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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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16.05.2008
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Hommes et Femmes noirs illustres

Aimé Césaire

Posté le 10.05.2008 par feobus


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AIMÉ C ÉSAIRE PÈRE DE LA NÉGRITUDE

Posté le 10.05.2008 par feobus


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Aimé Césaire

Posté le 10.05.2008 par feobus


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Aimé Césaire

Posté le 10.05.2008 par feobus

Rama Yade

Posté le 10.05.2008 par feobus
Rama Yade - Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme.

Elle s’appelle en réalité Ramatoulaye Yade-Zimet, ayant épousé Joseph Zimet, militant socialiste (…) et chargé de mission à la communication de l’Agence française du développement (…) et fils du célèbre chanteur yiddish Ben Zimet (…).

Née le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal), Rama Yade est issue de la haute bourgeoisie noire : sa mère est professeur et son père, professeur d’histoire, fut le bras droit et secrétaire particulier du président (accessoirement socialiste) Léopold Sédar Sengor.

De confession musulmane (elle est toujours pratiquante et volontiers prosélyte en cette matière), elle a été éduquée dans un collège catholique. Elle est arrivée en France en 1987, lorsque son père fut pratiquement exilé à Paris, le successeur de Senghor, le président Abdou Diouf ne le détestant même pas cordialement. La famille s’installe donc dans un immeuble résidentiel de Colombes (Hauts-de-Seine). Son père ayant divorcé, elle est demeurée avec sa mère et ses trois frères et soeurs. Elle continue à fréquenter des écoles privées catholiques, passant son baccalauréat en 1994.

Sa mère se rapproche du Parti communiste, via le Secours populaire français. Rama Yade s’implique dans cette organisation para-communiste, devenant monitrice pour les enfants défavorisés. Elle visite ainsi la «France profonde », en retirant un grand respect envers «ce communisme de proximité, non idéologique mais humaniste ». Elle aura ensuite sa période Black Panthers, avec portraits de Malcolm X sur les murs de sa chambre.

Après hypokhagne, cette femme aux idées bien arrêtées, et parfois cassante et trop sûre d’elle, s’oriente vers l’Institut d’études politiques de Paris (diplômée en 2000). Elle a été reçue, en 2002, au concours d’administrateur du Sénat (elle serait la première femme noire à réussir ce concours, mais d’autres femmes noires avaient déjà atteint ce poste par voie interne), étant alors affectée à la commission des affaires sociales, pour les secteurs de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’outremer.

En septembre 2005, elle bénéficie d’une promotion fulgurante comme adjointe à la directrice des programmes de Public-Sénat, la très coûteuse chaîne de télévision dirigée par Jean- Pierre Elkabbach, qui la protégera dès cet instant et la fera profiter de son entregent (notamment auprès de Christian Poncelet).

En février 2006, elle réintègre les services du Sénat, étant une nouvelle fois promue comme directrice adjointe du département des ressources humaines. Elle a également rejoint le Club XXIe Siècle, le groupe de pression des personnalités issues de l’immigration dont elle est vice-présidente, tout comme Rachida Dati (pour des détails sur ce club, cf son portrait paru dans F&D 235). On la retrouve au Club Averroès, nettement plus engagé à gauche, qui réunit également des membres des « minorités visibles ».

À la suite de l’incendie d’un immeuble du XIIIe arrondissement occupé illégalement par des familles africaines en 2005, elle signe alors, sous le pseudonyme d’Aminata Fall une tribune vengeresse dans Le Monde afin que la France « cesse de regarder ses enfants comme des gens d’ailleurs et les reconnaisse enfin comme les siens ».

Suivra alors un livre, Noirs de France , dont on cite rarement le sous-titre : Les Nouveaux Neg’Marrons (les nègres marrons, étant les esclaves noirs en fuite).

Bien qu’hostile à la Constitution européenne et favorable à l’intervention américaine en Irak (même si « le résultat n’est pas à la hauteur des attentes »), elle adhère finalement fin 2005 à l’UMP et non au PS comme on l’aurait pensé : «Rama fait l’unanimité à gauche. Le paradoxe est qu’elle n’existerait pas au Parti socialiste. Les gens de talent et d’expérience appartenant aux minorités sont nombreux au PS » explique un cadre du PS (Le Monde, 2 mars 2007).

Il semble qu’en réalité, elle fait un rapide passage au Parti socialiste comme l’assurent plusieurs responsables de ce parti, mais en soit parti, faute de bénéficier d’une promotion rapide.

Elle demande aussitôt à rencontrer personnellement Nicolas Sarközy, «qui a mis fin à la double peine» et va désormais lier son destin avec lui. Ce dernier qui l’a remarquée et recherche des responsables issus des « minorités visibles », la propulse dès le 6 mars 2006 secrétaire national de l’UMP en charge de la francophonie, un poste très recherché alors qu’elle n’a aucune expérience ni militante ni politique.

Cette adepte de la discrimination positive » apparaît sur la scène médiatique le 14 janvier 2007 lors du congrès d’investiture de Sarközy où elle dénonce le Parti socialiste, accusant ses dirigeants d’être « sans projet, sans idées, sans vision » et d’avoir créé une «République du guichet» en accordant aux enfants de l’immigration «de la pitié plutôt que le respect », allant jusqu’à évoquer la mémoire de Gaston Monnerville, ancien président du Sénat.

Très vite, avec Rachida Dati, elle bénéficie des faveurs des médias. Bien que fréquemment citée parmi les candidats des minorités pour l’UMP à Paris ou en Ile-de-France, elle préfère ne pas être candidate et se contente de fréquenter les plateaux audiovisuels. Sans doute a-t-elle raison : aucun candidat des minorités visibles, sauf une socialiste, d’origine guadeloupéenne, à Paris, n’a été élu en métropole.

Elle aurait dû devenir secrétaire d’Etat à la Francophonie (poste finalement confié à Jean-Marie Bockel) mais, quelques heures avant sa nomination, certains ont quand même remarqué l’inimitié totale que lui porte (comme à son père) Abdou Diouf, président de l’Organisation internationale de la francophonie (il refuse même de lui parler). Elle a donc été affectée aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme même si elle ne connaît strictement rien au premier sujet. Selon des sources orales, elle appartiendrait à la franc-maçonnerie féminine mais nous n’en avons pas trouvé de trace écrite.

Lurel : Touche pas à ma niche !

Posté le 09.05.2008 par feobus
Victorin LUREL constate que sur près de 400 « niches fiscales » répertoriées, le gouvernement semble s'acharner presqu'exclusivement sur les mesures spécifiques à l'outre-mer. Le député rappelle que l'encouragement par la défiscalisation à l'investissement dans les outremers se justifie par la raréfaction des crédits d'intervention de l'Etat outre-mer rendant particulièrement nécessaire l'investissement dans le BTP, un des secteurs les plus créateurs d'emplois. A titre d'exemple, le budget du ministère de l'Outre-mer a diminué d'un tiers depuis 2002 et la dette de l'Etat envers les opérateurs du logement social culmine à plus de 500 millions d'euros ! Les outremers contribuent donc déjà massivement à la rigueur budgétaire imposée depuis 2002. Aussi, Victorin LUREL demande-t-il à ce que les 168 millions d'euros d'économie fiscale attendus par le Gouvernement de ce plafonnement, s'il intervient, soient intégralement réinvestis dans des crédits d'investissement sur des chantiers publics dans ces territoires dont les besoins en termes de rattrapage de développement sont considérables

Articlé publié par Albert Philippe

ASSEMBLE NATIONAL

Barack Obama : portrait d’une légende inachevée

Posté le 09.05.2008 par feobus
Physique à la Tiger Woods, éloquence à la John F. Kennedy, histoire digne d’un self-made-man, Barack Obama n’avait, aux yeux de l’Amérique, pratiquement qu’un défaut : il fumait. Mais l’homme qui se dresse sur la route d’Hillary Clinton a tenu sa première promesse de campagne en renonçant, comme il l’avait juré à sa femme, au tabac.




AFP/Saul Loeb Va-t-il aujourd’hui tenir toutes ses promesses en remportant les primaires démocrates, puis l’élection de novembre ? Improbable il y a encore quelques mois, le succès de Barack Obama n’est plus impossible. Face à une Hillary Clinton symbolisant l’expérience, le sénateur de l’Illinois, qui n’a même pas achevé son premier mandat, a prouvé que l’épaisseur d’un CV n’avait rien d’indispensable. L’histoire américaine donne d’ailleurs raison à ce « junior ». En 1960, un John F. Kennedy avait bien battu un Richard Nixon vice-président, et, en 1992, Bill Clinton, qui n’avait pour seul bagage que d’avoir été gouverneur du petit Etat de l’Arkansas, avait bien terrassé George Bush père, un président sortant d’une victoire lors de la première guerre du Golfe.

Plus blanc que noir de culture

« L’espoir est ce qui m’a conduit ici. Avec un père kenyan, une mère du Kansas et une histoire telle qu’il n’en existe qu’aux Etats-Unis », avouait, ému, au soir de la primaire de l’Iowa, cet enfant né d’un père noir qui a rapidement quitté le foyer familial et d’une mère blanche. Barack Obama, qui n’a que quarante-six ans, n’est cependant pas un Afro-Américain classique. Plus blanc que noir de culture, ce métis offre un visage dans lequel peuvent se reconnaître aussi bien les minorités qu’une Amérique blanche. Brillant élève, passé par les plus grandes universités (Columbia, Harvard), cet enfant de la classe moyenne qui a grandi en partie en Indonésie et à Hawaii aura aussi dirigé la prestigieuse « law review » de la fac de droit de Harvard. Si, physiquement, celui qui est actuellement le seul Noir siégeant au Sénat a des allures d’outsider, il a su se hisser au sein de l’« establishment » qu’il prétend aujourd’hui vouloir combattre.

Marquer l’Histoire

Avocat ayant renoncé à une carrière qui s’annonçait rémunératrice pour se lancer dans des causes sociales, Barack Obama n’a percé sur la scène nationale que lors de la convention démocrate de 2004. Celui qui n’était encore qu’un élu local de l’Illinois avait, par son éloquence, conquis la foule. « Les mots peuvent inspirer », répondait-il d’ailleurs ce week-end à une Hillary estimant que ses beaux discours pesaient moins que sa propre expérience, à elle. En homme pressé, ce joueur de poker veut griller les étapes. Le clan Clinton, qui a trop longtemps cru qu’il attendrait poliment son tour, a refusé d’admettre que son ambition était de marquer l’Histoire.

Faisant la course en tête, ce père de famille modèle (deux filles de neuf et six ans), décrit comme un mari fidèle, va devoir faire face à un torrent de critiques et de rumeurs émanant aussi bien du camp d’Hillary Clinton que de celui des républicains. Lui qui a déjà avoué avoir goutté à la cocaïne et dont le second prénom est Hussein (en hommage aux origines musulmanes d’un père devenu athée) offre une cible facile pour les extrémistes. Se voulant l’homme de la réconciliation nationale et le symbole d’une Amérique postraciale, Barack Obama, qui a fait d’Abraham Lincoln son modèle, n’a encore écrit que les premiers chapitres d’un destin qui pourrait s’avérer légendaire.

D. BX. (Bureau de New York)

Barack Obama contre-attaque sur la question raciale

Posté le 09.05.2008 par feobus
Barack Obama a-t-il réussi à sauver sa candidature en dénonçant de nouveau mardi, à Philadelphie, les propos incendiaires de son ancien pasteur Jeremy Wright ? En prononçant devant pas moins de huit drapeaux américains, le premier discours de sa campagne consacré aux tensions raciales des Etats-Unis, le candidat démocrate a tenté un périlleux exercice : condamner la vision de Wright, un prédicateur très populaire de Chicago qui accuse régulièrement le gouvernement américain de racisme et de complots antinoirs, sans pour autant désavouer son «conseiller spirituel» depuis vingt ans ; rassurer ses électeurs blancs, soupçonneux d’une telle amitié, sans s’aliéner ses partisans noirs, massivement derrière lui. Au lieu de se limiter à un simple exercice de gestion de crise, Obama a placé la controverse dans le plus large contexte de la question raciale «très complexe» des Etats-Unis, invoquant par moments son histoire personnelle, comme les élans racistes de sa grand-mère blanche, sur fond d’analyse historique.

Grands moments. Un tour de force particulièrement réussi à en juger par le nombre de critiques dithyrambiques, du commentateur Bill Schneider sur CNN («le discours le plus sophistiqué que j’ai jamais entendu sur la race et la politique») à l’éditorial du New York Times de mercredi qui a salué la performance «mémorable» de Barack Obama, évoquant les plus grands moments «de Abraham Lincoln, Franklin D. Roosevelt et John Kennedy». Selon le journal (qui soutient Hillary Clinton), Obama a très bien établi la distinction entre sa relation religieuse avec le pasteur, une affaire privée, et son absence de relations politiques avec l’homme de foi, qui si elles existaient, concerneraient les électeurs. A ceci près que le révérend Wright faisait techniquement partie de la campagne Obama jusqu’à sa démission du comité de conseil spirituel, la semaine dernière. Audacieux, Barack Obama a touché à des sujets épineux et potentiellement explosifs. Il a déclaré que l’amertume exprimée dans les «propos insupportables» de son ancien pasteur était répandue dans la communauté afro-américaine et en partie justifiée, compte tenu des discriminations qui ont marqué l’histoire américaine récente et leurs conséquences toujours palpables.

Encore plus rare de la part d’un politicien américain en campagne : il a invoqué le ressentiment de certains Blancs qui se sentent «floués» du rêve américain par les immigrés et des mesures comme la discrimination positive à l’embauche. «Les remarques faites et les questions qui ont surgi ces dernières semaines reflètent la complexité de la question raciale dans notre pays que nous n’avons jamais réellement assumée», a déclaré Barack Obama avant d’appeler à un projet commun fédérateur. Un vœu pieu qu’il aimerait voir exaucer, tant le scandale des sermons du révérend Wright affecte son image.

Popularité. Même les critiques les plus enthousiastes du discours de Philadelphie émettent néanmoins des doutes. «Les Américains ont du mal à mettre dans le même sac la tendresse de Barack Obama pour sa grand-mère avec son affection pour le révérend Wright, deux proches qu’il dit ne pas pouvoir renier, malgré leurs dérives : on ne choisit pas sa famille, mais on choisit son pasteur», commentait l’analyste Suzanne Malvaux sur CNN. En refusant de désavouer le révérend, Obama a pu rater une occasion de rassurer des électeurs centristes dont le rôle sera essentiel en novembre, s’il se retrouvait en lice contre John McCain. La «controverse des sermons» a affecté sa cote de popularité au cours des deux dernières semaines : le confortable avantage dont disposait Obama sur Hillary Clinton a pratiquement fondu, selon l’institut de sondage Zogby : Obama n’a plus que trois points d’avance sur Clinton (47 % contre 44 %) au lieu de 14 points, courant février. Selon John Zogby, le président de l’institut de sondage, «plus Obama s’approche de l’investiture, plus les Blancs durcissent leurs questions au sujet d’un candidat afro-américain».

Antoine Wave Garnier

Posté le 09.05.2008 par feobus
Où sont les organisations de défense des droits de l’homme toujours impatientes à se jeter sur le bout de gras sélectionné et brailler leur propagande autant esthétique que mensongères, les associations anti-racisme de toutes sortes, de défenses des droits des personnes noires, associations quelconques capables de rassembler des Français(e)s de toutes origines (mais pas seulement) et de toutes confessions partageant les valeurs humanistes et les positions défendues par M Césaire ? A-t-on assisté à de larges manifestations paisibles dans les grandes villes de France et dans les petits villages pour soutenir le discours de l’homme fondamental ?

Est-ce la France qui a rendu un hommage à M. Aimé Césaire, ou une frange symbolique de personnalités politiques françaises pour lesquelles cela ne coûte pas grand chose que d’assister à ses obsèques, fussent-elles «nationales», voire même leur est profitable en termes de réévaluation de leur propre notoriété ? S’il y a vraiment quelque chose de gênant à ce que M. Césaire ne repose pas au Panthéon auprès de grands hommes dont il a la stature, sa famille et lui ont fait le bon choix en choisissant à ce qu’il reste en Martinique. Là au moins, il est sûr d’y être plus visité avec chaleur par ses admirateurs-trices que Victor Hugo et autres isolés touristiques du Luxembourg.



Antoine Wave Garnier

Aliker

Posté le 09.05.2008 par feobus
Indiscutablement, lorsque l'on naît "Grand-Homme", même en quittant ce bas monde, on le reste. Pour la cérémonie d'aurevoir en son honneur, Aimé Césaire a encore fait la démonstration et de son talent et de cette grandeur qu'on lui reconnait comme durant tout son séjour parmi nous.
Dans une société martiniquaise rongée par certains symptômes d'aliénation, dans laquelle paraitre foncé pour ne pas dire "neg" était et continue d'être un poids au regard de la mentalité de certains "Sékélé", les ancêtres ont voulu que celui qui allait être l'âme, la voix des martiniquais et des Nègres tout simplement fût plus "Neg" que l'insulte proférée à ceux qui ont le malheur d'être plus foncés aux Antilles. Comme pour donner un coup de griffe à cette imbécilité héritée du colon.


Pierre Aliker: Résumé du sens de la vie et du combat d'Aimé Césaire.

"Il faudrait se persuader que les experts des questions martiniquaises , ce sont les martiniquais". Du haut de son siècle, le fidèle compagnon d'Aimé Césaire, dignement, a donné une cinglante réplique à tous ceux qui seraient encore obnubilés par l'idée de croire que leurs idées sont la norme, la vérité. Avec l'élégance qui le caractérise, et un sourire malicieux, monsieur ALIKER a remis les pendules à l'heure. Cette phrase à elle seule résume le sens de la vie et du combat de son ami qui, très tôt, avait compris que les experts des questions nègres, devraient être les nègres et non le colon esclavagiste et maléfique.

La très remarquée absence des délégations officielles africaines.

Dans leur ensemble, les Africains ont une relation particulière avec Aimé Cesaire. Pour la plupart ils l'ont lu et étudié et leur admiration pour lui est sans faille. C'est la raison pour laquelle, ils ont été en pensée et de cœur en communion avec leurs frères et sœurs martiniquais.
Sans être chassés, les délégations officielles [politiques] africaines ont eu la sagesse de ne pas venir dire Au revoir à celui sans lequel, ils ne bénéficieront même pas de leur place de valets "nobles" du colonisateur. Les politiques africains se sont exclus d'eux-mêmes. Contrairement à ceux qui veulent leur en tenir rigueur, il faut y voir pour une fois, une logique dans leur démarche et une forme de respect.
Aimé Césaire ne s'est jamais accommodé des comportements vils et d'esclaves, de pantins, de larbins comme c'est le cas pour la plupart hélas de ceux des gouvernants africains. En s'abstenant de se montrer ils ont, à leur façon, respecter la mémoire d'Aimé Césaire.

Une Présence assez absente mais une fois de plus indécente.

Contrairement aux politiques africains, les français ont brillé par leur présence massive. Une présence sous le sceau "national". Mais en réalité, une présence motivée par des calculs électoraux pour l'argument le moins vicieux. Une présence indécente, dont les symboles les plus parlants François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Le premier a eu la brillante idée d'exclure au programme Césaire sous le prétexte de la non maturité des esprits. C'est vrai d'un côté que Césaire ce n'est pas du léger et pour le comprendre, il en faut ...
Le second, le président en chef de tout ce qui est contre l'émancipation, la libération du nègre s'est brillamment illustré à Dakar par un discours mémorable, qui a le mérite de montrer les abyssales lacunes des politiques français sur l'Afrique et/ou alors leur très grande aptitude à travestir les faits. Ce n'est pas un hasard, toute réflexion faite, si cette coprolalie a eu lieu à Dakar. N'est-ce pas Dakar qui avait un président qui était français, académicien et qui résidait en normandie 9 mois/12 pendant sa présidence ?

A qui va veut-on faire croire que subitement, le politique français a changé et s'est pris du coup de sympathie pour l'homme qui a exalté le nègre et l'Afrique ? Derrière tout cela, il y a l'image à soigner. En se prostituant de cette façon, le politique français escompte faire de grand retour d'investissement ou devrais-je dire de "prostitution". La mesquinerie est derrière tout cela et céder à la tentation d'y voir une marque de sympathie c'est faire preuve de naïveté.

Lecon aux Africains/Nègres qui se fourvoient.

Certes 'avec Léon Gontran Damas et Senghor, Césaire a été à l'origine de la négritude, il va s'en dire qu'il reste le maitre incontesté et incontestable de la prise de conscience d'être Nègre et d'en être fier. Ce qui l'a fondamentalement démarqué de Senghor sur l'essence même de la négritude. Même dans son combat politique, il ne s'est jamais départi de cet esprit de droiture, de dignité et d'honneur qui devrait accompagner chaque acte du Nègre dans sa lutte pour sa libération. Toute compromission ou écart était et reste synonyme de demeurer à jamais esclave.
Malgré cette distanciation et surtout la tentation du colon français de les mettre en opposition pour isoler Césaire et surtout approfondir la division entamée entre africains ce dernier n'a jamais failli. A la question qui lui a été posée sur la célèbre boutade: "la raison est hellène et l'émotion est nègre", il a cette réponse d'une grandeur césairienne: "les mots ont dû dépasser sa pensée". Quel seigneur ce Césaire !Pendant que l'helléniste Senghor pourchassait, traquait Cheikh Anta Diop, Césaire prenait la mesure des travaux du savant et ceci renforçait sa condition de Nègre. Aimé Césaire a et restera parmi les plus grands défenseurs de l'Afrique et c'est pour cette raison que les africains lui sont et seront toujours reconnaissants.

Les poèmes de Césaire comme réponse à la coprolalie du président français à Dakar.

Après la démonstration d'incurie historique du discours de Dakar par le président français, il y a eu des réactions de la part de certains africains, mais force est de constater qu'une fois de plus, Aimé Césaire, par la voix de Maximin et des autres artistes venus lui chanter leur reconnaissance, a le mieux su répondre à monsieur Sarkozy et toute sa bande. Lus par ces africains et antillais venus lui dire merci, les poèmes du maître ont été assenés comme des uppercuts aux oreilles de la délégation française. Ces oreilles qui ne voulaient pas entendre cette voix qui leur rappelait des années durant la laideur de leurs pensées, l'inhumanité de leurs actions ont, l'instant de cet au revoir, dû se soumettre et se résoudre à écouter le catalogue de leurs avanies, de leurs horreurs , de leur déshumanisation du Nègre. Comme dans la plupart de ces poèmes, Aimé Césaire a une fois de plus, préféré théâtraliser son propos pour mieux le faire comprendre. En même temps, il a répondu à l'humiliation que la république a voulu lui servir comme récompense de son génie créateur, en ne laissant aucun de ses membres prendre la parole à sa cérémonie. Le discoureur de Dakar ne connaît peut-être pas le proverbe créole " "Bon Dieu l'est farceur !" "

Même dans tes derniers instants parmi nous, tu as démontré que tu es le GRAND.

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