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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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07.10.2008
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Politique

Obama Barack

Posté le 23.06.2007 par feobus
Le très fringuant Sénateur noir de l’Illinois Barack Obama, fait monter la pression aux Etats-Unis dans la perspective de la prochaine élection présidentielle de 2008. Récemment le «Time Magazine» titrait en grande page sur cette nouvelle «star» de la politique états-unienne : «Pourquoi Barack Obama pourrait être le prochain président». Seulement, jusqu’ici le premier sénateur noir de son parti avait exclu cette hypothèse.





Mais la cote de Barack Obama n’a cessé de grimper chez les Démocrates, depuis son fameux discours fondateur à la Convention Nationale de son parti en 2004, et la nouvelle coqueluche de la politique américaine dévoile désormais des intentions différentes.



Dimanche 22 octobre [source AP], Barack Obama, qui a effectué une tournée africaine en Août 2006, foulant la terre kenyane de son père, déclarait qu’il pourrait s’aligner pour la plus haute compétition politique nationale, la présidentielle de 2008. Les spéculations et ébullitions ne vont plus tarder d’autant plus qu’un gros calibre pressenti à l’investiture démocrate, l’ancien gouverneur de Virginie Mark Warner a annoncé son désistement, ce qui a mécaniquement accru le capital de Obama.



Considéré comme «centriste», quelques fois critiqué pour son manque d’expérience au niveau national, l’Africain Américain balaie généralement cette critique d’un revers de la main, affirmant que la fonction présidentielle était sérieuse et éminente, qu’elle ne devait pas être affaire d’ambition personnelle et de vanité. Cependant, a-t-il ajouté, à l’émission «Meet the press » de NBC’s, « je ne pense que l’on soit jamais prêt pour être président avant de l’avoir été». Pour le reste, en s’en remettant au jugement du peuple, Barack Obama a dit être d’abord concentré sur les élections parlementaires de mi-mandat présidentiel, considérée comme un test pour la future grande élection de 2008. Après quoi il rendra public sa décision.



Tout démocrate et jeune premier qu’il est, et l’Amérique ne déteste pas ces profils au contraire, Obama devra sérieusement travailler son électorat africain américain où la crise de leadership politique est ouverte. Dans un sondage AP/AOL Black voices paru en février 2006, relaté par Afrikara.com, il était devancé en notoriété par Jesse Jackson, Condoleezza Rice et Colin Powell -plus visibles dans les médias nationaux pour les républicains au pouvoir. Un signe plus ou moins encourageant pour Obama, plus d’un tiers des sondés africains américains ne se reconnaissaient dans aucun leader actuel, ce qui donne une importante marge de progression.





Le fait que Obama soit pressenti à l’investiture démocrate, comme hier Collin Powell le fut pour les Républicains, est en soi un progrès. Au pays du Ku Klux Klan, de l’idéologie haineuse du «Choc des civilisations», le seul fait d’envisager une telle éventualité est une balise de sécurité civique et citoyenne appréciable. Mais les Africains Américains ne pourront pas, depuis Jesse Jackson, rester bloqués au statut permanent de potentiel, probable, futur candidat à l’échelon national, il faudra désormais avoir le courage et l’intelligence politiques d’affronter la plus haute marche de l’échiquier politique. Y arriver sera déjà un pallier crucial de franchi, débroussaillant le terrain pour la suite.



Bien sûr toute ressemblance avec la situation française ne sera qu’en apparence fortuite, dans le processus d’entrée en république des diasporas africaines dans les sociétés occidentales, la phase actuelle est déterminante et conditionnera beaucoup de possibles configurations politiques et à terme géopolitiques. Il est par conséquent impérieux de remporter les batailles internes des investitures nationales et de parvenir enfin à la confrontation directe au suffrage universel pour l’élection présidentielle.




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L’Avenir de l’Afrique

Posté le 22.06.2007 par feobus
Une intervention intéressante du Président de la Côte d’Ivoire à propos de l’avenir de l’Afrique dans LE COURRIER D’ABIDJAN

Gbagbo : "Ma vision pour l’Afrique" C’est une interview du président Laurent Gbagbo qui est presque passée inaperçue dans la sphère francophone. Et pour cause : elle a été publiée début avril dans un (très pertinent) mensuel panafricain basé à Londres, New African . Pourtant, le numéro un ivoirien a dit des choses intéressantes face au dictaphone de la journaliste Ruth Tete. S’il a martelé ses positions à propos des origines de la crise « un coup d’Etat qui a échoué et non un problème identitaire de fond », à propos des concepteurs de Marcoussis, dont l’objectif était de « dépouiller Gbagbo de tous les pouvoirs nécessaires pour gouverner effectivement », à propos de son plan de sortie de crise (qui n’était pas encore bouclé au moment de l’entretien), il a aussi évoqué des questions de fond liées au destin de l’Afrique et à ses relations avec le monde extérieur.



Abandonner les accords de défense avec la France pour créer des formules de sécurité collective africaine
Interrogé par Ruth Tete à propos de la France, dont certains disent qu’elle est le problème en Côte d’Ivoire et non la solution, Gbagbo répond diplomatiquement mais clairement : « Nous sommes une ancienne colonie française. A l’aube des indépendances, la France a signé des accords de défense avec ses anciennes colonies, mais aussi des accords de coopération militaire. J’étais dans la droite ligne de ces accords quand j’ai demandé à Paris, en tant que chef d’Etat ivoirien, de nous aider à repousser les rebelles en 2002. Mais la France n’a jamais accepté notre requête. Mais l’année dernière, comme nous l’avons vu au Tchad et en République centrafricaine, la France a accepté d’intervenir en faveur de certains gouvernements dans la ligne de ces mêmes accords de défense et de coopération militaire. A vous de juger. Cela ne nécessite aucun commentaire. »

Mais Gbagbo ne s’arrête pas à la dénonciation de ce « deux poids deux mesures ». Le chemin initiatique qu’a été la crise ivoirienne lui a visiblement permis de faire des constats et d’imaginer des solutions.

« Je pense que les Africains ont trop peur d’être libres. Ils ont la capacité d’être libres mais ils ignorent leur potentiel. Chaque pays africain francophone, par exemple, a des accords de défense avec la métropole (France), alors que nous pouvons signer les mêmes accords entre nous-mêmes, nous pouvons mettre en place des mécanismes de résolution de conflit nous-mêmes. (...) La crise ivoirienne m’a révélé que les Africains se sous-estiment et n’ont pas confiance en eux. Le temps est venu pour les Africains d’avoir confiance en eux, de prendre leur destinée en main. Le temps est venu pour l’Afrique d’avoir des partenaires et non des maîtres. Et cela est possible ! »


Économie : comment l’Afrique peut se développer par elle-même Comment l’Afrique peut-elle sortir du piège qui fait d’elle uniquement une pourvoyeuse de matières premières pour les autres ? Gbagbo évoque des pistes de solution fondées sur la solidarité continentale .

« La Côte d’Ivoire est, par exemple, le premier producteur de cacao, mais nous contrôlons pas le marché du cacao. Ce n’est pas normal. Si l’Afrique introduisait une taxe sur la production de pétrole et de gaz pour créer un fonds de solidarité, nous pouvons réaliser beaucoup de grands projets. Mais les Africains préfèrent aller chercher de l’argent à la Banque mondiale et au FMI. Sur chaque baril de pétrole, nous pouvons mettre de côté 5 ou 10 dollars. Sur chaque tonne de cacao, café, sur le diamant, l’or, nous pouvons déduire des taxes pour créer une banque dédiée au développement de l’Afrique. Nous ne l’avons pas encore fait parce que nous n’avons pas confiance en nous, alors que dans les grandes institutions de financement dans le monde, ce sont les jeunes Africains qui sont à des postes de responsabilités. Ils sont bons pour gérer les fonds des autres mais quand vous leur demandez de mettre sur pied et de gérer un tel fonds pour les Africains, pour nous-mêmes, ils ne seront pas assez en confiance pour le faire. C’est la raison pour laquelle j’appelle les Africains à se réveiller . »



Le réveil de l’Afrique ? Dans dix ou quinze ans
Malgré ces constats, Gbagbo est visiblement assez optimiste pour le continent. Un continent qu’il voit en transition.

« Nous, Africains, souffrons aujourd’hui parce que nous sommes à la croisée des chemins. La première génération de leaders africains est sur la route de sortie. Ce sont les pères fondateurs des indépendances et leurs successeurs immédiats. Mais la nouvelle génération de leaders n’est pas encore totalement arrivée au pouvoir, et donc nous sommes à un carrefour. Cela explique pourquoi nous avons souvent des frictions entre nous. Mais donnez à l’Afrique dix ou quinze ans, et vous verrez qu’avec le temps, l’Afrique parle d’une seule voix harmonieuse. »

Gbagbo imagine même l’Afrique, dans un futur plus ou moins proche, dans un rôle de stabilisatrice d’un monde fragmenté par des conflits de tout genre. « Quand je regarde devant, je vois des dangereuses confrontations entre les Etats-Unis et la Chine. Pour le moment, il s’agit de problèmes commerciaux et j’espère que ces antagonismes resteront commerciaux. Mais j’ai peur que demain ils se transforment en quelque chose d’autre. Je crois que les Africains pourraient jouer un rôle stabilisateur dans le monde au lieu d’être relégués dans un rôle de colonies. Les Africains ne sont pas suffisamment conscients de l’importance de leur rôle dans le monde . »

Un noir a maison blanche

Posté le 20.06.2007 par feobus
Depuis Martin Luther King, Malcom X,Jessir Jackson, c'est la première fois qu'un homme politique noir à une possibilité d'être président des état unis, imaginez le pays le plus raciste du monde qui est dirigé par un noir, quel méssage positive pour le monde et les autres noirs même dans le monde général, l'exemple parfois suscite l'intérrogation mais là, je suis encore plus content pour lui ! Bravo

Le sénateur démocrate de l'Illinois, star montante du parti démocrate, a annoncé mardi sur son site internet la mise en place d'un comité chargé de récolter des fonds et de préparer le terrain pour sa possible campagne à l'investiture démocrate.

A 45 ans, Barack Hussein Obama est le nouveau – et très populaire – sénateur démocrate de l'Illinois, et l'homme en forme de la gauche américaine. Jeune et brillant. Né d'une mère américaine et d'un père kenyan – « Barack » signifie « béni » en swahili et en arabe – il est né à Hawaï où il passa son adolescence, avant de rejoindre l'Université de Columbia à New York où il obtint son diplôme en science politique et en relations internationales. Il étudia le droit à Harvard, et devint, en 1991, le premier éditeur en chef noir de la très prestigieuse « Harvard Law Review ». Il quitte alors la finance pour intégrer le cabinet juridique Miner, Barnhill & Garland, spécialisé dans les droits civiques, tout en étant conférencier à l'Université de Chicago en droit constitutionnel. Après avoir siégé de 1996 à 2000 au Sénat de l'Illinois, il est élu en 2004 sénateur fédéral avec plus de 70% des suffrages. Débute alors ce que les Américains appellent aujourd'hui l’« Obamania » : fort de son succès électoral, celui qui a percé au plan national lors de la Convention démocrate de 2004 ne se prive plus de faire entendre sa voix – tout en devenant le nouveau chouchou des médias. On le surnomme « Rock Star » en raison de sa popularité, ou encore « Beach Babe », suite à la publication en 2004 de clichés du sénateur en maillot de bain sur une plage d'Hawaï à faire pâlir notre Premier ministre. Illustration de cette ferveur, le magazine Time titrait dans son édition d'octobre 2006 : « Pourquoi Barack Obama pourrait être le prochain Président »…

De plus, le premier sénateur noir de l'histoire des Etats-Unis est plus qu'un sourire photogénique. Opposant de la première heure à la guerre en Iraq – cas rare chez les Démocrates américains – il défend aujourd'hui un discours fédérateur partisan d'une Amérique multiraciale, sociale ; et lutte contre la polarisation excessive du débat public qui s'opère entre Démocrates et Républicains : « La politique est devenue si âpre, si partisane, si chamboulée par l'argent et les réseaux d'influence, qu'on ne peut plus s'attaquer concrètement aux problèmes. Nous devons changer notre manière de faire de la politique, nous rassembler autour de nos intérêts communs et de nos inquiétudes d'Américains. » Sa vision de l'identité américaine transcende ainsi communautés et clivages traditionnels. Pas révolutionnaire, certes, mais la cohérence de son discours et surtout son succès dans l'opinion publique dynamisent un parti démocrate qui a du mal, depuis 2000, à s'opposer au discours simpliste, mais clair des Républicains, tant en politique étrangère que sur le plan intérieur.

« Il y a des patriotes qui désapprouvaient la guerre en Iraq et des patriotes qui la soutenaient. Nous sommes un peuple, jurant tous fidélité au drapeau, défendant tous les Etats-Unis d’Amérique », clamait Obama lors de la Convention démocrate de 2004. En annonçant mardi la formation d'un comité spécial pour sa candidature, Barack Obama a fait un pas de plus vers la présidentielle de 2008. Il fera connaître sa décision le dix février prochain. S'il se présente, il rejoindra les quatre autres candidats déjà déclarés : John Edwards, candidat malheureux à la vice-présidence en 2004 ; Tom Vilsack, Gouverneur de l'Iowa depuis 1999 ; Chris Dodd, sénateur du Connecticut depuis 1980 ; et Denis Kucinich, Représentant de l'Ohio.

D'autres facteurs jouent contre la candidature d'Obama. Hillary Clinton, autre poids lourd démocrate, sénatrice de New York, partage avec lui une popularité au beau fixe et jouit d'une expérience qui manque encore au sénateur de l'Illinois. Elle n'a pas encore annoncé sa candidature. Les détracteurs d'Obama doutent aussi que l'Amérique puisse aujourd'hui élir un président noir. La question reste ouverte.


Chantal Biya l'ami noire des Lepen

Posté le 20.06.2007 par feobus
Jany Le Pen, femme de l’humaniste franchouillard, est allée accomplir de bonnes oeuvres au Cameroun : elle y a porté la belle parole de l’association d’extrême droite Fraternité Française, et a rencontré sa grande amie, Chantal Biya

« Je ne suis pas raciste : j’ai des amis noirs ». C’est le tour de passe-passe qu’a une fois de plus servi Jean-Marie Le Pen aux téléspectateurs, jeudi 15 mars, sur France 3 [1]. Interrogé par l’essayiste d’origine camerounaise Gaston Kelman, le patron du FN en a profité pour dévoiler combien lui et sa femme Jany étaient proches « des Africains ». « Ma femme rentre aujourd’hui du Cameroun, où [elle] a été reçu[e] hier par Madame Chantal Biya », a-t-il fièrement annoncé. Et d’ajouter que la délégation frontiste, composée entre autres, de son responsable de campagne, Jean-Michel Dubois, et de l’état major de l’association « caritative » d’extrême droite Fraternité Française, a été accueillie « tout à fait affectueusement et fraternellement ».

Le quotidien gouvernemental camerounais, Cameroun Tribune, confirme la nouvelle dès le lendemain et indique que ce sont « de grands amis de la Fondation Chantal Biya (FCB) » que « Maman » Biya a reçu en la personne de Jany Le Pen et de ses camarades [2]. Fraternité Française, dont Jany est la présidente d’honneur, et la Fondation Chantal Biya entretiennent, il est vrai, les meilleures relations, comme on avait pu s’en rendre compte lors de la précédente visite de Jany Le Pen au Cameroun en janvier 2006 : sous le prétexte de l’inauguration d’une plaque en marbre à Foumban (Ouest Cameroun), elle avait été accueillie « d’une façon parfaite », selon ses propres termes [3]. Chantal Biya n’ayant pas pu se libérer pour accueillir sa précieuse amie, elle avait dépêché Habissou Bidoung Mpkatt, secrétaire général de sa très obscure Fondation, et Yaou Aïssatou, directrice générale de la Société nationale d’investissement (SNI) [4]…

« Bonne chance à Jean-Marie ! »
Cette fois-ci, la sémillante Chantal a investi sa propre personne pour accueillir les émissaires du FN. National Hebdo, organe du parti lepéniste, raconte l’épisode : « Une voiture avec chauffeur vient les prendre à l’hôtel, et à leur grande surprise ils découvrent qu’ils sont attendus devant le palais présidentiel par la radio, la télévision, et plusieurs autres journalistes. L’entretien avec la première dame sera très chaleureux. Dès l’accueil, elle les embrasse, et « au bout de vingt minutes, elle me demande de l’appeler Chantal ! », s’exclame Jany Le Pen. Au cours de la conversation, Chantal Biya « souhaite bonne chance à Jean-Marie Le Pen pour l’élection », et nos amis repartent avec des cadeaux, après une nouvelle embrassade. » [5] Les photos de cette belle rencontre, publiées sur le site internet de la Présidence camerounaise, témoignent de l’amicale complicité entre Jany et Chantal [6] : « Sourire et bonne humeur » sous les lambris du salon oriental du Palais de l’Unité, insiste Cameroun Tribune [7]Étourdie par tant d’amicales étreintes, Jany se répand un peu partout sur le « soutien » du couple Biya à son candidat de mari. C’est là, évidemment, que les choses se gâtent : pendant que RFI rend compte du chaleureux accueil du FN à Yaoundé [8], le quotidien français Libération s’amuse à publier une photo de Jany crapahutant dans la forêt camerounaise habillée d’un somptueux T-Shirt aux couleurs du LPDR, le parti ultra-raciste russe de Vladimir Jirinovski [9]. Du meilleur effet ! Puis viennent les journaux camerounais, qui s’interrogent à leur tour sur l’opportunité d’adouber en pleine campagne présidentielle ceux qui « prônent ouvertement la xénophobie à l’encontre des noirs et des arabes » [10]…

Coincé entre le marteau et l’enclume, entre les relations de Chantal et la réputation de Jany, Paupaul somme le ministre de la communication, Ebenezer Njoh Mouellè, de réparer les pots cassés. La rencontre Chantal-Jany était purement « humanitaire » et « touristique », s’exécute le pauvre homme, le 19 mars, dans un communiqué lu à la télévision nationale camerounaise (CRTV), « tout autre compte-rendu au sujet de cet entretien n’est qu’une regrettable affabulation et vraisemblablement une volonté de manipuler l’opinion » [11]. En d’autres termes, selon l’abracadabrantesque version des officiels camerounais, le couple Le Pen s’est servi du couple Biya pour sa campagne présidentielle. Pauvre Paupaul !

Reste à savoir si la touchante « amitié » franco-africaine dont se flatte Jean-Marie Le Pen survivra à ce malencontreux faux-pas…





La guerre des frères Bongo

Posté le 20.06.2007 par feobus
Pays fort constant, le Gabon vit toujours au rythme de la saga Borgia qui se déroule dans le clan présidentiel. Chez tous les rejetons, le mot d’ordre est identique, se placer juste dans l’ombre de Papa. Un exercice risqué tant la place est réduite.

Dernier épisode en date, les malheurs de Christian « Hussein » Bongo, Dg d’Air Gabon et de la banque gabonaise de développement, en bisbille avec le ministre de la Défense, Ali Bongo. Déjà en février 2005, Hussein a cherché à détrôner Ali de la présidence du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon. Place enviée puisque le Khalife général des musulmans du Gabon n’est autre qu’un certain Bongo Omar. Depuis les deux frères sont en froid, au moins autant que leurs mères respectives, Patience Dabany (première femme du président) et sa petite sœur Cécilia...

Mesquin, Hussein a même mis en doute les capacités intellectuelles de son grand frère, et l’authenticité de son diplôme de droit ; allant jusqu’à répandre la rumeur qu’Eric Chesnel, secrétaire de l’association Franco-gabonaise et conseiller du président gabonais a lui-même fabriqué le petit sésame. C’est d’un mesquin !

La guerre a même pris des allures mystiques depuis un petit mois. Victime d’un mal mystérieux, « Hussein » a fait un petit tour à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine début mai, sans qu’aucune autre information ne filtre. Mais à Libreville, les regards se sont immédiatement braqués vers Ali. Au grand dam de Papa Bongo, las des guéguerres de succession...dont la grande gagnante pourrait être Pascaline Bongo, fille de et néanmoins directrice adjointe de cabinet de son président de père. Alors que les frères se déchirent, sa côte, et surtout celle de son époux-poulain Paul Toungui, ministre des Finances. Seul petit souci, vu l’état d’Hussein, les préparatifs de leur mariage civil (leur mariage coutumier remonte à 1995) ont été ajournés, sur demande du président lui-même.

À familles nombreuses et recomposées, soucis multipliés. Pauvre petit Omar...

La dynastie Wade en marche au Sénégal ?

Posté le 20.06.2007 par feobus
Zéro complexe pour Abdoulaye Wade, le bon président sénégalais, qui a rendu visite à l’immense chef de l’État français Nicolas Sarkozy, le 11 juin dernier à l’Élysée. La vague bleue sénégalaise est plus grosse que la Française. Présidentielles, élu au premier tour avec 54% des voix et 70% de participation. Législatives, 30% de participation maximum certes, mais 100% des députés issus de la majorité présidentielle. Grand chelem pour Gorgui « le vieux » ! Et même niveau filiation, Papa Wade peut la ramener, tant son fils Karim semble en avance sur les rejetons Sarkozy, Louis, Pierre ou Jean.


Déjà grand manitou des pharaoniques chantiers de Dakar, ordonnateur de la construction du nouvel aéroport Blaise Diagne, GO de l’organisation conférence islamique, Mister K. a même créé son propre mouvement. Un petit récépissé du ministère de l’Intérieur sénégalais, daté du 30 novembre 2006 et tombé sous les yeux de Bakchich en atteste. Dans un style tout administratif, le petit bout de papier acte la naissance de « la génération du concret ». Et ô surprise, bien des noms de l’agence nationale de l’organisation de la conférence islamique (Anoci), que Karim préside, figurent dans le document. Le bon coursier qui a déposé les statuts n’est autre que Thierno Diallo, chargé de mission auprès du directeur exécutif de l’Anoci, Abdoulaye Baldé. Les deux compères ont ainsi glané leur titre de membre fondateur de la « génération du concret », tout comme Cheikh Diallo, l’un des conseillers en communication de l’agence. Et à tout seigneur, tout honneur, Karim s’est vu propulser très officiellement président de ce mouvement « apolitique ». Si, si, a-po-li-ti-que, le terme est inscrit noir sur blanc. Quant aux malandrins qui y verraient un tremplin de l’ambition politique de Monsieur fils, le clan présidentiel a une réponse toute trouvée : « Si Karim voulait faire de la politique, il n’aurait qu’à se baisser pour ramasser le Parti démocratique sénégalais (parti présidentiel où il est encarté) ». Dont acte...



La génération du concret, selon Cheikh Diallo, nourrit d’autres ambitions, « c’est un militantisme de projet ». Une sorte de tontine géante qui vise à accompagner des milliers de citoyens dans la réalisation de leurs ambitions. Et pour se faire, une recette Royal a été mise en place, une démocratie participative à la Sénégalaise. Depuis des mois, « la génération du concret va à la rencontre des Sénégalais, leur demande ce qu’ils attendent, de quelle aide ils ont besoin ». Le mouvement, à en croire ses chantres, rencontre un franc-succès. Des centaines d’associations ont déjà adhéré, des dizaines de projets « accompagnés », pour un total de 100 000 membres recensés. Bref une force de frappe qui n’est pas sans aiguisée des appétits. « Bien sûr que certains viennent vers nous parce qu’ils pensent qu’ils ont un intérêt à se mettre dans le sillage de Karim », susurre un proche.

D’autant que l’action de la génération du concret ne s’écarte pas d’un iota de la vision présidentielle. Et reproduit le schéma déjà mis en place dans le cadre des grand travaux. Inspirateur, Wade père, réalisateur Wade fils et petite nouveauté metteur en scène Cheikh Diallo, qui a fait accoucher Karim du slogan « génération du concret » à l’été 2006. Mais, précise-t-on dans ce petit cénacle, « le mouvement prendra son véritable envol à mesure que les grands chantiers s’achèveront. » « Dès lors qu’il pose une pierre il en reprend une autre, tant il a de l’ambition pour son pays, seule l’intéresse la culture du résultat », se gargarisent ses proches. Quitte à se froisser avec un pan du PDS, qui vit l’action du fils au choix comme un affront, voire une démonstration de leur incompétence. D’aucuns, à la vue de la génération du concret de Karim, se remémorent les débuts politiques d’Abdoulaye Wade. En 1974, Gorgui lança les fonds baptismaux du PDS en avançant masqué face au poète-président Senghor. Son mouvement se voulait un simple « parti de contribution », et non d’opposition. Bon sang ne saurait mentir...


L'afrique et l'avenir

Posté le 18.06.2007 par feobus
Après avoir lu des articles, posés des questions autour de moi à des amis africains, j'ai pu comprendre le décalage de la réalité.

L'afrique souffre de manière évidente, d'homme et de femme honnête, intègre capable d'amener le pays sur la bonne voix certain y arrive tant bien que mal, d'autre ne cherche uniquement qu'à enrichir leur poches.

j'ai compris avec un peu de mal tout de même que sur le plan : politique, culturel, économique, sociétale, qu'un homme sois capable de rendre l'afrique plus compétitive, plus attractive en respectant la règle très simple du partage des richesses avec le peuple. j'espère de tout coeur voir l'union africaine noir être éfficace, organisé, intègre en ayant des objectifs cliars realisables et fiables.

Il n'est pas normal de voir ce spectacle désagréable dans nos médias français, je conçois que la france que les pays européens profite du passer coloniale pour déstabilser ces pays mais il est temps d'en finir avec tous cela.

Réforme du droit de vote en Nouvelle Calédonie

Posté le 17.06.2007 par feobus

Le Parlement vient de modifier la Constitution

Le projet de loi constitutionnelle sur le corps électoral en Nouvelle-Calédonie a été entériné ce matin par le Parlement réuni en Congrès à Versailles

Le projet a été adopté grâce à une large majorité de 740 voix. Seuls 90 élus ont voté contre, appartenant principalement à l’UMP. Les groupes PS, PCF, UDF et la majorité de l’UMP ont voté pour.

Cette modification de la Constitution limite le droit de vote aux prochaines élections territoriales aux seuls résidents de Nouvelle Calédonie installés sur l’île avant 1998.

Ce sont les Kanak, descendants des premiers habitants, qui avaient inscrit cette revendication dans les accords de Nouméa conclu en 1998 entre leur parti majoritaire, le FLNKS, et le gouvernement français. Elle vise principalement à empêcher les métropolitains de freiner le processus d’indépendance du territoire.

En effet les calédoniens doivent s’exprimer lors d’un vote d’autodétermination en 2009 ou 2014. Ils ne veulent pas que des français installés pour une courte période en Nouvelle Calédonie puissent décider de son avenir.

Cette après-midi, le Congrès étudie deux autres projets constitutionnels, concernant l’abolition de la peine de mort et le statut du chef de l’Etat.

UNE NOUVELLE FORME DE GUERRE

Posté le 15.06.2007 par feobus
LA DECLARATION DE GUERRE DE BEN LADEN

Le 23 février 1998, le journal arabe Al-Quds al-Arabi de Londres publiait une " Déclaration du Front mondial islamique pour le djihad contre les Juifs et les Croisés " signée par Ben Laden et des leaders de groupes islamistes d’Egypte, du Pakistan et du Bangladesh.

On y faisait le " constat " suivant: 1) La terre sacrée de l’Islam est occupée — depuis la guerre du Golfe — par des bases américaines en Arabie saoudite; ces troupes menaceraient les peuples islamiques voisins. 2) Alors que cette guerre a déjà fait plus d’un million de victimes, l’alliance des croisés et des juifs, insatisfaite malgré l’embargo, veut poursuivre ses destructions 3) Ces faits détournent l’attention de Jérusalem, occupée par Israël, Etat dont les Américains veulent assurer la survie en démembrant l’Irak, l’Arabie saoudite et le Soudan.

Ces crimes constituent une " claire déclaration de guerre contre Dieu, son Prophète et les Musulmans ", et comme la communauté musulmane se trouve en situation défensive (le devoir de djihad incombe alors à chaque individu), les signataires de la déclaration émettent la fatwa suivante : " Tuer les Américains et leurs alliés, civils et militaires, est un devoir pour chaque musulman qui en est capable, dans tout pays où c’est possible, jusqu’à ce que la mosquée Aqsa [de Jérusalem] et la mosquée Haram [de La Mecque] soient libérées de leur emprise et jusqu’à ce que leurs armées, détruites, quittent les terres de l’Islam, incapables de menacer quelque musulman que ce soit ".

Officiellement, il faut bouter les mécréants hors d’Islam. Mais, officieusement, comme le démontrent les déclarations des guerriers de Ben Laden, il s’agit d’islamiser le monde.

OUI, LA GUERRE

En affirmant " ce n’est pas la guerre ", les dirigeants belges démontrent leur aveuglement et leur incompétence à nous défendre. D’ailleurs, 20 jours avant l’attaque, ils ne ressentaient plus aucune menace: " Hier, nos soldats ont défendu notre sol, notre liberté. Aujourd’hui, dans un contexte bien différent, nous pouvons leur assigner d’autres missions (…) exporter [notre] stabilité ". écrivait André Flahaut, ministre de la " défense " nationale, (La Libre Belgique 20/8).

Clausewitz a écrit : " La guerre est un acte de violence destiné à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté ". Les déclarations de Ben Laden et les attentats du 11 ne laissent subsister aucune équivoque : " La guerre naît de l’hostilité, celle-ci étant la négation existentielle d’un autre être " (Carl Schmitt). L’"ennemi" est cet autre, étranger, avec qui des conflits sont possibles, sans pouvoir être résolus, ni par des normes préétablies, ni par l’arbitrage d’un tiers. Les terroristes islamistes correspondent indiscutablement à cette définition.

UN ENNEMI SANS UNIFORME

La guerre est déclarée, mais il n’existe pas de ligne de front. La subversion pratique le double langage : comment reconnaître l’ennemi ? En lui demandant " qui es-tu ?" avec un détecteur de mensonge? Cet ennemi ne se distingue ni par l’uniforme, ni par la barbe (les pirates avaient reçu comme consigne de la raser), ni par les documents d’identité (les assassins du commandant Massoud étaient des Marocains, détenteurs de passeports belges volés), ni par la nationalité (des Belges, d’origine maghrébine, ont été arrêtés pour des actions terroristes), ni par l’origine (un Savoyard converti est impliqué) ni par le port d’une arme (le 11 septembre, un couteau suisse, un cutter et une formation en arts martiaux ont suffi). Il faut rassembler une série d’indices pour pouvoir l’identifier, sans aucune certitude, cependant. Même avec de très faibles probabilités, le risque peut s’avérer énorme. Comment assurer dans de telles conditions une protection suffisante, sans commettre d’injustices, sans préjugés, sans tenir compte de l’appartenance religieuse ou ethnique ? Dans un aéroport américain, par exemple, les passagers d’un avion ont refusé de voyager en compagnie d’un arabo-musulman. Les 19 kamikaze étaient, en effet, tous arabo-musulmans. Dans l’absolu, la probabilité qu’un résident arabo-musulman se transforme en kamikaze est très faible, mais elle s’avère énorme, si on la compare à celle d’un résident d’une autre origine. Comment vivre dans une société où la confiance disparaît ? " En Californie, la diversité ethnique devient un problème." titrait Le Monde du 23 septembre : ce journal évoquait le cas d’une société employant du personnel qualifié en provenance du Proche Orient et située tout près de l’aéroport de Los Angeles. En revanche, les terroristes, d’une même origine ethnique, communiquent dans des dialectes rares et forment de ce fait des groupes impénétrables.

" Faire la guerre, c’est chercher le talon d’Achille " disait Levinas. Notre point faible, outre nos bons sentiments et le mirage inhibiteur de l’antiracisme, est la quasi-impossibilité d’identifier notre ennemi. En nous menant, à marche forcée, vers le " multiculturalisme ", Louis Michel et ses acolytes écolos, PS… etc. préparent notre destruction. On pourrait imaginer de les traduire un jour devant une cour de justice internationale, siégeant à Belgrade, pour non-assistance à civilisation en danger ! Politique fiction à l’image de celle de Mario Gotto, qui imaginait nos ministres poursuivis pour manque de charité envers les " sans-papiers ".

LA GUERRE PARTOUT

Le massacre du 11 septembre est un acte de guerre, mais il n’a pas été revendiqué. Tout ce qui détruit les " Américains et leurs alliés, civils ou militaires, " est un succès pour l’ennemi. Un terroriste cherchait à piloter un avion d’épandage agricole, un autre voulait pouvoir conduire un camion destiné au transport de matières dangereuses. Désormais pour toute catastrophe, même écologique, pour tout tir de kalachnikov, on soupçonnera du terrorisme.

Nombre de délinquants, surtout d’origine arabe, expriment de la haine, brûlent des voitures, attaquent des pompiers, font " la guerre des rues " (Christian Jelen) : doivent-ils être traités comme des ennemis ? Ils nous portent préjudice, divertissent des troupes de leur mission de défense, créent des zones de non-droit favorables à leurs activités illégales, mais qui peuvent aussi servir de refuge aux terroristes. Et s’ils sont incarcérés, certains imams n’hésitent pas à les récupérer pour leur combat contre les mécréants.

A Béziers, le 2 septembre dernier, Safir Bghioua, un jeune homme d’origine marocaine, tire une roquette sur une voiture de policiers, crible de balles l’adjoint au maire, et meurt en affrontant la police, le front ceint d’un bandeau blanc portant la profession de foi musulmane " j’atteste qu’il n’y a de Dieu que Dieu et Mohammed est son messager ". Chez lui, la police découvre un arsenal impressionnant. Qui était-il réellement? Un martyr de l’Islam, un insensé, un délinquant, un terroriste solitaire?

Les clandestins qui débarquent par milliers sur nos côtes ne doivent-ils pas être considérés comme des envahisseurs ? Ils s’installent chez nous contre notre volonté et islamisent notre territoire. Rappelons que le terme latin hostis a évolué du sens d’étranger vers celui d’ennemi.

LA DELINQUANCE SACREE

L’islam médiéval distinguait deux types de combattants : les gazi, guerriers des " marches ", portaient la guerre en territoire ennemi, par l’invasion ou la razzia, tandis que les fidai, appelés assassins par les Occidentaux, pratiquaient le meurtre de personnalités au péril de leur propre vie. Stupéfaits, nous les retrouvons, chez nous, au XXIe siècle.

Le gang de Roubaix, arrêté le 28/2/1996, attaquait des banques pour financer un réseau terroriste islamiste. Son fanatisme religieux justifiait son extrême violence. La délinquance s’inscrit dans une action subversive plus large. " Les extrémistes recrutent principalement chez les jeunes, et souvent chez les marginaux. Ils sont pléthore. (…). Ces militants-là vivent généralement dans la délinquance. C’est ainsi qu’ils financent une partie des activités du groupe. C’est bien pourquoi nous ne dissocions pas la lutte contre ce radicalisme du combat contre la criminalité " affirmait, dans Le Figaro du 21 septembre dernier, un policier français, spécialiste de l’anti-terrorisme, . Le 27, le même journal nous apprenait que le groupe " Al Takfir wa ‘l Hijra " (Excommunication et Hégire) " recommande le crime contre les " mécréants " [et] (…) encourage aussi le vol et le trafic de drogue, à condition qu’un cinquième du produit du délit soit destiné à la cause islamiste ". Même un journal catholique particulièrement islamophile le reconnaît: " sous couvert d’une lecture impropre de la religion, des détenus radicalement fondamentalistes pratiquent la prédication à outrance et tendent ainsi, sous couvert d’islam, à légitimer hold-up, fabrication de faux papiers, etc. Une difficulté supplémentaire pour les enquêteurs. ". La Libre Belgique du 23 septembre utilise, à cet égard, toutes les précautions d’usage: le Coran n’est pas responsable ! Mais comment faire alors l’exégèse de la sourate IX, verset 5, du Coran qui ordonne : " Lorsque les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles partout où vous les trouverez… (etc.) ". Il en est de même de quantité d’autres versets.

MOURIR AU COMBAT

Le Coran promet une récompense pour les shahid, les musulmans qui meurent pour la cause de Dieu. La tradition prévoit que leurs péchés seront pardonnés, leurs intercessions pour 70 proches acceptées. Ils iront au Paradis et épouseront 72 houris (vierges). Pour prouver leur sacrifice, on les enterre avec leurs vêtements ensanglantés. La mort au combat est le sommet des aspirations du croyant (Encyclopédie de l’Islam). Comment peut-on dissuader un ennemi qui souhaite la mort ?

Le djihad mondial

Posté le 15.06.2007 par feobus
LE CHOC DES CIVILISATIONS

DES CONFLITS EN PERSPECTIVE

Un livre essentiel décrit le monde futur : " Le choc des civilisations ", de Samuel Huntington, (professeur à l’université de Harvard), publié en 1997 chez Odile Jacob.

1. Selon lui, le monde occidental a été successivement le théâtre de guerres entre princes qui s'efforçaient d'accroître leurs territoires (de 1648 à 1789), entre nations ou peuples (1789 à 1918), et entre idéologies — nazisme, communisme et démocratie libérale — (1918 à 1989). Désormais, il devra faire face aux conflits de civilisations.

2. Après la guerre froide, l’ordre mondial se refonde sur les grandes civilisations : la confucéenne, l'hindouiste, la slave-orthodoxe, l'occidentale (avec ses variantes européenne et nord-américaine, la latino-américaine), l'islamique (avec ses variantes arabe, turque et malaise), la japonaise et l’africaine. Chacune avance à son propre rythme. Les différences entre civilisations résultent d'un long processus historique et portent, notamment, sur les relations entre Dieu et l’homme, l’individu et le groupe, le citoyen et l’Etat, l’homme et la femme ainsi que sur l’importance relative des droits et responsabilités, de la liberté et de l’autorité, de l’égalité et de la hiérarchie. La mondialisation aiguise ces différences, le retour du religieux compensant l'affaiblissement de l'Etat-nation.

3. La civilisation est, en dehors de l'Humanité, le niveau d'identification le plus large dans lequel un homme peut se reconnaître. Ainsi un habitant de Rome se définit, avec plus ou moins d'intensité, romain, italien, catholique, chrétien, européen, occidental. Alors que dans les conflits entre idéologies, l’on pouvait choisir son camp, dans les conflits civilisationnels, la ligne de partage ami ennemi se fait suivant l’identité ("Qui êtes-vous?"), un donné qu’on ne peut modifier et dont on perçoit les tragiques conséquences dans les guerres de l’ex-Yougoslavie.

4. Les fractures entre civilisations sont devenues des lignes de front religieuses. La politique est localement ethnique et globalement, civilisationnelle ; les conflits bouillonnent du bas vers le haut ; chacun cherche l’aide de parents en civilisation. Les Tchétchènes sont aidés par les Saoudiens, les Palestiniens par tout le monde musulman, l’Arménie par les Etats-Unis, l’Azerbaïdjan par la Turquie. Au risque d’escalade plus élevé que du temps de la guerre froide s’ajoute, relayée par les antennes paraboliques, la propagation des conflits par les émigrations. On affiche ouvertement dans les quartiers turcs de Bruxelles son soutien aux Bosniaques musulmans. Une dégradation du conflit israélo-arabe a échauffé des Beurs : ils se sont attaqués à une synagogue. En dynamique des fluides, on démontre que le battement d’ailes d’un papillon en Asie peut déclencher un ouragan en Amérique, désormais l’effet papillon existe aussi en politique.



LES FRONTIERES SANGLANTES DE L’ISLAM

5. Entre l’Islam et le reste du monde, le conflit dure depuis l’origine, c’est à dire depuis plus de 1300 ans. Il n’est pas prêt de s’éteindre. Il gagne même en virulence avec la poussée fondamentaliste. " les musulmans ont du mal à vivre en paix avec leurs voisins " : les " antagonismes intenses et les conflits violents sont endémiques entre musulmans et non-musulmans à l’échelle locale " (p. 282 et suivantes) " Les chiffres sont irréfutables " : au cours des années 90, deux tiers des conflits inter-civilisationnels opposaient des musulmans et des non-musulmans. Si l’on prend une carte religieuse du monde, presque partout où le vert islamique s’arrête, le sang coule !

6. Cette multiplicité de conflits aux frontières de l’Islam s’explique par des facteurs anciens et nouveaux :

L’Islam est une religion du glaive. Son fondateur était un combattant, aux antipodes de Bouddha, de Jésus.
Grâce à leurs guerriers, parfois même à leurs marchands, les musulmans occupent un immense espace, allant du Maroc à l’Indonésie. Autant de points de contact avec les non-musulmans et donc d’occasions de conflit.
Les conflits, au sein même de l’Islam, sont plus nombreux qu’au sein des autres civilisations. Par rapport aux autres nations, celles de culture musulmane — presque toutes des dictatures — ont proportionnellement au nombre d’habitants le plus grand nombre de soldats et les plus fortes dépenses militaires. L’islam exporte sa bellicosité.
Les musulmans sont inassimilables et réciproquement les non-musulmans ne s’assimilent pas en Islam. Alors que, par exemple, les Confucéens s’assimilent aussi bien chez les bouddhistes (Thaïlande) que chez les chrétiens (Philippines).
L’absence d’un Etat-phare musulman, qui dominerait et stabiliserait les autres pays musulmans.
L’explosion démographique musulmane augmente fortement la proportion de jeunes hommes sans emploi, ce qui est propice à la violence. Ceci a été constaté entre musulmans en Algérie ou à l’égard des non-musulmans — moins prolifiques — au Kosovo. Cette démographie galopante engendre des migrations agressives (Côte d’Ivoire, Espagne… etc. )
Des musulmans accusent l’impérialisme occidental : l’oppression de groupes musulmans les a poussés à la révolte. Mais, ils ne tiennent pas compte de cas semblables où l’inverse se produit, comme en Indonésie ou au Soudan.

DECLIN OCCIDENTAL

7. En 1900, l’Europe Occidentale et l’Amérique du Nord représentaient 44% de la population mondiale : actuellement, ils ne comptent plus que pour 13%. Leur influence décroît, le monde s’indigénise, chacun retourne à son identité fondamentale. Pour préserver son précieux héritage (liberté individuelle et culturelle, démocratie politique, etc.), l’Occident doit maintenir sa supériorité militaire, enrayer son déclin moral et démographique, maintenir sa cohérence (le multiculturalisme, suicide culturel, doit être impérativement rejeté), éviter d’intervenir dans des conflits dans lequel il n’est pas concerné.

8. Du déclin naît le risque d’invasion : " quand la civilisation n’est plus capable de se défendre elle-même parce qu’elle n’a plus la volonté de le faire, elle s’ouvre aux envahisseurs barbares " qui viennent souvent "d’une autre civilisation, plus jeune et plus puissante ". Huntington redoute que de prochains chaos ne plongent l’humanité dans les ténèbres.



APRES L’ATTENTAT

Après l’attentat, on a répété : " il faut éviter le choc des civilisations ". Mais qui, à part les djihadistes, cette composante belliqueuse de l’islam, souhaite réellement l’affrontement? Il est le résultat involontaire d’un enchaînement de solidarités opposées, du " un pour tous, tous pour un ". Samuel Huntington a décrit la machine infernale. Après avoir étudié quantité d’évènements et de statistiques, il a construit une vision cohérente des nouvelles relations internationales, qui permet de réfléchir aux moyens de réduire les conflits de civilisation.

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