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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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Hommes et Femmes politiques Africains

Abdoulaye Wade

Posté le 18.05.2007 par feobus
Abdoulaye Wade (Kébémer, 29 mai 1926) est un homme politique sénégalais. Il est, depuis le 1er avril 2000, président du Sénégal.Abdoulaye Wade suit un cursus mathématique en France (mathématiques élementaires et supérieures au lycée Condorcet, Paris 9e) puis se dirige vers le droit et devient avocat à Besançon. Il est aussi titulaire d'un doctorat en droit et sciences économiques de l'Université de Grenoble. Wade pratique brièvement le métier d'avocat en France avant de rentrer au Sénégal pour plaider au barreau de Dakar et enseigner à l'Université.

Wade forme le PDS (Parti démocratique sénégalais) en 1974 et est élu à l'Assemblée nationale en 1978. Wade a été ministre d'État entre avril 1991 et octobre 1992 et entre mars 1994 et 1998. Il s'est présenté sans succès aux élections présidentielles de 1978, 1983, 1988 et 1993 avant de finalement remporter le scrutin de 2000 face au président sortant Abdou Diouf.

Jusqu'à la victoire du PDS allié à l'alliance de Moustapha Niasse, Wade doit cohabiter avec une Assemblée socialiste.

Wade est l'un des principaux promoteurs du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), un projet panafricain visant à faire entrer l'Afrique dans le commerce mondial et à se libérer de l'assistanat.

En 2001, une nouvelle Constitution établit un mandat quinquennal (5 ans) (auparavant le mandat était septennal, soit 7 ans) à partir de la fin du mandat actuel du président Wade.

Wade est, comme il semble le revendiquer souvent, membre de la confrérie des Mourides

Abdoulaye Wade est marié à une Française, Viviane Vert et père de deux enfants, Karim et Sindiély. Sa fille Sindiély, assistante spéciale du Chef de l'État, a participé au rallye Paris-Dakar en 2005 en tant que pilote automobile. Son fils Karim est président de l'Agence nationale pour l'Organisation de la Conférence islamique. Wade est surnommé Gorgui (i.e le vieux, en langue wolof).

Abdoulaye Wade a été élevé au rang de Citoyen d'honneur de la ville de Lyon et à reçu le titre docteur honoris causa de l'Université de Lyon le 19 mars 2005.

Lors de l'élection présidentielle du 25 février 2007, Wade est réélu, dès le premier tour face à 14 candidats, avec 55,79% % des voix.

Abdoulaye Wade est Commandeur de l’Ordre du Mérite (Sénégal) et Grand Officier de la Légion d’Honneur (France).
Toutefois, sa popularité commence à décliner : certains évoquent ainsi des promesses qui ne seraient pas tenues, des discours agressifs, des emprisonnements abusifs et des soupçons de corruption terniraient une image qu'il s'efforce maladroitement de conserver. Ses critiques affirment qu'au lieu de privilégier le dialogue, il s'entêterait et, en faisant emprisonner de nombreux opposants et journalistes, Abdoulaye Wade manifesterait une tolérance de plus en plus étroite à la contestation.[1]

Peu après son accession au pouvoir, Wade gracie les assassins du vice-président du Conseil constitutionnel Me Babacar Sèye. Wade est même accusé par le journaliste Abdou Latif Coulibaly d'avoir commandité le meutre de Sèye le 15 mai 1993 après la proclamation le 14 des résultats des élections législatives.[2]

Autres critiques :

loi Ezzan ;
plan Jaxaay ;
projet de couplage des élections (législatives et présidentielle).
Il apparaît que Wade a plus travaillé dans le faire-valoir pour lui-même - constructions de routes, d'édifices pompeux (Corniche de Dakar) et projets à l'arrêt (nouvel aéroport) - que pour le peuple sénégalais, qui n'a pas senti les effets d'une croissance annoncée. Le taux de chômage n'a pas changé et les pauvres sont encore plus nombreux.

Bien qu'ayant investi 40 % du budget de l'État dans l'éducation, les résultats sont pratiquement nuls puisque la scolarisation reste très faible et que le système éducatif subit de nombreuses perturbations. Wade a même repris a son compte le projet des "Cases des tout petits" commencé sous le gouvernement précédent.

L'ancien Premier ministre PDS et "héritier" de Wade Idrissa Seck est incarcéré le 23 juillet 2005 pour atteinte à l sûreté de l'État et corruption. Cette incarcération est considérée comme politiquement motivée, Seck souhaitant se présenter à la présidentielle de 2007 face à Wade. Idrissa Seck a bénéficié d'un non-lieu dans une affaire d'« atteinte à la sûreté de l'État » et d'un non-lieu partiel quant aux chefs d'accusation qui lui étaient reprochés et a été libéré en février 2006






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Blaise Compaoré

Posté le 18.05.2007 par feobus
Blaise Compaoré né le 3 février 1951 à Ouagadougou (ex-Haute-Volta, actuel Burkina Faso) est un ancien militaire et homme d'État burkinabè.

Il est devenu président de la République de ce pays le 15 octobre 1987, par un coup d'État sanglant après avoir assassiné son prédécesseur et ami Thomas Sankara pour avoir "trahi l'esprit de la révolution".

Il est le fondateur du parti politique dirigeant le pays : le Congrès pour la démocratie et le progrès.

A l’issue de la 6e conférence des chefs d’États de l’Autorité de Liptako-Gourma réunie à Gao (Mali) les 25 et 26 avril 2005, Blaise Compaoré, a été reconduit comme président de cette organisation internationale.

Lors du sommet des chefs d'États à Ouagadougou les 1er et 2 juin 2005, Blaise Compaoré a succédé au président malien Amadou Toumani Touré comme président en exercice de la Communauté des États Sahélo-Sahariens (CEN-Sad)

Blaise Compaoré est intervenu comme médiateur au Togo. Fin 2006, il est sollicité par le président ivoirien pour intervenir également en tant que médiateur dans la crise ivoirienne

Omar Bongo

Posté le 18.05.2007 par feobus
Omar Bongo Ondimba (30 décembre 1935, Bongoville [1]) est depuis 1967 le second président de la République gabonaise.Né sous le nom d'Albert-Bernard Bongo le 30 décembre 1935 à Lewai, maintenant rebaptisée Bongoville, dans la province du Haut-Ogooué. Il fit ses études primaires et secondaires au Congo, puis après son service militaire, il rejoignit d'abord les services secrets français puis l'entourage de Léon Mba futur président du Gabon et travailla comme commis des postes.

Après l'indépendance en 1960 il fut son vice-président et bras-droit avant de lui succéder après sa mort en 1967. En 1968, il fonde le Parti démocratique gabonais socle du monopartisme jusqu'en 1990.

Il a fait assassiner en 1979 en France Robert Luong qui était l'amant de sa première épouse, Marie-Joséphine Bongo[2].

En 1973 il se convertit à l'islam et devient El Hadj Omar Bongo. Pour certains, cette conversion n'est qu'un moyen de se faire bien voir des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, en majorité musulmans, le Gabon étant producteur de pétrole. En 1990, Bongo est poussé à organiser une conférence nationale à l'issue de laquelle il accepte la restauration du multipartisme. Il adosse le nom de son père au sien et devient donc en 2004 Omar Bongo Ondimba.

Omar Bongo Ondimba durant toute sa présidence (40 ans en 2007) dirige le pays de façon très directe, monopartisme ou multipartisme important peu.

Omar Bongo Ondimba a été réélu le 27 novembre 2005 avec 79,18 % des suffrages selon les résultats officiels. L’opposition avec à sa tête Pierre Mamboundou a dénoncé des fraudes massives, constatées lors du scrutin. A la suite du rejet des resultats officiel par Pierre Mamboundou et son parti l'UPG se déroula un soulèvement populaire qui toucha 6 provinces sur les 9 que compte le Gabon et ne pouvant plus supporter la pression de la rue, Bongo décida d'assassiner Pierre MAMBOUNDOU le 21 mars 2006 mais celui ci réussit à s'enfuir grace avec l'aide de l'ambassade des Etats Unis à Libreville. Il est encore aujourd'hui son principal opposant.

Usé par le pouvoir, Bongo peine aujourd'hui à diriger le Gabon, son comportement laisse penser qu'il prépare son fils adoptif Ali Bongo (Nigerian d'origine de la province du Biafra) pour sa succession.

Selon un article du New York Times du 9 novembre 2005, il aurait versé, en 2003, 9 millions de dollar sur le compte d'une compagnie de Jack Abramoff, un lobbyiste américain, afin que celui-ci lui arrange un entretien avec le président des États-Unis George W. Bush. Il déclara quelque jours plus tard que cela était un « mensonge grossier » et qu'il allait porter plainte. Aucun aboutissement à cette déclaration.

Son fils, Ali Bongo Ondimba, est ministre de la Défense du Gabon depuis 1999.

Avec les élections législatives de 2006, Omar Bongo Ondimba a une majorité de près de 90 députés pour réaliser le projet pour lequel il a été élu en novembre 2005.

Omar Bongo a rebaptisé sa ville de naissance Bongoville, et a donné son nom à une université gabonaise : l'université Omar Bongo.

Nicolas Sarkozy a rencontré Omar Bongo à l'issue de la campagne présidentielle pour selon lui receuillir les bons conseils d'un homme d'expérience. [1], il a aussi rencontré François Bayrou ainsi que Jean-Marie Le Pen



Joseph Kabila

Posté le 18.05.2007 par feobus
Joseph Kabila Kabange, né le 4 juin 1971 à Hewa Bora, est le président de la République démocratique du Congo depuis l'assassinat de l'ancien président, son père Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001, au cours de la Deuxième guerre du Congo. Il est également à la tête de l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP). Le 27 novembre 2006, il est déclaré par la Cour suprême de Justice gagnant du deuxième tour de l'élection présidentielle, organisé le 29 octobre 2006, devenant ainsi le premier Président de la République à être élu au suffrage universel direct.

Joseph Kabila Kabange est né le 4 juin 1971 à Hewa Bora dans la région du Fizi (Sud-Kivu), Sa mère, Sifa Mahanya, est la première épouse de son père, Laurent Désiré Kabila. Il a une sœur jumelle, Jaynet.

Sous le régime de Mobutu, il est en exil en Tanzanie. Il est inscrit à l’école française de Dar es Salaam, où il se fait appeler pour des raisons de sécurité Hippolyte Kabange Mtwale. Il s’occupe également des pêcheries que son père possédait alors sur le lac Tanganyika. En octobre 1996, il rejoint ce dernier, lors de la première guerre du Congo et est formé au métier des armes par le chef d’état-major de l’armée rwandaise, James Kabarebe.

En 1998, alors que son père est président, il a tenté de stopper la guerre civile et fait retirer, avec succès, les troupes étrangères stationnées dans le pays.

Puis en 2001, à la suite de l'assassinat de son père, il est désigné par l'entourage de ce dernier pour tenir la présidence de la République démocratique du Congo.

Suite à un accord de paix qui met fin à la deuxième guerre du Congo, un gouvernement de transition a été mis en place en 2003 et comporte les chefs des deux principaux groupes rebelles qui deviennent ainsi « vice-présidents ». Cette transition prévue pour durer 2 ans devait déboucher sur des élections avant la fin de l'année 2005. En fait, les retards dans l'exécution la repoussent jusqu'à fin 2006.

Le 28 mars 2004, des supporters de l'ancien président Mobutu Sese Seko tentent en vain de renverser Kabila fils par un coup d'État.


Cérémonie du mariage avec Olive Lembe di Sita le 1er juin 2006Depuis son arrivée au pouvoir, Joseph Kabila doit faire face à des guerres répétées dans l'Est du Congo où des forces rebelles internes ou appuyées par des gouvernements voisins (Ouganda, Rwanda) tentent de déstabiliser le pays par la violence, le crime, le pillage des ressources. Néanmoins ces rebelles sont aussi motivés par autre chose que l'appât du gain et le contrôle des mines d'or et de diamant : les anciens génocidaires hutu se réarment au Congo et mènent des raids militaires au Burundi. Le Rwanda comme le Burundi qui souhaitent entrer dans une période de calme dans la région des Grands Lacs, pourchassent les miliciens interahamwe dans l'Est de la RDC.

Joseph Kabila s'est présenté à la première élection présidentielle libre du Congo en 2006. Il a été accusé par ses opposants de ne pas être congolais mais tanzanien (ou rwandais). Ces arguments n'ont pas été considérés comme reçevables par la cour suprême congolaise. Des combats à l'arme lourde ont aussi eu lieu dans Kinshasa contre son rival du second tour, Jean-Pierre Bemba.

Kabila est à la fois le plus jeune président du pays, ainsi que le premier président légitiment élu.

Paul Biya

Posté le 18.05.2007 par feobus
Paul Biya'a bi Mvondo est né dans le village de Mvomeka'a, situé au sud du pays dans la partie qui était encore sous contrôle français. Il passe successivement par le Lycée Louis-le-Grand, l'Université de Paris, l'Institut d'études politiques de l'Université de Paris, où il obtient un diplôme de relations internationales en 1961, et à l'Institut des hautes études d'outre-mer.

Dès 1962, il devient chargé de mission à la Présidence de la République dans le gouvernement du président Ahmadou Ahidjo. En 1968, il est nommé Ministre Secrétaire général à la Présidence, puis en 1975 Premier ministre par Ahidjo. Il devient Président le 6 novembre 1982 après l'annonce radiodiffusée par le président Ahidjo de démission le 4 novembre. En 1984, à la suite d'une tentative de coup d'État de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, il change d'orientation politique alors qu'il était encore entouré des anciens caciques de l'ex-président, souvent originaires du Nord du pays.

En mars et avril 1991, les opérations de désobéissance civiles « Villes mortes » et les émeutes le contraignent à accepter des élections libres.

En 1992, lors des premières élections multipartites, il aurait perdu les élections présidentielles face à John Fru Ndi, mais se serait maintenu au pouvoir grâce à des fraudes massives. Il s'en suivra un boycott de l'élection présidentielle de 1997 de la part de nombre de partis de l'opposition.Le 11 octobre 2004, il est reconduit pour un nouveau septennat après vingt-deux ans passé à la tête du pays, face à une opposition divisée et un scrutin sujet à caution.

De nombreuses organisations, comme Amnesty International, ont critiqué le régime de Paul Biya, accusé de restreindre les libertés fondamentales des Camerounais. Celà inclue notamment le contrôle des médias (journaux, radio et television) [1] et des violations des droits de l'homme [2].



Faure Gnassingbé

Posté le 18.05.2007 par feobus
Né le 6 juin 1966 à Afagnan, Sud-Est, Faure Gnassingbé a notamment étudié l'économie et la gestion à l'Université Paris-Dauphine et a obtenu un MBA à L'Université George Washington aux USA (maîtrise en administration des affaires). Il a la réputation d'être un technocrate et un gestionnaire avisé.

Il a été député au sein du parlement togolais pour la circonscription de BLITTA sous l'étiquette de l'ancien parti unique Rassemblement du peuple togolais (RPT), et devint ministre des Travaux publics, des Mines et des Télécommunications du gouvernement de Koffi Sama le 29 juillet 2003.

À la suite du décès de son père survenu le 5 février 2005 et d'un coup d'État constitutionnel soutenu par l'armée et une milice dirigee par son frere Kpatcha, il fut nommé président. Sous la pression de l'opposition, de l'Union africaine et de la communauté internationale, Faure Gnassingbé renonce d'abord à être président jusqu'au terme du mandat normal de son père et annonce des élections dans les 60 jours. Puis il renonce à la modification de la constitution votée en toute hâte au lendemain de la mort de son père pour évincer le président intérimaire. Enfin, le 25 février, il renonce à son mandat de président par intérim et se porte candidat aux élections présidentielles. La légalité constitutionnelle est presque rétablie. Le président de l'Assemblée nationale évincé, longtemps bloqué par l'armée togolaise à la frontière béninoise, n'ayant pas pu malgré tout récupérer son poste comme prévu par la constitution.

Il est par la suite déclaré élu lors d'une élection contestée le 24 avril avec 60,6% des voix. L'opposition a vivement dénoncé l'irrégularité de ces élections et des affrontements entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre et milice du RPT (parti au pouvoir avec le soutien de l'armee) ont eu lieu dans la capitale politique du pays. Ils auraient entraîné 800 morts parmi les opposants, selon la ligue togolaise des droits de l'homme et les enquêteurs de l'ONU. La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, s'est déclarée satisfaite de l'élection présidentielle. Le 3 mai, la Cour constitutionnelle confirme les résultats de l'élection.

Faure Gnassingbé, le nouvel homme fort du Togo et fils du président Gnassingbé Eyadéma décédé samedi, était au centre du dispositif mis en place par son père pour lui succéder au pouvoir.


L'armée lui a officiellement "confié" le pouvoir et fait allégeance samedi soir, quelques minutes après l'annonce du décès du président Eyadéma, survenu tôt dans la matinée.


Agé de 39 ans, Faure Gnassingbé a pour mère une femme Atakpamé, originaire de la région des plateaux dans le sud du pays (alors que le général Eyadéma était un Kabyé venu du nord du Togo). Il a suivi des études de finances et de gestion en France et aux Etats-Unis, où il a obtenu un Master en Business Administration (MBA), avant de rentrer au pays au milieu des années 1990.


"Faure", comme l'appellent communément ses proches, exerçait jusqu'à samedi les fonctions de ministre des Mines, de l'équipement et des télécommunications au sein de l'actuel gouvernement.


Il était surtout le "grand argentier" et conseiller financier de son père, dans les domaines des phosphates, de la téléphonie ou de la prospection pétrolière. Il suivait les intérêts de la famille au sein de plusieurs entreprises "privatisées" et installées dans la zone franche de Lomé (dirigée par son frère Kpatcha Gnassingbé).


Homme discret, réputé habile, Faure Gnassingbé est considéré comme le chef du "clan des progressistes" au sein du Rassemblement du peuple togolaisparti présidentiel), dont il est également député pour la circonscription de Blitta (centre).


Outre l'armée, il peut en théorie compter sur le soutien de plusieurs ministres du gouvernement de son père: les ministres de l'Intérieur, Akila-Esso Boko; de la Justice, Katari Foli-Bazi; de la Communication, Pitang Tchalla; ou encore le secrétaire-général du RPT, Dama Dramani.

Yayi Boni

Posté le 18.05.2007 par feobus
Yayi Boni est né en 1952 à Tchaourou dans le nord du pays dans une famille musulmane mais il s'est converti au protestantisme. Il appartient à trois ethnies influentes du Bénin, Nago (de la famille Yorouba) par son père, Peul et Bariba du côté de sa mère.

Il est docteur en économie, diplômé de l’université de Paris IX Dauphine. Il fut conseiller technique aux affaires monétaires et bancaires, sous la présidence de Soglo, de 1991 à 1996, avant d’être nommé président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) en décembre 1994 jusqu'en février 2006 suite à sa démission pour se présenter aux élections présidentielles.

Marié et père de cinq enfants, il est un candidat indépendant soutenu par une coalition de mouvements et de petits partis politiques. Son slogan était « Ça peut changer ! Ça doit changer ! Ça va changer ! ». Le 5 mars, il arrive en tête du premier tour de l'élection présindentielle avec 35,60%. Le 19 mars, lors du second tour il remporte l'élection avec 74,51% face à Adrien Houngbédji. En l'absence de parti, il a su rallier à sa cause des personnalités respectées dans le pays telles qu'Albert Tevoedjré, ancien secrétaire général adjoint de l'ONU ou l'ex-chef d'État Émile Zinsou.

Son score élevé au second tour peut s'expliquer par le rejet populaire du système Kérékou, dont Adrien Hongbedji avait été le ministre, et l'affairisme qu'il avait développé. En plus d'une bonne gouvernance, Boni déclare vouloir agir sur le développement du secteur privé (« faire du Bénin le Hong-Kong de l'Afrique »), sur la scolarisation des filles, ou encore sur la réhabilitation de l'agriculture.

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