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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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16.05.2008
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Les dictateurs d Afrique

ROBERT MUGABE LE DICTATEUR ?

Posté le 08.04.2008 par feobus
Avec une facilité déconcertante, les médias occidentaux savent classer dans le bon ou le mauvais camp, tout ce qui, à leur yeux, les renvoie à leurs propres contradictions.

Fraudes électorales, danger, raciste, dictateur. Tout ou presque est passé pour qualifier Bob Mugabé, le vieillard qui gouverne d’une main de fer le Zimbabwe, depuis son indépendance. On entend encore comme des “il a ruiné son pays” dans notre imaginaire.

Ce que la presse évite de dire, c’est bien que l’embargo initié par la Grande Bretagne est un peu à l’origine des malheurs de ce pays d’Afrique australe. Le sida qui touche une grande partie de la population n’est pas délibérément donné par Mugabe. Pourquoi ne regardons pas nous du côté des laboratoires pharmaceutiques ?

Ce que la presse ne semble pas vouloir dire, c’est que l’opposant Morgan Tsvangirai du MDC, grand gagnant des législatives, fut longtemps ministre de Mugabe. Pourquoi ne s’est-il jamais opposé à la réforme agraire ? En parcourant la blogosphère, j’ai lu le rendu insipide de Patrick Lozès , ce Nègre de maison, qui titre dans son blog hébergé par mes amis de 20 minutes : Zimbabwe: un dictateur chassé, ne maîtrise finalement pas son sujet.

Un dictateur ne peut être chassé par les urnes. Il truque, assassine ses opposants, élimine toute opposition, se proclame président à vie.

PARALLAX.

Bokassa

Posté le 25.11.2007 par feobus


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Bokassa seconde partie

Posté le 25.11.2007 par feobus



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Bokassa 1er partie

Posté le 25.11.2007 par feobus



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Idi Amin Dada

Posté le 25.11.2007 par feobus
Entré dans l’armée coloniale britannique en 1946 en temps que cuisinier, il y combattit plus tard les Mau Mau au Kenya. Après l’indépendance il grimpe rapidement les échelons de la hiérarchie militaire ougandaise et se voit nommé chef d’état-major en 1966 par Obote. Il a entre-temps été champion de boxe en Ouganda dans la catégorie poids lourds, de 1951 à 1960.



Prenant connaissance de la volonté d’Obote de l’écarter du fait d’une tendance un peu trop forte à la corruption et à la brutalité, Idi prend les devants en janvier 1971 et dépose celui-ci par un coup d’état militaire, suivi d’exécutions massives des ethnies jugées favorables à Obote.



Suivant à la lettre l’adage africain qui veut qu’un « chien qui a un os en bouche ne mord pas », il installe l’armée à tous les échelons du pouvoir ougandais, et lui permet de bénéficier largement de la corruption qui règne sur Kampala. L’expulsion en 1972 des 50.000 asiatiques d’Ouganda ne manqua donc pas d’être suivie de la confiscation de leurs biens…



Dada est hanté par la perspective d’un contre-coup organisé par Obote, et développe une paranoïa et un terrorisme d’Etat, certains ougandais suspects de subversion apprenant par le biais de la radio qu’ils sont « sur le point de disparaître » … Une tentative avortée d’Obote ne fait que renforcer cette psychose.



En 1976, Dada offre un refuge au commando palestinien qui a détourné un vol Air France en provenance de Tel-Aviv, et lui permet de se pose à l’aéroport d’Entebbe. Une unité d’élite de Tsahal sauve les otages et inflige un camouflet à Dada, qui se consola en massacrant tout le personnel de l’aéroport.



Amin Dada l’analphabète donne ses ordres par téléphone, et parmi ceux-ci décide de favoriser la population musulmane afin de mieux recueillir l’argent sain et saint de Libye et d’Arabie Saoudite. Les chrétiens s’estiment assiégés et protestent officiellement contre le terrorisme d’Etat en 1977, par la voix de l’archevêque Luwum. Celui-ci est assassiné peu de temps après par Amin Dada en personne, ce qui après tout vaut mieux que de recevoir un coup de grâce anonyme, comme ce fut le cas pour près de 300.000 ougandais.



En 1978, une partie de l’armée se mutine et se réfugie en Tanzanie. Ceci conforte les soupçons de Dada à l’encontre du président tanzanien Nyerere, et l’incite tout bonnement à envahir la Tanzanie le 1er novembre 1978. Cependant, malgré l’aide de 3.000 soldats kadhafiens, l’armée tanzanienne aidée des rebelles de l’UNLA (Uganda National Liberation Army) parvient à contre-attaquer et rentre dans Kampala an avril 1979.

Hissène Habré

Posté le 20.06.2007 par feobus
Hissène Habré (1942- ) est un homme politique tchadien. Il est président du Tchad de 1982 à sa destitution en 1990.


Habré est né en 1942 au Tchad. Il est originaire de l'ethnie Gorane ou Toubou voir Tibesti , il appartient au clan Anakaza, homme plus aimé au Tibesti considéré comme un héro,connu sous le nom de "Dougoli Tû" (LION DU TIBESTI) il fut membre des Forces armées nationales du Tchad (FANT), mouvement aujourd'hui disparu.

Le Tchad était une colonie qui obtint son autonomie le 20 novembre 1958. Le 11 août 1960, elle devint complètement indépendante de la France.

François Tombalbaye devint président et premier ministre du Tchad. Le 30 août 1973, il changea son nom pour celui de Ngarta Tombalbaye. Le 30 avril 1975, Félix Malloum organisa un coup d'État contre Tombalbaye et le destitua, assumant les postes de président et de premier ministre.

Le 21 avril 1974 des rebelles nomades conduits par Hissène Habré réalisèrent l’enlèvement sanglant (un citoyen allemand mort pendant l’action) de l’ethnologue Françoise Claustre ainsi que de deux autres européens. Il retint en otage Françoise Claustre ainsi que son époux capturé plus tard jusqu’au 1er février 1977. Durant cette affaire, Hissène Habré fut membre du comité qui décida de l’arrestation, le 2 août 1974, de la condamnation à mort, le 26 décembre 1974, puis de l’exécution, le 4 avril 1975, de l’émissaire du gouvernement français, le Commandant Galopin. Ces deux épisodes sanglants n'empêchèrent pas le président Mitterrand de placer Habré à la place d'honneur lors du défilé du 14 juillet.

Le 29 août 1978, Habré devint premier ministre. Son mandat se termina l'année suivante quand le gouvernement de Malloum atteint la fin de son propre mandat. Les élections amenèrent Goukouni Oueddei à la présidence.

Habré, chef des Forces armées du Nord (FAN) renversa Goukouni Oueddeï le 7 juin 1982 pour occuper le poste de président. Le poste de premier ministre fut supprimé et plusieurs opposants politiques furent exécutés. Habré transforma les FAN (fondées en 1979) en armée régulière (FANT), puis créa une police politique, la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), responsable de la plupart des exactions. Des milliers de tribus considérées comme hostiles au régime furent éradiquées.

Le GUNT, le gouvernement de transition chassé du pouvoir par les forces d'Hissein Habré, se retire dans le Nord du Tchad. Il est aidé par la libye qui annexe depuis 1973 la bande d'Aozou. La France et les [États-Unis d'Amérique] aidèrent Habré à se maintenir au pouvoir, parce qu'hostile au chef révolutionnaire libyen [Mouammar Kadhafi].

La guerre s'aggrava et les forces libyennes occupèrent le nord du Tchad jusqu’à la contre-offensive des forces d'Habré en 1986 et qui se poursuivra jusqu’en mars 1987, date du début de la reconquête du nord avec le soutien de l’armée française. Durant le conflit, les États-Unis ont utilisé une base clandestine au Tchad pour entraîner des soldats libyens capturés et les organiser en force anti-Kadhafi. Ils ont également fourni un support militaire et organisationnel à la DDS

Hissène Habré est considéré comme responsable de la mort de milliers de personnes dont le nombre exact est inconnu.

Des poursuites contre lui sont engagées en Belgique en application de la loi de compétence universelle qui, bien qu'abrogée en 2003, s'applique dans ce cas précis (certains plaignants ayant acquis la nationalité belge). Un mandat d'arrêt international, assorti d'une demande d'arrestation immédiate, est délivré par la justice belge le 19 septembre 2005 et transmis aux autorités sénégalaises. Après son arrestation le 15 novembre et une garde à vue de quelques jours, Hissène Habré est relâché, la justice sénégalaise s'étant finalement déclarée incompétente et l'affaire portée au niveau de l'Union africaine.


Joseph-Désiré Mobutu

Posté le 18.05.2007 par feobus
Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga (né le 14 octobre 1930 - decédé le 7 septembre 1997), connu antérieurement sous le nom de Joseph-Désiré Mobutu, a été le second président de la République démocratique du Congo de 1965 à 1997 (le pays ayant été rebaptisé Zaïre de 1971 à 1997). Il fut surnommé "Le Léopard de Kinshasa".

Joseph-Désiré Mobutu naît le 14 octobre 1930 à Lisala au Congo belge quelques mois aprés le roi des Belges Baudouin Ier. Son père, Albéric Gbemani, cuisinier pour un magistrat colonial de Lisala, meurt alors qu'il a 8 ans et il est alors élevé par son grand-père et son oncle. Il poursuit ses études dans une école catholique. À l'âge de 15 ans, il est enrôlé dans la Force publique, l'armée coloniale belge, où des officiers blancs commandent des soldats noirs. À 16 ans, il se marie avec une jeune fille de 14 ans. Il obtient le brevet de secrétaire comptable à Luluabourg puis est affecté à l'État-Major de la Force publique à Léopoldville en 1953.

Après son passage dans l'armée, dont il sort sous-officier, il devient journaliste (1957), ce qui lui permet d'exprimer ses idées. Il voyage pour la première fois en Europe lors d'un congrès de presse à Bruxelles, où il restera quelques temps pour suivre une formation. C'est au même moment que les représentants congolais négocient leur indépendance, et lorsqu'ils arrivent à Bruxelles pour la tenue d'une table ronde, il se met à leur disposition.

Mobutu Sese Seko



2ème Président de la République démocratique du Congo

Président depuis

24 novembre 1965 - 16 mai 1997

Precédé par
Joseph Kasa-Vubu

Suivi par
Laurent-Désiré Kabila

Naissance
14 octobre 1930 (officiel
Lisala, Congo Belge

Parti politique
MPR

Épouse
Marie-Antoinette Mobutu
Bobi Ladawa

L'ascension
En juillet 1960, il devient secrétaire d'État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba. Il profite du désaccord entre les différents hommes politiques et du fait d'être l'un des seuls lumumbistes à avoir une quelconque expérience militaire pour évoluer très rapidement dans la hiérarchie militaire. C'est ainsi en tant que chef d'état-major qu'il fait arrêter Lumumba en 1960, sous l'impulsion de l'ambassadeur de Belgique. Celui-ci est assigné à résidence. Mobutu accuse alors Lumumba devant les caméras de sympathie procommuniste pour s'attirer le soutien des États-unis. Lumumba tentera de s'enfuir à Stanleyville, mais est rattrapé en chemin par les soldats. Mobutu le fera mettre en prison, où Lumumba ne recevra qu'une banane. Il sera ensuite envoyé au Katanga de Moïse Tshombe où il sera assassiné, son corps perdu « en brousse » selon les documents officiels. Sous la direction de Pierre Mulele, des rebelles partisans de Lumumba partent en guerre contre Mobutu. Ils occupent rapidement deux-tiers du Congo, mais avec l'aide des États-Unis et d'Israel, Mobutu parvient à reconquérir l'ensemble du territoire. Cette « victoire » qui n'aurait pas été possible sans l'aide occidentale est habilement mise à profit en interne par un Mobutu se parant de la vertu de pacificateur. Il pose ainsi son pouvoir sur deux piliers : à l'extérieur, le contexte de la guerre froide, et à l'intérieur la stabilité. Un autre moyen d'affermir son pouvoir est la prise de contrôle du pouvoir politique, dont le corollaire est la répression d'une partie des citoyens congolais.

Après avoir réorganisé l'armée, il mène le 25 novembre 1965 un coup d'État contre Joseph Kasa-Vubu, premier président de l'ancien Congo belge. Suivant une crise politique aigüe entre le président Kasa-Vubu et le gouvernement de Tshombe, ce coup d'État est acclamé et accepté de tous, Kasa-Vubu l'en remercie, Tshombe en est « absolument ravi », les syndicats CSLC, UTC et FGTK soutiennent le nouveau pouvoir de même que les organisations estudiantinnes UGEC et AGL. La population tant congolaise qu'étrangère applaudit le coup. À l'étranger la Belgique et les États-Unis sont les premier à reconnaître le nouveau président.

Seules la Chine et l'URSS montrent des réticences. [1]

En 1969, il fait écraser une révolte estudiantine. Les cadavres des étudiants abattus sont jetés dans les fosses communes et 12 étudiants seront condamnés à mort. L'université sera fermée pendant un an et ses 2000 étudiants enrolés dans l'armée ou, selon la télévision nationale, « ils apprennent à obéir et à fermer leurs gueules.»

Il instaure un régime autoritaire à parti unique, le Mouvement populaire de la Révolution et en devient le maréchal-président. Un de ses souhaits est que le pays retrouve sa culture profonde, c'est alors la zaïrianisation (décolonisation culturelle). En 1971, "l'année des 3 Z", il renomme à la fois le pays, le fleuve et la monnaie sous le nom de Zaïre. La même année, il impose un costume traditionnel, crée une version zaïroise du costume occidental : l'abacost (à bas le costume) et il oblige les zaïrois à choisir un nom africain (non chrétien), ce qu'il fait lui-même en devenant Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, c'est à dire « Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l'arrêter ». Mobutu a aussi imposé le lingala, sa langue maternelle à Kinshasa par l´enseignement dans les écoles. Auparavant la langue africaine majoritaire dans la capitale était le kikongo.

Cette « révolution culturelle » ainsi que le culte de la personnalité seront clairement inspirés des régimes communistes (Mobutu sera d'ailleurs un des derniers dirigeants à être invité par Ceauşescu, et entretiendra le culte de la personnalité après des visites instructives en Chine maoïste et en Corée du Nord).

Les premières années, le régime sera très bien vu sur le plan international (notamment par les États-Unis), la personnalité affable du maréchal-président et les ressources naturelles du pays aidant un peu. Le Zaïre est alors considéré comme un exemple pour toute l'Afrique. Les investisseurs étrangers se précipitent sur les ressources naturelles dont le Zaïre est richement pourvu. L'Etat zaïrois lance alors une politique de grands travaux, les "éléphants blancs", qui donneront lieu à une importante corruption des élites politiques et administratives.

La chute
Petit à petit, les méthodes du régime et le non respect des droits de l'homme le déconsidèrent aux yeux des démocraties.

Ayant basé le développement du Zaïre sur le modèle d'une économie rentière, Mobutu ne peut qu'en constater les inconvénients lorsque se produit une subite chute des cours du cuivre. Les finances publiques étant d'un coup exsangues, Mobutu lance le Zaïre dans une suicidaire politique de "zaïrianisation" de l'économie. Cette nationalisation brutale de l'économie a vu les chefs d'entreprises étrangers remettre leurs clefs à des membres de l'armée zaïroise venus faire appliquer le décret de zaïrianisation. Les entreprises devenaient ainsi pour un régime à bout de souffle un bon moyen d'acheter des fidélités. De nombreux bénéficiaires de la zaïrianisation, tous proches du régime, prirent ces entreprises pour leurs propriétés personnelles sans se préoccuper de leur gestion. La corruption fût ainsi de plus en plus endémique (on parle pour le régime mobutiste de "kleptocratie", littéralement "gouvernement par le vol"), dégradant la situation économique et sociale de l'écrasante majorité des zaïrois de façon dramatique.

En 1986, une grave crise économique secoue le Zaïre et accentue une crise politique et une révolte latente, entre un peuple qui a faim et un chef multi-milliardaire mégalomane qui a utilisé la corruption comme mode de gouvernement. Le fossé est creusé entre la petite tribu de fidèles (à qui le chef donnait des faveurs) et le reste du pays. Mais c'est l'inattendue fin de la guerre froide qui va achever le régime mobutiste. Privé de ses généreux soutiens extérieurs qui le soutenaient comme "rempart au communisme" depuis son accession au pouvoir, Mobutu se retrouve en quelque sorte isolé face à son opposition intérieure. En 1990, comme dans de nombreux autres pays d'Afrique centrale, le mécontentement populaire est grandissant et, en avril 1990, Mobutu autorise le multipartisme (l'opposition pourra dès lors le pousser au départ). La conférence nationale organisée à l'occasion devient un véritable tribunal populaire dénonçant les dérives flagrantes du système mobutiste. Les interventions d' Etienne Tshisekedi et d'autres opposants politiques marquent un tournant essentiel puisqu'elles ne sont pas suivies de répression contre leurs auteurs. Aux yeux des Zaïrois, le "seul Maréchal du Zaïre" n'avait ainsi plus le pouvoir d'opprimer son peuple pour assurer son pouvoir. L'état désastreux des finances publiques du pays causé par l'impéritie des politiques économiques mobutistes fait perdre petit à petit au système les moyens de s'alimenter financièrement. Vilipendé à Kinshasa, Mobutu se retire dans son somptueux palais, au coeur de la jungle tropicale et à proximité de son village natal. Sa solitude devient dès lors évidente, aussi bien au Zaïre qu'à l'étranger où il ne bénéficie plus que du soutien de la France. Sa maladie va encore renforcer cette impression de faiblesse, incitant ses opposants intérieurs et ses ennemis extérieurs à intensifier leurs actions.

En 1994, malgré le partage du pouvoir avec le président du parlement, le pays s'enfonce dans la crise. Celle-ci s'aggrave avec l'arrivée de réfugiés rwandais responsables du génocide au Rwanda, fuyant à partir de 1996 la progression de l'Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Congo, bras armé congolais du Front patriotique rwandais et de l'Ouganda, emmenés par Laurent-Désiré Kabila. Ceux-ci entrent à Kinshasa le 17 mai 1997, entraînant la chute définitive du pouvoir et la fuite de Mobutu Sese Seko, malgré une dernière tentative de négociation pour le partage du pouvoir parrainée par Nelson Mandela. Après avoir été soigné pendant de longs mois en Suisse et en France, Mobutu Sese Seko meurt le 7 septembre 1997 à Rabat d'un cancer de la prostate quatre mois après son renversement et l'accession au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel chef de l'État congolais (2006), Joseph Kabila. Il laisse un pays économiquement exangue, en conflit avec de nombreux pays voisins et en pleine guerre civile.

Les héritiers

Le maréchal Mobutu s'est marié deux fois. Après le décès de sa première femme, Marie-Antoinette Mobutu, le 22 octobre 1977, il a épousé Bobi Ladawa le 1er mai 1980. Quatre de ses fils issus de son premier mariage sont décédés : Niwa, Konga, Kongulu en septembre 1998 et Manda en décembre 2004. Un autre de ses fils, né de son deuxième mariage, Nzanga Mobutu, a annoncé en décembre 2005 sa candidature aux élections présidentielles de juin 2006, alors que Guy-Alain se présente lui aux législatives. L'une de ses filles, Yaki, est marié avec Pierre Janssen, un belge, avec lequel elle a eu des enfants [2].

En tant que beau-fils de Mobutu, Jean-Pierre Bemba a au cours de la Deuxième guerre du Congo assuré l'héritage politique de son beau-père, et accueilli au sein du Mouvement de Libération du Congo de nombreux anciens militaires et hauts-dignitaires du régime mobutiste


En 1984, sa fortune avait été estimée à 4 milliards de dollars, supérieure à la dette extérieure de son pays.
Certains proches ont plus tard raconté la générosité de Mobutu qui, lors de soirées, aurait laissé à la libre disposition des invités des saladiers remplis de diamants.
D'autres témoignages racontent que Mobutu aurait été un adepte de la magie noire (et aurait bu du sang humain lors d'une cérémonie).
Certains de ses anciens collaborateurs racontent que Mobutu utilisait leurs femmes comme un outil politique. Grand séducteur, il n'hésitait pas à faire la cour aux femmes de ses collaborateurs, et arrivait souvent à ses fins du fait de son grand pouvoir. Ceci lui permettait de les affaiblir en les humiliant, afin de montrer qu'il était le chef.

En 1978, des opposants politiques marxistes refugiés en Angola lancent une offensive contre la province la plus riche en minerais, le Shaba (l'actuel Katanga). Les troupes de Mobutu seront vaincues et ce dernier sera sauvé par la légion étrangère française qui intervient pour protéger ses ressortissants. On raconte depuis ce jour au Katanga que les services secrets de Mobutu auraient eux-mêmes fomentés le massacre de 100 ingénieurs français et leurs familles à Kolwezi pour provoquer l'intervention française.

Une profonde amitié liait Mobutu au roi Baudouin. Dans les années soixante, Mobutu essayait d'imiter le roi Baudouin dans l'habillement ou dans la facon de saluer la foule. Les deux personnages se sont écrit de nombreuses lettres.
La toque en peau de léopard est une sorte de couronne bantoue, l'attribut des rois, empereurs ou autres aristocrates. Dans la tradition bantoue, le léopard est considéré comme un animal rusé et sa peau est sacrée.


Mobutu a été propriétaire du château Fond'Roy, à Uccle en région bruxelloise de 1973 jusqu'à sa mort. La construction du château fut commandée par Léopold II et achevée en 1910.

Jean-Bedel Bokassa

Posté le 18.05.2007 par feobus
Jean-Bedel Bokassa, (1921-1996) fut président, puis autoproclamé empereur sous le nom de Bokassa Ier, de la République centrafricaine de 1966 à 1979.


Il naquit le 22 février 1921 à Bobangui, petit village de la Lobaye, en Centrafrique. Il perdit ses parents à l'âge de six ans : son père, qui protestait contre la brutalité des sociétés concessionnaires coloniales, fut tué, sa mère se suicida peu de temps après. Il fut élevé par sa famille.


Les missionnaires des écoles qu'il fréquentait voulaient en faire un prêtre mais il s'engagea finalement dans l'armée française en mai 1939. Il fut par la suite soldat des forces françaises libres et participa au débarquement de Provence et à la bataille du Rhin. Après la guerre, il devint élève de l'école militaire Saint-Louis au Sénégal puis à Châlons-sur-Marne. Il combattit ensuite en Indochine et en Algérie, obtint la Légion d'honneur et la croix de guerre et quitta l'armée française avec le grade de capitaine.


Son cousin David Dacko, président du Centrafrique fraîchement indépendant, fît appel à ses services pour réorganiser l'armée du pays et le nomma chef d'état-major en 1964. À la fin de l'année 1965, le chef de la gendarmerie tenta un coup d'État contre David Dacko et envoya également des gendarmes pour tenter d'arrêter Jean-Bédel Bokassa. Retournant la situation à son profit, Bokassa neutralisa la gendarmerie et renversa Dacko à son propre avantage. Il accèda ainsi au pouvoir le 31 décembre 1965, à la faveur de ce qu'on appela le « coup d'État de la Saint-Sylvestre ».
Surnommé « Le soudard » par le Général de Gaulle, Jean-Bedel Bokassa fut plutôt populaire durant les sept premières années qu'il passa au pouvoir, en dépit de la violence de son régime qui pratiquait torture et exécutions sommaires. Le 2 avril 1968, il participa à la création de l'Union des Etats d'Afrique Centrale (UEAC) avec le République démocratique du Congo et le Tchad. Bokassa défendait le retour à la terre, il mit ainsi en place une réforme agraire le 30 août 1970. Politiquement, il prônait la valeur du travail et combattait la corruption et la bourgeoisie. Son régime était soutenu par la France qui le considérait favorable à la défense de ses intérêts dans la région.


Jean-Bedel Bokassa perdit pourtant peu à peu tout sens de la mesure, il s'autoproclama président à vie le 2 mars 1972 puis se promu Maréchal le 19 mai 1974 ; il se déclara musulman en 1976 et changea son nom en Salah Eddine Ahmed Bokassa avec l'objectif de séduire Kadhafi pour bénéficier de l'aide financière Libyenne.


En septembre 1976, il dissout le gouvernement pour le remplacer par le Conseil de la révolution Centrafricaine. Son cousin David Dacko dont il avait prit la place à la tête de l'État et qu'il avait fait emprisonner devient son conseiller.
Bokassa se couronna finalement empereur le 4 décembre 1977 au cours d'une cérémonie démesurée à laquelle 5 000 invités assistèrent, notamment le ministre français de la Coopération , Robert Galley ; aucun chef d'État ne fit cependant le déplacement. Il revêtit pour l'occasion le même costume que le maréchal Ney lors du sacre de Napoélon Ier. Son titre complet était « Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple Centrafricain, uni au sein du parti politique national : le MESAN ». Bokassa tenta de justifer ses actions en déclarant que la création d'une monarchie aiderait la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde. Il prétendit mettre en place une monarchie constitutionnelle mais son régime demeura une dictature violente.


En 1979 Jean-Bedel Bokassa ne jouissait plus de sa popularité passée. En janvier, il réprima dans le sang des manifestations de lycéens. Amnesty International et une commission de juristes internationaux établirent qu'il participa au massacre dans la prison de Bangui de 100 enfants qui avaient été arrêtés pour avoir protesté contre le coût trop élevé des uniformes scolaires imposés par l'empereur ; Bokassa nia toujours farouchement son implication dans ce massacre. Des rumeurs, encore aujourd'hui persistantes, prétendent que Bokassa s'adonna au cannibalisme à l'occasion, ce qui lui valu le surnom de l'ogre de Berengo.


Alors qu'il se trouvait en Libye, l'empereur Bokassa Ier fut déposé le 21 septembre 1979 dans des conditions confuses dans lesquelles la France joua un rôle prépondérant. Au cours de cette opération appelée opération Barracuda, David Dacko récupéra le pouvoir et proclama le retour à la République.


Opportunément, le 10 octobre 1979, l'hebdomadaire satirique français Canard enchaîné révéla l'affaire des diamants, ce qui contribua à la défaite de Valéry Giscard d'Estaing lors de l'élection présidentielle de 1981. Empereur déchu, Bokassa se réfugia à Abidjan, en Côte d'Ivoire, pendant 4 ans, puis en France (à Hardricourt dans les Yvelines) pour finalement retourner à Bangui en octobre 1986, bien qu'il y ait été condamné à mort par contumace. Il fut arrêté et jugé pour trahison, meurtre, cannibalisme et détournement de fonds. Le 12 juin 1987, au terme de son second procès qui provoqua une vive émotion au sein de la population centrafricaine, il fut reconnu non coupable des charges de cannibalisme mais la peine de mort fut confirmée pour les autres charges. Sa peine fut d'abord commuée en prison à vie en février 1988, puis en 10 ans de réclusion. Il fut amnistié, comme tous les condamnés, en 1993 à la veille de l'élection présidentielle et mourut en 1996 d'un arrêt cardiaque. Il a été inhumé dans son ancien palais de Berengo.


Il avait 17 femmes et 50 enfants reconnus.

Idi Amin Dada

Posté le 18.05.2007 par feobus
Idi Amin Dada Oumee (17 mai 1928-16 août 2003) est un militaire et chef d'État ougandais au pouvoir entre le 25 janvier 1971 et le 11 avril 1979.

Entré dans l'armée coloniale britannique en 1946 en tant que cuisinier, il y combattit plus tard les Mau Mau au Kenya. Après l'indépendance de l'Ouganda il grimpe rapidement les échelons de la hiérarchie militaire ougandaise et se voit nommé chef d'état-major en 1966 par le président Milton Obote. Il a entre-temps été champion de boxe en Ouganda dans la catégorie poids-lourds entre 1951 à 1960.

Prenant connaissance de la volonté d'Obote de l'écarter du fait d'une tendance un peu trop forte à la corruption et à la brutalité, Idi Amin prend les devants en janvier 1971 et renverse Obote par un coup d'État militaire, suivi d'exécutions massives des ethnies jugées favorables à Obote.

Il installe l'armée à tous les échelons du pouvoir ougandais, et lui permet de bénéficier largement de la corruption qui règne sur Kampala. L'expulsion en 1972 des 50 000 asiatiques (majoritairement indiens) d'Ouganda ne manqua donc pas d'être suivie de la confiscation de leurs biens.

Dada est hanté par la perspective d'un contre-coup organisé par Obote, et développe une paranoïa et un terrorisme d'État, certains Ougandais suspects de subversion apprenant par le biais de la radio qu'ils sont « sur le point de disparaître ». Une tentative avortée d'Obote ne fait que renforcer cette psychose.

En 1976, Dada offre un refuge au commando palestinien qui a détourné un vol Air France en provenance de Tel-Aviv, et lui permet de se poser à l'aéroport d'Entebbe. Une unité d'élite de Tsahal sauve les otages et inflige un camouflet militaire à Dada, qui se vengea en massacrant tout le personnel de l'aéroport.

Amin Dada est analphabète et donne ses ordres par téléphone. Il décide de favoriser la population musulmane afin de mieux recueillir l'argent de la Libye et de l'Arabie saoudite. Les chrétiens s'estiment assiégés et protestent officiellement contre le terrorisme d'État en 1977, par la voix de l'archevêque Luwum. Celui-ci est assassiné peu de temps après par Amin Dada en personne.

En 1978, une partie de l'armée se mutine et se réfugie en Tanzanie. Ceci conforte les soupçons de Dada à l'encontre du président tanzanien le mwalimu Julius Nyerere, et l'incite à envahir la Tanzanie le 1er novembre 1978. Cependant, malgré l'aide de 3000 soldats libyens, l'armée tanzanienne aidée des rebelles de l'UNLA (Uganda National Liberation Army, Armée de libération nationale d'Ouganda) parvient à contre-attaquer et rentre dans Kampala en avril 1979.

Dada s'enfuit en Arabie saoudite après un transit par la Libye. Le dictateur qui s'était proclamé "dernier roi d'Ecosse" et envoyait des lettres d'amour à la reine d'Angleterre, le "boucher de l'Afrique" sous le rêgne duquel ont péri des centaines de milliers d'Ougandais est mort dans son lit.

Ahmed Sékou Touré

Posté le 18.05.2007 par feobus
Ahmed Sékou Touré (9 janvier 1922 - 26 mars 1984, Cleveland) est le premier président de la République de Guinée en poste depuis l'indépendance de la France en 1958 jusqu'en 1984.

Malgré une très vive intelligence, Sékou est bloqué dans son ascension par les critères racistes de la fonction publique coloniale, et ne peut accéder à un poste à la mesure de ses capacités. Il plafonne donc professionnellement en tant que responsable des postes, mais s'investit dans le syndicalisme en devenant un des meneurs de la jeune génération guinéenne. Il participe à la fondation du Rassemblement démocratique africain sous la bannière duquel il se fait élire à la mairie de Conakry en 1956. Il devient peu après vice-président du conseil de gouvernement.


Ahmed Sékou Touré, le 29 juin 1982.
La métropole française est en pleine discussion sur la décolonisation qui s'annonce et, lors de la visite que fait le Général de Gaulle à Conakry pour défendre son accord d'union-partenariat entre la France et ses colonies promises à l'indépendance, la foule se met à le huer. Cette manœuvre de Sékou lui vaudra la haine indéfectible de De Gaulle. Les Guinéens disent non au référendum et choisissent l'indépendance qu'ils obtiennent le 2 octobre 1958 avec Sékou Touré à la tête du pays. Il reçoit le Prix Lénine pour la paix en 1961.


Les frictions entre la France et la Guinée sont fréquentes : aux tentatives de renversement de Sékou téléguidées par la cellule africaine de l'Élysée qu'anime Jacques Foccart, répondent les provocations de Sékou ; aux tentatives de l'assassiner, répondent la répression que le président guinéen mène contre son opposition. Craignant une intervention militaire pure et simple de l'ancien colonisateur, Sékou se range dans le camp socialiste oscillant entre le maoïsme pour obtenir les aides chinoises et l'orthodoxie soviétique pour trouver les grâces de l'URSS.

Il est loin d'être acquis qu'il ait réellement eu des convictions communistes, mais ce sont certainement les circonstances qui l'ont jeté dans ce camp par instinct de survie. Peu à peu les tentatives d'assassinat et de renversement dont il fait l'objet le jettent dans un paranoïa grandissante et il fait régner sur le pays une dictature sanguinaire, contraignant des milliers de Guinéens à fuir la répression.

Sékou Touré est mort à Cleveland, Ohio aux États-Unis en subissant une opération de chirurgie cardiaque. Quelques jours après sa mort son régime était balayé.

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