L Egypte et ses Dieux
Posté le 10.06.2007 par feobus
ou Chéphren ; en égyptien Khafre
Pharaon de la IVe dynastie égyptienne.
Khephren est la forme grecque du nom du troisième ou quatrième pharaon de la IVe dynastie (Ancien Empire), qui régna environ entre 2559 et 2535 av. J.C. ; Khephren est le bâtisseur de la seconde pyramide de Gizeh.
Il était probablement le fils de Kheops par une épouse secondaire et succéda au roi Redjedef, sans doute un usurpateur. La pyramide de Khephren est presque aussi monumentale que celle bâtie par Kheops. Les traits de Khephren nous sont connus par le grand Sphinx situé à proximité, et qui le représente sous la forme d’un lion à tête humaine. On trouve également des statues à son effigie dans son temple de la vallée des Rois, et plus particulièrement celle du roi assis qui se trouve désormais au musée du Caire. On sait très peu de choses du règne de Khephren. Toutefois, aucun témoignage égyptien ne vient confirmer la vision du voyageur et historien grec Hérodote qui décrivit Khephren et Kheops sous les traits de tyrans impies.
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Posté le 10.06.2007 par feobus
Malheureusement, le pharaon Khéops, de son "vrai" nom Khufu, est très mal connu. Il ne nous reste de lui qu’une minuscule statuette d’ivoire de 5 centimètres (à droite). Exposée au musée du Caire, peu de personnes y prête attention (Peut-être y ferez-vous attention maintenant ?). Pillée au Moyen-Age, la pyramide n’a laissé qu’un simple sarcophage de granit dont même le couvercle a disparu.
Kheops est la forme grecque du nom du deuxième pharaon de la IVe dynastie égyptienne (Ancien Empire), qui régna environ entre 2590 et 2568 av. J.C. ; il est le bâtisseur de la plus grande des pyramides de Gizeh.
De son père, Snefrou, il hérita d’un État fort et très riche, sur lequel il exerça un pouvoir absolu. Aucune archive royale importante n’a survécu à son règne, mais ses constructions de Gizeh fournissent amplement la preuve de sa fortune et de son pouvoir. En plus de la grande pyramide qui s’étend à elle seule sur 5 hectares (231 m de côté) et est constituée d’environ 2,3 millions de blocs de pierre pesant chacun de 2 à 3 tonnes pour le gros œuvre, et jusqu’à 40 tonnes pour certains blocs à l’intérieur de l’ouvrage, on trouve également des temples mortuaires royaux et une chaussée reliant le complexe de la pyramide à la rive du fleuve ; trois pyramides de reines ; les tombes merveilleusement sculptées et peintes de huit des enfants royaux et soixante-quatre vastes tombeaux pour des membres de la cour. On estime que la construction de ces monuments nécessita le travail de cent mille hommes durant vingt ans.
Posté le 10.06.2007 par feobus
L’altière Cléopâtre pourrait être follement envieuse de Néfertiti, son aînée de plus d’un millénaire sur le trône d’Égypte. Elle n’a pas sa beauté éclatante, mais sa sensualité suscite la même fascination chez les hommes, malgré son nez trop long et sa bouche trop large. C’est qu’elle avait un magnétisme et un charisme du tonnerre, au point que seul Hérode sut résister à ses charmes exceptionnels et à sa voix suave ’qui assaisonnait tout ce qu’elle disait.’ Tout comme Néfertiti, elle s’engage résolument dans son époque et connaît la gloire et la chute. Une vie et après-vie bien remplies, quoi !
Certains écrivains romains, et non les moindres, Virgile, Horace, Properce, Sénèque, Plutarque, emploient les plus vils qualificatifs pour la décrire : perfide, ensorceleuse, lubrique, cruelle, cupide, despote, et cætera, et même Dante qui la voue à l’Enfer. D’autres louent sa prodigieuse audace, son génie politique, sa vive intelligence, sa vaste culture grecque enrichie d’une connaissance de neuf langues, son pouvoir de séduction, son insoumission aux diktats de Rome ou d’un homme, son désir de protéger l’Égypte et de relever la dynastie Ptolémée. Des auteurs modernes font même état de son féminisme avant la lettre.
Reportons-nous aux années 50 avant J.-C. L’Égypte est encore un pays riche et puissant, avec ses réserves de blé et sa flotte considérable. Sa capitale n’est plus Thèbes ou Memphis, mais Alexandrie, devenue la Mecque culturelle et scientifique depuis la conquête d’Alexandre le Grand et la dynastie des Ptolémées. Alexandrie est une cité de rêve, avec sa fabuleuse Bibliothèque, son Muséion où se côtoient les plus grands intellectuels, sa haute tour de Pharos, l’une des sept merveilles du monde. C’est le New-York de l’époque.
Mais Rome, la jeune louve qui ne rêve que d’expansion et d’empire, affûte ses griffes. Deux modes de pensée et de civilisation vont s’affronter : l’Orient et l’Occident. Et Cléopâtre, happée par une lutte féroce de pouvoir à Rome, tirera du mieux qu’elle peut ses marrons du feu.
Elle a un curriculum vitæ royal. Née à Alexandrie en l’an 69 avant J.-C, son père est Ptolémée XII, souverain d’Égypte. Ptolémée, le premier de la dynastie, avait été l’ami d’enfance et l’un des généraux d’Alexandre. À sa mort, les généraux s’étaient partagé l’Empire, et Ptolémée avait hérité du royaume d’Égypte. Mais l’ascension de Rome avait forcé ses successeurs à composer avec le nouveau pouvoir romain et à s’allier avec lui.
Au cours des décennies, l’Égypte était devenue de plus en plus dépendante de Rome, au point où le père de Cléopâtre devait payer tribut à Rome pour soustraire l’Égypte à l’occupation romaine. Le sort et la survie de l’Égypte étaient liés aux intrigues, aux conspirations et aux luttes du pouvoir à Rome. Et ça discorde ferme dans la chaumière romaine, à coups de rhétorique au Sénat, sans compter les meurtres, trahisons et spoliations. C’est la politique de l’époque.
À 14 ans, Cléopâtre est témoin de la guerre entre Pompée et Jules César. À la mort de son père, Cléopâtre, âgée de 17 ans, monte sur le trône avec son frère de 10 ans, Ptolémée XIII, qu’elle avait épousé conformément aux coutumes de la succession royale. Après une sournoise lutte de pouvoir, Cléopâtre est évincée. Après sa défaite, Pompée, protecteur de l’Égypte, se réfugie à Alexandrie. Croyant plaire à César, Ptolémée XIII le fait assassiner. Se servant d’un brillant subterfuge pour tromper la vigilance du méfiant Ptolémée, Cléopâtre s’adresse à César, alors en visite à Alexandrie. La scène est archiconnue : l’Imperator reçoit en cadeau le fameux tapis oriental cachant le corps bien roulé de la belle Cléopâtre de 22 ans. Elle obtient presto un entretien avec son Jules, dont elle tombe éperdument amoureuse, non sans arrière-pensée politique pour se débarrasser du gênant Ptolémée.
Des troupes romaines sont appelées en renfort à Alexandrie, et après des combats, Ptolémée est défait et tué. Cléopâtre se remarie avec un autre frérot, Ptolémée XIV, et redevient reine d’Égypte. Elle doit une fière chandelle à César. Elle acquittera la dette au centuple.
Elle entreprend avec César un voyage somptueux de deux mois sur le Nil. Ils visitent, entre autres, Dendara, où Cléopâtre est acclamée et divinisée comme pharaon, le nec plus ultra des honneurs, inaccessibles même à l’Imperator. Ils deviennent amants. Cléopâtre emménage à Rome, où César lui construit un palais. Elle accouche d’un fils, Césarion. Il semble que César aurait épousé Cléopâtre s’il n’avait succombé en plein Sénat sous les stylets de Brutus et de Cassius en s’exclamant de surprise : « Tu quoque, fili ! » Son rêve effondré, Cléopâtre revient à Alexandrie, Ptolémée XIV décède, remplacé par Césarion, qui devient co-régent d’Égypte.
Petite parenthèse cinématographique. Dans le film de Mankiewicz, Cléopâtre, jouée par Liz Taylor, défend devant le fin César les valeurs d’Aristote, de Platon, de l’Egypte pharaonique et même de la Bible face à la barbarie romaine. Le réalisateur l’institue apôtre et gardienne des arts et du savoir, en plus de souligner son luxe tapageur et son ardeur érotique.
À Rome, Octave et Antoine, héritiers de César, se partagent l’Empire en deux. Le jeune Octave, qui hérite de la partie occidentale de l’Empire, ne fait pas le poids face à l’influent et expérimenté Antoine, qui s’attribue la riche moitié orientale, dont l’Égypte. Deux caractères, deux philosophies, deux visions, deux puissances. Bref, tout les différencie.
Octave, 19 ans, seul fils légitime reconnu de César, que Cicéron appelle « le petit jeune homme » à cause de son apparence chétive, dissimule une intelligence politique et une volonté tenace. Il incarne les vertus d’austérité, de simplicité et de rigueur, s’instituant le gardien des coutumes et des traditions romaines. Mais il rêve secrètement d’une monarchie absolue, sous le couvert des institutions de la République.
La vrai visage de CleopatreAntoine, 42 ans, maintenant le personnage le plus puissant, incarne les vertus helléniques et aspire à faire revivre l’empire d’Alexandre le Grand. Le civilisation grecque est bien implantée à Rome. Il a besoin de Cléopâtre, la dernière représentante légitime du conquérant grec. Il adhère à la mystique de divinisation et de faste des souverains égyptiens. Ce couple est vraiment fait pour s’entendre, et pas seulement dans la litière.
Cléopâtre choisit le parti d’Antoine. Les deux deviennent amants. Cette alliance crée un remous à Rome. Les Sénateurs accusent Cléopâtre de tous les péchés d’Israël. Octave utilise habilement cette colère en l’attisant par une virulente propagande contre Cléopâtre. Pour la plupart des Romains, il est impensable qu’une femme puisse gouverner un État. Cette campagne de désinformation est en fait dirigée contre Antoine. La démonisation de Cléopâtre est tellement réussie qu’elle sera reprise par les écrivains tout au long de l’Empire romain. Je vous en livre un spécimen :
« Que dire de cette femme qui, naguère, apporta l’opprobre à nos armes, de cette prostituée qui s’offrait à ses esclaves et qui, pour prix de ses faveurs, exigeait de son impudique époux qu’il lui ouvrît les portes de Rome ? Fatale Alexandrie, terre fertile en ruse, et toi, Memphis, qu’ensanglantèrent tant de fois nos malheurs, c’est sur votre sol, sur votre grève que Pompée se vit ravir ses trois triomphes... Oui, la courtisane, reine de l’incestueuse Canope, a eu la prétention d’opposer à notre Jupiter l’aboyant Anubis, de contraindre le Tibre à subir les menaces du Nil. »
Et c’est signé : Properce, poète. Anubis, c’est le dieu égyptien des morts, représenté avec un corps d’homme et une tête de chacal. Comme quoi la plume peut être aussi efficace que le stylet. Cette campagne redoublera d’ardeur lorsque le couple se mariera. Elle atteindra un niveau de fureur lorsqu’Antoine donnera des tranches de l’Empire à Cléopâtre et ses enfants.
Octave est prêt à cueillir le fruit mûr. C’est maintenant un jeune homme aguerri. Il prend les armes contre Antoine et revendique l’Égypte comme province romaine. Ses troupes arrivent près d’Alexandrie. La bataille navale d’Actium scelle la défaite d’Antoine qui, anéanti, meurt de son glaive dans les bras de Cléopâtre. Octave entre à Alexandrie. Après un entretien stérile avec lui et réalisant qu’il désire l’exhiber comme trophée à Rome, la fière Cléopâtre confie à ses fidèles : « Personne ne me contraindra à figurer dans un triomphe. » La morsure d’un aspic sur son sein met fin à ses jours. Elle a 39 ans. L’Égypte devient province romaine et fief personnel d’Octave. Césarion, le fils de la « reine des rois » et de l’illustre Caius Julius César, est assassiné quelques semaines plus tard sur l’ordre du nouveau maître de Rome, l’empereur Auguste. L’Enfant Jésus naîtra sous son règne et Marie et Joseph se réfugieront en Égypte pour échapper au massacre décrété par Hérode.
La littérature, le théâtre, la bande dessinée, la peinture, la sculpture, le cinéma et la publicité s’approprient du mythe Cléopâtre. Cette fois-ci, son triomphe est total.
Posté le 10.06.2007 par feobus
Les joies de l’intimité familiale et de l’amour conjugale restent à jamais attachées au visage de la reine Nefertiti. Un visage si beau qu’il a traversé le monde et les siècles comme celui d’une vedette éternelle. Aussi est-on particulièrement ému lorsqu’au détour d’un bas-relief on rencontre sur un cher de parade Nefertiti assise sur les genoux de son époux, le pharaon Akhenaton, lui laissant prendre un baiser.
Mais l’on est complètement ébloui devant les scènes entièrement plaquées or où l’on voir Nefertiti, le pharaon et leur six petites filles réunies devant un autel, en adoration devant le disque éclatant du soleil dont les rayons terminées par de longues mains effilées tendent à chacun des personnages la croix de vie, la croix du bonheur. Or ces scènes ne sont pas uniques dans l’histoire de l’Egypte.
La révolution d’Akhenaton Akhenaton faisant des offrandes à AtonDès le début de son règne, Akhenaton, qui s’appelait alors Aménophis IV, avait une révélation. Il avait compris que le disque du soleil - Aton - était un dieu universel, un dieu capable de réunir les hommes dans la plus parfaite harmonie. Il avait alors fait construire à sa gloire un temple à Karnak, mais le tout-puissant clergé d’Amon avait réagi violemment . Le roi avait répondu en faisant détruire toutes les idoles d’Amon et marteler son image jusqu’au plus haut des murs. La lutte devint âpre, et, changeant son nom pour Akhenaton, le roi avait quitté Thèbes - la capitale - avec sa cour et il avait bâti à la gloire de ce dieu nouveau une capitale nouvelle, plus bas, sur le Nil. Perdu dans ses rêves, soutenu par Nefertiti, persuadé qu’Aton pouvait en liant les amis et les ennemis de l’Egypte, assurer la paix dans le monde, il allait lui consacrer sa vie et tenter d’étendre son culte à tout l’empire. Mais Amon devait se venger et l’empire asiatique s’effondre sous les coups d’une puissance nouvelle, née en Anatolie et qui ne cessait de grandir, celle des Hittites.
A la mort d’Akhenaton, le danger menaçait l’Egypte elle-même. Le roi qui n’avait que des filles avait choisi pour successeur un jeune prince qui n’avait encore que onze ans, Toutankhaton (pas Toutankharton, hein ! ). L’enfant-roi dut s’incliner devant le clergé de Thèbes, changer son nom pour Toutankhamon et rétablir le culte d’Amon dans sa splendeur. Toutes les traces du pharaons hérétique furet alors systématiquement détruites et sa capitale rasée. Fort heureusement, on retrouve aujourd’hui, utilisés comme remblai et pour combler les murs des pylônes, les débris du temple qu’il avait qu’il avait fait élevé à Karnak et l’on commence à retrouver le fil de son extraordinaire aventure. Toutankhamon disparut à vingt ans. On a encore beaucoup à en apprendre. L’histoire l’aurait probablement oublié à jamais si l’on n’avait pas au début du XXème siècle de notre ère découvert sa tombe, intacte.
L’Egypte à sa mort allait renouer en effet avec la grandeur. Elle se donna d’abord pour pharaons, successivement, trois généraux qui repoussèrent le danger loin de ses frontières. Puis vint Ramses II
Posté le 10.06.2007 par feobus
3e PÉRIODE INTERMÉDIAIRE, XXIe - XXIVe dynasties: 1069 - 715
(DYNASTIES LIBYENNES)
Période difficile pour l'Égypte.
Dynasties parfois parallèles, les XXII - XXIIIe. La chronologie n'est pas toujours précise...
Le pays est politiquement divisé: dans le Delta, des étrangers Libyens fondent 2 dynasties (les 22e et 23e). Tel que le nom l'indique, ces dynasties sont d'origines étrangères. Leurs chefs sont des descendants Libu (indo-européens) installés graduellement dans le Delta, comme mercenaires ou autres, après les grandes invasions des peuples de la Mer (vers 1200).
Deux dynasties, en partie parallèle dans le temps, couvrent la zone du Delta. Le XXIIe a son siège à Bubastis, la XXIIIe à Tanus.
En Moyenne Égypte, pendant un certain temps (1069 - 945), la région est sous la direction des Grands-prêtres de Thèbes (temple d'Amon à Karnak), formant une dynastie officieuse.
(1) DYNASTIE DE TANIS , XXIe dynastie : 1069 - 945
Smendès 1069 - 1043
Amenemnesout 1043 - 1039
Psousennès 1040 - 993
Aménémopé 993 - 984
Osorkon l'Ancien 984 - 978
Siamon 978 - 959
Psousennès II 959 - 945
(2) DYNASTIE DE BUBASTIS, XXIIe dynastie : 945 - 730
Sheshonq I 945 - 924
Osorkon I 924 - 889
Sheshonq II 890 - 889
Takélot I 889 - 874
Osorkon II 874- 850
Takélot II 850 - 825
Sheshonq III 825 - 773
Pimay 773 - 767
Sheshonq IV 767 - 730
(3) DYNASTIE DE TANIS, XXIIIe dynastie : 818 - 715
Pédoubastis 818 - 793
Ioupout I ( ?)
Sheshonq V ( ?)
Osorkon III 787 - 757
Takélot III 764 - 757
Roudamon 757 - 754
Ioupout II ( ?)
............... ( ?)
Osorkon IV 730 - 715 (?)
(4) DYNASTIE DE SAÏS , XXIVe dynastie : 730 - 715
Tefnakht 730 - 720
Bakenranef (le Bocchoris des Grecs) 720 - 715
BASSE ÉPOQUE, XXVe - XXXe dynasties : 715 - 342
La Basse Époque se subdivise en quatre sous-périodes : (1) à (3) couvrant les six dernières dynasties (dont la perse) (les dynasties XXV à XXX : 715 - 342); (4) correspondant à la seconde occupation des Perses, qui ne créent pas, cette fois, de dynastie nouvelle (342 - 332).
En 333, Alexandre le Grand de Macédoine s'empare de la vallée du Nil et, devenu pharaon en 332, il inclut la région dans le vaste empire proche-oriental qu'il est à bâtir. Une nouvelle dynastie locale, indépendante, quoique d'origine grecque, gouvernera le pays à partir de 305. Il s'agira de la dynastie des Ptolémées.
(1) DYNASTIE KOUSHITE, XXVe dynastie : 715 - 656
(Piankhi 747 - 715)
Shabaka 715 - 702
Shabataka 702 - 690
Taharqa 690 - 664
Tanoutamon (Tantamani) 664 - 656
(2) DYNASTIE DE SAÏS, XXVIe dynastie : 663 - 525
(Nékao I 672 - 664
Psammétique I 664 - 610 (?)
Nékao II 610 - 595
Psammétique II 595 - 589
Apriès 589 - 570
Amasis 570 - 526
Psammétique III 526 - 525
(3) DYNASTIE PERSE, XXVIIe dynastie : 525 - 404
Cambyse II 525 - 522
Darius I 522 - 486
Xerxès I 486 - 465
Artaxerxès I 465 - 424
Darius II 424 - 404
(4) DERNIÈRES DYNASTIES LOCALES, XXVIII - XXX : 404 - 342
XXVIII dynastie: Amyrtée 404 - 399
XXIX dynastie:
Néphéritès I 399 - 393
Psammouthis 393
Achôris 393 - 380
Néphéritès II 380
XXX dynastie:
Nectanébo I 380 - 362
Tachos 362 - 360
Nectanébo II 360 - 342
PERSES, Seconde occupation : 341 - 332
Artaxerxès III 341 - 338
Arsès 337 - 336
Darius III 335 - 332
Posté le 10.06.2007 par feobus
Ahmès est un prénom de l'Égypte antique, signifiant littéralement « né(e) de la lune ».
Il est porté par plusieurs personnalités de l'Égypte antique :
le pharaon Ahmès Ier de la XVIIIe dynastie plus connu sous le nom d'Ahmosis,
le pharaon Ahmès II de la XXVIe dynastie également nommé Iâhmes sa Neith ou Amasis,
Ahmès, fille d'Ahmosis,
Ahmès-Néfertary, épouse d' Amenhotep Ier,
Ahmès, fille d' Amenhotep Ier, épouse de Thoutmôsis Ier,
Ahmès Pen-Nekhbet, conseiller de Thoutmôsis Ier, tuteur d'Hatchepsout, « Père nourricier » de Néférourê,
le militaire Ahmès fils d'Abana.
Ahmes prêtre égyptien auteur d'une partie du Papyrus Rhind
Amenhotep Ier
Fils cadet d'Ahmosis et de la reine Ahmès-Néfertary, Amenhotep Ier, « Amon est satisfait » (ou Aménophis selon le nom grec) était le deuxième souverain de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire). Manéthon, dans la version de Flavius Josèphe, l’appelle Amenophis et lui compte vingt ans et sept mois de règne, ce qui semble effectivement en avoir été la durée.
On situe son règne aux alentours de -1525 / -1524 à -1504 / -1503[1].
Il mourut sans laisser d'héritier mâle issu d'une possible union avec sa sœur Méritamon (ou Ahmès-Méritamon). À sa mort, la succession passa à Thoutmôsis Ier, fils d'une concubine (?)[2], lequel avait épousé une Ahmès, peut-être la fille ou la sœur du roi[3].
Hatchepsout
Hatchepsout (franglais : Hatshepsout) est la fille de Thoutmôsis Ier et de la Grande épouse royale Ahmès (fille d'Amenhotep Ier et de la reine Ahmès-Néfertary). Son demi-frère, Thoutmôsis II, qu’elle avait épousé pour assurer la légitimité de ce dernier, monte sur le trône après le décès de son père ; mais, sans doute d’une santé fragile, il disparaît jeune. Manéthon l’appelle Amessis[1] ou Amensis[2].
Ineni, qui fut maire de Thèbes, rapporte dans une inscription autobiographique de sa tombe que
« Thoutmôsis (le second) partit pour le ciel et se mélangea aux dieux. Son fils (Thoutmôsis III, le fils de Thoutmôsis II et d'Iset, une des concubines de son père) monta à sa place sur le trône du Double Pays et régna sur le trône de celui qui l’avait engendré[3]. »
Or, à son avènement, le nouveau roi
« était encore un tout jeune enfant. C’est pourquoi sa sœur Hatchepsout (…) conduisait les affaires du pays. Les Deux Terres étaient soumises à sa volonté et la servaient[4]. »
Aménophis II
Amenhotep II (grec : Aménophis II) est le septième roi de la XVIIIe dynastie. Fils de la Grande épouse royale Mérytrê-Hatchepsout et de Thoutmôsis III, il succéda à son père après une probable corégence de deux ou de trois ans. Manéthon l’appelle Misphragmuthôsis.
On situe son règne aux alentours de -1428 / -1427 à -1401 / -1400[1].
Monté sur « sur le trône d’Horus des vivants » à l’âge de dix-huit ans, il sut maintenir l'intégrité de l'empire par une politique d'une extrême brutalité.
Si l’on en croit la stèle du Sphinx à Giza[2], il était doué d’une force physique extraordinaire. Ainsi, sur son attelage, « pareil à Montou dans sa puissance », il aurait transpercé de ses flèches quatre cibles en cuivre d’un palme d'épaisseur[3],
« ce qui fut certes une prouesse qu’on n’avait jamais faite depuis que le monde existe, ni qu’on n’avait jamais entendu raconter, que de tirer une flèche contre une cible en cuivre, qu’elle en sortît et tombât par terre. »
À sa mort, la couronne échut à son fils Thoutmôsis IV, né de la dame Tiâa[4].
Toutânkhamon
(né v. -1345, mort en -1327 ) est le onzième pharaon de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire). Manéthon l’appelle Toutânkhamon (Chébres). Sa date de début de règne apporte énormément de controverses entres les égyptologues.
On situe son règne aux alentours de -1336 / -1335 à -1327[1].
Lorsque, le 4 novembre 1922, l'archéologue britannique Howard Carter découvre la sépulture de Toutânkhamon et ses incroyables richesses, il offre à un jeune souverain au règne bien effacé, l'occasion unique d'entrer dans l'histoire.
Toutânkhaton de son nom de naissance, serait né à Thèbes ou à Amarna où il grandit dans le cercle de la famille royale. Son nom signifie « L'image vivante du dieu Aton », c'est-à-dire une réincarnation terrestre d'Aton.
La filiation de Toutânkhaton reste un mystère. Sa mère est-elle une simple épouse du harem royal, ou bien est-elle Tiyi, la grande veuve royale du pharaon Amenhotep III, ou encore Kiya mystérieuse épouse secondaire d'Amenhotep IV, connu aussi sous le nom d'Akhénaton, ou, comme il est admis aujourd'hui par une grande majorité de spécialistes, est-il le fils d'Amenhotep IV et de la reine Néfertiti ?
Ses origines restent donc très obscures, de plus durant le règne d'Horemheb, un de ses successeurs, son nom et celui des souverains amarniens précédents sont effacés.
Aÿ (II) est le douzième pharaon de la XVIIIe dynastie Nouvel Empire). Manéthon l’appelle Aî (II) {Acherres}.
On situe son règne aux alentours de -1327 à -1323[1].
Il pourrait être le fils de Youya (Prophète de Min) et Touya (ou Tyouyou) donc le frère de Tiyi Ire, l’épouse d’Amenhotep III. C’est un vieux fonctionnaire lorsqu’il accède au pouvoir. Aÿ a le rang de "Père Divin". Il accède au poste de Vizir sous Toutânkhamon, puis à la mort de ce dernier (dont il serait peut-être le meurtrier, selon quelques égyptologues) il prend le pouvoir et épouserait la veuve de Toutânkhamon, Ânkhésenpaamon afin de légitimer son accession au trône (hypothèse qui repose sur de très minces indices), mais certains éléments laissent supposer qu'il aurait pu être le père de la reine Néfertiti. C'est cette place qui lui aurait permis de se faire reconnaître.
Horemheb est le dernier pharaon de la XVIIIe dynastie (période du Nouvel Empire). Manéthon l’appelle Horemheb (Armaîs).
On situe son règne aux alentours de -1323 à -1295
Posté le 09.06.2007 par feobus
Téti est le premier roi et le fondateur de la VIe dynastie égyptienne. Manéthon l’appelle Orthoès et lui compte trente ans de règne. Le papyrus de Turin a une lacune sur son nom.
On situe son règne aux alentours de -2323 / -2321 à -2291 (Allen).
Ouserkarê est un roi de la VIe dynastie égyptienne. Il succède à Téti. Manéthon ne le mentionne pas.
On situe son règne aux alentours de -2391 à -2289 (Allen).
Autres avis de spécialistes : -2323 à -2301 (Shaw), -2312 à -2310 (von Beckerath), -2300 (Franke).
Il pourrait s'agir du roi Ity ou Itii, dans ce cas son règne aurait été parallèle à celui de Téti.
Le fait que le nom d'Ouserkarê apparaît entre Téti et son fils Pépi Ier peut indiquer qu'il y avait co-régence pendant la minorité de Pépi Ier ou qu'Ouserkarê en aurait profité pour usurper le trône à la mort de Téti. La première théorie, qui a été écartée par Nicolas Grimal indique qu'Ouserkarê a partagé la charge de régent avec la veuve de Téti, la reine Ipout au nom du jeune successeur au trône.
Une deuxième théorie avancée par W. Helck se dirige plus sur une prise de pouvoir dans la violence. Le meurtre de Téti est mentionné par Manéthon ce qui corroborerait cette version.
D'autres spécialistes avancent qu’il peut s’agir d’un fils de Téti et de la reine Khouit. Le débat est donc largement ouvert. Il y a très peu d'objets façonnés datant de son règne, toutefois son nom et le fait d'être un roi à part entière sont confirmés par le Canon de Turin et la Table d'Abydos.
Pepi II
Ce qu'on sait surtout du pharaon Pépi II, c'est qu'il a été au pouvoir extrêmement longtemps (on lui prête 94 années de règne et plus de 100 années de vie, ce que des découvertes récentes semblent contredire). C'est l'un des derniers membres de la VIe dynastie et sa mort marque la fin de l'ancien Empire. Il a fait bâtir un vaste complexe funéraire à Saqqarah-sud.
Fils de Pépi Ier, Pépi II succède vers -2265 à son demi-frère Mérenrê Ier, disparu prématurément après un règne de quelques années. Le nouveau pharaon est un tout jeune enfant, né dans les derniers temps du règne de Pépi Ier, de l'une des deux filles de Khoui, grand noble d'Abydos. Cette reine, Ânkhnesmérirê II, assure la régence avec le soutien de son frère Djaou, déjà vizir de Mérenrê et oncle de Pépi II. Le jeune pharaon épouse Neith, sa demi-sœur, fille d'Ânkhnesmérirê Ire
Mérenrê Ier est un pharaon de la VIe dynastie qui a régné de -2283 à -2278 (ces dates sont approximatives).
Mérenrê II est un pharaon de la VIe dynastie. Il succède à Pépi II et précède la reine Nitocris.
Nitocris
Nitocris (ou Nitokris) est le nom grec supposé de Menka Rê, la première pharaonne qui ait laissé des traces dans l'Histoire de l'Égypte antique[1]. Elle fait partie de la VIe dynastie et vécut aux alentours de -2180 Certains égyptologues voient en elle Neith, l'une des femmes de Pépi II. Elle aurait succédé à son époux assassiné, Merenrê-Nemtyemsaf (Mérenrê II), et aurait régné durant six à douze années.
De nombreuses légendes courent sur cette femme mystérieuse, notamment parce que son règne marque la fin (arbitraire) de l'Ancien Empire. En fait, il est peu probable que Nitocris soit directement impliquée dans la chute de l'Ancien Empire et il faut plutôt chercher les raisons de cette déchéance dans le long règne de Pépi II qui a épuisé le pays et causé de graves dégâts.
Parmi les légendes, on peut citer :
le fait qu'elle aurait entraîné dans sa mort les meurtriers de son époux ; noyant ces meurtriers après un magnifique banquet auquel ils étaient invités, elle se serait ensuite suicidée.
le fait qu'elle aurait été la créatrice de la plus petite pyramide, attribuée à Mykérinos. Toutefois, il n'est pas impossible qu'elle ait demandé à ce qu'elle fût restaurée.
Manéthon parle d'elle en termes particulièrement élogieux :
« Il y eut une femme Nitocris qui régna ; elle était plus courageuse que tous les hommes de son temps, et c'était la plus belle de toutes les femmes ; elle avait le physique d'une blonde aux joues roses[2] [3]. »
D'après la liste royale d'Abydos, c'est Netjerkarê qui lui aurait succédé.
Posté le 09.06.2007 par feobus
Ouserkaf
Ouserkaf est le premier souverain de la Ve dynastie (Ancien Empire). Il succéda à Chepseskaf et précéda Sahourê. Il règne de -2465 à -2458 [1].
Ouserkaf est surtout connu pour avoir édifié pour la première fois un temple solaire à Abousir, site situé au nord de Saqqarah inaugurant ainsi une série de sanctuaires dédié au dieu Rê que l'on croit conçus sur le modèle du grand temple du dieu à Héliopolis sur ce site qui sera choisi par ses successeurs comme nécropole royale.
Ouserkaf lui, fit bâtir son complexe funéraire à Saqqarah à l'est du complexe funéraire de Djéser. Peu de représentations du roi sont connues à ce jour.
Sahourê
Sahourê est le second souverain de la Ve dynastie (Ancien Empire). Il succéda à Ouserkaf et précéda Neferirfarê. Il règne de -2458 à -2446 [1].
Le roi Sahourê lancera des expéditions militaires contre les Libyens et obtiendra la suzeraineté de l'Égypte sur Byblos. Il aurait épousé une princesse phénicienne.
D'un point de vue religieux, on note le renforcement de l'influence du clergé d'Héliopolis sous son règne.
Il choisira le site d'Abousir pour son complexe funéraire qui à dater de son règne fixera le plan principal de tous les autres complexes pyramidaux qui seront alors bâtis à sa suite. Au vu de l'intérêt particulier que la Ve dynastie aura pour ce site accessible depuis une retenue d'eau du fleuve qui formait un véritable lac, il est probable que le palais royal se situait à proximité du site
Néferirkarê II
Néferirkarê II est un roi de la VIIIe dynastie.
Le papyrus de Turin a une lacune sur son nom mais lui compte un an et demi de règne
Chepseskarê
Chepseskarê est un souverain de la Ve dynastie pharaonique. Il régna aux alentours de -2438 à -2431 [1] et aurait succédé à Néferirfarê et précédé Néferefrê.
On n'a pas encore identifié avec certitude l'emplacement de son complexe funéraire même s'il est probablement situé en Abousir. En effet un peu au nord du complexe pyramidal de Sahourê se trouvent les vestiges d'une autre pyramide inachevée qui cadrerait bien avec la brièveté du règne de Chepseskarê
Néferefrê est un souverain de la Ve dynastie pharaonique.
Il régna aux alentours de -2431 à -2420 [1] et aurait succédé à Chepseskarê et précédé Niouserrê.
Néferefrê entama l'édification de son complexe funéraire en Abousir qu'il n'eut pas le temps d'achever
Niouserrê
Niouserrê est un souverain de la Ve dynastie égyptienne. Il règna aux alentours de -2420 à -2389 [1]. Il succéda à Néferefrê et précéda Menkaouhor.
Niouserrê se fit aménager son complexe funéraire en Abousir, ainsi qu'un temple solaire plus au nord à Abou Ghorab.
Menkaouhor
Menkaouhor est un souverain de la Ve dynastie égyptienne. Il régna aux alentours de -2389 à -2381 [1] et aurait succédé à Niouserrê et précédé Djedkarê Isési.
Djedkarê Isési
Djedkarê Isési est un souverain de la Ve dynastie égyptienne. Il régna aux alentours de -2381 à -2353 [1] et aurait succédé à Menkaouhor et précédé Ounas Djedkarê choisit Saqqarah pour édifier sa pyramide rompant ainsi avec le site d'Abousir choisi par ses prédécesseurs comme nécropole royale.
Ounas
Ounas est le dernier souverain de la Ve dynastie égyptienne. Il régna aux alentours de -2353 à -2323 [1] et aurait succédé à Djedkarê Isési et précédé Téti.
Posté le 09.06.2007 par feobus
Snéfrou, est le premier roi de la IVe dynastie égyptienne. Manéthon l’appelle Sôris et lui donne vingt-neuf ans de règne. Le papyrus de Turin lui en compte vingt-quatre ans. Il est le fils d’Houni et d’une concubine Meresânkh Ire.
On situe son règne aux alentours de -2575 à -2551/-2550 [1].
Il épouse sa demi-sœur Hétephérès Ire qui sera la mère de Khoufou (Khéops) qui lui succède et une autre femme, dont le nom n’est pas connu, mais dont il aura deux enfants Ka-Néfer et Ânkhhaf.
Khoufou abréviation de Knoum-Khouefoui, qui signifie Knoum me protège. Khéops, Khoufou (2605-2580) Fils et successeur du pharaon Snéfrou et de la reine Hétephéres I. Il fut sans aucun doute le pharaon le plus célèbre de l'Ancien Empire ; même si on ne connaît presque rien de lui. Pourtant, il laisse derrière lui un merveilleux trésor: la grande pyramide de Gizeh. Cette montagne artificielle mesurait à l'origine 146m de haut, contre 138m aujourd'hui. Ses pentes sont inclinées de 51,50° et la base mesurait 233m au départ, pour 230m actuellement. A l'intérieur, se trouve une salle inachevée à 31m de profondeur. Alors que son père était aimé du peuple, il semblerait de Khoufou avait une réputation de personne cruelle et autoritaire. Il paraîtrait que ses sujets lui reprochaient de négliger ses devoirs religieux, pourtant le pharaon était un adepte de la magie et des sciences occultes.
Khéops (ou Khoufou) est le deuxième pharaon de la IVe dynastie. Manéthon l’appelle Souphis Ier et lui compte soixante-trois ans de règne. Le papyrus de Turin a une lacune pour son nom, mais lui en compte vingt-trois ans.
On situe son règne aux alentours de -2551 / -2549 à -2528/-2526[1].
Avec ses quatre épouses il a dix enfants dont Hétep-Hérès II qui épouse ses frères Kaouab Ier et Djédefrê (le roi suivant) ; sa troisième femme Khâmernebti Ire épouse ensuite Khéphren. En dehors des successeurs de Khoufou sur le trône d'Horus qui établiront leur propre monument funéraire, presque tous les membres de cette famillle royale se firent construire leur tombeau au voisinage immédiat de la Grande Pyramide de Gizeh.
Djédefrê
Djédefrê (ou Djidoufrâ) est un pharaon de la IVe dynastie de l'Ancien Empire égyptien qui aurait régné de -2528 / -2526 à -2520/-2518[1].
Il n'a laissé que peu de traces de son court règne, d'autant plus éclipsé que placé entre les trois rois illustres de la dynastie, Khéops, Khéphren et Mykérinos.
On le connaît également sous le nom de Rédjédef par antéposition honorifique (Rê étant dieu, son nom est placé devant).
Son complexe funéraire est sur le site d'Abou Rawash, au nord du Caire.
Khéphren ou Chéphren
Roi de la 4e dynastie, fils de Khéops, il régna entre 2558 et 2533 avant J.-C. Il fit ériger sa pyramide funéraire à côté de celle de son père, à Giza. Son nom égyptien, Khâefrê, est parfois écrit Chéphren par les auteurs français.
Mykérinos
Mykérinos est le nom grec du pharaon Menkaourê de l'Ancien Empire égyptien (IVe dynastie). Il aurait régné approximativement de -2490 à -2473[1] et aurait succédé à Khéphren[2] et précédé Chepseskaf.
Le nom de Mykérinos, comme celui de son père Khéphren et celui de son grand père Khéops, reste attaché à l'édification d'une des trois grandes pyramides de Gizeh.
Nous ignorons presque tout des événements qui marquent son règne.
Le papyrus de Turin indique qu'il aurait régné dix-huit années avant de céder le trône à son fils Chepseskaf, le dernier roi de la IVe dynastie. Hérodote brosse de lui le portrait d'un roi libéral et soucieux d'équité. Il aurait ainsi de lui-même pris la décision de bâtir une pyramide de dimensions beaucoup plus modestes pour ménager son peuple, l'anecdote reste toutefois peu vérifiable.
Son nom est associé à la plus petite des trois grandes pyramides du plateau de Gizeh. Cette pyramide, qui s'élève à l'extrémité Sud du plateau de Gizeh, ne représente qu'un dixième du volume de la pyramide de Khéops (hauteur 66 m, côté 108 m).
Des vestiges du temple funéraire érigé au pied de sa pyramide donnent la mesure de la perfection que ses architectes ont recherchée dans la mise en œuvre de la construction : certains blocs, appareillés à joints vifs, atteignent en effet le poids de 200 tonnes.
Beaucoup de sculptures proviennent de ce complexe funéraire, statues du roi en majesté et triades le représentant debout avec la déesse Hathor et des personnifications des nomes d'Égypte.
Le règne de Mykérinos, riche de réalisations monumentales, clôt dans l'art égyptien le chapitre des grandes pyramides.
Chepseskaf
Chepseskaf fut un pharaon de la IVe dynastie, entre -2472 à -2467 [1].
Si ce petit-fils de Khéphren est beaucoup moins connu que lui, c'est d'une part à cause de la relative brièveté de son règne et, d'autre part, parce qu'on ne lui connaît pas beaucoup de vestiges archéologiques aussi importants que, par exemple, la pyramide de Mykérinos, son propre père.
Cependant Chepseskaf se fit aménager un complexe funéraire à Saqqarah sud dont le périmètre assez grand laisse supposer qu'initialement une pyramide avait été projetée mais que du fait du décès prématuré du souverain, Khentkaous Ire, sa reine, acheva sous la forme d'un gigantesque mastaba.
En effet, celui-ci qui initialement devait mesurer 105 mètres sur 78, fut construit en blocs de grès revêtus de calcaire fin de tourah ainsi que de granit rouge d'Assouan. Les appartements funéraires eux, sont conçus sur un plan comparable à ceux de la pyramide de Mykérinos, avec descenderie, couloir d'accès obturé par des herses de granit, antichambre et chambre funéraire de granit couverte par une voûte en chevrons, contenant le sarcophage royal.
Le tout était complété par un temple funéraire, une chaussée montante et un temple d'accueil situé à la lisière entre les terres cultivées et le désert.
Des vestiges de statues à l'effigie de Chepseskaf ont été retrouvés dans ce complexe funéraire dont deux têtes exposées au musée du Caire, et sont d'une qualité équivalente aux fameuses triades de Mykérinos son père.
Posté le 09.06.2007 par feobus
Senakht
Senakht ou Nebka est le premier roi de la IIIe dynastie (Ancien Empire). Manéthon l’appelle Necherophès et lui compte vingt-huit ans de règne. Le papyrus de Turin lui en compte dix-neuf ans.
On situe son règne aux alentours de -2649 à -2630 [1]
Quelques spécialistes croient que Horus Sanakht et Nebka étaient deux rois différents de cette dynastie. Nebka aurait alors régné avant Djéser et Senakht après. Contrairement à Djéser, peu de témoignages subsistent de ces deux règnes supposés.
On pense généralement qu'il était un frère plus âgé ou un beau-frère de Djéser.
Il épouse Initkaes, une fille de Khâsekhemoui et Nimaâthâpy.
La résidence des rois se trouve à Memphis. La pierre de Palerme mentionne la construction durant son règne d'un temple en l’an XIII, de la statue de Khâsekhemoui en l’an XVI et la construction d'un bateau en l’an XVIII. Il ne peut terminer la construction de son monument funéraire à Abou Rawash.
Djéser
Djéser (ou Djoser) est un roi de la IIIe dynastie (Ancien Empire). Il succède à Senakht. Manéthon l’appelle Tosorthros (Sesorthos) et lui compte vingt-neuf ans de règne alors que le papyrus de Turin lui en compte dix-neuf ans et un mois.
On situe son règne aux alentours de -2630 à -2611[1].
Le nom de Djéser apparaît seulement à la XIIe dynastie. Aujourd'hui, il est identifié sans aucun doute, avec l'Horus Netjerykhet, grâce à de nombreux documents connus. Il est le fils de Khâsekhemoui.
Au début de son règne il réside près d'Abydos où il commence la construction d'un tombeau à Beit Khallaf. La reine Nimaâthâpy, appelée « Mère des enfants royaux » sous Khâsekhemoui sera qualifiée de « Mère du roi » sous Djéser. Le règne de Djéser voit l’apparition du premier Vizir connu : Menka.
Une stèle, trouvée dans l'île de Sehel située au Sud d'Assouan, évoque une famine qui a frappé l'Égypte en l'an XVIII du règne de Djéser, famine qui dura sept ans. Il renforce l’administration de l’état et est le premier roi à avoir la maîtrise de la péninsule du Sinaï dont ses ressources minières (cuivre, turquoise) passent sous contrôle de l’Égypte. Djéser laissa un si prestigieux souvenir que c’est à son nom que fut rédigé un apocryphe à l’époque ptolémaïque. Il épouse sa sœur Hétephernebty et a deux filles.
Sékhemkhet
Sékhemkhet est le troisième souverain de la IIIe dynastie (Ancien Empire). Il succéda à Djéser et précéda Khaba. Il règne vers -2611 à -2605
Khaba
Khâba est le quatrième souverain de la IIIe dynastie (Ancien Empire). Il succéda à Sékhemkhet et précéda Houni. Il règne vers -2605 à -2599 [1].
Néferkarê
Néferkarê ou Âaka est un roi de la IIe dynastie égyptienne thinite. Il succéda à Sneferka et précéda Néferkasokar. Manéthon l'appelle Nephercherès (ou Chairès) et lui compte vingt-cinq ans de règne. Le papyrus de Turin lui en compte soixante-dix ans.
On situe son règne de -2724 à -2719 (von Beckerath).
Sa position dans la dynastie est aujourd’hui encore incertaine. Aucun objet façonné daté de son règne a survécu de sorte que la localisation précise de ce roi dans la dynastie demeure impossible.
Houni
Houni est le dernier souverain connu de la IIIe dynastie égyptienne (Ancien Empire). Il succéda à Khaba et règna vers -2599 à -2575 [1].