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Les Rois de France

Louis VII de France

Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis VII de France, dit Louis le Jeune, né en 1120, mort en 1180 à Melun, roi des Francs de 1137 à 1180, sixième de la dynastie des Capétiens directs.

Il est le fils de Louis VI, dit Louis le Gros, roi des Francs, et d'Adèle de Savoie (v. 1100-1154), de part sa mère il est aussi un carolingien et un bosonide. Il épousa successivement Aliénor d'Aquitaine, Constance de Castille, et Adèle de Champagne. Son fils Philippe Auguste lui succède.

Il est sacré roi et couronné, à Reims, dès le 25 octobre 1131, par le pape Innocent II, après la mort accidentelle de son aîné Philippe (1116-1131), à ne pas confondre avec son frère du même nom, mort des suites d'une chute de cheval le 13 octobre 1131. Après la mort de son père Louis le Gros survenue suite à un excès de bonne chère, il est à nouveau couronné à Bourges, le 25 décembre 1137.

Avant de mourir, son père avait organisé son mariage avec Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), fille de Guillaume X de Poitiers, duc d'Aquitaine et d’Aénor de Châtellerault, fille de Aymeric Ier de Châtellerault. Le mariage eut lieu à Bordeaux, le 25 juillet 1137. Ce mariage fabuleux permet au domaine royal de presque tripler, car la jeune mariée apporte dans sa dot la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Limousin, l'Angoumois, la Saintonge et le Périgord, c'est-à-dire une partie du Midi et de l’Ouest de la France, l'équivalent de 19 départements actuels. Le caractère du roi, dévot, ascétique (il aurait voulu être moine), naïf et maladroit, mou dans ses décisions, s'accorde mal avec le caractère fort et sensuel d'Aliénor, cependant les dix premières années semblent se passer sans réelle mésentente.

Louis VII écarte sa mère de la Cour, mais garde les conseillers de son père, dont l’abbé de Saint-Denis, Suger. Il poursuit la politique de son père et continue de mettre en valeur le domaine royal. Cette même année débutent les travaux de construction de la basilique Saint-Denis. Il fait de multiples concessions aux communautés rurales, encourage les défrichements et favorise l’émancipation des serfs. Il prend appui sur les villes en accordant des chartes de bourgeoisie (Étampes, Bourges) et en les encourageant hors de son domaine (Reims, Sens, Compiègne, Auxerre). Il soutient enfin l’élection d’évêques dévoués au pouvoir royal.

Dès mai 1141, Louis VII s'oppose au comte Thibaud II de Champagne et au pape Innocent II au sujet de l'investiture pour l’évêché de Langres, pour lequel il voulait imposer un moine de Cluny et le candidat de Bernard de Clairvaux. Il s'oppose à nouveau au pape en tentant d'imposer son candidat au siège de Bourges en 1141 contre Pierre de la Châtre, soutenu par le pape Innocent II. Le pape finit par excommunier Louis VII, et Pierre de La Châtre trouve refuge en Champagne. En décembre 1142, le roi envahit le comté et lors de son avancée incendie en janvier 1143 Vitry-en-Perthois et son église dans laquelle s'étaient réfugiés les habitants du village, qui y trouvèrent une mort affreuse.

Pour régler définitivement cette histoire, il signe le traité de Vitry avec le comte Thibaud II à l’automne 1143, acceptant l’élection de Pierre de La Châtre pour faire lever l’interdit qui pèse sur le royaume, et le 22 avril 1144 participe à la conférence de Saint-Denis pour régler définitivement le conflit entre le Saint-Siège et lui.




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Louis VI de France

Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis VI de France, dit Louis le Gros, né le 1er décembre 1081, mort le 1er août 1137 au château royal de Béthisy-Saint-Pierre. Roi de France de juillet 1108 à 1137, il est le cinquième de la dynastie dite des Capétiens directs.

Il est le fils de Philippe Ier (1052-1108), roi de France et de sa première épouse Berthe de Hollande.[1]

Après avoir répudiée Berthe en 1091 et malgré les protestations du clergé, son père se remarie l'année suivante avec Bertrade de Montfort, comtesse d'Anjou. De cette deuxième union naissent quatre enfants, dont deux fils.
Louis, jeune prince ssu du Premier mariage de son père, est élevé avec Suger, futur abbé de Saint-Denis, qui devient son ami proche, puis son conseiller.
Après avoir été adoubé chevalier le 24 mai 1098 à Abbeville, Louis est associé au trône puis combat le duc de Normandie et les sires châtelains du domaine royal qui sont souvent rebelle à l'autorité royale.
Le 29 juillet 1108, son père meurt à Melun, et suivant sa dernière volonté, est inhumé en l'église abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire. Dès l'enterrement terminé, Louis, se doutant que son demi-frère, Philippe de Montlhéry, risque de l'empêcher d'accéder à Reims, se hâte de rejoindre Orléans située à quelques kilomètres de Saint-Benoît, afin de se faire sacrer au plus vite. Ce qui est fait le 3 août 1108 dans la cathédrale, il reçoit « l’onction très sainte » de la main de Daimbert, l’archevêque de Sens. L'archevêque de Reims, Raoul le Verd envoya des messagers pour contester la validité du sacre, mais il était trop tard.

Louis VI encourage les mouvements communaux, associations professionnelles sociales ou religieuses. Dès 1110, il octroie aux habitants des villes divers avantages fiscaux et le droit de s'administrer sous la direction d'un maire. En 1111 il lutte contre le brigandage perpétré par certains seigneurs tels que Hugues du Puiset à l'intérieur du domaine royal.

Le dimanche des Rameaux 1115, il est présent à Amiens, pour soutenir l'évêque et les habitants de cette ville dans leur conflit avec le célèbre Thomas de Marle, lequel est intervenu militairement à la demande de son père Enguerrand de Boves, comte d'Amiens et seigneur de Coucy. Ce dernier refuse de reconnaître l'octroi d'une charte accordant des privilèges aux habitants de la commune[2]. Arrivé avec une armée pour aider les bourgeois à faire le siège du Castillon (forteresse dominant la ville d'Amiens, à partir de laquelle le père et le fils partaient en « expéditions punitives »), Louis VI reçoit une flèche dans son hautbert, puis part sans vaincre les assiégés dans la tour réputée imprenable qui ne tombera que deux années plus tard.

Alors qu'il rentre d'une expédition punitive contre le seigneur pillard de Saint-Brisson-sur-Loire près de Gien, Louis le Gros tombe soudainement malade au château de Béthisy-Saint-Pierre situé dans la vallée de l'Autonne, en forêt de Compiègne, entre Senlis et Compiègne. Il y trépasse le 1er août 1137 , d'une dysenterie causée par l'excès de bonne chère, qui l'avait rendu obèse. Son fils Louis, qui voulait être moine, va lui succéder.

C’est à partir des règnes de Louis VI et de Louis VII, conseillés par l’abbé Suger, que la royauté commence à exercer un rôle national, en répondant à l’appel de ses sujets. La justice du roi va se mettre à régler les conflits entre différents vassaux, confirmer des chartes communales aux bourgeois des villes et garantir des propriétés d’abbaye.

Philippe Ier de France

Posté le 16.06.2007 par feobus
Philippe Ier de France, né le 23 mai 1052, mort le 29 juillet 1108 au château de Melun en Seine-et-Marne, fut roi de France de 1060 à 1108, quatrième de la dynastie dite des Capétiens directs. Il est le fils d'Henri Ier, roi de France, et d'Anne de Kiev (voir son ascendance sur trois degrés).

Philippe fut sans doute le premier prince en Europe occidentale a recevoir ce prénom qui allait y perdurer jusqu'à nos jours. Il le doit à Anne de Kiev dont la grand-mère paternelle était issue de la dynastie byzantine dite macédonienne, laquelle prétendait remonter à Alexandre le Grand et donc à son père Philippe de Macédoine.


Couronné à Reims en 1059 du vivant de son père, Philippe Ier ne règne seul qu’à partir de 1066, car sa mère, assistée de son oncle, le comte de Flandre Baudouin V, et de l’archevêque de Reims Gervais de Belleme, exerce la régence de la mort d'Henri Ier en 1060 à 1066. Afin d'affirmer sa majorité qui survient en 1071, il est sacré une deuxième fois par l'évêque de Laon Elinand, en la cathédrale Notre-Dame de Laon[1].

Sous son règne se dessinent les grandes lignes de la politique des souverains capétiens du XIIe siècle : assurer une base réelle à la puissance royale en consolidant le domaine, et abaisser ou contenir les trop puissants vassaux.

Pour reconstituer le domaine royal, il s’empare d’une partie du Vermandois, du Gâtinais (1068), du Vexin français (1077), de la vicomté de Bourges et de la seigneurie de Dun-le-Roi (1101). Il développe l’administration royale aux dépens des seigneurs féodaux, et, pour assurer des revenus à la couronne, dispose des biens de l’Église et vend les charges ecclésiastiques, ce qui lui attire les foudres des réformateurs grégoriens.

Pendant la plus grande partie de son règne, Philippe Ier lutte pour écraser les révoltes de ses vassaux. Son vassal le plus redoutable est Guillaume le Conquérant, duc de Normandie devenu roi d’Angleterre. Philippe trouve l’appui de Foulque IV le Réchin, comte d'Anjou et de Robert le Frison, comte de Flandre qui se sentent aussi menacés par ce trop puissant voisin. Afin de consolider son alliance avec la Flandre, il épouse Berthe de Hollande (v. 1055-† 1094), fille de Florent Ier comte de Hollande et de Gertrude de Saxe.

En 1077, Philippe Ier s'empare du Vexin français (possession normande), avec les châtellenies de Mantes et de Pontoise. Guillaume le Conquérant renonce à la Bretagne et fait la paix avec Philippe Ier. Ce dernier reste toutefois inquiet de la menace anglo-normande dont la puissance ne cesse d'augmenter. Selon une politique qui sera reprise par ses successeurs, il va s’efforcer de développer les dissensions à l’intérieur de la famille du Conquérant.

En 1078, il prend parti pour Robert Courteheuse ou Courtecuisse, le fils aîné de Guillaume, qui s'est révolté contre son père. Au début de l'année 1079, ils lui livrent bataille près de Gerberoy à côté de Beauvais. Au cours de la rencontre, le roi d’Angleterre est blessé et Robert Courteheuse obtient le gouvernement de la Normandie. Le roi capétien reçoit en récompense la ville de Gisors située sur la rive droite de l’Epte. Dans les années qui suivent la mort de Guillaume le Conquérant, le 9 septembre 1087, il aide Robert Courteheuse qui essaie de récupérer le trône d'Angleterre dont son frère, Guillaume II le Roux, a hérité.

Au printemps 1092, Philippe s'entiche de Bertrade de Montfort (v. 1061-† 1117), l'épouse de Foulque IV le Réchin. Il répudie alors Berthe de Hollande et se remarie avec Bertrade de Montfort le 27 mai 1092. Le 16 octobre 1094, le concile d’Autun où sont réunis trente-deux évêques prononce l'excommunication du roi.

Le 27 novembre 1095, alors qu'il prêche la première croisade au concile de Clermont, le pape Urbain II confirme l'excommunication de Philippe. Frappé d'anathème, le roi ne participe pas à la croisade dont Hugues de Vermandois, son frère, est l'un des principaux acteurs.

Ayant conservé avec peine le Vexin français en 1087, Philippe laisse le soin des opérations sur le terrain à son fils Louis VI qu'il a associé à la couronne en 1098.

Le 29 juillet 1108, Philippe Ier meurt au château royal de Melun après quarante-huit ans de règne. Ne voulant pas, en raison de ses fautes, être enterré à côté de ses ancêtres en la basilique de Saint-Denis, il a demandé à être inhumé en sa chère abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire. Son fils Louis VI que l'on surnommera le Gros, âgé de vingt-sept ans, lui succède. Son épouse Bertrade de Montfort, à trente-huit ans, prend le voile à l'abbaye de Fontevraud.


Henri Ier de France

Posté le 16.06.2007 par feobus
Henri Ier (né le 4 mai 1008 - mort le 4 août 1060 à Vitry-aux-Loges, près d'Orléans), fut roi des Francs de 1031 à 1060.


Il fut le troisième roi de la dynastie dite des Capétiens directs, fils de Robert le Pieux et de Constance d’Arles (cf. ascendance sur 3 degrés).

Couronné roi du vivant de son père en 1027, il lui succéda en 1031 mais dut faire face à l'hostilité de sa mère et des grands vassaux qui voulaient faire monter son frère cadet Robert sur le trône. Henri Ier, obtint l'appui de l'empereur romain germanique Conrad II et surtout celui du duc de Normandie Robert le Magnifique, pour obtenir la paix il dut céder à son frère le duché de Bourgogne comme apanage.

Tuteur de Guillaume Ier, futur Conquérant, duc de Normandie, il le soutint d'abord contre ses vassaux (bataille du Val-ès-Dunes) puis se brouilla avec lui, Guillaume le vainquit à Mortemer en 1054 puis quatre ans plus tard à Varaville.

Le règne de ce roi batailleur et querelleur fut une longue suite de luttes sanglantes. Il a perdu la Bourgogne et n'a gagné que le Sénonais.

C'est durant cette période difficile que les évêques français proclament la paix de Dieu, puis la trêve de Dieu.

Il est fiancé à Mathilda (v.1027 - 1034), une fille de l'empereur Conrad II le Salique, mais celle-ci trouve la mort à l'âge de sept ans.

Vers 1043, il épouse en premières noces Mathilde de Frise, (1027 - 1044), fille de Luidolf de Frise.

En 1051, il épouse en secondes noces Anne, fille de Iaroslav le Sage, grand-prince de Kiev, et de Ingigerd de Norvège. Leur fils aîné, associé au trône en 1059, succédera à son père sous le nom de Philippe Ier.

Hugues II de France

Posté le 16.06.2007 par feobus
Hugues II de France (1007-1025), fils aîné de Robert II le Pieux et de Constance d'Arles, est un roi des Francs.

Sur insistance de sa femme, Robert II le Pieux imita son père en l'associant au trône (1017), mais Hugues mourut avant son père.

Robert II de France

Posté le 16.06.2007 par feobus
Robert II, dit le Pieux (27 mars 972 - 20 juillet 1031), roi des Francs de 996 à 1031.

Deuxième roi de la dynastie dite des Capétiens directs, il est le fils d'Hugues Capet et d'Adélaïde de Poitiers (cf. ascendance sur 3 degrés). Son père l'associe au trône dès Noël 987 pour être sûr que son droit à la succession ne lui soit pas contesté.

Sous les pressions de son père, il épouse d'abord, en 988, Rozala d'Italie, veuve d'Arnoul II, comte de Flandre, et fille de Bérenger II et de Willa de Toscane-Arles, roi d'Italie. Elle est de vingt ans son aînée. N'ayant pas réussi à avoir d'enfant avec elle, il s'en sépare en 992.

Il tombe ensuite follement amoureux de Berthe de Bourgogne, veuve de Eudes Ier de Blois et fille du roi Conrad des 2 bourgognes dit "Le Pacifiqe" et de Mathilda de France (elle-même fille roi Louis IV de France). Il espère que, ce mariage d'amour donnera un héritier à la jeune dynastie capétienne. En outre, Berthe lui apporte en dot des droits sur la Bourgogne et les immenses possessions de la puissante famille de Blois. Pour des raisons de consanguinité (ils sont cousins au troisième degré), l'Église est contre ce mariage, qui a quand même lieu fin novembre ou début décembre 996, peu après le décès d'Hugues Capet, lui aussi opposé à cette union.


En fait l'amour de Berthe et Robert se heurte à des considérations géopolitiques : une grande partie des territoires du duc de Bourgogne est vassale de l'empereur Otton III [1]. Or les Ottoniens contrôlent le nord de l'Italie et influent largement sur la nomination des papes. Au printemps 997 au concile de Pavie et au concile de Rome tenu en été de la même année, le pape Grégoire V inflige à Robert sept ans de pénitence si celui-ci ne se sépare pas de Berthe. Il menace en outre de frapper d'interdit le royaume de France et d'excommunier les deux amants.

En 999, Gerbert d'Aurillac devient pape sous le nom de Sylvestre II. Étant l'ancien maître de Robert et d'Otton III, il peut négocier avec l'empereur et commuer la peine en une pénitence de sept ans. Ce mariage ne donnant naissance qu'à un enfant mort-né, Robert quitte Berthe en 1003 et se remarie avec Constance d'Arles fille de Guillaume 1er Comte de Provence et Arles et d'Adélaide-Blanche d'Anjou, dont il eut six enfants :

Avoye (ou Adélaïde ou Adèle) (1003-après 1063), mariée à Renaud Ier comte de Nevers et d'Auxerre.
Hugues (1007-1025), roi des Francs associé à son père, mais qui meut avant lui
Henri Ier (1008-1060), roi des Francs
Adèle (ou Adélaïde) (1009-1079), épouse Richard III de Normandie puis Baudouin V de Flandre
Robert Ier le Vieux (v.1011-1076), duc de Bourgogne
Eudes (1013-après 1060)
Constance (+1037) épouse Manassse de Dammartin
Cependant il ne renonce pas à l'annexion de la Bourgogne au domaine de la couronne ce qu'il obtiendra après un long conflit.


Hugues Capet

Posté le 16.06.2007 par feobus
Hugues Capet (v. 940 - 24 octobre 996), fut roi des Francs de 987 à 996, fondateur de la dynastie capétienne.

Hugues Capet est le fils de Hugues le Grand, duc des Francs, et de Hedwige de Saxe, ou Avoia, fille d' Henri Ier de Saxe, dit Henri Ier l'Oiseleur, roi de Germanie. (ascendance)

Il épouse Adélaïde d'Aquitaine (v. 945 - v. 1004), fille d'Adèle de Normandie et de Guillaume III Tête d'Étoupe, comte de Poitiers de 934 à 963, et duc d'Aquitaine de 928 à 963. Ils eurent quatre enfants :

Gisèle (969 - v. 1000), qui épouse Hugues Ier d'Abbeville comte de Ponthieu,
Edwige (Hadwige) (970 - 1013) qui épouse Regnier IV, comte de Hainaut. Elle se remarie à Hugues III comte Dasbourg,
Robert II le Pieux (972 - 1031), qui lui succèdera.
Adélaïde, (973 - 1068).
Hugues Capet est le petit-neveu et petit-fils des Robertiens Eudes et Robert Ier qui furent tous deux élus rois des Francs.

Son père, Hugues le Grand, meurt le 16 juin 956, et le jeune Hugues, l'aîné des trois fils du défunt duc, est encore mineur. Avec ses deux frères, ils sont mis sous la tutelle de leur oncle maternel Brunon, archevêque de Cologne.

Capétiens

Posté le 16.06.2007 par feobus
Les Capétiens (appelés officiellement maison de France) sont une famille originaire des bords du Rhin, au sud de Mayence. Leur généalogie remonte à Robert († avant 764), comte de l'Oberrheingau et du Wormsgau, quadrisaïeul du roi des Francs Eudes Ier († 898). Les Capétiens forment la troisième dynastie française, après les Mérovingiens et les Carolingiens.

Le nom (non officiel mais d'usage courant) Capétiens vient du surnom du roi des Francs Hugues Ier, dit Hugues « Capet ». Les ancêtres de ce roi sont appelés les Robertiens, d'après le prénom du bisaïeul d'Hugues Capet, Robert le Fort († 866), marquis de Neustrie.

Avant Hugues Capet, deux membres de sa famille (Eudes Ier et Robert Ier) ont été rois des Francs, avec des règnes intercalés entre ceux des Carolingiens. À partir de l'élection et du sacre d'Hugues, en juillet 987, la famille dirigea la France sans interruption pendant huit siècles, jusqu'au 10 août 1792.

Cet article est consacré aux Capétiens directs qui ont régné de 987 à 1328 et à la branche collatétale de Valois (1328-1589). La branche des Bourbons, plus éloignée fait l'objet d'un autre article.


En 987, Hugues Capet, duc des francs est élu roi des francs. Il faudra attendre 1190 pour que le terme rex francorum soit remplacé par le terme rex Francie, roi de France. Hugues Capet est préféré au prétendant carolingien, Charles de Basse-Lorraine, oncle du défunt roi, grâce au soutien actif des clercs du royaume. Son règne est marqué par la faiblesse du pouvoir royal face aux grands seigneurs. Hugues n'intervient jamais au sud du royaume. Son autorité est limitée au domaine royal, les biens matériels et les vassaux directs sur lesquels il exerce un pouvoir direct.


Vitrail représentant Suger.Pour s'imposer face aux grands féodaux, Hugues Capet et ses successeurs disposent de plusieurs atouts. Tout d'abord, ils ne sont les vassaux de personne. Un proverbe dit que le roi est empereur en son royaume. Tous les grands doivent lui prêter hommage pour leurs possessions, y compris le duc de Normandie devenu roi d'Angleterre après 1066. Les Capétiens usent du droit féodal en appelant les grands vassaux à l'ost, le service militaire dû au seigneur, comme Louis VI en 1124 pour lutter contre l'empereur germanique qui menace de détruire Reims. Ils reprennent les fiefs sans héritier, en achètent d'autres, confisquent ceux des seigneurs félons. Ils reçoivent devant leur cour la plainte des vassaux contre leur seigneur. Les Capétiens parviennent aussi à établir une dynastie héréditaire. Les premiers Capétiens prennent soin de faire élire et couronner leur fils aîné de leur vivant. Leur dernier roi à avoir été élu et couronné du vivant de son père est Philippe II Auguste. Après lui la légitimité dynastique est définitivement installée. Il faut souligner que les Capétiens ont la chance, en ces temps de forte mortalité infantile, d'avoir un fils aîné qui leur succède de 987 à 1314. Enfin, en affirmant le caractère sacré de la monarchie, les capétiens affermissent leur pouvoir. C'est à l'appui des clercs qu'Hugues Capet doit en grande partie son élection en 987.

Les premiers Capétiens trouvent en ceux-ci des conseillers efficaces et fidèles. Le meilleur exemple est Suger, abbé de Saint-Denis qui conseille successivement Louis VI et son fils Louis VII. Mais, c'est surtout avec le sacre à Reims que les Capétiens acquièrent un caractère sacré. L'onction avec l'huile de la Sainte ampoule, don du Saint-Esprit lors du baptême de Clovis selon la légende, fait du roi un roi de droit divin qui ne tient son pouvoir que de Dieu. Depuis Robert le Pieux, fils d'Hugues Capet, on attribue aux Capétiens de pouvoirs de guérison miraculeuse par simple toucher des écrouelles et des scrofules.

Louis V de France

Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis V dit le Fainéant (né vers 967- mort le 22 mai 987[1]), roi des Francs. Louis V est le fils de Lothaire et d'Emma. La brièveté de son règne, au cours duquel il ne réalise rien d'extraordinaire, lui vaut sans doute le surnom de Fainéant.

En 982, à Brioude (Haute-Loire, entre Clermont-Ferrand et le Puy), son père lui fait épouser Adélaïde d'Anjou qui a presque vingt ans de plus que son fils. Sœur de Geoffroy Grisegonelle, Adélaïde, aussi appelée Blanche, est la fille du comte d'Anjou, Foulque II le Bon. Dèjà veuve par deux fois, elle a épousé une première fois le comte de Brioude, Etienne de Gévaudan, puis Raymond, comte de Toulouse et duc des Goths. Cette union est éphémère : la trop grande différence d’âge et les débauches du jeune époux sont la cause de leur divorce deux ans plus tard.

Le dimanche de Pentecôte 8 juin 979, son père Lothaire l’associe au trône, et le fait couronner à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne par Adalbéron, archevêque de Reims. Son père décédé (le 2 mars 986), Louis V, a seulement le temps de convoquer une assemblée de Francs à Compiègne. Celle-ci doit juger l'archevêque de Reims Aldalbéron, qui a soutenu Otton II dans sa querelle contre Lothaire. Or, la veille de la réunion, Louis V meurt d'une chute de cheval lors d'une partie de chasse sur les terres d’Hugues Capet dans la forêt de Cuise près de Compiègne. Il est inhumé en l'Abbaye Saint-Corneille de Compiègne.

L'assemblée qui se réunit au mois de juin suivant à Senlis choisit un nouveau roi en élisant Hugues Capet, fils aîné d'Hugues le Grand.

Mort sans héritier, Louis V est le dernier roi de la lignée des Carolingiens.

Lothaire de France

Posté le 16.06.2007 par feobus
Lothaire de France (941 Laon-† 2 mars 986 Laon), roi de France (954-986), fils de Louis dit d'Outremer et Gerberge de Saxe.

Il succède immédiatement à son père et est sacré le 12 novembre 954 à l'abbaye Saint-Remi de Reims par l'archevêque de Reims Artaud. Ayant refusé tout partage avec son frère Charles, ce dernier est pourvu en juin 977 du duché de Basse-Lotharingie, par son cousin l'empereur Othon II de Germanie.

Il épouse Emma d'Italie(Emme) (948+988), fille de Lothaire d'Arles, dont on dira qu'elle l'a fait empoisonner. De ce mariage il aura :

Louis V roi France (967+987)
Eudes Chanoine à Reims (970+985)
Il épouse en 2ème ou 1ère noce : Adélaide de Bourgogne, fille Rodolphe II roi Bourgogne et Bertha. De ce mariage il aura:

Arnould/Adalberon archevêque de Reims (967+1021)
Richard (+991)
Otto de Reims (+986)
Incapable de nouer contre eux des coalitions efficaces, Lothaire tente vainement de limiter les pouvoirs du duc des Francs Hugues le Grand, puis de son fils Hugues Capet. Afin de s'assurer d'une Lotharingie qui pourrait devenir la base d'une reconquête du pouvoir aux dépens des grands de Francie occidentale, Lothaire lance en 985 une expédition contre Verdun, à laquelle s'oppose l'archévêque de Reims Adalbéron, hostile à un nouveau conflit au sein du royaume franc.
Le roi cherche alors à faire condamner Adalbéron pour trahison, ce qui détermine l'évolution de l'archévêque, jusque-là légitimiste, en faveur de Hugues Capet et contre le Carolingien Charles de Basse-Lorraine.
Alors qu'il est sur le point de mener une nouvelle expédition contre Liège et Cambrai, il meurt à Laon le 2 mars[1] 986. Il est inhumé à Saint-Remi de Reims.
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