Les Rois de France
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis XVII est le nom donné à Louis Charles de France (27 mars 1785 - 8 juin 1795), second fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, duc de Normandie puis dauphin de France. Suivant l'ordre dynastique, il est reconnu comme Roi de France à la mort de Louis XVI de 1793 à sa mort à la Prison du Temple à l'age de 10 ans en 1795, par toutes les puissances étrangères et par son oncle, futur Louis XVIII.
Le futur Louis XVII est né au château de Versailles en 1785. Comme deuxième fils de Louis XVI, il n'est donc pas destiné à la naissance à prendre la succession de son père mais la mort de fievre lente de son frère aîné Louis de France agé de 8 ans le 4 juin 1789 en fait le dauphin de France, puis « prince royal » à partir de 1790.
Il passe sa première enfance à Versailles, avec sa nourrice Agathe de Rambaud[1]
Après la journée du 10 août 1792, Louis-Charles est emprisonné avec ses parents à la Prison du Temple. Très précoce pour son âge, il comprend la difficile situation de sa famille.
Confié à la garde de son père, celui-ci poursuit son éducation avant d'en être séparé, le matin du 21 janvier 1793.
En vertu du principe selon lequel la continuité dynastique est automatique en France (le Dauphin succède au roi précédent dès l'instant de la mort de ce dernier), Louis-Charles succède à son père, guillotiné le 21 janvier 1793.
Sous le nom de Louis XVII, il est reconnu comme tel par Monsieur, frère cadet de Louis XVI et futur Louis XVIII, alors émigré à Hamm, près de Düsseldorf en Westphalie Les Vendéens et les Chouans, mais aussi de fidèles royalistes dans d'autres provinces, se battront et mourront en son nom. Leurs étendards portent l'inscription : « Vive Louis XVII ».
Le jeune Louis XVII est confié à sa mère, également emprisonnée au Temple, jusqu'au 3 juillet 1793. Après cette date, il est sous la garde du cordonnier Simon et de sa femme, qui résident au Temple. L'intention des Jacobins est alors d'en faire un petit citoyen ordinaire et de lui faire oublier sa condition royale [2].
L'enfant est alors impliqué dans le procès de sa mère, Marie-Antoinette. On fait ainsi signer à l'enfant une déclaration de reconnaissance d'inceste, pour ajouter un chef d'accusation contre sa mère et pour faire suite à un gonflement de testicule constaté sur lui.
Simon, qui s'occupe de l'enfant, est jugé par les historiens comme étant un personnage grossier. Mais tant que le jeune Louis resta sous sa garde, il fut relativement bien traité. Cependant, Simon est rappelé à ses fonctions municipales en janvier 1794. Louis-Charles est alors enfermé au secret dans une chambre obscure, sans hygiène ni secours, pendant six mois, jusqu'à la mort de Maximilien de Robespierre, en juillet 1794. Son état de santé se dégrade, il est rongé par la gale et vit accroupi[3]. Sa nourriture lui est servie à travers un guichet et personne ne lui parle ni ne lui rend visite. Chez cet enfant de 9 ans, ces conditions de vie entraînent une rapide dégradation de son état de santé.
Après la mort de Robespierre, son sort s'améliore relativement, même s'il demeure prisonnier dans la tour du Temple.
Louis XVII meurt dans sa prison, probablement d'une péritonite tuberculeuse, le 8 juin 1795, à 10 ans et après bientôt 3 ans de captivité.
Selon l'historien Georges Bordonove, dans son Louis XVII et l'énigme du Temple, Louis XVII serait mort non pas en 1795 mais plutôt entre le 1er et le 3 janvier 1794. Sa mort aurait entraîné la révocation de Simon et le remplacement de Louis XVII par un enfant qui, lui, serait mort en 1795. Cette hypothèse, partagée par Louis Hastier, est aujourd'hui dépassée par les analyses ADN positives effectuées en 2000 sur le cœur de l'enfant mort au Temple en 1795.
Une autopsie est pratiquée en prison sur le corps du jeune prince et son cœur a été conservé par le chirurgien Philippe-Jean Pelletan. Le corps est alors inhumé au cimetière Sainte-Marguerite, puis recouvert de chaux vive. Les ossements n'ont jamais été retrouvés et ceux dégagés au XIXe siècle au cimetière Ste Marguerite, proviennent de plusieurs squelettes, dont un crâne d'un jeune adulte d'au moins 18 ans.
Le cœur de Louis XVII changea plusieurs fois de main à titre de relique avant d'être placé, en 1975, dans la crypte royale de la basilique de Saint-Denis, lieu où ont été enterrés ses parents et une grande partie des rois de France. Une étude historique, conduite par l'historien Philippe Delorme, conjointement à des analyses génétiques par comparaison d'ADN mitochondrial, pratiquées par le professeur Jean-Jacques Cassiman de la KU Leuven en Belgique, et par le docteur Berndt Brinkmann de l'université allemande de Muenster, ont démontré en 2000, qu'il appartient bien à un descendant de Marie-Antoinette. Comme, de son côté, l'enquête historique confirme que ce cœur est bien celui que le docteur Philippe-Jean Pelletan a " soustrait " sur le cadavre de l'enfant mort au Temple le 8 juin 1795, ces deux informations - signature génétique et " traçabilité " historique - permettent de conclure qu'il s'agit bien du cœur de Louis XVII. Cette conclusion réhabilitant du même coup les témoignages de contemporains recueillis par l'historien Beauchesne. Cette authenticité démontrée, l'urne funéraire contenant le cœur a été placée, le 8 juin 2004, dans la chapelle des Bourbons de la basilique Saint-Denis, lors d'une cérémonie rassemblant des membres de la famille de Bourbon et diverses personnalités.
Malgré cela, certains continuent de vouloir démontrer la survivance du prince à l'épisode du Temple mais pour la plupart des spécialistes, l'analyse ADN du cœur, conjuguée avec l'enquête menée sur son origine et les péripéties de son histoire, est suffisante pour attester de la mort du prince au Temple. C'est en particulier le cas du professeur Jean Tulard, membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques[
--
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis XVI, roi de France et de Navarre (1774–1789) puis roi des Français (1789–1792), né le 23 août 1754 à Versailles et guillotiné le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (ancienne place Louis XV) à Paris, aujourd'hui place de la Concorde.
Petit-fils du roi Louis XV et de la reine Marie Leszczyńska, Louis Auguste, futur Louis XVI, est le fils du Dauphin Louis de France (1729-1765) et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767).
Il est d'abord titré duc de Berry jusqu'au 20 décembre 1765, date de la mort de son père, à partir de laquelle il devient l'héritier du trône, ses deux frères aînés Louis Joseph Xavier (1751-1761), duc de Bourgogne et Xavier Marie Joseph, duc d'Aquitaine, étant décédés. Il devient roi le 10 mai 1774 et est sacré à Reims le dimanche 11 juin 1775 par l'archevêque de Reims, Mgr de La Roche-Aymon.
Louis XVI a eu huit frères et sœurs:
Madame Marie Thérèse de France (1746-1748),
Madame Marie Zéphyrine de France (1750-1755) ;
Louis de France (1751-1761), duc de Bourgogne ;
Xavier de France (1753-1754), duc d'Aquitaine ;
Louis (1755-1824), comte de Provence qui deviendra roi sous le nom de Louis XVIII en 1814 (reconnu comme tel dès la mort de Louis XVII en 1795 par certaines puissances européennes) ;
Charles (1757-1836), comte d'Artois, Charles X à la mort du précédent ;
Madame Clotilde de France (1759 – 1802), reine de Sardaigne de 1796 à 1802 par son mariage avec le roi Charles-Emmanuel IV de Sardaigne ;
Madame Élisabeth de France (1764-1794).
Mgr de La Roche-Aymon, archevêque de Reims, officiant la cérémonie à Versailles le mercredi 16 mai 1770, Louis XVI épousa l’archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche (1755–1793), onzième fille des seize enfants de l'empereur François Ier de Lorraine et de son épouse Marie-Thérèse de Habsbourg, « roi » de Hongrie, reine de Bohême et archiduchesse souveraine d'Autriche. Les époux sont alors âgés de 16 ans et le mariage ne sera consommé que sept ans plus tard. Quatre enfants naîtront :
Marie Thérèse (19 décembre 1778 - 19 octobre 1851), dite Madame Royale, qui épouse en 1799 son cousin germain le duc d’Angoulême (1775-1844) ;
Louis Joseph Xavier François (22 octobre 1781 - 4 juin 1789), premier dauphin ;
Louis Charles (27 mars 1785 - 8 juin 1795), duc de Normandie, 2e dauphin et futur Louis XVII, qu'on surnommera pendant sa captivité "l'Enfant du Temple".
Marie Sophie Hélène (29 juillet 1786 - 19 juin 1787) .
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis XV dit le Bien-Aimé, né le 15 février 1710 et mort le 10 mai 1774, fut Roi de France de 1715 à 1774.
Louis XV naquit le 15 février 1710 à Versailles. Fils de Louis, duc de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, petit-fils du Grand Dauphin, arrière-petit-fils de Louis XIV, il fut titré à sa naissance duc d'Anjou. Conformément à la coutume, il fut élevé jusqu'à ses 7 ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, depuis 1704 la duchesse de Ventadour, secondée par Madame de La Lande, sous-gouvernante.
Le 14 avril 1711, il perdit son grand-père, puis en février 1712, ses deux parents. En mars de la même année, les deux enfants du couple défunt contractèrent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s'acharnèrent sur le frère aîné, anciennement duc de Bretagne, qui mourut le 8 mars. Le duc d'Anjou fut sauvé par sa gouvernante qui l'arracha aux médecins et refusa énergiquement qu'on le saignât. À 2 ans, le duc d'Anjou devint le nouveau dauphin.
En 1714, il reçut un instituteur, l'abbé Perot. Celui-ci lui apprit à lire et à écrire, ainsi que des rudiments d'histoire et de géographie et, bien sûr, un enseignement religieux empreint de sulpicisme. En 1715, le jeune prince reçut également un maître à danser, puis un maître à écrire. C'est Mme de Maintenon qui se trouvait derrière toutes ces nominations. Elle surveilla dans l'ombre l'éducation du prince. En février 1715, il participa à sa première cérémonie, la réception d'un ambassadeur de Perse à Versailles. À 5 ans, on le jugeait bel enfant, doué d'une intelligence vive et d'une bonne mémoire, gai et farceur. Il était particulièrement attiré par l'histoire et la géographie. Rescapé d'une famille décimée, il trouva en Madame de Ventadour sa seule source d'affection, l'appelant « Maman Ventadour », voire « maman » tout court.
Le 1er septembre 1715, Louis XIV mourut, non sans lui avoir donné ses derniers avis, principalement contre la guerre, « la ruine des peuples ». Le duc d'Anjou se retrouva roi à cinq ans, sous le nom de Louis XV. Le lendemain, le duc d'Orléans, neveu du feu roi, fut nommé régent.
Les 3 et 4 septembre 1715, Louis XV accomplit ses premiers actes de roi d'abord en se rendant à la messe de requiem célébrée pour le feu roi, à la chapelle de Versailles, ensuite en recevant l'assemblée du clergé venue célébrer son avènement. Le 12, il enchaîna sur un lit de justice, l'une des cérémonies les plus solennelles de la monarchie, le 14, sur les harangues du Grand Conseil, de l'Université de Paris et de l'Académie française, les jours suivants, sur les réceptions d'ambassadeurs venus présenter leurs condoléances, etc. Malgré son jeune âge, il dut se plier à la mécanique du gouvernement et de la cour et jouer son rôle de représentation.
Il continua d'être élevé par Madame de Ventadour, qui lui donna comme compagnons de jeux le fils d'un savetier parisien, et un jeune Iroquois. En 1717, ayant atteint l'âge de raison, il quitta ses lisères (sorte de laisse utilisée pour guider les enfants en bas âge) et les mains des femmes. Son éducation fut désormais confiée à un gouverneur, le duc de Villeroy, et un précepteur, André Hercule de Fleury, évêque de Fréjus. On lui apprit désormais le latin, les mathématiques, la cartographie, le dessin, des rudiments d'astronomie, mais aussi à chasser. L'éducation manuelle ne fut pas non plus négligée : en 1717, il apprit un peu de typographie, et en 1721, il s'initia à tourner le bois. Depuis 1719, il avait des maîtres de musique. Contrairement à Louis XIV, il n'avait que peu d'affinités pour la musique, et chantait faux.
Le Régent par Jean-Baptiste SanterreDès 1721, on songea à le marier. Philippe V, son oncle, roi d'Espagne, propose sa fille, l'infante Marie Anne Victoire, à peine âgée de 3 ans — Louis XV lui-même n'en ayant que 11. Néanmoins, le Régent accepta, et le 9 janvier 1722, les deux fiancés se rencontrèrent sur la Bidassoa, comme l'avaient fait Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche en 1660. Celle qu'on appelait désormais l'« Infante-Reine » s'installa au château de Versailles. En août 1722, Louis XV reçut la confirmation. Villeroy, qui tentait de protéger le roi du Régent, fut congédié peu après et remplacé par le duc de Charost. Ce fut désormais à lui qu'il incomba de donner au roi des notions de finance et de stratégie militaire.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis XIV, nommé à sa naissance Louis-Dieudonné et surnommé par la suite le Roi-Soleil ou encore Louis le Grand (Saint-Germain-en-Laye, 5 septembre 1638 – Versailles, 1er septembre 1715) est, du 14 mai 1643 jusqu'à sa mort, roi de France et de Navarre, le troisième de la maison de Bourbon de la dynastie capétienne. Louis XIV, qui a régné pendant 72 ans, est le chef d'État qui a gouverné la France le plus longtemps, et le souverain qui est parvenu à l'âge le plus avancé. Il est aussi le monarque qui a régné le plus longtemps en Europe.
Louis XIV accède au trône quelques mois après son cinquième anniversaire, mais après une minorité très marquée par la révolte de la Fronde (1648-1653), il n’assume personnellement le contrôle du gouvernement qu’à partir de la mort de son Premier ministre, le Cardinal Mazarin, en 1661. Il ne prit jamais de Premier Ministre, et accentua encore son rôle direct dans l'État après la mort de ses puissants ministres Colbert (1683) et Louvois (1691). Son règne marqua l'apogée de la construction séculaire d'un absolutisme royal de droit divin. Louis XIV vit son autorité absolue bénéficier de la fin historique des grandes révoltes nobiliaires, parlementaires, protestantes et paysannes, qui marquaient la vie du royaume depuis plus d'un siècle au moins.
Louis XIV a accru le territoire de la France et sa puissance en Europe. Il mène la diplomatie et la guerre à son gré en combattant durant plusieurs séries de guerres européennes. Il fait fortifier les villes conquises par Vauban et entoure ainsi les nouvelles frontières de leur « ceinture de fer », dans le cadre d'une politique territoriale de « pré carré » qui redessine et rationalise les limites du pays. Son gouvernement personnel coincide également avec un effort de développement économique, commercial et colonial, mené notamment par son ministre Colbert, et qui est le volet économique de la recherche de la prédominance française. Sous son règne, la France acquiert une prééminence européenne non seulement politique et militaire mais aussi culturelle grâce à la présence de figures intellectuelles protégées par le mécénat royal, tels que Molière, Racine, Boileau, Lully, Le Brun et Le Nôtre. D'autres plus indépendants, tels le poète La Fontaine, le philosophe Blaise Pascal, l'épistoliaire Mme de Sévigné, le moraliste La Bruyère ou le mémorialiste Saint-Simon font également du règne l'apogée historique du classicisme français. Ces performances culturelles contribuent au prestige de la France, de son peuple, de son langage parlé dans toutes les élites et les cours d'Europe, et bien sûr de son roi. Il est dès son vivant parlé du « siècle de Louis XIV », sur le modèle des siècles de Périclès et d'Auguste, ou encore du « Grand Siècle ».
L'une des grandes œuvres du roi a aussi été la mise en place d'un État centralisé et absolutiste. Il le dirige après 1682 depuis le vaste château de Versailles, dont il a ordonné la construction. Ce dernier, modèle architectural de nombreux palais européens par la suite, est le cadre d'une étiquette très élaborée à laquelle il soumet la noblesse de cour, qu'il tient étroitement en main auprès de lui. Louis XIV réduisit aussi le rôle des Parlements, réprima les ultimes révoltes antifiscales paysannes, entretint un très long bras de fer avec les jansénistes et prit la décision controversée de la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. La fin de son long règne fut ternie par l'exode massif des protestants persécutés, par une série de revers militaires, par les famines très meurtrières de 1693 et de 1709, par la révolte engendrant la guerre des Camisards, et par de nombreux décès dans la famille royale. Mais la régence de son successeur Louis XV qui a alors cinq ans, se déroule sans heurts, ce qui témoigne de la stabilité du royaume établie par le monarque.
Habité de l'idée de sa gloire et de son droit divin, soucieux d'accomplir en permanence son "métier de roi", Louis XIV est devenu l'archétype du monarque absolu.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Louis XIII (27 septembre 1601, Fontainebleau-14 mai 1643, Saint-Germain-en-Laye), roi de France et de Navarre (1610-1643). Il est le fils de Henri IV et de Marie de Médicis ainsi que le père de Louis XIV.
Son règne est marqué par l'abaissement des Grands et des protestants, ainsi que par la lutte contre la maison de Habsbourg. L'image de ce roi est inséparable de celle de son principal ministre, le cardinal de Richelieu, son soutien indéfectible dans le redressement de la monarchie française.
L'enfance de Louis XIII nous est assez bien connue grâce au journal qu'a laissé son médecin, Jean Héroard. Tous les détails de sa santé et de sa vie intime y sont notés.
Louis XIII grandit avec ses frères et sœurs au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est élevé à côté des bâtards de son père, dans une atmosphère assez sobre. Le futur roi en conçut une grande aversion pour le désordre et la dépravation. Le dauphin Louis ne quitta Saint-Germain, qu'en 1609. Il partit alors vivre au Louvre au côté de son père pour y apprendre son futur métier de roi.
Le jeune roi reçoit une éducation assez superficielle de la part de son précepteur, Gilles de Souvré. Peu intéressé par le latin et les lettres, le jeune roi est plutôt passionné de chasse et de musique (il composa plusieurs ballets). Louis XIII se révèle aussi excellent dessinateur et bon cavalier, grâce à l'enseignement de son sous-gouverneur, Antoine de Pluvinel. Mais, comme en témoigne son bégaiement, il est timide et manque de confiance en lui.
la mort d'Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône. Il n'a que 9 ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente. La majorité du roi est proclamée en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d'esprit » pour assumer les devoirs de sa charge ; elle l'écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï qui accaparent les plus hautes charges de l'État.
Traumatisé par la mort brutale d'un père qu'il chérissait, le petit roi n'eut pas une enfance très joyeuse. Tout d'abord, il n'a trouvé aucun substitut à l'amour paternel auprès de sa mère Marie de Médicis, qui le considère comme quantité négligeable. Louis se renferme assez vite sur lui-même. Par ailleurs, le mépris des favoris italiens à son égard accroît son mal-être. En grandissant, Louis XIII devient un être taciturne et ombrageux.
Il y avait pourtant en Louis XIII, à côté de tous ses défauts, des instincts de roi dignes de son père Henri IV et il s'indignait de voir Concini, un étranger incapable selon lui, usurper le gouvernement de son État, tandis qu'on le reléguait dans un coin du Louvre. Il souffrait encore d'une autre blessure plus secrète et plus vive. Marie de Médicis avait trop laissé paraître la préférence qu'elle éprouvait pour son second fils, Gaston, duc d'Anjou, depuis duc d'Orléans, qui était, en effet, un très gracieux et aimable enfant.
La régence de Marie de Médicis se révèle catastrophique. La très mauvaise gestion des affaires de la reine entraîne de graves troubles dans le royaume et crée chez le petit roi un très lourd sentiment d'amertume. Le 21 novembre 1615 à Bordeaux, Marie de Médicis marie le roi à Anne d'Autriche, infante d'Espagne. Pour Louis, c'est une humiliation de plus, car, conformément au souvenir de son père, il ne voit en Anne qu'une Espagnole et par conséquent une ennemie. Le roi, qui n'a que quatorze ans, ne consomma pas son mariage. Il fallut attendre quatre ans pour que le roi, poussé par le duc de Luynes, partageât le lit de la reine.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Henri IV, né Henri de Bourbon (13 décembre 1553 à Pau - 14 mai 1610 à Paris) fut roi de Navarre (Henri III de Navarre, 1572-1610) puis roi de France (1589-1610), premier roi de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne.
Il était le fils de Jeanne III, dite Jeanne d'Albret, reine de Navarre et d'Antoine de Bourbon, chef de la maison de Bourbon, descendant du roi Louis IX et premier prince de sang[1]. En vertu de la « loi salique » cette filiation fera d'Henri le successeur naturel du roi de France à la mort de François, duc d'Anjou (frère et héritier du roi Henri III), en 1584.
Contemporain d'un siècle ravagé par les guerres de religion, il y fut d'abord lourdement impliqué en tant que prince de sang et chef protestant avant d'accéder au trône de France. Pour être accepté comme roi, il se convertit au catholicisme, et signa l'Édit de Nantes, qui autorisa la liberté de culte pour les protestants et mit fin aux guerres de religion. Bien qu'aimé par une grande partie de la population, il fut assassiné le 14 mai 1610 par un fanatique, Ravaillac.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Cet article décrit la Maison capétienne de Bourbon.
Cette branche de la dynastie capétienne est issue de Robert de France, comte de Clermont (et par mariage seigneur de Bourbon), dernier fils de saint Louis. Elle régna sur plusieurs pays d'Europe (Navarre, France, Espagne, Deux-Siciles, Luxembourg, Andorre, Lucques, Parme...), se scindant en de nombreuses branches.
À la mort d'Henri III, assassiné par le moine fanatique Clement, et faute d'héritier, le trône passe à une branche cadette, les Bourbons, en la personne d'Henri IV, auparavant roi de Navarre. Mais celui-ci étant protestant, il n'est pas reconnu par les ultra-catholiques de la Ligue. Il lui faut reconquérir son royaume et se convertir au catholicisme, ce qu'il fait en 1593. Une fois son pouvoir consolidé, Henri IV met un terme aux Guerres de religion en promulguant l'édit de Nantes de 1598. Aidé de son ministre Sully, Henri IV tâche de remettre sur pied le royaume durement éprouvé par les Guerres de religion. Lorsque Henri IV est assassiné par Ravaillac, un catholique fanatique en 1610, il lègue à son fils Louis XIII un royaume considérablement renforcé.
Louis XIII (1610-1643) a neuf ans quand son père Henri IV est assassiné en 1610. Sa mère Marie de Médicis assure la régence avec ses favoris et néglige l'éducation du jeune roi. Louis XIII l'écarte du pouvoir en 1617 en faisant assassiner son favori Concini. A partir de 1624, il régne en étroite collaboration avec son principal ministre, le cardinal de Richelieu qu'il soutient contre les intrigues nes nobles, furieux d'être écartés du pouvoir. Sous son règne, l'Auvergne et quelques places lorraines rejoignent le domaine royal. Il mène une politique de domestication des grands seigneurs du royaume (Affaire du comte de Chalais en 1626), de durcissement envers les protestants à qui il parvient à retirer les places-fortes que l'édit de Nantes leur octroyait. Il installe des intendants de justice police et finance dans les provinces. Contrairement aux officiers ceux-ci sont des commissaires révocables.
Ils sont indispensables dans les régions frontières ou occupées par les Français. Ils y assurent l'ordre en luttant contre les pillages des soldats français et en s'assurant de la fidélité des sujets, particuliérement des nobles et des villes.
Le roi accentue la centralisation en favorisant l'atelier de frappe monétaire de Paris aux dépens de ceux de provinces. L'augmentation considérable de la pression fiscale, nécessitée par la guerre, provoque de nombreux soulèvements populaires : en 1636-1637 celui des Croquants de Saintonge-Périgord, en 1639 celui des Nu-Pieds de Normandie, sévérement réprimés. En effet, dès 1635, Louis XIII et le cardinal de Richelieu s'engagent dans la guerre de Trente Ans auprès des princes allemands protestants pour réduire la puissance de la dynastie des Habsbourg, d' Espagne, la première puissance européenne à cette époque et de ceux d'Autriche qui sont à la tête du Saint Empire romain germanique. Pour affaiblir les Habsbourg, les Français occupent des places fortes et s'assurent des passages qui les relient à leurs alliés, en Alsace, en Lorraine et dans le Piémont.
Louis XIV a quatre ans et demi quand son père meurt en 1643. Sa mère Anne d'Autriche assure la régence avec le cardinal Mazarin que Richelieu avait recommandé sur son lit de mort à Louis XIII comme étant le meilleur ministre possible. Jusqu'en 1661, date de sa mort, c'est Mazarin qui gouverne effectivement, même après la majorité de Louis XIV. Il poursuit l'effort de guerre entamée par Richelieu. Les troupes françaises remportent des victoires décisives qui permettent de mettre fin à la guerre de Trente Ans(1618-1648). Le traité de Münster d'octobre 1648 accorde à la France presque toute l'Alsace, confirme la possession des trois évêchés et donne trois forteresses à la France sur la rive droite du Rhin, Landau, Philippsbourg et Brisach. Le conflit se poursuit cependant avec l'Espagne jusqu'en 1659. Avec la paix de Pyrénées, le domaine royal s'agrandit du Roussillon, de l'Artois et de certaines places du Hainaut comme Thionville et Montmédy. Louis XIV épouse l'infante d'Espagne, Marie-Thérèse d'Autriche.
Durant son enfance, Louis XIV a été très marqué par la Fronde (1648-1652). Cette succession de révoltes parlementaire, nobilaire et populaire l'avait obligé à quitter Paris précipitemment en 1648 pour Saint Germain en Laye. Il y avait vu le peuple parisien envahir sa chambre. Cet épisode explique en grande partie sa volonté de museler la noblesse et les parlements, sa méfiance de la capitale. A la mort de Mazarin, en 1661, il déclare qu'il gouvernera désormais seul, c'est à dire sans premier ministre. Il réclame de ses secrétaires d'Etat une stricte obéissance et leur interdit de décider seul. Dès lors, la grande affaire du règne du roi soleil est de contrainte à l'obéissance tous les corps autonomes du royaume. Pour être sûr d'être obéi de ses ministres, il les choisit parmi la bourgeoisie comme Colbert ou Le Tellier. Il les comble d'honneurs, s'assurant ainsi de leur reconnaissance et de leur fidélité. Le règne de Louis XIV marque une centralisation extrème du pouvoir royal. Les grandes décisions sont prises par le conseil d'en haut qui se réunit deux ou trois fois par semaine et où ne siègent que 3 à 5 ministres. Le conseil de parties ou conseil privé, présidé par le chancelier, sert de cour d'appel en dernier ressort et prépare les édits. Le conseil des dépêches qui se réunit tous les quinze jours s'occupe de la correspondance avec les intendants, devenus plus que jamais la voix du roi dans les provinces.
Dès le début de son règne personnel (1661-1715), Louis XIV amorce le redressement de l'autorité royale. Les gouverneurs des province issus de la haute noblesse n'ont plus d'armée à leur disposition et doivent résider à la cour, ce qui rend plus difficile le clientélisme. En 1665, Louis XIV interdit aux parlements de délibérer sur les édits et leur ordonne de les enregistrer sans vote. Avec Colbert, il entreprend de réformer la justice.
Ils créent le conseil de justice qui rédige des codes qui s'appliquent à tout le royaume: l'ordonnance civile ou code Louis, l'ordonnance des eaux et forêts, l'ordonnance criminelle, les ordonnances maritime et commerciale et enfin l'ordonnance coloniale publiée en 1686 et plus connue sous le nom de code noir. N'étant par sûr de la fidélité des officiers propriétaires de charges héréditaires, il confie leurs fonctions à des commissaires révocables. Ce procédé finit par contraindre les officiers à l'obéissance. La noblesse qui avait durement contesté Mazarin pendant sa minorité, perd tout pouvoir politique. Elle est domestiquée à Versailles où sont plus grand soucis est de se faire remarquer du roi. Pour cela, elle doit faire des dépenses excessives et en est réduite à quémander des pensions au roi pour assurer son train de vie fastueux.
Posté le 16.06.2007 par feobus
Henri III naît à Fontainebleau le 19 septembre 1551. Il est le quatrième fils d'Henri II, roi de France et de Catherine de Médicis. Il est, dans un premier temps, baptisé sous les prénoms d'Alexandre-Édouard, et titré duc d'Angoulême. En 1560, à l'avènement de son frère Charles IX, il devient duc d'Orléans. Lors de sa confirmation à Toulouse, le 17 mars 1565, il prend le prénom d'Henri. Le 8 février 1566, il devient duc d'Anjou.
Le 11 mai 1573[1], il est élu roi de Pologne sous le nom d'Henryk Walezy (en polonais, Henri de Valois). Il règne sur la Pologne du 24 janvier au 18 juin 1574. Le 30 mai 1574, son frère Charles IX étant mort, il quitte la Pologne en catimini pour le trône de France. Il est sacré à Reims le 13 février 1575 sous le nom d'Henri III et le 15 février il épouse Louise de Lorraine.
En montant sur le trône de France, Henri III a hérité d'un royaume divisé où son autorité n'est que partiellement reconnue. Son règne est marqué par de sérieux problèmes religieux, politiques et économiques. Quatre guerres de religion se déroulent sous son règne. Henri III doit faire face à des partis politiques et religieux soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir celui de la Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 1er août 1589 sous les coups de couteau du moine Jacques Clément.
Son emblème est constitué de trois couronnes symbolisant les royaumes de France et de Pologne ainsi qu'une devise qui explique la troisième couronne : "Manet ultima caelo", "La dernière se trouve au ciel".
Posté le 16.06.2007 par feobus
Charles IX de France, né Charles-Maximilien de France (né le 27 juin 1550 au château royal de Saint-Germain-en-Laye, mort le 30 mai 1574 au château de Vincennes) fut roi de France de 1560 à 1574.
Il est le quatrième roi du rameau dit de Valois-Angoulême de la branche dite de Valois.
Charles IX de France est le 3e fils et le 5e des 10 enfants d'Henri II (1519-1559), roi de France de 1547 à 1559 et de Catherine de Médicis (1519-1589). Sous son règne, le royaume est déchiré par les guerres de religion, malgré tous les efforts déployés par Catherine de Médicis pour les en empêcher
Âgé de 10 ans lors de son accession au trône, la régence est confiée à sa mère Catherine de Médicis qui gouverne jusqu'à la mort du roi. Elle nomme Antoine de Bourbon lieutenant général du royaume. Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, les états généraux rassemblés à Orléans procèdent à des éléctions. Charles succède alors à son frère aîné François II, disparu après moins d'un an et demi de règne. Charles IX est sacré roi de France le 15 mai 1561 en la cathédrale de Reims.
Le chancelier Michel de l'Hospital conseille à la régente de libérer les prisonnier de la conjuration d'Amboise. Lors du colloque de Poissy, organisé le 9 septembre 1561, la reine-mère espère trouver un chemin d'entente entre le parti catholique représenté par le cardinal de Lorraine et le parti protestant représenté par Théodore de Bèze, mais aucun accord est accepté. Les réformés n'acceptent aucun rapprochement avec les catholique. Le 16 novembre 1561, le massacre de Cahors qui fait près de 30 morts protestants confirme cet échec. Le 1er janvier 1562, l'édit de Saint-Germain-en-Laye permet aux protestants de pratiquer leur culte dans les campagnes et les faubourgs urbains.
Néanmoins, après le massacre de Vassy le 1er mars 1562, les protestants prirent les armes ayant à leur tête le prince de Condé. Après quelques succès, ils sont battus à Dreux par le duc de Guise le 19 décembre 1562. Tandis que Louis de Condé est fait prisonnier, le chef de l'armée catholique, Montmorency, est capturé par les protestants. Le 4 février 1563, le duc de Guise met le siège devant Orléans, et y décède le 24 février de trois coup de pistolet dans le dos. Le 19 mars, avec le traité d'Amboise, une première paix fragile est établie. Le 19 août 1563, Charles IX est déclaré majeur mais la reine mère continue d'exercer le pouvoir en son nom.
Posté le 16.06.2007 par feobus
François II (Fontainebleau, le 19 janvier 1544 - Orléans, le 5 décembre 1560), roi de France de 1559 à 1560.
armoiries du dauphin FrançoisFrançois II est le fils aîné d'Henri II, roi de France et de Catherine de Médicis.
Fiancé par ses parents dès l’âge de cinq ans à Marie Stuart, reine d'Écosse et petite-fille de Claude de Lorraine 1er duc de Guise, il l'épouse en 1558 et devient roi d'Écosse.
Il succède à l'âge de 15 ans à son père Henri II, mort accidentellement le 10 juillet 1559. Le jeune roi prend alors comme devise:
Spectanda fides: C'est ainsi qu'on doit respecter la foi.
Lumen rectis: La lumière est dans la droiture.
Entrant dans sa seizième année, François II est donc majeur et n'a théoriquement pas besoin de s'entourer d'un régent au début de son règne. Mais inexpérimenté et de santé fragile, il place sa confiance et sa couronne entre les mains des oncles maternels de son épouse Marie Stuart, les Guise. Partisans d'une politique répressive vis-à-vis des protestants, les deux frères aînés de cette famille détiennent tous les pouvoirs : François de Lorraine, 2e duc de Guise et prestigieux chef militaire, tient l'armée royale, tandis que Charles de Guise, cardinal de Lorraine, dispose des finances et des affaires de l'Église. Quant au connétable Anne de Montmorency, "tout-puissant" favori sous le règne précédent, il doit s'effacer devant ses anciens rivaux.
Le 21 septembre 1559, François II est sacré à Reims par Charles de Guise, cardinal de Lorraine. Puis la cour rejoint la vallée de la Loire. La ville d'Orléans et le château de Blois demeurent les lieux de prédilection du nouveau roi.
Les princes du sang, Antoine de Bourbon, roi de Navarre, et son frère Louis Ier de Bourbon, prince de Condé, considèrent avec une profonde jalousie la faveur dont jouissent les Guise. En effet, les Bourbons estiment que la position de conseillers leur revient de droit en tant que descendants de saint Louis et héritiers du trône de France en cas de disparition de la branche régnante des Valois-Angoulême. Les Guise ne sont à leurs yeux que d'ambitieux étrangers originaires du duché de Lorraine.