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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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22.07.2008
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Les inventeurs noirs

Benjamin BANNEKER

Posté le 21.05.2007 par feobus
Le " Premier scientifique Noir "

BANNEKER, fils de Robert et Mary BANNAKY, naît en 1731, près de la rivière Patapsco située à environ 16 kilomètres de Baltimore.
La mère de BANNEKER était une Mulâtresse libre ; Son père, un Africain qui avait dû acheter sa liberté pour sortir de son état d'esclave.
Le grand-père de BANNEKER était connu sous le nom de Bannaka ; Ensuite, sous celui de Bannaky.
Sa grand-mère s'appelait Molly Walsh ; Elle fut d'abord servante en Angleterre, et envoyée ensuite dans le Maryland, liée par un contrat d'apprentissage de servante.

Après avoir terminé‚ ses 7 années de servitude, Molly Walsh s'acheta une ferme et 2 esclaves qui l'aidèrent à s'en occuper. Elle affranchit ses deux esclaves, et épousa l'un d'eux : Bannaky.
Ils eurent plusieurs enfants dont une fille, Mary.
Lorsque Mary fut grande, elle acheta un esclave nommé Robert et qu'elle épousa ensuite ;
Ils eurent plusieurs enfants dont Benjamin.

Benjamin BANNEKER grandit à la ferme familiale qui se situait près d'une ville appelée "Bannaky Springs" à cause des sources d'eau fraîche qui s'y trouvaient.

BANNEKER construisit des fossés et de petits barrages pour contrôler l'eau des sources nécessaire à l'irrigation.
Le travail de BANNEKER fut si sérieux que les cultures des Bannaky crûrent même en période de sécheresse. D'ailleurs, cette famille de Noirs, libres, ne cultiva que d'excellents tabacs.
Lorsque les fermiers voisins décidèrent de changer leurs cultures de tabac pour les remplacer par des cultures de blé‚ BANNEKER, avec ses solides connaissances en mécanique, les aida à la construction des moulins de leurs fermes.

Molly Walsh, la grand-mère de BANNEKER lui avait appris à lire ainsi qu'à ses frères. Pour cela, elle utilisait la Bible comme livre d'enseignement. Et, dans la vallée où ils vivaient, il n'y avait pas d'école. Un été, un instituteur Quaker vint vivre dans la vallée ; Il ouvrit une école pour garçons. BANNEKER y alla. Le maître d'école changea le nom de Bannaky en BANNEKER.
A l'école, il apprit à écrire et à faire du calcul arithmétique simple.
BANNEKER quitta l'école à l'âge de 15 ans pour prendre la direction des affaires familiales à la ferme.


A l'âge de 21 ans, en 1752, BANNEKER eut une expérience exceptionnelle: il vit une montre de poche, de marque, qui appartenait à un dénommé Josef Levi. BANNEKER fut absolument fasciné par cette montre.
Il n'avait, de sa vie, jamais vu quelque chose de semblable. Levi la lui offrit.
Cette montre allait bouleverser la vie de BANNEKER. Il prit la montre et essaya d'en comprendre le fonctionnement.

BANNEKER sculpta, à partir de petits morceaux de bois, une montre semblable, et fabriqua sa propre pendule ; la première à sonner l'heure, complètement fabriquée en Amérique.

La pendule de BANNEKER fut si précise qu'elle sonna chaque heure, à l'heure, pendant 40 années.

Les travaux de BANNEKER sur les pendules l'amenèrent à réparer des montres, des pendules, des horloges et des cadrans solaires.
BANNEKER aida même Joseph Ellicott à construire une horloge complexe. Il fut un ami proche des frères Ellicott qui lui prêtèrent des livres d'astronomie et de mathématiques ainsi que des instruments d'observation des étoiles.
BANNEKER, malgré‚ le caractère autodidacte de ses études en astronomie et en mathématiques supérieures, prédit, avec succès, l'éclipse solaire du 14 avril 1789, contredisant, ainsi, les prévisions d'éminents mathématiciens et astronomes de l'époque.
Lorsque les parents de BANNEKER moururent, ils lui léguèrent la ferme familiale, puisque ses deux s½urs, mariées, l'avaient quittée.
BANNEKER construisit une cabine percée d'une lucarne pour y étudier les étoiles et faire des calculs.
Travaillant essentiellement seul, avec quelques visiteurs, BANNEKER fit une compilation des résultats qu'il publia dans son almanach.

Il avait adressé cet almanach, accompagné d'une lettre de 12 pages, à Thomas Jefferson (alors

secrétaire d'Etat), en réaction aux remarques racistes de ce dernier sur les capacités intellectuelles des Africains.

BANNEKER continua de publier son almanach ainsi que celui de nombreux autres scientifiques et artistes éminents de l'époque, depuis sa ferme du Maryland, et ce, presque jusqu'à sa mort.

Bien que BANNEKER étudiât et enregistrât les résultats de tous ses travaux jusqu'à sa mort, il dut cesser de publier son Almanach à cause de la mévente de ce dernier.
A l'époque où il avait construit sa cabine d'observation, en 1791, BANNEKER fut engagé, avec une équipe de géomètres-experts nommés par le Président George Washington, pour dessiner les plans du District de Columbia, Washington, D.C.

BANNEKER fut le seul Africain à obtenir un engagement présidentiel.
BANNEKER et Andrew Ellicott, le cousin de George Ellicott, travaillèrent en étroite collaboration avec Pierre L'Enfant, l'architecte qui s'occupa des plans du District de Columbia, Washington D.C.

On retira le projet à L'Enfant, à cause de son tempérament, si bien que lorsqu'il partit,
il emporta les plans avec lui. BANNEKER redessina, de mémoire, les plans de la ville,
épargnant ainsi au Gouvernement américain les efforts et les dépenses qu'aurait occasionné
l'embauche d'un autre dessinateur.



--

George R. CARRUTHERS

Posté le 21.05.2007 par feobus
George R. CARRUTHERS astrophysicien du Laboratoire de Recherche Maritime, était responsable du développement de l'unique caméra qui fit le voyage vers la lune à bord d'Apollo 16 en Avril 1972.

Appelée la caméra spectrographe ultraviolet à grande portée les 2,5 Kg de cet élément portable étaient destinés à étudier l'atmosphère au dessus de la terre et d'autres phénomènes interplanétaires, Etoiles, Nébuleuses et Galaxies. A part sa boîte de piles et son câble flexible de connections, la caméra entière était en plaqué or afin de conserver la chaleur sur la surface de la lune. Aussitôt après avoir débarqué, la caméra était installée dans l'ombre du module pour la protéger de la lumière directe du soleil pendant que la boîte de piles était déployée dans la lumière du soleil pour la chaleur indispensable à son opération.

Plus de 200 cadres d'images étaient obtenues à partir des 11 cibles sélectionnés. En 1973 une version modifiée de la caméra était produite pour la Skylab dont 4 lancements afin d'obtenir des images de la comète Kouhotek, une nouvelle comète allant vers le soleil. Aujourd' hui des versions améliorées ont été développées pour l'utilisation possible des missions des navettes spatiales d'avenir.

Dès l'âge de 25 ans, il fit d'importantes collaborations dans le domaine de l'image électronique. Il développa aussi une lunette de fusée pour observer les rayons ultraviolets des étoiles. Il fallait s'attendre que ses contributions auraient fait des progrès dans la compréhension humaine de la façon comment les étoiles et notre univers étaient nés

George Washington CARVER

Posté le 21.05.2007 par feobus
CHIRURGIEN - AGRONOME"
George Washington CARVER est né, en 1864 (date probable), de parents esclaves sur une plantation d'environ 13 hectares située dans le Comté de Newton sur la commune noire de Marion près de Diamond Grove (aujourd'hui appelé Diamond) dans le Missouri. Cette plantation appartenait à Moses Carver, un immigrant allemand. En 1894, CARVER obtint un baccalauréat es sciences au Iowa Agricultural College, et, en 1896, une maîtrise es sciences en agronomie.

C'est au cours de cette année, de 1896, que CARVER partit pour Tuskegee, en Alabama.
Il accepta un poste de professeur au Tuskegee Institute of Technology ; Il y restera jusqu'à sa mort, en 1943.

CARVER devint l'un des membres de la faculty of Iowa State College of Agriculture and Mechanics ; Il fut le chargé de travaux au laboratoire de bactériologie de l'école au service de Botanique systématique.

Dans son laboratoire, à l'Institut de Tuskegee, le Dr CARVER aidait des étudiants à faire des centaines d'expériences originales. Les travaux de CARVER vont déboucher sur des applications industrielles à partir de produits fermiers appelés "chimiurgie" dans la littérature technique du début des années 1900. Les recherches de CARVER l'amenèrent également à développer 325 produits tirés de l'arachide ; 108 applications pour la patate douce ; 75 produits dérivés de la noix de pékan.
De ses travaux dans le développement des applications industrielles venant de produits agricoles, CARVER tira, à partir de 28 plantes différentes : 118 produits dont un caoutchouc synthétique et plus de 500 teintures et pigments.

CARVER fut l'inventeur, en 1927, d'une technique pour produire de la peinture, des couleurs à partir de graines de soja, pour lesquelles il obtint 3 brevets distincts .

George Washington CARVER reçut les honneurs du Président américain, F. D. Roosevelt, le 14 juillet 1943. Il fut octroyé une somme de 30.000 dollars américains destinés à la construction d'un monument national à la gloire de CARVER, en souvenir de son talent et de ses réalisations.

Les lieux où CARVER avait passé son enfance, près de Diamond Grove, furent transformés en parc où l'on édifia un buste à la mémoire du chercheur en agronomie, à celle du professeur ainsi qu'à celle du chercheur en chimie.
Ce parc fut désigné comme monument national dédié aux Afro-Américains des Etats-Unis.

Le Simpson College attribua, en 1928, à George Washington CARVER, le titre de docteur honoris causa. Il fut membre de la "Royal Society of Arts " of London en Grande-Bretagne.

Il reçut la Spingarn Medal décernée, chaque année, par la "National Association for the Advancement of colored people" (l'Association nationale pour l'avancement des gens de couleurs), aux Noirs qui ont apporté leur contribution la plus grande dans l'avancement de leur race.

CARVER, frappé d'une anémie, mourut le 5 janvier 1943, au Tuskegee Institute.
Il fut enterré sur le campus même, à côté de Booker T. Washington.

Voici la liste de quelques-uns des produits de synthèse développés par le Dr. CARVER :
des adhésifs
du beurre
du fromage
du polisseur pour métal
du papier
des huiles pour massage
de la graisse pour essieu
du lait en flocons
de la sauce pimentée
des agents de blanchiment
du mucilage
des onguents, du baume
de la crème
des conditionneurs pour sols
de la créosote (antiseptique liquide)
du shampooing
des colorants
du cirage pour chaussures
de la farine
de la crème à raser
des briquettes de combustion
de l'encre
du marbre et du caoutchouc synthétique
du café soluble
de la poudre de talc
des panneaux isolants
du vernis crème
de l'émulsion pour linoléum
des teintures pour bois
de la nourriture
du reboucheur pour bois
un attendrisseur pour viande
de la sauce Worcestershire

Charles Richard DREW

Posté le 21.05.2007 par feobus
Charles Richard DREW
03 juin 1904 - 01 avril 1950

L'inventeur de la banque de sang actuelle"

Charles Richard DREW est né le 3 juin 1904 à Washington, District de Columbia.

Sportif accompli, Charles DREW reçut de nombreux titres honorifiques pour ses qualités d'athlète ; Il fut l'unique Métis américain à avoir eu le titre de capitaine de l'équipe de football au Amberst College.

Après son baccalauréat, en 1926, Charles DREW fut, pendant deux années, professeur de biologie et de chimie, et s'occupa d'athlètes, comme directeur, au Morgan State University de Baltimore.
En 1928, Charles DREW s'inscrivit au McGill University de Montréal, au Canada, où il étudia la médecine; c'est là qu'il aura l'occasion d'assister à une transfusion sanguine qui laissera la vie sauve à un homme. Il s'en souviendra, plus tard, et c'est ce qui déclenchera son intérêt pour la conservation du plasma sanguin.

En 1933, Charles DREW obtint une maîtrise en chirurgie et un doctorat en médecine au McGill University ;Ensuite, il sera interne au Royal Victoria Hospital de Montréal.

Le Docteur Charles Richard DREW fut le premier à développer la banque de sang.
Sa présentation d'un système de conservation du plasma sanguin révolutionna la profession médicale.
Tout d'abord, Charles DREW utilisa son procédé sur des champs de bataille en Europe, et dans le Pacifique, au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Richard DREW, lors d'une simulation avec un groupe d'infirmiers


Frederick McKinley JONES

Posté le 21.05.2007 par feobus
Frederick McKinley JONES
17 mai 1893 - 1961

Il à inventé la réfrigération mobile

Frederick McKinley JONES naît en 1892, à Corvington, dans le Kentucky. Il ne fréquente pas très longtemps l'école, ce qui ne l'empêchera pas, plus tard, d'être une autorité en matière de réfrigération.

Frederick M. JONES a obtenu plus de 60 brevets dans des domaines variés, mais la réfrigération demeurera sa spécialité.
En 1935, Frederick M. JONES invente le premier système de réfrigération pour des semi-remorques qui se déplacent sur de longues distances.
Plus tard, le système sera adapté à d'autres moyens de transport, tels que des bateaux et des wagons de chemin de fer.


La première unité opérationnelle de réfrigération de Frederick M. JONES change complètement le transport d'alimentation industrielle. Ce système permet d'éliminer les problèmes de nourriture avariée, et change les habitudes alimentaires de l'Amérique.

En outre, Frederick M. JONES développe :
un dispositif de conditionnement d'air pour les hôpitaux militaires de campagne (très utile pour conserver, à une température juste, le sérum nécessaire aux transfusions de sang ainsi que les médicaments),
une machine portable à rayons-X,
un réfrigérateur pour les cuisines militaires de campagne.

Frederick M. JONES est enrôlé, pendant la Première Guerre mondiale, en France. Après la guerre, il devient mécanicien.
De ses connaissances, acquises de cette première expérience, il développe un moteur à essence à auto-démarrage.

A la fin de l'année 1920, Frederick M. JONES dessine toute une série de dispositifs pour l'industrie du cinéma qui est, alors, en train de prendre de l'essor; Il procède à des adaptations sur les projecteurs de films silencieux pour y loger, à la place, des films parlants. Il développe, également, un équipement de guichets qui délivre des tickets et rend la monnaie.

En 1949, la US Thermo Control Company, qu'il a fondée avec son ancien patron, J. A. NUMERO, atteint un chiffre d'affaires annuel de 3.000.000 dollars. Ils y fabriquent des climatiseurs automatiques, pour les trains, les bateaux et les avions, qui permettront la conservation, en bon état de fraîcheur pendant de longues heures, des denrées alimentaires. Frederick M. JONES est derrière tout cela.

Au cours de l'année 1950, on appelle Frederick M. JONES à Washington pour qu'il puisse donner son avis en matière de réfrigération. Il devient consultant au ministère de la Défense et à l'Office des normes des Etats-Unis.

Frederick M. JONES, perpétuellement insatisfait, ne sera jamais content des améliorations qu'il apportera aux équipements de refroidissement d'air.
Il développe des moyens de conservation de l'air ambiant des aliments à une température constante.
Frederick M. JONES crée d'autres dispositifs qui produisent des conditions atmosphériques spéciales pour préserver, du dessèchement, les fraises, ainsi que d'autres fruits, ou ralentir leur maturité avant qu'ils n'arrivent dans les rayons des supermarchés.
Il travaille au développement d'autres procédés de contrôle de l'humidité de l'air ainsi que celui de la circulation de l'air.

Frederick M. JONES a rendu possible, pour la première fois, des inventions qui ont permis le transport de viandes, de fruits, de légumes, d'½ufs, de beurre, ainsi que d'autres produits qui nécessitaient leur réfrigération au cours de transports sur de longues distances, en toute saison.

Lorsque, en 1961, Frederick M. JONES meurt à Minneapolis, ses inventions sont utiles à tous, dans le monde entier. Il a contribué, à l'arrière-scène, à de nombreux conforts de vie, luxueux.

Et donc, lorsque vous vous rendrez, la prochaine fois, dans un établissement à restauration rapide, ou que vous verrez l'une de ces grosses plates-formes avec des unités de réfrigération à l'avant des semi-remorques, pensez à l'homme qui a rendu cela possible :
Frederick McKinley JONES.

Jan Earnst MATZELIGER

Posté le 21.05.2007 par feobus
Jan Earnst MATZELIGER
1852 - 1889

Aujourd'hui, tout le monde peut se payer des chaussures résistantes"
Jan Earnst MATZELIGER naît, en 1852, à Paramaribo, au Surinam (Guyane hollandaise), en Amérique du Sud. Son père est un ingénieur hollandais qui a épousé une Surinamienne noire du cru.

A l'âge de 10 ans, le jeune Jan travaille dans les ateliers de fabrication de machines du Gouvernement où son père travaille comme superviseur.
C'est là que ses talents et ses aptitudes pour la chose mécanique vont se renforcer.

En 1871, âgé de 19 ans, J.E. MATZELIGER voyage à travers le monde. Jan a cependant deux handicaps, il est étranger et Noir.
De surcroît, il parle très peu l'anglais ; Il a donc du mal à trouver du travail.

Mais comme J.E. MATZELIGER est un jeune homme déterminé, il apprend l'anglais.

Deux années plus tard, J.E. MATZELIGER s'installera à Philadelphie où, finalement, il va décrocher un emploi, comme apprenti, dans une usine qui fabrique des chaussures. Pour cela, il doit manipuler différentes machines, des heures durant, pendant que la plupart des Blancs le regardent parce qu'il avait des ancêtres Noirs. Il s'arrange pour avoir quelques amis en ville.

J.E. MATZELIGER entend parler de la croissance rapide de l'industrie de la chaussure et, à la recherche d'une meilleure situation professionnelle, il partira pour la Nouvelle-Angleterre, en 1877 ; il s'installera définitivement, à Lynn, dans le Massachusetts.

J.E. MATZELIGER est un chrétien dévoué‚ qui enseignera à la Sunday School (l'Ecole du Dimanche) à la North Congregational Church, l'une des rares églises de l'endroit à accepter les Noirs.

Au tout début de l'industrie de la chaussure, on les fabrique, principalement, à la main.

Pour un ajustement adéquat, il est nécessaire de prendre les empreintes des pieds des clients, pour la pointure et la forme. On crée ensuite un moule, de pierre ou de bois, que l'on appelle le "last" (la "forme" sorte de moulage pour fabriquer la chaussure). De ce moulage, on créera un calibrage pour les différentes pointures et formes.

A cette époque-là, la plus grande difficulté de fabrication de la chaussure demeure l'assemblage de la semelle à la partie supérieure. Ce travail requiert une grande dextérité pour bâtir, au moyen de clous, et coudre ensuite les deux parties ensemble. Personne n'arrive à faire une chaussure qui puisse avoir une durée appréciable.

On pense qu'un travail aussi compliqué ne peut être fait que par des mains expertes.

En définitive, ces "lasters" (ouvriers qui fabriquent ce genre de chaussures qui durent), détiennent un grand pouvoir sur l'industrie de ce produit.

Ils peuvent, de ce fait, jouer un rôle important, comme celui, par exemple, de débrayage, sans avoir à tenir compte des souhaits de leurs camarades de travail ; il en résultera pour ces derniers de longues périodes de non-emploi.

J.E. MATZELIGER fera tout ce qu'il pourra pour résoudre le problème de cette mainmise, et il développera un procédé automatique de fabrication de chaussures dont la durée soit appréciable.

Cela lui prendra de nombreuses années et exigera, de sa part, beaucoup de sacrifices avant qu'il n'arrive à un prototype qui obtienne un véritable succès.

J.E. MATZELIGER perdra un peu de temps à dessiner et à faire breveter son invention, qu'il affinera sur de nombreuses années pour ajuster la chaussure, assembler le cuir du dessus la semelle, enfoncer les clous et livrer un produit fini - le tout en moins d'une minute.

Ce procédé réduira, de moitié, le prix d'une paire de chaussures pour tout le pays ; il permettra de doubler les salaires, et d'améliorer les conditions de travail de millions de personnes sur lesquelles reposait l'industrie de la chaussure, nécessaire à leur gagne-pain.



Les machines à monter des empeignes de Jan E.Matzeliger

La machine de J.E. MATZELIGER est capable de sortir 150 à 700 paires de chaussures par jour, alors que les mains expertes d'un ouvrier travaillant manuellement ("laster") n'en fabriquent que 50.

Vers 1889, la demande de machines à fabriquer des chaussures qui durent plus longtemps est impressionnante au point que J.E. MATZELIGER, qui n'a pas suffisamment d'argent, s'associera avec deux partenaires pour fonder la Consolidated Lasting Machine Company à qui il vendra son invention contre un énorme paquet d'actions.
L'invention de J.E. MATZELIGER a ainsi révolutionné toute l'industrie de la chaussure, aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Malheureusement, J.E. MATZELIGER ne pourra profiter des fruits de son travail, car il sacrifia sa santé en travaillant de très longues et exténuantes heures à son invention, et en ne prenant aucune nourriture des heures durant. Il prend froid et contracte une tuberculose qui aura raison de lui.

Il meurt le 24 août 1889, à l'âge de 37 ans.

L'invention de J.E. MATZELIGER est peut-être l'invention la plus importante pour la Nouvelle-Angleterre.

Son invention est "le plus grand pas en avant de l'industrie de la chaussure" selon le Church bulletin of the First Church of Christ, cette même église qui avait fait de lui un de ses membres et qui prit part à la commémoration qui eut lieu, en son honneur, en 1967.

A cause de la couleur de sa peau, on ne parlera de lui, dans les manuels d'histoire, que récemment.

J.E. MATZELIGER a obtenu 5 brevets pour son invention; Ils ont tous contribué à rendre, révolutionnaire, l'industrie de la chaussure. Le dernier est sorti deux ans après sa mort, en 1891.

Eliyah McCOY

Posté le 21.05.2007 par feobus
Eliyah McCOY
1848 - 1929
Eliyah McCOY
(1848 - 1929)
Elijah McCOY naît en 1843 à Colchester, dans l'Ontario (Canada).
Ses parents, George et Mildred McCOY sont des esclaves en fuite. Ils quittent le Kentucky pour le Canada où ils s'installent, après avoir voyagé par le Underground Railroad.

Quand Elijah McCOY est encore un jeune enfant, ses parents reviennent vers la frontière après la Guerre civile, et s'établissent près de Ypsilanti, dans le Michigan où son père travaille dans l'industrie du bois et où, lui-même, travaille dans un atelier de construction mécanique, ce qui lui permet d'augmenter ses connaissances mécaniques et ses compétences.
Tout jeune garçon, Elijah McCOY est fasciné par les machines et les outils. Il apprend en observant et en posant constamment des questions.
Pendant un certain temps, il va à l'école primaire. Ses parents économisent suffisamment d'argent pour permettre à leur fils, Elijah McCOY âgé de 15 ans, de partir pour Edimbourg, en Ecosse, pour y faire son apprentissage en génie mécanique.

Elijah McCOY retourne aux Etats-Unis avec un diplôme d'ingénieur, mais ne trouve pas de travail dans son domaine de compétence.
Elijah McCOY postule pour un emploi de pompier aux chemins de fer du Michigan Central Railroad.
On confie, en outre, à Elijah McCOY, la tâche de l'huilage des pièces mobiles des trains.

A cette époque, la puissance de la vapeur est exploitée rapidement comme source principale d'énergie industrielle; c'est l'ère de l'âge de la machine, période allant de 1865 environ au début des années 1900 où l'esprit d'invention est à son apogée.

Nombre d'inventions de cette époque impliquent d'innombrables pièces mobiles nécessitant une lubrification avec tous les dispositifs ingénieux inventés, mais personne n'a encore résolu le problème de fournir de l'huile aux parties mobiles sans devoir arrêter la machinerie, en particulier sur les moteurs des machines ferroviaires.

En 1870, Elijah McCOY s'attaquera au problème ; Il travaille donc sur ces dispositifs.
En 1872, Elijah McCOY obtient son premier brevet .
En 1873, Elijah McCOY développe un système qui consiste en un petit récipient d'huile à robinet réglable capable de huiler automatiquement les pièces mobiles alors que la machinerie est toujours en mouvement.
Les machines ferroviaires n'auront jamais plus à s'arrêter, après n'avoir effectué que quelques miles, pour qu'un ouvrier vienne, avec un jerrican d'huile, huiler toutes leurs pièces. La machinerie d'usine n'aura plus jamais à s'arrêter pour une maintenance similaire.
L'invention d'Elijah McCOY révolutionne littéralement l'industrie ferroviaire, ainsi que de manière constante, la machinerie d'usine roulante. L'invention d'Elijah McCOY est si fiable qu'elle incite les acheteurs de son dispositif à se poser la question suivante : " Est-ce bien le véritable McCoy ? ", reconnaissant, ainsi, que les concurrents de McCoy essaieront, mais en vain, de copier son produit.

Les acheteurs de machinerie ne désirent que les systèmes de lubrification McCOY lorsqu'ils font l'acquisition de nouvelles machines, et n'acceptent rien d'autre, à moins qu'elles ne soient reconnues comme le véritable McCOY.

Les dispositifs de l'huilage automatique de l'inventeur sont si universellement connus qu'ils deviennent la référence pour toute autre machinerie résistante, et l'expression d'une partie de la culture de l'Amérique (bien que certains estiment qu'elle a d'autres origines).
Les dispositifs d'Elijah McCOY sont utilisés, des années durant, aussi bien dans les stations de gares que sur la machinerie des locomotives dans l'Ouest; tout particulièrement les longues locomotives ferroviaires, les vapeurs, et également dans des usines, à travers le monde entier.

Il fonde, finalement, la Elijah McCOY Manufacturing Company à Detroit, dans le Michigan pour y développer et vendre ses inventions .

On attribue à Elijah McCOY environ 57 brevets.

Le vrombissement perpétuel dans nombre d'usines d'aujourd'hui est dû, en partie, à un ingénieur technique autodidacte, fils d'esclaves en fuite qui avait dû quitter les Etats-Unis pour rester libre.

Garret A. MORGAN

Posté le 21.05.2007 par feobus
04 mars 1877 - 27 aout 1963
"Le Père du masque à gaz"
Garret A. MORGAN naît le 4 mars 1877 à Paris, Kentucky. Il est le septième d'une famille de 11 enfants. Son éducation scolaire s'achève à l'âge de 14 ans ; moment où il quitte la maison et se déplace un peu. Il finit par se retrouver à Cleveland.
En 1901, Garret A. MORGAN ouvre une boutique de vente et de réparation de machines à coudre où il crée sa première invention : un fermoir à sangle pour machines à coudre, qu'il vend pour 150 Dollars.
En 1909, c'est dans son atelier de confection de vêtements que Garret A. MORGAN crée le premier fixateur pour cheveux connu, à l'époque, sous le nom de Crème de Raffinage pour cheveux de Garret A. MORGAN.
En 1912, il invente le prototype de ce qui deviendra plus tard le masque à gaz : le casque de respiration.


Masque à gaz

En 1914, Garret A. MORGAN remporte la médaille d'or du First Grand Prize à la International Exposition of Safety and Sanitation (Exposition Internationale de la Sécurité et de la Santé publique) pour son masque à gaz.
1916 donne, à Garret A. MORGAN, l'occasion de faire la démonstration de son masque à gaz. Il porte secours à de nombreux hommes bloqués sous le Lac Erie, lors d'une explosion dans un tunnel à Cleveland.

La ville de Cleveland, Ohio, lui décerne une médaille d'or pour ses efforts héroïques.

Le masque de Garret A. MORGAN servira également, lors de la Première Guerre mondiale, à protéger les soldats des vapeurs de gaz chloré.


En 1923, MORGAN invente un signal d'arrêt automatique pour aider à la circulation des piétons et des véhicules ; Il en vend les droits à la "General Electric" pour 40,000 Dollars.
D'autres pays tels la Grande-Bretagne et le Canada s'intéressent à son invention.

De nos jours, ce dispositif est remplacé par des appareils à signaux lumineux.

Signal d'arrêt automatique

Norbert RILLIEUX

Posté le 21.05.2007 par feobus
Norbert RILLIEUX
17 mars 1806 - 1894

Inventeur - Chimiste"
Norbert RILLIEUX est né, le 17 mars 1806, à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, d'un père français, planteur et inventeur, et d'une mère esclave.

[b]Norbert RILLIEUX révolutionna l'industrie du sucre par son invention d'un procédé de raffinage qui réduisait le temps, le coût et les risques corporels lors de la production de sucre à partir de la canne et de la betterave potagère.

En 1830, Norbert RILLIEUX fit des études à l'Ecole centrale de Paris (en France) où il étudia l'ingénierie de l'évaporation ; Il y fut également, professeur. [/b]
Norbert RILLIEUX revint à la Nouvelle-Orléans.
Norbert RILLIEUX considérait que les méthodes de raffinage du sucre de canne et de betterave étaient dangereuses et rudimentaires, et qu'elles exigeaient, des travailleurs manuels, des efforts éreintants.
Ces méthodes menaçaient la vie des esclaves qui devaient s'occuper de transvaser du jus de canne bouillant, d'une bouilloire brûlante à une autre, pour obtenir un sucre brun.

Norbert RILLIEUX conçut, alors, une sorte de cuve à évaporation, dans laquelle était incluse une série d'anneaux à condensation sous chambres vides de tout air; cet évaporateur sortit sous le brevet américain N° 4,879.
L'évaporateur de Norbert Rillieux breveté en 1846

L'invention de Norbert RILLIEUX fut utilisée, plus tard, par des usiniers à Cuba et au Mexique. Sa technique écarta, de l'ancien procédé de raffinage, une grande partie de la main-d'½uvre manuelle, et économisa le combustible.
Car, alors, le jus bouillait à de très basses températures, et la nouvelle technique rendait, en définitive, un produit supérieur. [détails de la carrière de Rillieux].

Le procédé de Norbert RILLIEUX fut breveté‚ en 1846, et fut très largement utilisé sur les plantations de la Louisiane, du Mexique ainsi que sur celles du reste de l'Amérique.
Elle accrût la production de sucre et réduisit les coûts pour les planteurs.

Second brevet de Rillieux

Charles Brown, un chimiste du ministère de l'Agriculture américain, a écrit que l'invention (la cuve à évaporateur) de RILLIEUX était la plus importante dans l'histoire de la chimie industrielle américaine (Sammons).

Norbert RILLIEUX, en butte aux tracasseries raciales, quitta la Louisiane pour la France, en 1854, où il termina sa vie; Il mourut à Paris, en 1894. On peut visiter sa tombe au Père Lachaise où il est enterré.

C. J. WALKER

Posté le 21.05.2007 par feobus
C. J. WALKER née le 1867 - 25 mai 1919

Inventrice - Femme d'affaires"
Sarah BREEDLOVE naquit, en 1867, à Minerva, sur les rives du Mississippi.

Les parents de Sarah, tous deux d'anciens esclaves, étaient des récoltants agricoles qui travaillaient en participation et vivaient sur la plantation des Burney à Delta, en Louisiane.
Sarah BREEDLOVE (devenue Madame WALKER par son second mariage avec un journaliste, Charles J. Walker) a toujours raconté, dans ses discours, qu'elle avait été orpheline dès l'âge de 7 ans.
Sa mère était morte la première.
Son père s'était remarié et, apparemment, il est mort avant qu'elle n'ait atteint ses 8 ans, en décembre 1875 (Sources : Bundles).

Comme Sarah BREEDLOVE venait d'un milieu pauvre, elle ne recevra qu'un enseignement rudimentaire.

A l'âge de 14 ans, Sarah BREEDLOVE épousera M. McWilliams pour avoir un foyer, comme elle l'a souvent expliqué elle-même. Elle donnera le jour à une fille, A'Lelia, en 1885.

Veuve à l'âge de 20 ans, Sarah BREEDLOVE et sa fille quittèrent Vicksburg pour Saint Louis, dans le Missouri.

Pendant 18 ans, pour subvenir à ses propres besoins ainsi qu'à ceux de sa fille, Sarah BREEDLOVE sera shampouineuse.

[b]A Saint Louis, en 1905, Sarah BREEDLOVE racontait qu'elle avait l'intention d'entreprendre une activité dans les cosmétiques.
Le traitement de Madame WALKER ne concernera pas que le défrisage des cheveux. [/b]


Le traitement de Madame WALKER consistera à faire disparaître la chute des cheveux, en se faisant faire, plus fréquemment, des shampooings, des massages du cuir chevelu, ainsi que des applications de baume à base de pétrole et de sulfure médicinal.

Madame WALKER utilisait un fer chaud, ce qu'elle n'avait pas inventé dans son système car, elle n'était nullement la première personne à utiliser cette méthode.

En fait, Marcel Grateau, un Parisien, utilisait déjà un fer en métal chauffé comme ustensile pour les soins aux cheveux dès 1872 ; Les peignes à chauffer seront disponibles dans les catalogues de Sears & bloomingdale, en 1890. On suppose qu'à cette époque, ils n'étaient destinés qu'aux femmes blanches. (Sources : Bundles).

Auparavant, les femmes afro-américaines qui souhaitaient se faire détendre les cheveux devaient placer ces derniers sur une surface plane, et presser dessus avec un fer plat.

Sarah BREEDLOVE inventera un assouplissant pour cheveux, qui devait être utilisé‚ avec un peigne à défriser.

Sarah WALKER mélangeait ses savons et ses baumes dans des baquets et des ustensiles de cuisine, tout en adaptant les techniques de coiffure existantes, et en modifiant les instruments nécessaires au bouclage des cheveux.
Bien que Madame WALKER ne fût pas la première Noire américaine à avoir créé‚ une entreprise de soins destinés aux cheveux des Noirs, ce fut elle qui révolutionna l'industrie du soin du cheveux (nègre) et prit le défi d'accepter des stratégies de commercialisation telles que l'approche des clients par le porte-à-porte. Pour cela, elle avait ajouté Madame à son nom.


[b]Elle était partie sur les routes et, rapidement, avait fait la démonstration de son remarquable talent de commerçante pour vendre ses produits capillaires en utilisant sa méthode du porte-à-porte.
Madame C. J. WALKER vendait ses produits dans tout le Sud et l'Est, en en faisant la démonstration aux clients. La majorité de la fortune a été faite entre 1911 et 1917. Elle apporta la preuve que des femmes étaient capables de diriger une entreprise. [/b]


[b]
A propos de la technique WALKER. [/b]

Les éléments du système consistaient en un shampooing, une pommade pour la repousse des cheveux, un brossage vigoureux et l'application de peignes en métal, chauffé, sur les cheveux.
"La méthode" transformait les cheveux rebelles et ternes en cheveux doux et brillants.


L'entreprise de fabrication de Madame C. J. WALKER utilisait exclusivement des femmes qui, avant les années qui avaient précédé la croissance nationale des instituts de beauté‚ aux Etats-Unis, faisaient chez elles leur traitement.

Ces femmes seront connues sous l'étiquette : "Agents Walker" ; Leurs silhouettes étaient devenues familières dans tous les Etats-Unis et la Caraïbe où elles effectuaient leurs visites à la clientèle.

Elles étaient toujours vêtues d'un chemisier blanc, très caractéristique, rentré‚ dans une longue jupe noire ; elles transportaient leur cartable noir contenant les préparations et le fer à cheveux nécessaires pour coiffer.

Le plus important des produits dont elles faisaient la démonstration sera le "Madame C. J. WALKER's Hair Grower" (une pommade qui faisait pousser les cheveux).

Les ventes de la pommade, ainsi que toute une série de 16 autres produits de beauté - de nombreux paquets dans de petits pots décoratifs représentant le portrait de Madame WALKER - soutenues par une très grosse campagne publicitaire faite principalement dans les journaux et magazines Black (Nègre) ainsi que par ses tournées fréquentes en tant qu' instructeur de ses agents féminins, avaient fait de Madame WALKER la plus connue des femmes afro-américaines de toute la région, dans les années 20.

Sa réputation s'étendait jusqu'en Europe où le procédé de coiffure de Madame WALKER, par l'intermédiaire de la danseuse, Joséphine Baker, fascinait tant les Parisiennes dans ces années-là ; Il sera même reproduit par une société française qui créera une pommade similaire appelée : "Baker-Fix".

Aux Etats-Unis, d'autres Noires, telles que Mme Annie M. Turnbo Malone (avec son "Poro system" et les "Poro Colleges" de Saint Louis et Chicago), Madame Sarah Spencer Washington (avec son "Apex system" dont la direction se situait à Atlantic City), avaient inventé, avec succès, les activités de Madame WALKER.

Un journaliste écrira un article, en 1919, dans lequel il dira : "Il est indéniable que les entreprises les plus grandes et les plus lucratives, dirigées par des personnes de couleur, en Amérique, ont été lancées par des femmes telles que, par exemple, Madame WALKER et Mme Malone." (Sources : Stussy).

Annie Malone avait précédé, dans les affaires, Madame WALKER.

En fait, Madame WALKER avait travaillé‚ pendant une courte durée, en 1905, comme l'un des agents d'Annie Malone, avant de commencer à travailler pour son propre compte.
Le traitement d'embellissement des cheveux et leur défrisage, dès 1905, avaient fait de Madame WALKER une femme très fortunée. Elle avait fait construire, en 1910, une usine à Indianapolis pour la fabrication de sa ligne de cosmétiques.

Avant sa mort, le 25 Mai 1919, Madame WALKER, était millionnaire et l'un des plus beaux succès d'un cadre d'affaires du milieu du 20e siècle.
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