles en sont conscientes mais refusent d’agir. Dans tous les cas de figure, c’est affolant !

Au lieu d’attendre de répondre aux chants des sirènes, si elles veulent bien chanter, composons les nôtres et nous verrons que les autres viendront les écouter voire nous les demander en toute humilité. Tout citoyen de cette minorité se doit de réfléchir dans cette direction comme font les autres. Au lieu de poser la question en termes d’attente de ce que le Parti Socialiste ou Communiste va me proposer, vaut mieux se dire qu’est-ce que je fais pour que ces « chacals » viennent se prosterner ? La réponse est claire : il faut agir ! Créer des partis politiques qui répondent à mes exigences ! Investir le sillage politique pour que ma voix/voie soit entendue et suivie, pour que je pèse dans le choix et la discussion. Afin que les valeurs dont on nous chante à longueur de discours sur les plateaux deviennent fonctionnelles pour moi, bref pour que j’existe enfin.

Je terminerai mon propos par ces remarques qui s’imposent encore à moi « la nature a horreur du vide » et « on est jamais mieux servi que par soi même ». Nous avons laissé pendant longtemps des espaces inoccupés et ceux-ci ont été occupés par d’autres, qui nous disent ce qu’il faut faire, qui nous servent comme et quand ils veulent bien le faire ; il est temps d’aller à table se servir et non attendre qu’on nous serve, de décider de faire ou de ne pas faire. Un seul mot : Investir les espaces politiques et autres ! Ce n’est que par là que se gagnera le combat avec/contre l’oppresseur qui lui, l’a bien compris et fait tout pour dresser des obstacles.

Réflexions sur la démocratie, Afrique francophone

Posté le 19.05.2007 par feobus
Depuis la conférence de la Baule on parle beaucoup de démocratie en Afrique francophone. Elle a trouvé çà et là parmi les dirigeants africains des adeptes mais aussi çà et là, des gens farouches à cette idée. Comme assez d'années se sont écoulées depuis lors, la question serait de savoir donc si entre les antagonistes et les protagonistes africains d'antan, il y aurait eu divergence de point de vue et puis qu'est ce que c'est la démocratie en Afrique francophone?

A la vue des expériences faites ces dernières années, on a l'impression que la France semble seul avoir le droit de définition. Les Africains se sont donc dans le temps cassé la tête pour rien. Cette notion est-elle simplement la raison du plus fort? Examinons trois exemples:

Laurent-Désiré Kabila dans une opération militaire s'empare du pouvoir en RDC qui ne coûte presque pas de vies humaines; le génocide rwandais étant une toute autre histoire. Il décrète cependant le surlendemain à Kinshasa que désormais dans la république l'usage de la langue française et de la langue anglaise sera égalitaire et qu'en plus la R.d.C ne sera plus membre de la Francophonie. En France on le traite tout de suite de traître. Au sommet France-Afrique du Carrousel du Louvre, il sera ainsi reçu très froidement par le démocrate Jacques Chirac qui refuse même de lui serrer la main en présence des photographes parce que dira t-on... Ce président n'est pas un démocrate.

Au même sommet France-Afrique du Carrousel du Louvre est invité également Denis Sassou Nguesso qui lui aussi quelques mois plus tard, a également fait un coup d'état militaire. Au cours de cette opération plus de 15.000 personnes soit 0,6 % de la population vont trouver la mort. A l'échelle française c'est comme si un président venait à la tête de la France à la suite d'une opération militaire qui aura coûté la vie à plus de 330.000 Français !!!. Ce nouveau président du Congo-Brazzaville décrète au lendemain de sa prise de pouvoir que la France aura désormais le droit illimité d'exploitation des puits pétroliers de sa république. En France on le traite tout de suite de grand ami. Au sommet France-Afrique du Carrousel du Louvre, il sera ainsi reçu très chaudement par le démocrate Jacques Chirac qui s'empresse de lui serrer la main en présence des photographes parce que dira t-on... Ce président est un grand démocrate.

Quelques mois encore se passeront pour qu'en Côte d'ivoire on procède à une réforme de la constitution. Dans cette constitution qui a sûrement dans son préambule l'égalité de tous les Ivoiriens indépendamment de leur race, sexe ou religion, le président Henri Konan Bédié dans les articles relatifs aux élections présidentielles admet un article qui demande d'habiter sans interruption 10 ans dans la république pour avoir le droit d'être candidat à des telles élections. Ce président ne remarque même pas qu'il est en contradiction avec le préambule de sa constitution puisque cela veut dire que l'Ivoirien perd ses droits civiques à partir du moment où il séjourne un peu plus d'un an à l'étranger. Cet Ivoirien de l'étranger n'est donc plus égal aux autres Ivoirien restés au pays bien qu'ayant un casier judiciaire sans taches. En France on continue à considérer ce président pour un grand ami. Au sommet France-Afrique du Carrousel du Louvre, il sera ainsi reçu très chaudement par le démocrate Jacques Chirac qui s'empresse de lui serrer la main en présence des photographes parce que dira t-on... Ce président est un très grand démocrate.

Ces trois exemples montrent la perversion que doit avoir subit la notion de démocratie dans les rapports de la France avec l'Afrique la réduisant apparemment à pure opportunisme... Ou bien que peut-être, qu'il ne peut pas y avoir la même notion de démocratie pour les blancs comme pour les noirs ou comme pour les jaunes; ce qui ferait de cette notion une question de race. En Afrique francophone il faudrait alors se méfier des démocrates noirs car cet adjectif ne permet plus de distinguer les voyous et les criminels des patriotes... Dans le cas où par contre la démocratie n'était simplement qu'une question d'optique, intervient ce côté épineux qu'il y a dans la réponse qu'on pourrait attendre d'un homme blanc à la question de savoir quand est ce que celui-ci trouve

un homme noir beau... Là ça se complique décidément c'est pourquoi il faudrait également examiner une autre hypothèse. Celle de comprendre si en fin des comptes la notion de la démocratie n'est pas une question uniquement liée avec les valeurs culturelles d'un individu donc quelque chose qui a son origine dans le milieu social dont on est issu... En Afrique cela pourrait dire que ceux qui sont issus des fin fonds de nos petits villages tendraient à se comporter comme des chefs de village lorsqu'ils deviennent chef d'état c'est pourquoi cette tendance au despotisme...

Mais si cette notion n'était pas dépendante de tous les facteurs que je viens d'évoquer alors vous comprendrez l'embarras dans lequel se trouve le mordu de la déduction que je suis. Je plaiderais dans ce cas pour que des axiomes caractérisent la démocratie afin que peut-être que tous les petits futés puissent être conduit devant les tribunaux pour être virés en "tôle" par la suite. Du fait que les rapports des vecteurs d'une action antidémocratique deviendraient claires on induirait les conséquences pénales. Vous sentez que je suis pour une mathématique de la politique, une sorte de politique axiomatique dans laquelle des cartésiens de mon espèce trouverait leur compte... Pour résumer peut-être que force serait de reconnaître que:

Les relations de la France avec l'Afrique francophone n'ont certes jamais manqué de cynisme mais elles semblent avoir atteint un seuil de perversité d'où se dégage entre-temps le goût d'une certaine obscénité... Nous ne saurons jamais à quoi le Feu président François Mittérand pensait quand il a parlé de la démocratie pour l'Afrique francophone à la Baule. Si cependant la Francophonie n'était pas un endroit où on devait se retrouver pour vivre les valeurs morales qui sont à la base de l'état français mais un endroit plutôt où toutes les canailles du monde viennent se complimenter mutuellement, alors qu'on arrête cette foire qui n'a pour ainsi dire aucun avenir du fait qu'elle ressemblerait à un corps sans âme...

Ca y est, on découvre à la démocratie des valeurs religieuses à se demander s'il peut y avoir la même notion de démocratie pour le musulman comme pour le chrétien de l'Afrique francophone? Puisqu'on risque de repartir à zéro et que ça devient plus fort que moi,

Je préfère m'arrêter ici et salut à tous les amants de la logique.
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