Les Rois de France
Posté le 16.06.2007 par feobus
La traite des Noirs a déterminé quatre grands courants de déportation des Africains hors du continent. Le courant trans-saharien, attesté vers -1500, dura jusqu'au dernier tiers du XIXème siècle. Formé au VIIIe siècle avec l'expansion islamique, le deuxième courant installa sur la côte orientale d'Afrique une traite qui se poursuivit jusqu'au XIXe siècle, et qui connut, à la fin, un fort regain d'activité. Beaucoup plus brève - quatre siècles et demi - la traite des Noirs à travers l'Atlantique constitua la plus lourde ponction sur les populations de l'Afrique noire, Enfin, une " traite intérieure " nourrit un esclavage "domestique ".
Les historiens Fage et Curtin, respectivement anglais et américain, ont renouvelé depuis 1969 l'étude chiffrée des conséquences démographiques des traites négrières. Considérant leurs durées respectives, les spécialistes acceptent aujourd'hui - encore qu'avec certaines hésitations - les chiffres suivants, plus ou moins contrôlables: la traite transsaharienne aurait déporté 5 300 000 individus, la traite par la mer Rouge et la côte orientale, 2 900 000 ; en quatre siècles et demi, la traite par l'Atlantique en aurait déporté 11 700 000. Il n'est pas possible d'estimer le chiffre de la traite intérieure.
Au total, les traites négrières d'exportation auraient donc déporté un minimum de 20 millions d'Africains hors du sous-continent noir, la mortalité parmi les déportés atteignant en cours de route en moyenne 13 %. On discute encore l'effet de cette ponction sur la démographie africaine. Récemment, l'historien nigérien Inikori a estimé le déficit humain en 1870 à cent douze millions de personnes, mais les indicateurs retenus pour obtenir ce résultat sont discutés par les démographes. Une autre question est celle des conséquences du commerce négrier sur le sous-développement économique des régions affectées.
Dans un espace de plusieurs millions de kilomètres carrés étaient établis les réseaux qui acheminaient les Africains noirs destinés à l'esclavage dans des contrées lointaines. Au début, les foyers négriers d'exportation s' "approvisionnaient" dans les alentours. Aux XVIIIe et XIXe siècles les zones où l'on allait chercher les futurs déportés s'élargissaient jusqu'à des distances de plusieurs semaines de marche de ces foyers. A partir de ceux-ci dans une première phase, des caravanes transféraient les groupes humains vers les " ports " du désert ou ceux des côtes occidentales ou orientales. Dans le premier cas les convois suivaient les routes traditionnelles du commerce vers le nord et le nord-est. Dans le second, avaient lieu les embarquements dans les navires négriers. Certaines côtes n'entretenaient pas ou peu de foyers de traite ; les plus nombreux étaient implantés sur les littoraux des sociétés groupées en Etats ou de royaumes souvent puissants, parfois en rapport avec les présences européennes ponctuelles : Sénégambie ; côtes des Rivières avec leurs îles ; Sierra Leone jusqu'au cap des Palmes ; Côte de l'Or avec les fortifications européennes ; côte du golfe du Bénin avec Ouidah, Porto-Novo (Ardrah), Lagos (Ouni) ; côte du Biafrj avec Bonny, New-Calabar et Old-Calabar ; et, au sud de l'Equateur, Loango, MaJembo, Cabinda ; en Angola, peut-être le plus important des secteurs négriers, Mpinda, Loanda et Benguela. Sur la côte orientale, le Mozambique, par Kilwa Kivinje, Ibo, Quelimane, et, au XIXe siècle, l'île de Zanzibar, alimentaient la traite orientale en direction de Madagascar, des îles Bourbon (La Réunion) et Maurice et, vers le nord-est, Mascate et le golfe Persique. Ce même foyer fournissait partiellement la traite par l'Atlantique.
Les esclaves étaient obtenus principalement par les guerres ou les razzias et, en moindre nombre, par la manipulation des institutions légales ou religieuses. La traite eut donc des conséquences politiques, sociales et économiques importantes pour les régions affectées. Elle retarda leur développement économique, mais on ne comprend pas encore très bien de quelle façon et jusqu'à quel point. Des pays que l'on trouve économiquement développés à la fin du XIXe siècle étaient de ceux qui, depuis plusieurs siècles, entretenaient de vigoureux et larges courants d'échanges avec l'étranger. Tout au long du demi-millénaire qui précéda le XXe siècle, le commerce extérieur "normal" fut un puissant moteur du développement économique. Or, durant la majeure partie de cette période, pour son malheur l'Afrique noire fut le théâtre d'une forme anormale de commerce extérieur. Elle en fut appauvrie à deux titres : par la privation des avantages que procure, pour le développement, un commerce extérieur "normal", par les répercussions négatives d'un commerce extérieur qui détruisait son tissu humain.
Les conséquences économiques de la traite des Noirs pour les régions qui en furent affectées doivent donc être dégagées d'une double analyse : d'une part, en étudiant les effets directs de l'activité négrière sur le développement ; de l'autre, en recherchant de quelle façon elle a, indirectement, obéré le développement économique."
J.F. Ade Ajayi, M. Crowder, Atlas historique de l'Afrique, éditions du Jaguar, 1988, page 98, "La traite négrière atlantique jusqu'à 1810".
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[b]LA TRAITE DES NOIRS
Conquête et pillage[/b]
La conquête du Nouveau Monde passe par une politique de colonisation fondée sur le pillage. Les premiers esclaves du continent américain sont les populations indiennes, forcées par les Espagnols à exploiter les mines d'or et d'argent. En 1502, les premiers esclaves noirs sont débarqués sur l'île d'Hispaniola, aujourd'hui la République dominicaine et Haïti.
Toute l'Europe trafique
Français, Portugais, Espagnols, Hollandais, Anglais... mettent au point un trafic à grande échelle. Les Français le nomment "bois d'ébène", les Anglais "Black ivory", ivoire noir. C'est derrière ces appellations précieuses que l'Europe organise son commerce d'êtres humains razziés sur le continent africain, embarqués à fonds de cales, vendus aux planteurs.
La première compagnie maritime, hollandaise, à pratiquer la traite est créée en 1621. En 1685, vingt ans après avoir créé la Compagnie française des Indes occidentales, Colbert édicte le "Code noir" une loi esclavagiste qui justifie le recours à l'asservissement. Dans l'article 44 de ce code, le législateur écrit:" Déclarons les esclaves être biens meubles".
Les abolitionnistes
La Révolution française, sur proposition du député conventionnel Danton, acclame l'abolition de l'esclavage le 4 février 1794. Neuf ans plus tard Bonaparte le rétablit. Ce n'est qu'en 1848 que l'esclavage est définitivement aboli dans les colonies françaises.
Au XIXe siècle les Anglais sont les premiers à lutter contre les pratiques esclavagistes. Peu à peu toutes les nations européennes renoncent à la traite des Noirs. Cependant il faut attendre jusqu'en 1926 pour que la communauté internationale signe une convention abolissant l'esclavage.
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Edit du roi touchant la police des îles de l'Amérique Françoise (ou " Code Noir "), mars 1685.
" (...)
Art. 2. Tous les esclaves, qui seront dans nos îles, seront baptisés et instruits dans la religion Catholique, Apostolique et Romaine. (...)
Art. 11. Défendons très expressément, aux curés, de procéder aux mariages des esclaves, s'ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres. (...)
Art. 12. Les enfants, qui naîtront des mariages entre les esclaves, seront esclaves, et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves, et non à ceux de leurs maris, si le mari et la femme ont des maîtres différents.(...)
Art. 16. Défendons pareillement aux esclaves appartenant à différents maîtres, de s'attrouper le jour ou la nuit, sous prétexte de noces ou autrement, soit chez l'un de leurs maîtres, ou ailleurs, et encore moins dans les grands chemins, ou lieux écartés, à peine de punitions corporelles, qui ne pourra être moindre que du fouet, et de la fleur de lys ; et en cas de fréquentes récidives, et autres circonstances aggravantes, pourront être punis de mort (...).
Art. 22. Seront tenus les maîtres, de faire fournir, par chacune semaine, à leurs esclaves âgés de dix ans, et au dessus, pour leur nourriture, deux pots et demi mesure de Paris, de farine de manioc, ou trois cassaves [galette de manioc] pesant chacune deux livres et demie, au moins, ou autre chose à proportion ; et aux enfants depuis qu'ils sont sevrés, jusqu'à l'âge de dix ans, la moitié des vivres ci-dessus.(...)
Art. 25. Seront tenus les maîtres de fournir, à chaque esclave, par chacun an, deux habits de toile, ou quatre aunes de toile, au gré desdits maîtres.(...)
Art. 27. Les esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement, soit que la maladie soit incurable, ou non, seront nourris et entretenus par leurs maîtres ; et en cas qu'ils les eussent abandonnés, les dits esclaves seront adjugés à l'hôpital, auquel les maîtres seront condamnés de payer 10 sols, par jour, pour la nourriture et l'entretien de chacun esclave.
Art. 28. Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à leurs maîtres, et tout ce qui leur vient par industrie, ou par la libéralité d'autres personnes, ou autrement, à quelque titre que ce soit, être acquis, en pleine propriété, à leurs maîtres ; sans que les enfants des esclaves, leurs pères et mères, leurs parents ou tous autres, y puissent rien prétendre, par succession. (...)
Art. 33. L'esclave qui aura frappé son maître, ou la femme de son maître, sa maîtresse, ou le mari de sa maîtresse, ou leurs enfants, avec contusion, ou effusion de sang, sera puni de mort.(...)
Art. 35. Les vols qualifiés, même ceux de chevaux, cavales, mulets, boeufs ou vaches, qui auront été faits par les esclaves ou par les affranchis, seront punis de peines afflictives, même de mort si le cas le requiert.(...)
Art. 38. L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées, et sera marqué d'une fleur de lys sur une épaule ; s'il récidive, un autre mois, à compter pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d'une fleur de lys, sur l'autre épaule ; et la troisième fois, il sera puni de mort.(...)
Art. 42. Pourront seulement les maîtres, lorsqu'ils croiront que leurs esclaves l'auront mérité, les faire enchaîner, et leur faire battre de verges ou cordes ; leur défendons de leur donner la torture, ni de leur faire aucune mutilation de membres, à peine de confiscation des esclaves, et d'être procédé contre les maîtres, extraordinairement.(...)
Art. 47. Ne pourront être saisis et vendus séparément, le mari et la femme, et leurs enfants impubères, s'ils sont sous la puissance d'un même maître : déclarons nulles les saisies et ventes qui en seront faites.(...)"
La version complète du Code noir se trouve sur le site de Dominique Chathuant.
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Justification de l'esclavage
"Les richesses de nos colonies sont aujourd'hui le principal objet de notre commerce et le commerce de Guinée en est tellement la base que, si les négociants français abandonnaient cette branche du commerce, nos colonies seraient nécessairement approvisionnées, par les étrangers, de Noirs, et, par une suite infaillible, de toutes les denrées de l'Europe qui s'y consomment, en sorte que, non seulement l'État serait privé de l'avantage des exportations, mais aussi des denrées des colonies nécessaires à sa propre consommation ; en un mot, l'abandon du commerce de Guinée entraînerait infailliblement la perte du commerce des colonies ; de là, le fait que nous n'avons point de branches de commerce aussi précieux en l'État que le commerce de Guinée et qu'on ne saurait trop le protéger."
Extrait d'un mémoire, rédigé au milieu du XVIIIe siècle à Nantes, cité dans l'article "Traite des Noirs" de l'Encyclopaedia Universalis, édition 1995.
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A propos des justifications de l'esclavage des Africains
L'ironie de Montesquieu, adversaire de l'esclavage
"Livre XV Chapitre 5 : De l'esclavage des nègres
Si j'avois à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirois :
Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres.
Le sucre seroit trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre.
On ne peut se mettre dans l'idée que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir.
Il est si naturel de penser que c'est la couleur qui constitue l'essence de l'humanité, que les peuples d'Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu'ils ont avec nous d'une façon très marquée.
On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Egyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étoient d'une si grande conséquence, qu'ils faisoient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
Une preuve que les nègres n'ont pas le sens commun, c'est qu'ils font plus de cas d'un collier de verre que de l'or, qui, chez des nations policées, est d'une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commenceroit à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.
De petits esprits exagèrent trop l'injustice que l'ont fait aux Africains. Car, si elle étoit telle qu'ils le disent, ne seroit-il pas venu dans la tête des princes d'Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d'en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?"
Montesquieu, "De l' Esprit des Lois" , Livre XV Chapitre 5. (1748) Orthographe d'époque
Montesquieu,"De l'esprit des lois" , édition Gallimard, collection idées,1970, pp. 203-204
[b]Même citation avec orthographe modernisée
De l'esclavage des nègres. L'ironie de Montesquieu[/b]
"Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres.
Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre.
On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir.
On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Egyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d'une si grande conséquence, qu'ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
Une preuve que les nègres n'ont pas le sens commun c'est qu'ils font plus de cas d'un collier de verre que de l'or qui, chez les nations policées, est d'une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens."
extrait de Montesquieu, "De l'Esprit des Lois", Livre XV, chap. 5, 1748.
Cité dans "1789, recueil de textes et documents du XVIIIème s. à nos jours", édité par le Ministère de l'Education Nationale et le Centre National de la Documentation Pédagogique, 1989, p. 14
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Contre la traite des Noirs.
L'Article "Traite des nègres", par le Chevalier Louis de Jaucourt, dans l'Encyclopédie.
"
TRAITE DES NÈGRES (Commerce d'Afrique). C'est l'achat des nègres que font les Européens sur les côtes d'Afrique, pour employer ces malheureux dans leurs colonies en qualité d'esclaves. Cet achat de nègres, pour les réduire en esclavage, est un négoce qui viole la religion, la morale, les lois naturelles, et tous les droits de la nature humaine. (...)
D'un autre côté, aucun homme n'a droit de les acheter ou de s'en rendre le maître ; les hommes et leur liberté ne sont point un objet de commerce ; ils ne peuvent être ni vendus, ni achetés, ni payés à aucun prix. Il faut conclure de là qu'un homme dont l'esclave prend la fuite, ne doit s'en prendre qu'à lui-même, puisqu'il avait acquis à prix d'argent une marchandise illicite et dont l'acquisition lui était interdite par toutes les lois de l'humanité et de l'équité. (...)
On dira peut-être qu'elles seraient bientôt ruinées, ces colonies, si l'on y abolissait l'esclavage des nègres. Mais quand cela serait, faut-il conclure de là que le genre humain doit être horriblement lésé, pour nous enrichir ou fournir à notre luxe? (...) Non... Que les colonies européennes soient donc plutôt détruites, que de faire tant de malheureux !
Mais je crois qu'il est faux que la suppression de l'esclavage entraînerait leur ruine. Le commerce en souffrirait pendant quelque temps ; (...) mais il résulterait de cette suppression beaucoup d'autres avantages.
C'est cette traite des nègres, c'est l'usage de la servitude qui a empêché l'Amérique de se peupler aussi promptement qu'elle l'aurait fait sans cela. Que l'on mette les nègres en liberté, et dans peu de générations ce pays vaste et fertile comptera des habitants sans nombre. Les arts, les talents y fleuriront ; et au lieu qu'il n'est presque peuplé que de sauvages et de bêtes féroces, il ne le sera bientôt que par des hommes industrieux. C'est la liberté, c'est l'industrie qui sont les sources réelles de l'abondance."
Cité dans "1789, recueil de textes et documents du XVIIIème s. à nos jours", édité par le Ministère de l'Education Nationale et le Centre National de la Documentation Pédagogique, 1989, p. 44
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Candide à Surinam. Voltaire contre l'esclavage.
"En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. " Eh ! mon Dieu! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? - J'attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : " Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux ; tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. " Hélas ! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous ; les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germain. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible."
extrait de Voltaire, "Candide ou l'optimisme", 1759.
Cité dans "Histoire Seconde", collection G. Dorel-Ferré, éditions Bréal, 1996, p. 167
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Un témoignage de la déportation
« On me jeta bientôt dans l'entrepont, raconte Equiano, et là mes narines furent saluées comme jamais auparavant dans ma vie : la puanteur était si épouvantable, et il y avait tant de cris, que la nausée et l'abattement m'empêchèrent de manger quoi que ce fût (...). / A cause du manque d'aération et de la chaleur ambiante qui venaient s'ajouter au surpeuplement du bateau et à l'entassement des passagers, lesquels pouvaient à peine se retourner, nous faillîmes étouffer. On se mit à transpirer abondamment, ce qui ne tarda pas à rendre l'air irrespirable (...) et répandit parmi les esclaves une maladie dont beaucoup moururent. (...) Cette affligeante situation se trouva encore aggravée par les excoriations dues aux chaînes dont le port nous était devenu insupportable, et par la saleté immonde des baquets de nécessité dans lesquels chutaient souvent les enfants. / (...) Les hurlements des femmes et les gémissements des mourants faisaient de tout cela un spectacle d'horreur à peine concevable.»
Ce témoignage est cité dans un livre de Peter Hogg, intitulé Slavery : The Afro-American Experience, The British Library, 1979, p.22.
L'auteur de ce témoignage est Olaudah Equiano, un Africain qui a été déporté par des négriers espagnols en 1756. Il est né en 1745 dans une des régions du royaume du Bénin (Nigeria actuel). Donc il était âgé de onze ans lorsqu'il fut capturé par des membres d'une tribu rivale et qu'il fut vendu comme esclave.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis Philippe[1] Albert d'Orléans, comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de « Philippe VII », est né le 24 août 1838 et décédé le 8 septembre 1894.
Fils aîné de Ferdinand Philippe d'Orléans (1810-1842), prince royal de France, et de son épouse la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin (1814-1858), le comte Philippe de Paris a pour frère le prince Robert d'Orléans, duc de Chartres (1840-1910).
En 1864, Philippe épouse sa cousine germaine Marie-Isabelle d'Orléans (1848-1919), infante d'Espagne. De cette union naissent 8 enfants:
Marie Amélie d'Orléans (1865-1951) qui se marie au roi Charles Ier de Portugal (1863-1908) ;
Philippe d'Orléans (1869-1926) (1869-1926), duc d'Orléans et prétendant au trône de France sous le nom de « Philippe VIII », qui s'unit à l'archiduchesse Marie-Dorothée de Habsbourg-Hongrie (1867-1932) ;
Hélène d'Orléans (1871-1951) (1871-1951) qui épouse Emmanuel-Philibert de Savoie (1869-1931), duc d'Aoste ;
Charles Philippe d'Orléans (21 janvier 1875-8 juin 1875) ;
Isabelle d'Orléans (1878-1961), qui se marie à son cousin Jean d'Orléans (1874-1940), « duc de Guise » ;
Jacques Marie Clément d'Orléans (5 avril 1880-22 janvier 1881);
Louise d'Orléans (1882-1958), qui s'unit au prince Charles de Bourbon (1870-1949), prince des Deux-Siciles et Infant d'Espagne.
Ferdinand d'Orléans (1884-1924), « duc de Montpensier », qui épouse Marie-Isabelle Gonzalez de Olaneta e Ibarreta (1897-1958), marquise de Valdeterrazzo et grande d'Espagne.
À sa naissance, son grand-père paternel, le roi des Français Louis-Philippe Ier, le titre légalement comte de Paris, après avoir envisagé de le titrer prince d'Alger. Le titre de comte de Paris, qui avait été porté par le comte Eudes, premier roi des Francs de sa race à la fin du IXe siècle, était destiné à rappeler aux autres maisons souveraines d'Europe l'ancienneté de la maison d'Orléans, en même temps que son attachement à la capitale de la France, à qui les Bourbons de la branche aînée avaient, eux, préféré Versailles.
En 1842, à la mort de son père, le comte de Paris prend également le titre de prince royal.
En 1850, le prince succède à son grand-père paternel comme aîné de la branche d'Orléans, avec tous les titres légaux de cette branche : duc d'Orléans, duc de Valois, duc de Chartres, duc de Nemours, duc de Montpensier, dauphin d'Auvergne, prince de Joinville, sénéchal héréditaire de Champagne, marquis de Coucy, marquis de Folembray, comte de Soissons, comte de Dourdan, comte de Romorantin, baron de Beaujolais.
Selon ses partisans orléanistes, Philippe d'Orléans est, après la mort du comte de Chambord, l'unique héritier du trône de France sous le nom de Philippe VII. Il est en effet l'aîné des descendants de Louis XIII, à l'exclusion des descendants de Philippe V d'Espagne, que les orléanistes estiment exclus de la succession française pour être partis régner de l'autre côté des Pyrénées.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis-Philippe d'Orléans (6 octobre 1773 à Paris - 26 août 1850 à Claremont dans le Surrey, Angleterre), connu sous la Révolution comme le citoyen Chartres ou encore Égalité fils, puis roi des Français de 1830 à 1848 sous le nom de Louis-Philippe Ier.
Né à Paris, Louis-Philippe d'Orléans était le fils de Louis Philippe Joseph d'Orléans (1747-1793), duc d'Orléans (connu sous le nom de « Philippe Égalité ») et de Louise Henriette Marie Adélaïde de Bourbon (1753-1821) (sa naissance fut ultérieurement contestée par une certaine Maria-Stella, baronne de Sternberg, qui se prétendait fille de Philippe d’Orléans).
Né Altesse Sérénissime et prince du sang, titré duc de Valois de sa naissance à la mort de son grand-père en 1785, il porta ensuite le titre de duc de Chartres. Comme son père, le duc de Chartres fut un partisan de la Révolution française. Il participa en tant que lieutenant général aux batailles de Valmy, Jemappes et Neerwinden.
À la suite de son chef, le général Dumouriez, il passe à l’Autriche en 1793 et mène dès lors une vie d’errance, y compris aux États-Unis où il resta quatre années à Philadelphie. (Son titre de lieutenant général au service des armées républicaines et plus tard au service de Charles X, lui vaut son inscription sur l’Arc de triomphe de l'Étoile.) L’arrivée au pouvoir de Bonaparte ne met pas fin à son exil durant l’Empire.
En 1809 Louis-Philippe épousa Marie Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles et fille du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles. Ils eurent dix enfants :
Ferdinand-Philippe (né le 3 septembre 1810), prince du sang, duc de Chartres, puis prince royal et duc d’Orléans ;
Louise (née le 3 avril 1812), princesse du sang, puis princesse Louise d'Orléans, qui épouse le roi Léopold Ier de Belgique (premier roi des Belges) en 1832 ;
Marie (née le 12 avril 1813), princesse du sang, puis princesse Marie d'Orléans, qui épouse un duc de Wurtemberg ;
Louis (né le 25 octobre 1814), prince du sang, duc de Nemours (élu roi de Belgique en 1831, titre que son père refusera au profit de sa fille Louise et de Léopold Ier) ;
Françoise (née le 28 mars 1816), princesse du sang ;
Clémentine (née le 3 juin 1817), princesse du sang, puis princesse Clémentine d'Orléans, qui épouse un prince de Saxe-Cobourg-Gotha ;
François (né le 14 août 1818), prince du sang, prince de Joinville ;
Charles (né le 1er janvier 1820), prince du sang, duc de Penthièvre ;
Henri (né le 16 janvier 1822), prince du sang, duc d’Aumale ;
Antoine (né le 31 juillet 1824), prince du sang, duc de Montpensier, qui devient plus tard infant d’Espagne.
Après l’abdication de Napoléon Bonaparte, en 1814, Louis-Philippe rentra vivre en France, recevant le titre de duc d’Orléans et sa demeure, le Palais-Royal.
Sous la Restauration, les règnes de Louis XVIII et de Charles X la popularité de Louis-Philippe grandit. Il incarne une opposition mesurée à la politique des ultras du royalisme et ne rejette pas l’intégralité de la Révolution française. Louis-Philippe prend garde à se conduire modestement et bourgeoisement, envoyant ses enfants au lycée Henri-IV. Au lendemain de la mort de Louis XVIII (le roi défunt n'avait pas confiance en lui), il retrouva son rang d'altesse royale accordée par Charles X, de même grace au nouveau roi il fut le plus grand des indemnisés de la Loi du milliard aux émigrés de 1825.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Henri Charles Ferdinand Marie Dieudonné d'Artois, né au palais des Tuileries à Paris le 29 septembre 1820, et décédé à Frohsdorf (Autriche) le 24 août 1883. Il fut connu sous les noms de duc de Bordeaux, puis de « comte de Chambord » et de « Henri V ».
Il est le petit-fils du roi Charles X de France et le fils posthume du second fils de celui-ci, Charles Ferdinand d'Artois (1778-1820) (qui avait été assassiné plusieurs mois avant la naissance d'Henri d'Artois) et de son épouse Marie Caroline des Deux-Siciles (1798-1870). À sa naissance et jusqu'à l'abdication de son grand-père il est titré duc de Bordeaux. Puis en exil il prend le titre de courtoisie de « comte de Chambord », du nom du château qui lui avait été offert par une souscription nationale.
En 1846, Henri d'Artois épousa Marie-Thérèse de Modène.
Le 2 août 1830, Charles X abdique en faveur de son petit-fils Henri. La loi salique cependant donnait le trône au fils aîné de Charles X, le dauphin Louis Antoine de France (« Louis XIX ») qui, aussi impopulaire que Charles X, dut contresigner immédiatement l'abdication de son père pour transmettre la couronne à son neveu que ses partisans nommèrent dès lors « Henri V ». Cependant le parlement appelle au trône un cousin éloigné, Louis Philippe d'Orléans, qui devient Louis-Philippe Ier le 7 août. Entre-temps, du 2 au 7 août, le petit duc de Bordeaux fut fictivement le « roi Henri V » et Louis-Philippe, lieutenant-général du royaume. L'ex-famille royale part en exil le 16 août 1830. En 1832, sa mère tente de provoquer un soulèvement dans l'ouest de la France mais la tentative échoue un an avant sa majorité.
Après la mort de son grand-père en 1836 puis de son oncle en 1844, Henri d'Artois devient l'aîné de la famille. Ses partisans les légitimistes restent dans l'opposition sous la Monarchie de Juillet de Louis-Philippe Ier, la Deuxième République et le Second Empire.
Henri d'Artois, « comte de Chambord »En 1871, l'Empire s'effondre après la défaite dans la guerre franco-prussienne. Otto von Bismarck fait organiser des élections pour négocier le traité de Francfort. Cette assemblée majoritairement royaliste est divisée entre légitimistes et orléanistes. Pour permettre la restauration monarchique souhaitée par cette assemblée, un accord intervient entre les deux partis sur la prééminence du « comte de Chambord » sur le « comte de Paris ». Celui-ci est reconnu par les orléanistes et certains légitimistes héritier du « comte de Chambord », sans enfant (alors que le cousin le plus proche du « comte de Chambord » selon la loi salique est le « comte de Montizón » Jean de Bourbon (1822-1887)). En 1873, l'accès au trône du « comte de Chambord » semble inéluctable et il fait réaliser une série de carrosses (visibles au Château de Chambord) pour son entrée à Paris. Il est prévu que le maréchal de Mac-Mahon, président de la République, mène le « comte de Chambord » à l'Assemblée pour l'y faire reconnaître roi par acclamation. Toutefois celui-ci, par le manifeste du drapeau blanc du 5 juillet 1871 réitéré par lettre le 23 octobre 1873, refuse d'abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore, héritage de la Révolution, ruinant les espoirs d'une restauration monarchique rapide.
Les orléanistes (partisans des descendants de Philippe-Egalité qui vota la mort de Louis XVI) et certains légitimistes dépités décident alors d'attendre la mort du « comte de Chambord » pour présenter un candidat plus diplomate, le « comte de Paris » Philippe d'Orléans (1838-1894). Pour ce faire, ils décident de la durée de sept ans pour le mandat présidentiel d'une république envisagée comme temporaire.
Mais après la mort d'Henri d'Artois en 1883, l'opinion publique avait adopté la République comme forme de gouvernement qui nous divise le moins, pour reprendre les mots d'Adolphe Thiers et les élections avaient mené à l'Assemblée une majorité républicaine. Tout espoir de restauration monarchique s'évanouissait, et le nom de "République" apparaissait officiellement.
À la mort d'Henri d'Artois en exil à Frohsdorf (Autriche) en 1883, son cousin et beau-frère, Jean de Bourbon (né en 1822), lui succède comme aîné des Capétiens, Henri d'Artois n'ayant pas de descendance directe.
« Henri V » est inhumé à Nova Gorica (maintenant en Slovénie, en ce temps-là encore sous l’Autriche-Hongrie).
Il devient roi de France après l'adbication de son oncle Louis XIX, du 2 au 9 août 1830, alors que Louis-Philippe d'Orléans est seulement lieutenant-général du royaume. Mais Louis-Philippe usurpe le trône grâce à un coup d'état, avec le soutien du marquis de La Fayette
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis Antoine d'Artois, duc d’Angoulême, devenu Louis Antoine de France, dauphin de France, puis Louis de France, « comte de Marnes », aîné des Capétiens et « chef de la maison de France » sous le nom de « Louis XIX » (1836-1844).
Né le 6 août 1775 à Versailles, il est le fils aîné de Charles X de France (1757-1836) et de son épouse Marie Thérèse de Sardaigne (1756-1805), de la maison de Savoie.
Il est titré à sa naissance duc d’Angoulême par Louis XVI de France.
Il émigre le 13 juillet 1789 et rejoint l’armée de Condé en 1792.
Le 10 juin 1799, il épouse au château de Mitau (Russie) sa cousine germaine Marie Thérèse de France (1778-1851), fille de Louis XVI.
A partir de 1807 Monseigneur de La Fare évêque de Nancy est chargé par Louis XVIII de lui verser, ainsi qu' à son frère Charles Ferdinand de Bourbon, duc de Berry, des sommes importantes pour l'entretien de sa Maison et les pensions de l'armée des princes pour assurer la subsistance de ses compatriotes. Toutes les communications du continent avec l'Angleterre étaient interdites et les militaires de l'armée de Condé ne pouvaient plus recourir à Londres pour y toucher du gouvernement britannique leurs pensions alimentaires. Monseigneur de La Fare était chargé de d'ordonnancer et de vérifier le paiement de ces pensions sur des maisons de banque de Vienne, notamment celle du Baron J.J. de Boesner, banquier viennois qui plaçaient les fonds sur Hambourg et Augsbourg ainsi que chez M.A. Gnecco & cie et M.Heath & cie à Gênes. Pour les mois de mars et d'avril 1807 le versement fut de 18.676,0 livres tournois soit la somme de 149.408 euros 2006, compte tenu de la commission de 130,5 livres du Baron J.J. de Boesner . Parmi les bénéficiaires des pensions on trouve les noms du marquis de Montaignac, du capitaine chevalier de Badasset et du marquis d' Anjorrant entre autres. Monseigneur de La Fare exerça cet emploi périlleux jusqu'à la Restauration.
Il combat en Espagne aux côtés de Wellington en 1814.
À Donzère, durant les Cent Jours, il réclame l'exécution de la convention de La Palud à Grouchy, qui en réfère à Napoléon. Sur l'ordre exprès de ce dernier, Grouchy arrête le duc et l'envoie à Sète.
En 1823 il conduisa la victorieuse Expédition d'Espagne, qui gagna la bataille du fort du Trocadéro, s'empara de Cadix et restaura, en monarque absolu, Ferdinand VII d'Espagne.
A l'avénement de son pére Charles X en 1824 il devient dauphin de France.
Suite aux émeutes dites des « Trois Glorieuses », Charles X abdique le 2 août 1830 en faveur de son petit-fils Henri d'Artois (1820-1883), abdication contresignée par Louis Antoine de France qui déclare renoncer à ses droits en faveur de son neveu (d’après Blanche-Joséphine Le Bascle d'Argenteuil dans ses Souvenirs, Charles X eut du mal à convaincre son fils de signer). Cette abdication, contraire aux lois fondamentales du royaume, est de toute façon sans effets, car Louis Philippe d’Orléans se fait proclamer roi des Français par les chambres le 7 août, et la famille royale part pour l’exil le 16 août.
Puis, au décès de son père à Göritz (Autriche) le 6 novembre 1836, Louis Antoine de France devient l’aîné des descendants d’Hugues Capet, de saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV. Les légitimistes le reconnaissent alors comme roi de France et de Navarre sous le nom de « Louis XIX ».
À sa mort en exil à Göritz (Autriche ; maintenant Gorizia, en Italie) le 3 juin 1844, son neveu, Henri d'Artois (1820-1883) lui succède comme aîné des Capétiens et « chef de la maison de France » sous le nom d'« Henri V ».
En exil, Louis de France portait le titre de courtoisie de « comte de Marnes ».
Il est enterré à Nova Gorica, en Slovénie.
Même si officiellement, ce fait n'est que peu évoqué, on peut considérer que Louis XIX a bien regné sur la France. En effet, lorsque Charles X signe son abdication le 2 août 1830, son fils signe l'acte de renoncement à la couronne : or entre le moment de l'abdication de son père et la signature de son acte de renoncement, vingt minutes se sont écoulées pendant lesquelles il fut officiellement Louis XIX.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Charles X (château de Versailles, 9 octobre 1757–Gorizia, Empire d'Autriche, 6 novembre 1836) fut roi de France et coprince d'Andorre de 1824 à 1830.
Charles était le cinquième fils du dauphin Louis de France (1729-1765) et de Marie Josèphe de Saxe (1731-1767), petit-fils de Louis XV, et frère de Louis XVI et du comte de Provence, futur Louis XVIII. Il fut d'abord titré fils de France et comte d'Artois (en mémoire de Robert de France, comte d'Artois, frère de saint Louis), mais le choix de ce titre serait également lié aux conséquences de la tentative d'assassinat menée par Damiens contre Louis XV.
En effet, suite à cette tentative de régicide, les États d'Artois se rassemblèrent sous la présidence du marquis de Créquy, premier baron de la province, pour exprimer à Louis XV leur désolation de ce que le criminel était artésien, et en réparation proposaient que la province payât cette année le double de ce qu'elle devait fournir en argent et en hommes pour le service de la couronne. Louis XV ne voulut pas accepter ce sacrifice et pour témoigner à cette province son absence de toute rancune, fit donner le titre de comte d'Artois à son quatrième petit-fils, né justement cette année-là (Souvenirs de la marquise de Créquy (ouvrage apocryphe plein d'invraisemblances)[réf. nécessaire]).
Il fut baptisé le 19 octobre 1761 avec les prénoms Charles Philippe et avec pour marraine sa tante Sophie de France (1734-1782) et pour parrain Charles III d'Espagne.
Dans sa jeunesse il était un grand amateur de jolies femmes et peu lui résistaient. À un certain moment il s’attacha durablement à madame de Polastron, née Louise d'Esparbès de Lussan, qui était l' épouse de Denis de Polastron (°1758 - †1821), demi-frère de Yolande de Polastron. Cette liaison ne donna aucune descendance au comte d’Artois.
Louise d'Esparbès de Lussan devenue par son mariage Madame de Polastron se trouva donc être la belle-sœur de Yolande de Polastron, comtesse de Polignac, gouvernante des Enfants de France, amie de la reine Marie-Antoinette. Ami de cette dernière, le comte d' Artois se rendit comme elle impopulaire par ses dépenses inconsidérées et le public leur attribuait une liaison, à tort sans doute.
Denis de Polastron, le mari de Louise, embrassa la carrière militaire et combattit lors de la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique durant laquelle il fut nommé Colonel dans le régiment de La Fayette. Il mourut à l'âge de 63 ans en 1821.
Louise d'Esparbès de Lussan mourut précocement de la tuberculose en 1804 à l'âge de 39 ans. Le comte d'Artois eut beaucoup de chagrin et fut très affligé par cette disparition, car il en avait été réellement amoureux. On peut même dire que Louise a été l'un des grands amours de sa vie, sinon le seul qui ait eu une vraie importance. Il fut tellement marqué par ce deuil qui le frappait durement au cœur de sa vie intime qu'il décida de prononcer un vœu de chasteté perpétuelle et de renforcer ses convictions religieuses au point de devenir un véritable dévot. Sa vie privée devint entièrement irréprochable. Peu de temps après, il se rapprocha du courant Ultramontain de l'Église catholique de France dont il soutint avec enthousiasme l'influence.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis XVIII, roi de France de 1814 à sa mort en 1824. Né le 17 novembre 1755 à Versailles, Louis Stanislas Xavier est le fils du dauphin Louis et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe, et le frère cadet de Louis Auguste, futur Louis XVI. Il est le petit-fils de Louis XV.
Fils de France, il est d'abord titré « comte de Provence ». Tout comme son frère aîné, il passe son enfance au château de Versailles. Il y reçoit une éducation solide, comme le veut son rang. Il reçoit ensuite le palais du Luxembourg, auquel il fit de gros travaux.
Après avoir agité la Cour de Louis XVI en facilitant la chute des ministres réformateurs Turgot, Necker, Calonne, il réclame pour le Tiers le doublement du nombre de députés aux Etats Généraux. Le dérapage de ces derniers le pousse à l'exil le 20 juin 1791, en même temps que son frère aîné Louis XVI, qui lui fut arrêté à Varennes (leur benjamin, le comte d'Artois, futur Charles X, avait déjà quitté la France dès le lendemain de la prise de la Bastille). Il se réfugie ainsi à Bruxelles puis Coblence, rencontre l'empereur Léopold II & lui inspire la déclaration de Pillnitz d'août 1791 qui galvanise la Révolution française. Il refuse de reconnaître l'autorité du roi & se voit déchu de ses droits de prince du sang par la Législative en janvier 1792. Il tente de rentrer en France à la tête d'une armée de 14000 hommes mais doit rebrousser chemin après la bataille de Valmy et se réfugie à Hamm en Westphalie. En 1793, à la mort de son frère aîné, il se proclame « régent » pour le dauphin, qui demeure aux mains des révolutionnaires à Paris, et le proclame « Louis XVII ». À la mort de l'enfant, en 1795, il se prétend hériter de la couronne de France et prend le nom de Louis XVIII, mais l'avènement de Napoléon détruit une nouvelle fois ses espérances.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Napoléon François Charles Joseph Bonaparte ou Napoléon II dit le roi de Rome ou encore l'Aiglon (°20 mars 1811, palais des Tuileries à Paris; †22 juillet 1832, palais de Schönbrunn à Vienne) est le fils de Napoléon Ier et de l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche.
Titré roi de Rome à sa naissance, duc de Reichstadt à partir de 1818, et empereur des Français du 4 avril au 6 avril 1814 et du 22 juin au 7 juillet 1815 (son père ayant abdiqué en 1814 puis en 1815).
Le 20 mars 1811, les vœux de Napoléon sont comblés ; Marie-Louise le rend père d’un héritier qu’il a tant désiré : car c’est pour l’obtenir qu’il a divorcé d'avec Joséphine. Le jeune prince reçoit, dès sa naissance, le titre de roi de Rome en vertu du sénatus-consulte du 17 février 1810. [1]
Ce titre était destiné à rappeler au pape Pie VII que Rome n'était plus que le chef-lieu de l'un des 130 départements français. En outre Napoléon captait ainsi l'héritage de l'Empire romain germanique : plus précisément les Électeurs avaient la possibilité de désigner un successeur du vivant de l'empereur, cet héritier recevant alors le titre de roi des Romains.
Napoléon II était petit neveu de Marie Antoinette et de Louis XVI que son père Napoléon I appelait " mon oncle " , étrange revirement de l' Histoire .
Le clergé et tous les corps de l’État saluèrent le berceau du nouveau-né par des discours et des harangues dont la flatterie, quoique exagérée, n’avait pourtant rien d’extraordinaire dans cette circonstance. [2]
Après la campagne de France et la prise de Paris, Marie-Louise et son fils résidèrent à Rambouillet puis à Blois et Napoléon à Fontainebleau. Le 4 avril 1814, Napoléon rédige un acte d'abdication réservant les droits de son fils. Le 6 avril 1814, Napoléon doit finalement renoncer à la couronne pour lui et sa descendance. Napoléon fit ses adieux à ses troupes le 20 avril 1814 à Fontainebleau et partit pour l'île d'Elbe. Un convoi emmenant Marie-Louise et son fils à Vienne partit le 23 avril 1814. Son règne théorique fut de 2 jours en 1814, ce qui justifie son titre de Napoléon II - de même que Jean Ier de France dit le Posthume qui lui ne règna que 5 jours et qui n'était que nouveau-né.
Il eut aussi le titre de prince de Parme, le traité de Fontainebleau du 11 avril 1814 spécifiant en son article 5 : « Les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla furent donnés en toute propriété et souveraineté à S. M. [à lire : Sa Majesté] l'impératrice Marie-Louise. Ils passèrent à son fils et à sa descendance en ligne directe. Le prince, son fils, prit dès ce moment le titre de prince de Parme, Plaisance et Guastalla. » Mais le traité du 10 juin 1817 retira définitivement au fils de Marie-Louise et son titre et ses droits sur Parme qui avaient déjà été remis en cause par l'article 99 de l'acte du congrès de Vienne du 9 juin 1815.
Marie-Louise finit par laisser son fils à Vienne pour s'en aller régner à Parme à titre viager. Il est vrai qu'on lui fit valoir que son fils était un bâtard au motif que le mariage de Joséphine avec Napoléon n'avait pas été annulé par le pape en personne.
Sous les Cent-Jours, l'acte additionnel aux constitutions de l'empire du 22 avril 1815 rendit au fils de Napoléon Ier restauré le titre de Prince Impérial, mais non point celui de roi de Rome. À la fin des Cent-Jours, l'abdication faite au palais de l'Élysée le 22 juin 1815 indique : « Ma vie politique est terminée, et je proclame mon fils, sous le titre de Napoléon II, empereur des Français. » Mais Napoléon II vit alors à Vienne aux mains de l'« ennemi »... Une commission de gouvernement se met en place et le désigne, dans tous ses documents, comme l'empereur, avant de se dissoudre le 7 juillet 1815. Louis XVIII entre à Paris le 8 juillet 1815 pour y régner à nouveau. Napoléon II aura été empereur l'espace de 15 jours.
Mort sans alliance ni postérité en Autriche de la tuberculose, il fut enterré à Vienne dans la crypte des Capucins auprès des archiducs d'Autriche. Ses « cendres » (bien qu'on utilise ce terme qui appartient au style noble antiquisant, son corps ne fut jamais incinéré) furent transférées le 15 décembre 1940 aux Invalides sur ordre d'Adolf Hitler, où il possède une tombe proche de celle de son père et portant l'inscription « Napoléon II Roi de Rome » ; la cérémonie manqua son effet (promouvoir la Collaboration) puisqu'elle coïncida avec l'éviction de Pierre Laval. La date fut choisie pour avoir lieu 100 ans, jour pour jour, après le transfert des « cendres » de Napoléon Ier aux Invalides (15 décembre 1840).
Posté le 16.06.2007 par feobus
Napoléon Bonaparte, (né Napoleone Buonaparte le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse ; mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène), général, Premier consul, puis Empereur des Français.
Objet dès son vivant d'une légende noire comme d'une légende dorée, il a acquis une notoriété aujourd'hui universelle pour son génie militaire et politique, mais aussi pour son régime autoritaire, et pour ses incessantes campagnes souvent coûteuses, soldées par de graves défaites finales en Russie et à Waterloo et par sa mort en exil à Sainte-Hélène sous la garde des Anglais.
Général de la Révolution française à 26 ans, il accumule les victoires spectaculaires en Italie et pendant la campagne d'Égypte, puis prend le pouvoir par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799).
Il dirige la France à partir de la fin de l’année 1799 ; il est d'abord Premier consul du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804 puis Empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier, du 18 mai 1804 au 11 avril 1814, puis du 20 mars au 22 juin 1815. Il réorganise et réforme durablement l'État et la société. Il porte le territoire français à son extension maximale avec près de 130 départements, transformant Rome, Hambourg ou Amsterdam en chefs-lieux de départements français. Il est aussi président de la République italienne de 1802 à 1805, puis roi d’Italie du 17 mars 1805 au 11 avril 1814, mais encore médiateur de la Confédération suisse de 1803 à 1813 et protecteur de la Confédération du Rhin de 1806 à 1813. Il conquiert et gouverne la majeure partie de l’Europe continentale et place les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Joseph sur celui de Naples puis d'Espagne, Jérôme sur celui de Westphalie, Louis sur celui de Hollande et son beau-frère Joachim Murat à Naples. Il crée aussi un grand-duché de Varsovie, sans oser restaurer formellement l'indépendance polonaise, et soumet à son influence des puissances vaincues telles que la Prusse et l'Autriche.
Napoléon tenta de mettre un terme à son profit à la série de guerres que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792. Il conduit les hommes de la Grande Armée, dont ses fidèles « grognards », du Nil et de l'Andalousie jusqu'à la ville de Moscou. Comme le note l'historien britannique Eric Hobsbawm, aucune armée n'était allée aussi loin depuis les Vikings ou les Mongols. Malgré de nombreuses victoires initiales face aux diverses coalitions montées et financées par la Grande-Bretagne (devenue le Royaume-Uni en 1801), l’épopée impériale prend fin en 1815 avec la défaite de Waterloo.
Peu d'hommes ont suscité autant de passions contradictoires que Napoléon Bonaparte. Selon les mots de l’historien Steven Englund : « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l’étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »
Toute une tradition romantique fait précocement de Napoléon l'archétype du grand homme appelé à bouleverser le monde. Élie Faure, dans son ouvrage Napoléon qui a inspiré Abel Gance, le compare à un prophète des temps modernes. D'autres auteurs tels Victor Hugo font du vaincu de Sainte-Hélène le Prométhée moderne. L'ombre de “Napoléon le Grand” plane sur de nombreux ouvrages de Balzac, Stendhal, Musset, mais aussi de Dostoïevski, de Tolstoï et de bien d'autres encore.
Hudson Lowe, geôlier de Napoléon à Sainte-Hélène, devant son lit de mort, a déclaré :
« Messieurs, c’était le plus grand ennemi de l’Angleterre, c’était aussi le mien. Mais je lui pardonne tout. À la mort d’un si grand homme, on ne doit éprouver que tristesse et profond regret. »
Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769 avec le nom de baptême Napoléone Buonaparte ( acte du 21 juillet 1771, mais sur son acte de mariage avec Joséphine de Beauharnais il signa Napolione Buonaparte), un an après l’achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d’une famille faisant partie de la noblesse de robe corse dont la présence sur l'île est attestée depuis le XVIIe siècle[2] (Maison Bonaparte d’origine toscane), il est le deuxième enfant de Carlo Maria Buonaparte, avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria Letizia Ramolino. Son prénom Napoleone (ou Nabulione selon la graphie corse[3]) lui est donné en mémoire d'un oncle mort à Corte en 1767[4], ou bien parce qu'il était d'usage de prénommer le second fils de la famille ainsi.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Le Premier Empire est le régime instauré en France par Napoléon Bonaparte pour remplacer le Consulat. Il débute le 18 mai 1804 (sénatus-consulte proclamant Napoléon Bonaparte « empereur des Français ») et s'achève en avril 1814 (abdication de Napoléon et départ pour l'île d'Elbe). Il sera suivi par la première Restauration, interrompue par l'épisode des Cent-Jours, du 20 mars au 22 juin 1815.
Le plébiscite du 6 novembre 1804 légitime le passage au Premier Empire. Napoléon Bonaparte est sacré empereur à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804 sous le nom de Napoléon Ier.
C’est par ses victoires et alliances militaires que Napoléon Bonaparte fît règner l’Empire sur la presque totalité de l’Europe continentale. Or dès le premier jour celui-ci étant menacé par la troisième coalition, la victoire décisive des Français à la bataille d’Austerlitz écartait mais pour un temps seulement la menace qui pesait sur l’Empire . La Grande Armée soumit la Prusse en 1806 avant d’entrer en Pologne pour enfin défaire la Russie à la bataille de Friedland en 1807. Sur cette base Napoléon pût imposer le traité de Tilsit en juillet 1807 mettant ainsi pour un temps un terme à ce qui avait été deux ans de guerre ininterrompu en Europe continentale.
L’engagement de la France dans les affaires de la péninsule ibérique à tôt fait de déclencher la Guerre d’Espagne, un conflit brutal qui s’étalera sur plus de six ans et qui affaiblira l’Empire de manière importante. En 1809 la France et l’Autriche se livrèrent la guerre de la cinquième coalition; la France triomphait à nouveau et imposait le traité de Schönbrunn aux Habsbourg. En 1812 toutefois, des tensions diplomatiques avec la Russie trouvèrent leur solutionpar l’invasion de Napoléon. Celle-ci se révèlera catastrophique pour la France et pour l’Empire; en 1813 la guerre contre la sixième coalition vit la France expulsée de l’Allemagne; le 6 avril 1814 Napoléon abdiqua. Il tenta un retour en 1815 mais la déroute de l'armée française à la bataille de Waterloo contre les Alliées finit d’achever les derniers restes de l’Empire.
À son apogée en 1812, l’Empire Français comptait 130 départements, déployait 600 000 troupes contre la Russie tsariste, régnait sur plus de 44 millions de sujets. L’Empire maintenait une présence militaire étendu en Allemagne, Italie, Espagne et sur le Duché de Varsovie, il pouvait compter la Prusse et l’Autriche parmi ses alliés déclarés. Le destin de l’Empire fût intimement lié à celui de son armée dont les premières victoires exportèrent à travers les institutions des pays conquis plusieurs des traits idéologiques de la Révolution. La justice et la solde seigneurial furent abolies par tout où passa l’armée française. Les privilèges aristocratiques furent éliminés sauf en Pologne et le Code Napoléonien fut introduit à travers le continent rendant tout un chacun égal devant la loi. Il établit le système de jury et légalisa le divorce.
Napoléon réarrangea la carte de l’Europe et attribua plusieurs titres de noblesse à sa famille et ses proches sur les trônes de différents pays d’Europe. Son règne fût éminemment népotique.