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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde. Description audio !
Catégorie : Blog Actualité Date de création :
28.03.2007 Dernière mise à jour :
08.08.2008
Le communiqué de l'agence Elite indique que l'une des trois gagnantes du concours France, le 9 octobre au Ritz, est d'origine "malienne". Adama, 16 ans, est certes une jeune beauté noire, mais elle est née à Saint-Louis, au Sénégal, et a grandi en Mauritanie.
L'Afrique, certes, mais pas le Mali, donc. Raté, à l'heure où l'agence de mannequins cherche à valoriser l'arrivée en finale d'une fille de couleur, qui représentera, avec deux autres, la France au concours mondial Elite en Turquie, fin novembre.
Dans un monde de la mode toujours très marqué par la beauté blanche, Adama reste une exception. A 16 ans, elle vit à Rouen avec deux petits frères, un père qui travaille dans le monde associatif et une mère femme de ménage. Elle est inscrite en seconde, ira "jusqu'au bac au cas où mannequin, ça ne marche pas". Et sera "puéricultrice" s'il faut faire autre chose, tout en rêvant "depuis toute petite" de devenir "model".
Ce n'est certes pas la toute première fois qu'une fille de couleur se qualifie pour représenter la France au casting international d'Elite: "L'an dernier, une des finalistes était métisse, et il y a eu Chantal Bolivar en 1994". La précision dit toutefois combien les visages de couleur restent marginaux sur les podiums.
Le concours international Elite, qui existe depuis 1983, a notamment permis de découvrir Gisèle Bunchen, Cindy Crawford et Karen Mulder. Pourtant, les modèles d'Adama, c'est plutôt Naomi Campbell et Noémie Lenoir. Comme pour bon nombre des filles qui ont participé aux deux nouvelles selections locales Elite.
Cette année, l'agence de mannequins vantait en effet deux nouveaux castings en banlieue, à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et au centre commercial Belle-Epine (Val-de-Marne). L'opération n'est qu'a moitié réussie sur le front de la diversité: aucune des candidates "castées" dans les deux cités ne s'est finalement hissée parmi les douze finalistes.
"Jusqu'à l'an dernier, les filles de couleur avaient disparu des podiums"
De pubs L'Oreal (en pointe sur la "cosmétique ethnique") en défilés Jean-Paul Gauthier -souvent vanté comme "prince du métissage"-, en passant par le premier casting Elite au Sénégal cette année, les choses commencent bien à bouger. Mais à pas comptés. C'est ce que confirme Pierre-François Le Louët, au bureau de tendances Nelly Rodi:
"Jusqu'à l'an dernier, les filles de couleur avaient complètement disparu des podiums. Dans les années 70 et 80, il y avait pourtant des filles noires. Des créateurs comme Paco Rabane, mais aussi Montana voire Courrèges, en cherchant à séduire notamment les femmes des chefs d'Etat africains, faisaient l'apologie de la beauté noire.
"A l'époque, c'était une esthétique black qui correspondait à l'espoir afro, à une élégance altière très "princesse noire", en phase avec l'essor du tourisme en Afrique.
"A la fin des années 80, les famines ont brisé la dynamique. C'est très récemment qu'on a vu resurgir des filles métissées. Mais le prisme a changé: l'Afrique est moins glamour, l'esthétique banlieusarde a marqué des points. Celles qu'on met en avant, c'est celles qui font bouger la banlieue, bouger la beauté."
Même tendance dans la presse féminine. Le mensuel Marie-Claire, qui s'interrogeait dans son numéro d'octobre "La mode est-elle raciste?" le reconnaît dans ses colonnes: "Nous ne pouvons nous prévaloir que d'une seule couverture avec un top model black, Naomi Campbell, il y a plus de dix ans." Le magazine constate d'ailleurs que les ventes s'étaient révélées "décevantes", et que, de leur côté, les annonceurs craignent souvent que "ça fasse trop Benetton".
"Les gens associent couleur et métissage à la catégorie des dominés"
Le psychanalyste Serge Le Pastier rappelle que c'est à la sortie de la guerre et dans les années 50 qu'on a commencé à "valoriser, sous l'influence du cinéma hollywoodien, la beauté blonde et scandinave":
"A l'inverse, du fait du passé colonial, les gens associent toujours couleur et métissage à la catégorie des dominés. Dans les pays sous développés, l'élite économique ou politique prend d'ailleurs comme modèle les critères de beauté de la nation colonisatrice,
"Dans l'inconscient masculin, la blondeur diaphane évoque aussi l'image idéalisée de la mère. Là où la femme qu'on désire sera davantage associée à une sensualité plus exotique, éloignée de l'image maternelle.
Adama, elle, raconte explicitement qu'il lui "tient à coeur" de représenter les filles noires. Mais son père s'inquiète qu'Elite ou que sa fille elle-même ne surfe trop sur l'origine, "alors que ce sont ses qualités de mannequin qu'il faut mettre en avant".
Reportages de France 3 sur le milieu de la mode. Adama, 16 ans et originaire de la banlieue de Rouen est la gagnante d'un concours organisé par l'agence "Elite". Elle fait partie des trois sélectionnées pour la finale internationale qui aura lieu le 1er décembre en Turquie.
Des professionnels de la mode et de la communication sont interrogés. La loi de l'offre et de la demande expliquerait la présence rare de mannequins noirs. Selon Mercedes Erra, présidente de la grande agence de publicité Euro RSCG France, pour représenter le(la) français(e) moyen(ne), on ne fait appel aux Noir(e)s car "la Noire est moins identifiée comme française moyenne". Pour elle, "Noir est toujours associé à exotisme" dans l'esprit des français.
Un numéro de "Marie-Claire" paru il y a dix ans avec Naomi Campbell en couverture aurait été "un échec de ventes", ce qui expliquerait que "Marie-Claire n'ait jamais retenté l'expérience"...Pour la rédactrice en chef du magazine, l'imaginaire des lectrices fait qu'elles ont du mal à s'identifier à des Noires. Mouais...
La star des podiums a accusé le magazine britannique Vogue de l'avoir évincée pour des motifs racistes.
Après avoir posé pas moins de huit fois pour la couverture du prestigieux Vogue, Naomi Campbell a la triste impression d'être aujourd'hui boycottée par la rédaction, à cause de sa couleur de peau. Le top modèle avait rejoint d'autres stars noires de la mode, pour un événement haute-couture, vendredi dernier. Lors de cette apparition, la jeune femme a révélé que le magazine a plusieurs fois refusé de la mettre en couverture.
Serait-ce parce que la star a fait, il y a quelques mois la une des magazines à polémiques pour avoir été jugée, après avoir frappé sa femme de ménage ? Le mannequin avance une toute autre explication : "Je ne suis plus en couverture du Vogue anglais ces derniers temps alors que je leur ai proposé des millions de fois. Ils ont toujours refusé. Ils préfèrent mettre inlassablement le même mannequin blanc, en couverture, le même depuis six mois. Mais je ne capitulerai pas. Je veux être en couverture."
À 37 ans, la star du catwalk a déjà posé dans ledit magazine cinq fois seule et trois fois accompagnée de stars. Alors pour se consoler de cette soi-disant vindicte, le top modèle a trouvé une nouvelle occupation : ouvrir un hôtel-casino six étoiles à Malindi, dans l'océan Indien...
Christelle Koko est centrafricaine et prouve qu’on peut être noire et mannequin très demandé. A 20 ans, elle pose un regard lucide sur sa vie, son métier et les Blacks dans la mode. Le corps caméléon cache un tempérament volcanique. Portrait.
" J’arrêterai le mannequinat lorsque j’aurai fait la couverture du Vogue français. " Christelle Koko : 20 ans et un tempérament de feu. Bien décidée à s’imposer dans le petit monde de la mode avec ses origines centrafricaines, sa peau cacao, ses yeux praline et ses lèvres chocolat, sans se faire manger par les requins de la profession.
Linda, son agent, la surnomme " caméléon ". Tour à tour vamp des années folles pour Vogue Italie, androgyne en costard blanc pour Marie-Claire Hollande ou petite fée black pour la pub Organic’s, Christelle se métamorphose sous l’œil des photographes. " Il faut rentrer dans leur jeu. Devant un appareil, je suis quelqu’un d’autre, je dégage une autre personnalité. " Tout en imposant des choix. " Je me balade toujours avec mon make-up, les maquilleurs peuvent me mettre du vert fluo ou du rose sur les yeux mais pour la base, je dirige. Ils pensent que toutes les Blacks ont la même peau, c’est faux. "
Fière d’être noire
Corps de félin aux aguets, regard caressant alourdi par de longs cils recourbés, pommettes hautes, léger grain de beauté sous l’œil gauche. Aujourd’hui, Christelle, très décontractée, a les cheveux longs, tirés en queue de cheval. " C’est parce que je ne travaille pas en ce moment, sinon, les clients me préfèrent naturelle, avec une coupe courte. " Qui fait ressortir un peu plus ses origines centrafricaines. " Je suis noire et fière de l’être ", clame-t-elle, une flamme au fond des yeux, en remerciant ses parents pour cette couleur pas toujours facile à porter.
" Je vis le racisme au quotidien mais je sais qu’il y a encore cinq ans, il n’y avait pas de place pour moi dans ce métier. Beaucoup de Blacks, qui sont dans la mode depuis plus longtemps, n’ont pas fait tout ce que j’ai fait. Il y a un changement dans les mentalités. Les nouvelles générations ne te regardent plus comme une extraterrestre. Aujourd’hui, les Noirs vivent dans les mêmes endroits que les Blancs, se font servir par des Blancs."
Les cintres d’ébène
Pourtant, il reste beaucoup à faire. " Sur les couvertures des magazines : toujours des Blanches. Dans les défilés : toujours les mêmes Blacks. Il y a beaucoup de Noires dans ce métier mais elles restent cantonnées aux show-room. Dans ces moments-là, tu n’es qu’un cintre qui marche, c’est affreux ". Pour s’offrir le luxe de faire ce qu’elle aime, Christelle impose son caractère volcanique.
Capable de plaquer un shooting quand on la traite mal, elle reconnaît des coups de sang violents et des séismes que seule Linda peut calmer. " Les créateurs aiment les filles qui ont de la personnalité. J’ai travaillé avec Jean-Paul Gaultier et il me demandait ce que je pensais des modèles. Quand je n’aimais pas, je le lui disais. "
A l’africaine
Devenir mannequin, c’était le rêve d’une gamine qui a quitté son Bangui natal à 10 ans pour se retrouver à Orléans seule petite black de l’école. Le choc. " Il n’y avait pas d’autres Noirs dans notre immeuble. En plus, dans ma famille, on parlait français mais à l’africaine, très lentement. " Prononciation et mimique à l’appui.
C’est une cousine qui lui fait découvrir Paris et, après avoir enchaîné des petits boulots, c’est une copine qui la pousse à s’inscrire au concours Ford-Galeries Lafayette. Elle ne sera pas finaliste mais l’agence la repère. " Elle a débarqué avec deux Polaroïds, sans book, sans rien ", se souvient Linda. Pour son baptême du feu, elle est envoyée chez Paco Rabanne " avec mes polas horribles sans maquillage. Je suis restée sur la réserve alors que d’autres filles étaient très à l’aise. En sortant, je savais que ça n’avait pas marché. Ford m’a renvoyée chez un autre client et là je me suis dit : sois naturelle, sois toi ! " C’est la bonne formule, qui accroche stylistes et photographes.
Malgré ce succès rapide, Christelle ne parle pas d’argent car la motivation est ailleurs : " Je veux m’imposer et pouvoir dire à mes petits-enfants : j’y suis arrivée ". Une volonté de fer qui ne l’empêche pas de douter. Elle confie : " J’ai failli baisser les bras deux fois " et encore " on n’a pas un corps parfait même si on est mannequin ". Elle se révèle sans fard, au sens propre comme au figuré.
Une vie sur disquette
La jeune femme ne montre pas toutes ses photos à sa mère, retournée vivre en Centrafrique - " elle ne comprendrait pas, ça pourrait la choquer " - mais lui poste sa vie sur disquette. " Tous les jours, j’écris ce qui m’arrive, je sauvegarde et j’envoie tout à Bangui ". Entre casting-booking-shooting, elle dévore des polars, écrit des scénarios qu’elle ne vendra jamais et observe les gens. De préférence dans des endroits bondés. Bientôt, elle doit s’envoler pour l’Afrique du Sud. " Ça va me faire du bien : je vais passer au-dessus de mon pays ! " Pour l’heure, elle teste les restaurants africains du quartier République, à Paris, et s’amuse dans les dîners mondains avec ses amies vendeuse, serveuse ou chômeuse.
" Un jour, tu me verras dans les magazines des Blancs ", avait-elle promis à sa mère. La couverture du Vogue français semble bien être à la portée de ses doigts graciles.
Adriana Karembeu, la femme de l'ex international noir français Christian Karembeu a finalement cédé aux pressions de la presse people. Madame a posé toute nue pour le magazine "PHOTO".
Christian Karembeu avait fait la une sur cité-u au sujet de ces "stars noires qui n'épousent que des femmes blanches". Des rumeurs de ruptures courent ces derniers temps avec Christian Karembeu, mais les deux démentent.
Adriana Karembeu, Sklenarikova de son vrai nom, est née le 17 septembre 1971 à Brezno en Slovaquie.
Avant de devenir mannequin, Adriana étudiait la médecine à Prague. Adriana est repérée à l’âge de 20 ans à Prague alors qu’elle entame sa troisième année de médecine.
Son 1m26 de jambes lui permet de conquérir le monde de la mode et de défiler pour les plus grands noms de la haute couture : Thierry Mugler, Karl Lagerlfeld, Givenchy, Lanvin, Balenciaga, Rochas, Valentino, Gianfranco Ferré, Jean-Louis Scherrer, ainsi que la célèbre marque de lingerie Victoria’s Secret.
Adriana entre alors dans le cercle très restreint des Tops models et devient l’un des mannequins incontournables des années 90.
Elle rencontrera Christian Karembeu en 1998, au moment où tout le monde parle de l'équipe de france de football, Championne du monde, dont Christian Karembeu. Ils se marient la même année.
Pas de temps à perdre.