Les Rois de France
Posté le 16.06.2007 par feobus
Henri II, (Saint-Germain-en-Laye, 31 mars 1519 - 10 juillet 1559 à Paris), deuxième fils de François Ier et de Claude de France fut reconnu duc de Bretagne en 1536[1], puis couronné roi de France en 1547 à Reims (le 25 juillet).
Il est gardé en otage dans une prison d'Espagne de 1526 à 1530 en compagnie de son frère aîné François, dauphin et duc de Bretagne.
Il épouse en 1533 Catherine de Médicis, mais son cœur reste voué à sa maîtresse Diane de Poitiers. Leur liaison devint officielle en 1536. Il reste aussi très amoureux d'une des dames de cour, Louise-Marie de Léprouve, dite Fabienne de Lanneau. Il subit indéniablement l'influence de Diane de Poitiers ainsi que, dans un autre ordre, celle d’Anne de Montmorency, le connétable.
Il succède à son frère, mort en 1536, mais ne gouverne pas la Bretagne dont son père garde l'usufruit. Le 9 février 1540, il renonce d'ailleurs à ce titre et investit Henri de la jouissance de son duché, "pour son entretenement", le roi conservant la haute main sur les affaires du duché. Henri n'a en réalité aucune marge de manœuvre politique, son autorité se limite à la nomination de ses courtisans et amis à des charges et des terres en Bretagne. Ainsi donne t-il à sa maîtresse Diane de Poitiers les anciennes terres ducales de Rhuys et de Fougères.
--
Posté le 16.06.2007 par feobus
François Ier (1494 - 1547), dit le père et restaurateur des Lettres, est sacré roi de France en 1515 dans la cathédrale de Reims, et règne jusqu'à sa mort en 1547. François Ier est considéré comme le monarque emblématique de la période de la Renaissance française. Son règne permit un développement important des arts en France.
Frère cadet de Marguerite de Navarre (1492 - 1549), François Ier appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne. Il est né le 12 septembre 1494 à Cognac (Charente). Son prénom lui vient de son parrain, François de la Rochefoucauld. Il est le fils de Charles d'Angoulême (1459 – 1er janvier 1496) et de Louise de Savoie (11 septembre 1476 - 22 septembre 1531); son père était le cousin germain de son prédécesseur Louis XII et le petit-fils de la duchesse de Milan Valentine Visconti.
Quand le jeune François accède au trône en 1515, il a l'image d'un roi humaniste. Il choisit comme emblème la salamandre. Alors que ses deux prédécesseurs, Charles VIII et Louis XII, ont consacré beaucoup de temps à l'Italie, ils n'ont pas saisi le mouvement artistique et culturel qui s'y développait. Ils plantèrent néanmoins le décor qui permit ultérieurement l'épanouissement de la Renaissance en France.
Le contact entre les cultures italienne et française pendant la longue période des campagnes d'Italie, introduisent de nouvelles idées en France au moment où François reçoit son éducation. Nombre de ses précepteurs, notamment Desmoulins, son professeur de latin, et Christophe de Longueuil inculquèrent au jeune François un enseignement très inspiré de la pensée italienne. La mère de François, aussi, s'intéressait de près à l'art de la Renaissance et transmit cette passion à son fils. On ne peut pas affirmer que François reçut une éducation humaniste ; en revanche, il reçoit une éducation qui le sensibilise, plus que tout autre de ses prédécesseurs, à ce mouvement intellectuel.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis XII, né le 27 juin 1462 au château de Blois, mort le 1er janvier 1515 à Paris, surnommé le Père du peuple par les États généraux de 1506, fut roi de France, de 1498 à 1515.
Il était le fils de Charles d'Orléans, le prince poète, et de Marie de Clèves et l'arrière-petit fils de Charles V (voir son ascendance).
Orphelin de son père à trois ans, il est pris en tutelle par Louis XI qui fut très dur avec lui.
En effet en 1476, il le força à épouser sa fille. Or, cette dernière, Jeanne de France, fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, est difforme, physiquement débile, et probablement stérile : Louis XI espère ainsi provoquer l’extinction de la branche d’Orléans, qui menace toujours la branche aînée des Capétiens. Au moment du mariage de sa fille et du futur Louis XII, Louis XI, toujours cynique, glisse d'ailleurs à l'un de ses confidents "... pour ce qu'il me semble que les enfants qu'ils auront ensemble ne leur coûteront point cher à nourrir..." (sic).
En 1499 Louis XII s'empresse de faire annuler ce mariage par le pape pour non-consommation, ce que Jeanne conteste d'ailleurs, en déclarant au procès avec une humilité touchante que "bien qu'elle sache très bien qu'elle n'est ni aussi jolie ni aussi bien faite que les autres femmes", son mariage a bel et bien été consommé. En vain : le mariage est annulé et l'infortunée Jeanne se retire au couvent à Bourges. Elle fondera par la suite l'ordre des religieuses de l'Annonciade, destiné à honorer la Sainte Vierge plus particulièrement dans le mystère de l'Annonciation. Morte en odeur de sainteté, elle sera canonisée par le pape Pie XII en 1950.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Charles VIII de France ou Charles VIII l'Affable, né le 30 juin 1470 au château d'Amboise, mort le 7 avril 1498 au même endroit, fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, fut roi de France de 1483 à 1498.
Unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, il est le septième et dernier roi de la succession directe de la branche des Valois de la dynastie capétienne.
À 13 ans, Charles VIII monte sur le trône n'ayant eu d'autre éducation que la lecture des romans de chevalerie. Il est toujours mineur et conformément au désir de son père, il accepte la tutelle de sa sœur aînée, Anne de France, âgée de 23 ans, dite Anne de Beaujeu, après son mariage avec Pierre de Bourbon, sire de Beaujeu.
Le gouvernement des régents provoque une rébellion des princes emmenés par Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, qui en vue de soustraire le roi à ses tuteurs entreprend la Guerre folle. Le 28 juillet 1488, Louis d'Orléans est fait prisonnier à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Incarcéré pendant trois années, il fut gracié en 1491.
À l'ouest, Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, est mariée par procuration avec Maximilien de Habsbourg. Charles, lui-même fiancé à Marguerite d'Autriche, fille de Maximilien, entreprend de longues négociations et fait le siège de Rennes pour pouvoir épouser Anne, ce qu'il obtient le 6 décembre 1491 au château de Langeais. Il rapproche ainsi de la France cet important duché, au prix de l'inimitié du futur empereur. Aucun des six enfants issus de son union avec Anne de Bretagne ne survécut.
Jeune et ambitieux, il voulut conquérir le royaume de Naples, faisant valoir des droits que les derniers princes de la maison d'Anjou avaient légués à sa famille. Pour avoir sa pleine liberté en Italie, où il a des prétentions, il signe, en 1492, le traité d’Étaples avec Henri VII d'Angleterre, et, en 1493, le traité de Barcelone avec le roi d'Aragon Ferdinand II et le traité de Senlis avec Maximilien d'Autriche (par ce traité, la dot de Marguerite (Franche-Comté et Artois) est restituée).
À la mort du roi Ferdinand Ier de Naples, en 1494, Charles VIII prend le titre de roi de Naples et de Jérusalem et pénètre en Italie. C'est le début de la première guerre d'Italie (1494-1497). Sans aucune résistance, les Français entrent à Florence en novembre et à Rome en décembre. Ils sont à Naples en février 1495. Cependant, en mars, sous l'impulsion de Ferdinand II d'Aragon et du pape Alexandre VI, se constitue la ligue de Venise, une alliance quasi générale contre la France.
Le rentrée en France de Charles VIII est périlleuse. Il parvient cependant à franchir l'Apennin, et remportant de justesse une victoire à la bataille de Fornoue, il réussit à échapper à ses ennemis. Louis d'Orléans évacue Novare et renonce au duché de Milan. Début 1497, l'armée française restée à Naples capitule devant le capitaine espagnol Gonzalve de Cordoue, dit le Grand Capitaine.
Charles VIII meurt, à 28 ans, le 7 avril 1498 au château d'Amboise, après avoir violemment heurté de son front un linteau de pierre placé trop bas. Après sa mort, la succession revient à son cousin Louis XII, lequel épouse également sa veuve, Anne de Bretagne.
Godefroy et Philippe de Séguront écrivent son Histoire.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis XI de France, dit le Prudent, né le 3 juillet 1423 à Bourges, mort le 30 août 1483 au Château de Plessis-lez-Tours (commune de La Riche, Indre-et-Loire), fut roi de France de 1461 à 1483, sixième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne. Ce monarque a repoussé à tel point les limites du cynisme en politique qu'il fut aussi surnommé l'universelle araignée.
Fils de Charles VII et de Marie d'Anjou. Durant son enfance, il fut élevé par Catherine de l'Isle-Bouchard.
Le 24 juin 1436, il épousa Marguerite d'Écosse, fille de Jacques Ier d'Écosse. Il avait 13 ans, elle 11. À partir de cette date, il commença à jouer un rôle politique. Il entra à Lyon et Vienne pour recevoir les serments de fidélité de leurs habitants. En février-mai 1437, il visita le Languedoc et mena seul la reconquête des places-fortes anglaises dans le Velay. Accompagné de son père, il fit une entrée royale dans Paris, récemment conquise par le connétable de Richemont.
En mai 1439, son père le nomma lieutenant général en Languedoc. Il put choisir lui-même ses conseillers et capitaines. En décembre de la même année, il fut transféré en Poitou, cette fois sans vrai pouvoir de décision. En février 1440, après une entrevue avec Jean II d'Alençon, il rejoignit la Praguerie, révolte de grands seigneurs mécontents, comprenant également Dunois, le maréchal de La Fayette ou encore Georges de la Trémoille. Cette rébellion du dauphin s'expliquait par l'absence de responsabilité où le maintenait son père — celui-ci avait constaté les effets désastreux des apanages sur l'unité du domaine royal. Sa fronde fut vite matée. Louis dut offrir sa soumission à Cusset, sous réserve néanmoins d'obtenir le gouvernement du Dauphiné, et d'autres garanties. Charles VII lui accorda le gouvernement, mais refusa le reste.
En 1441, il reprit la bataille contre les partis anglais et pro-bourguignons. Il mena l'armée royale lors de la bataille qui se déroula du 5 juin au 19 septembre devant Pontoise. En 1443, il fit campagne contre Jean IV d'Armagnac, grand vassal insoumis. L'année suivante, il fut chargé de mener hors du royaume les bandes de « routiers », c'est-à-dire les compagnies d'armes laissées sans soldes, qui vivaient de rapines. Il les conduisit en Suisse. Le 26 août 1444, il remporta la victoire de Pratteln, puis se dirigea contre Bâle. Il s'y tenait un concile où l'antipape Félix V avait été élu. Louis fut nommé gonfalonier, c'est-à-dire protecteur de l'Église, par le pape Eugène IV. Louis négocia le traité d'Ensisheim, conduisant à la paix, le 26 septembre 1444. En récompense, il fut nommé protecteur du Comtat Venaissin le 26 mai 1445.
Parallèlement, Louis consacrait ses importants revenus à se constituer une clientèle. Depuis 1437, en effet, il recevait une pension royale de 21 000 livres. Il fallait y ajouter les subsides accordés par les États qu'il débarrassait des routiers. Cependant, il restait mécontent de sa situation. Il était frustré de n'avoir retiré que le Dauphiné de la Praguerie. En 1446, ayant conspiré contre Agnès Sorel et Pierre de Brézé, il fut chassé de la Cour et se réfugia dans son gouvernement, en Dauphiné.
En 1445, Marguerite d'Écosse était morte (tombeau dans l'église Saint-Laon à Thouars). Le 28 décembre 1446, Marie d'Anjou, mère de Louis, accoucha d'un fils, qui fut baptisé Charles. Le 2 février 1451, Louis, impatient d'avoir un héritier, épousa Charlotte de Savoie, fille du duc Louis Ier de Savoie, âgée de seulement 8 ans. La princesse fut somptueusement dotée de 200 000 écus, dont 12 000 comptant. Néanmoins, Louis rencontra par la suite des difficultés pour entrer en possession de toute la dot. Parallèlement au mariage, Louis et le duc de Savoie avaient signé une alliance exclusive. Il profita également des bonnes grâces du pape pour s'immiscer dans les élections épiscopales. Ses relations avec son père étaient tissées de double jeu et d'intrigues.
Furieux, Charles VII leva une armée pour marcher contre le Dauphiné et la Savoie. Louis parvint cependant à négocier une trêve. Ceci ne l'empêcha pas de mener une campagne de libelles contre son père, l'accusant de mœurs dissolues. Par prudence, il envoya plusieurs ambassades auprès du roi pour se justifier. Charles VII ne s'en laissa pas conter, et envoya Antoine de Chabannes à la tête d'une armée pour lui arracher le Dauphiné. Le 30 août 1456, Louis s'enfuit en Franche-Comté, puis à Louvain, en territoire bourguignon. Il y fut bien reçu, et en octobre, Philippe le Bon lui rendit hommage.
Le 18 octobre 1458 naît Louis son premier fils né à Genappe en Belgique. Il mourra en 1460. Le 15 juillet 1459 toujours au château de Genappe naquit son second fils Joachim, qui mourut le 29 novembre. En 1460, ce fut au tour d'une fille, Louise, de mourir en bas-âge. La même année, Charles VII tomba malade. En avril 1461 naquit de nouveau une fille, Anne, qui épousa Pierre de Beaujeu.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Henri VI d'Angleterre (6 décembre 1421 – 27 mai 1471), duc de Cornouailles, fut roi d'Angleterre de 1422 à 1461, puis de 1470 à 1471.
Il était le seul enfant du roi Henri V d'Angleterre. Sa mère était Catherine de Valois.
Il devient roi le 1er septembre 1422, à l'âge de neuf mois. Sa mère, parce que française, est immédiatement séparée de son enfant par les régents. Elle doit vivre recluse, mais elle épouse, en secret, Owen Tudor, et ils ont plusieurs fils. (L'aîné, Edmond, sera le père du roi Henri VII. Henri VI le fait comte de Richmond.)
Il est sacré roi de France à Notre-Dame de Paris le 16 décembre 1431, à l'âge de dix ans. Cependant, en application de la loi salique, ses droits sur le Trône de France sont révoqués. L'adage "Nemo ad alium transfere potest quam ipse habet" (on ne peut transmettre plus de droits que l'on en possède) implique que sa mère, Catherine de Valois, fille de Charles VI de France, ne pouvait lui transmettre des droits à la succession de la Couronne, puisqu'elle-même n'en possèdait pas. Charles VII est donc rétabli sur le Trône.
Henri, pieux et paisible, n'est pas le meilleur roi pendant une période de guerre avec la France. Il épouse Marguerite d'Anjou (1430-1482) fille de René Ier, duc d'Anjou, et d'Isabelle Ire de Lorraine, qui lui donne un fils, Édouard (1453-1471), prince de Galles, qui épouse en 1470 Anne de Neville (1456-1485)
Henri est déposé le 4 mars 1461, par Édouard IV. Restauré sur le trône le 30 octobre 1470, il est à nouveau déposé le 11 avril 1471. Il est mis à mort, en secret, à la Tour de Londres.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Charles VII de France, dit Charles le Victorieux ou encore Charles le Bien Servi (né à Paris le 22 février 1403 - Mehun-sur-Yèvre, 22 juillet 1461) fut roi de France de 1422 à 1461. Il mit fin en 1453 à la guerre de Cent Ans sur une victoire française. Son nom reste principalement attaché à l'épopée de Jeanne d'Arc, qui lui permit de renverser une situation compromise et d'être sacré à Reims (17 juillet 1429).
Très contesté dans sa légitimité même, Charles devint roi (1422) en pleine guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, compliquée d'une intervention militaire anglaise victorieuse depuis la bataille d'Azincourt (1415). Chef de fait du parti Armagnacs, il avait été déshérité par son père Charles VI au traité de Troyes (1420), au profit du roi Henri V d'Angleterre puis du fils de ce dernier Henri VI. Replié au sud de la Loire, le "roi de Bourges", comme on le surnommait par dérision, vit sa légitimité et sa situation militaire s'arranger nettement grâce à l'intervention imprévue de Jeanne d'Arc. Celle-ci délivra Orléans et conduisit Charles, non sans réticences ou hésitations de sa part, à la cérémonie du Sacre de Reims.
Charles VII fut souvent critiqué par la postérité pour avoir ralenti la reconquête de la France initiée par Jeanne et pour l'avoir abandonnée à son sort après sa capture à Compiègne (1430). Néanmoins, il la fit aussi réhabiliter solennellement en 1456 et laver de toute accusation d'hérésie. Il fut par ailleurs un souverain efficace, achevant de chasser les Anglais du royaume, et s'employant à rétablir l'économie grâce à Jacques Cœur, tout comme le gallicanisme et l'autorité royale. Il est le père du roi Louis XI.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Charles VI de France, dit Charles le Bien-Aimé, puis Charles le Fol, (né à Paris, le 3 décembre 1368 - mort à Paris, le 21 octobre 1422) fut roi de France de 1380 à 1422. Fils de Charles V et Jeanne de Bourbon.
Il est le père, entre autres, de Charles VII, d'Isabelle de Valois, et de Catherine de Valois.
Charles VI de France, dit Charles le Bien-Aimé puis Charles le Fol (pendant le règne de Louis XV) est le quatrième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.
Il reçoit le Dauphiné en apanage, et succède à son père en 1380. Quand il a onze ans, il est sacré roi de France en 1380 dans la cathédrale de Reims. Jusqu'en 1388, son oncle le duc de Bourgogne Philippe le Hardi est son régent.
Le 1er novembre 1388, Charles VI fête la Toussaint à Reims. Il s'est arrêté en Champagne au retour d'une expédition contre le duc de Gueldre, allié des Anglais. L'atmosphère est tendue, et le jeune roi est excédé après quatre mois de bivouac et de chevauchées sous des trombes d'eau.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Charles V de France, dit Charles le Sage (né à Vincennes, le 21 janvier 1338 - mort à Beauté-sur-Marne, le 16 septembre 1380) est roi de France de 1364 à 1380. Son règne marque la fin de la première partie de la guerre de Cent Ans et il réussit à récupérer toutes les terres perdues par ses prédécesseurs.
Il est le fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg. Frère de Louis d'Anjou, de Jean, duc de Berry et de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. Marié à Jeanne de Bourbon le 8 avril 1350, il est le père de Charles VI dit le Bien-Aimé et de Louis d'Orléans.
Il est le troisième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne. Il est le premier à être appelé dauphin, titre donné à l'héritier du trône depuis l'achat du Dauphiné par son grand-père Philippe VI de Valois. Le 8 avril 1350, il se marie avec Jeanne de Bourbon qui lui donne huit enfants.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Jean II de France, dit Jean le Bon, (né le 26 avril[1] 1319 au château du Gué de Maulny (Le Mans) - mort à Londres le 8 avril 1364). Fils de Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne, fut roi de France de 1350 à 1364, le deuxième de la maison capétienne de Valois.
En compagnie de sa deuxième épouse Jeanne d'Auvergne, il est sacré à Reims le 26 septembre 1350 par l'archevêque Jean II de Vienne.
Le roi Jean II le Bon est un chevalier courageux mais un piètre politique. Son règne est marqué par de graves problèmes financiers, par les intrigues de Charles le Mauvais, roi de Navarre et par la crise des États généraux (dirigés par Étienne Marcel). Profitant de tous ces troubles, les Anglais, menés par Edouard III et son fils le Prince Noir, lancent une expédition au Languedoc et en Gascogne en 1355.
Le 19 septembre 1356, Jean le Bon est battu lors de la bataille de Poitiers. Fait prisonnier, il est emmené à Londres. En 1360, le Traité de Brétigny lui rend la liberté contre une rançon de 3 millions d'écus d'or (soit 11,64 tonnes d'or), mais deux de ses fils, Jean et Louis, doivent prendre sa place à Londres pour garantir le bon paiement de la rançon. L'un d'eux, Louis, s'étant enfui en 1363, Jean le Bon, obéissant aux lois de l'honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres où il meurt en 1364. Son corps est restitué à la France et il est inhumé dans la basilique Saint-Denis. Sa sépulture, comme celle de tous les autres princes et dignitaires reposant en ce lieu, fut profanée par les révolutionnaires en 1793.