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feobus
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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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Blog Actualité
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28.03.2007
Dernière mise à jour :
23.11.2009

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Hommes et Femmes noirs illustres

Rob Nabors

Publié le 08/02/2009 à 12:00 par feobus
Rob Nabors
Il a aussi nommé Rob Nabors, actuellement directeur de la Commission d’appropriation (House appropriations Committee), au poste d’adjoint d’Orszag. Comme pour la plupart des nominations précédentes, ils sont tous deux aussi des vétérans du gouvernement Clinton.

Booker T. Washington

Publié le 31/01/2009 à 12:00 par feobus
Booker T. Washington
Booker Taliaferro Washington ( 5 avril 1856 – 14 novembre 1915 ) fut enseignant, écrivain et surtout un militant qui défendit les droits des Américains noirs.

Washington est né esclave, d'un père blanc et d'une mère noire, dans une ferme du sud-ouest de la Virginie. A l'abolition, en 1865, il exerce divers travaux manuels avant de poursuivre des études à l'université de Hampton, en Virginie. Il devient ensuite lui-même enseignant à Hampton. Sur recommandation du président de l'université de Hampton, le général Armstrong, Washington fonde en 1881 la première école normale (chargée de former les enseignants) destiné aux populations noires dans le Sud, l'institut de Tuskegee en Alabama.

Le 18 septembre 1895, Washington prononça le discours qui marquerait le tournant de sa carrière lors de l'inauguration de l'Exposition Internationale des Etats producteurs de coton à Atlanta, plus connu sous le nom de Compromis d'Atlanta. Devant une assemblée composée de personnes blanches et noires, il expose ses convictions quant à l'émancipation de son peuple, trente ans après la fin de l'esclavage. "Nous pouvons, sous toutes les facettes de notre existence sociale, être séparés comme les doigts, mais nous unir en une main pour toute chose essentielle à notre progrès mutuel[1]." Ces paroles marqueront durablement les esprits. Car dans l'idéologie de Washington sont encore perceptibles des positions de soumission à l'égard du peuple blanc et une incapacité à sortir brutalement de la ségrégation, ce qui lui attirera les foudres d'autres leaders noirs de l'époque. Toutefois, sa volonté de cohésion des deux peuples , sa foi dans une convergence des intérêts des deux "races" (Washington emploie le terme de race pour parler des Noirs et des Blancs), lui ont permis de se faire entendre des plus hautes instances blanches du Sud comme du Nord.

Jusqu'à sa mort en 1915, Washington a fait figure de représentant majeur de la communauté afro-américaine des États-Unis.

Le 4 novembre 2008, dans son discours de clôture de la campagne faisant suite à la victoire de son adversaire Barack Obama, le Sénateur John McCain a fait référence à Booker T. Washington. Il cherchait à indiquer qu'il aura fallu une centaine d'année entre l'invitation du Président Theodore Roosevelt à Booker T. Washington et l'élection à la plus haute marche d'un afro-américain.

ward oonerly

Publié le 31/01/2009 à 12:00 par feobus
ward oonerly
Dans le Massachusetts, les électeurs ont rejeté une proposition visant à abroger l’impôt sur le revenu, ce qui aurait privé l’Etat de 40% de ses recettes fiscales et entraîné une réduction drastique des programmes nécessaires et des services.
La plus mémorable des consultations s’est déroulée en Californie et proposait de limiter le mariage aux couples hétérosexuels, une mesure déjà en place dans 27 Etats. Mais en Californie, des milliers de couples gays se sont déjà mariés depuis une décision de la Cour suprême de l’Etat en mai dernier, une autorisation également en vigueur dans le Connecticut depuis ce mois-ci et dans le Massachusetts.
Cependant, de nombreux Etats autorisent les unions civiles. Mais Barack Obama et John McCain s’étaient opposés à cet amendement californien, qui figurait également sur les bulletins de vote de Floride et d’Arizona. Dans ce dernier Etat, l’interdiction a été votée.
Dans le Dakota du Sud, l’initiative proposant d’interdire l’avortement, sauf en cas de viol, d’inceste et de menace grave pour la la mère a été refusée. Une loi plus sévère, sans le viol, ni l’inceste avait déjà été adoptée en 2006. Et si cet amendement était passé, il aurait pu donner lieu à contestation devant la Cour suprême, en raison du droit à l’avortement depuis l’arrêt Roe contre Wade de 1973.
Dans le Colorado, une proposition concernait définissait la vie humaine dès sa conception et donc mettait indirectement en cause l’avortement. L’idée a été refusée après le vote de mardi. Dans le Michigan, une notification visait à limiter les recherches sur les cellules souches.
Dans le Colorado et le Nebraska, il s’agissait de se prononcer sur une interdiction de la discrimination positive, concernant la race et le sexe, comme cela est déjà en place en Californie, dans le Michigan et à Washington. Le Nebraska a adopté cette mesure. Le chef de file du mouvement californien, l’homme d’affaires Ward Connerly, déclarait que des candidatures comme celles de Barack Obama, de Hillary Clinton et de Sarah Palin prouvaient que les Noirs et les femmes n’en avaient plus besoin.
En Arkansas, l’interdiction pour les couples non mariés d’adopter ou de devenir parents adoptifs a été souhaitée à la majorité des votes, une mesure soutenue par les conservateurs, condamnant ainsi les couples gays. Dans l’Etat de Washington, les électeurs ont décidé de rejoindre l’Oregon sur la liste des seuls Etats autorisant la possibilité de suicide assisté aux malades en phase terminale.
Dans le Missouri, les électeurs ont approuvé l’utilisation de 15% d’énergie électrique renouvelable à l’horizon 2021.
Dans le Massachusetts, il était question de dépénaliser la possession de marijuana, 28,4g au plus et cela a été accepté. Autre problème à l’ordre du jour: l’interdiction des courses de chiens. Dans le Michigan, une mesure proposant la marijuana à usage médical a été votée, comme cela existe déjà dans 12 autres Etats.
Sur les bulletins de vote figuraient aussi des choix multiples concernant la Chambre des représentants, le tiers du Sénat, une partie des gouverneurs, les Parlements locaux (lesdites législatures), certains juges, les sheriffs et les présidents de Commission électorale, entre autres... C’est pour cela que les opérations de vote sont longues et complexes et qu’il faille utiliser une machine, soit électronique, soit mécanique, pour décoder les cases cochées.

Clarence Thomas

Publié le 31/01/2009 à 12:00 par feobus
Clarence Thomas
Clarence Thomas, né le 23 juin 1948 à Pin Point, près de Savannah, en Géorgie, est un juriste américain, diplômé en droit de Yale, qui fut nommé, en 1991, juge de la Cour Suprême des États-Unis par le président George H. W. Bush. Il est — après Thurgood Marshall auquel il succède — le second noir membre de cette haute juridiction.

Abandonné par son père alors qu'il n'est agé que d'un an, Clarence Thomas est élevé par sa mère, Leola Anderson. Thomas a grandi dans la pauvreté et sa mère travaille dur comme bonne.

Alors qu'il n'a que six ans, son jeune frère met accidentellement le feu à la maison familiale. La famille doit alors emménager dans un petit appartement de Savannah avant de partir vivre chez le grand-père maternel.

Élevé dans la religion catholique, un temps passé chez les épiscopaliens, Thomas pense d'abord entrer dans la prêtrise et fait des études de sacerdoce dans un séminaire catholique du Missouri où il est confronté au racisme. Il entre plus tard au Collège de Sainte Croix, un établissement de Jésuites dans le Massachusetts, après que l'école ait commencé un programme de discrimination positive en faveur des noirs. Il y fonde alors un syndicat étudiant noir, soutient les Black Panthers et proteste contre les investissements en Afrique du Sud.

Radical libertarien au Collège, il évolue vers le conservatisme politique.

En 1974, il est diplômé en droit de Yale.

En 1975, Thomas lit Race and Economics de Thomas Sowell, un livre critiquant les réformes sociales et promouvant l'individualisme pour vaincre l'adversité. C'est devenu un livre de référence pour Thomas qui a déclaré que ce livre avait « changé [sa] vie ».

Marié à deux reprises, il a un fils.

De 1974 à 1977, il est assistant de l'Attorney General du Missouri.

En 1977-1979, il est avocat dans la société multinationale Monsanto puis assistant législatif du sénateur John Danforth en 1979-1981.

En 1981, il entre dans l'administration de Ronald Reagan.

En 1981-1982, il est secrétaire assistant pour les droits civiques au département de l'éducation et président de la Commission pour l'égalité des offres d'emplois de 1982 à 1990. Il y dirige les efforts fédéraux pour limiter la discrimination sur les lieux de travail. Mais son action irrite les groupes de droits civiques.

En 1990, le Président George H. W. Bush le nomme à la Cour d'appel fédérale du district de Columbia.

En 1991, suite à la démission de Thurgood Marshall de la Cour Suprême, George H. W. Bush le choisit pour le remplacer.

Marshall, premier et seul noir de la Cour suprême, serait alors remplacé par un autre noir, mais conservateur.

Pourtant de nombreuses organisations de défense des droits civiques comme la « NAACP », la « Urban League », et la « National Organization for Women » s'opposèrent à cette nomination du fait des positions de Thomas, hostiles à la discrimination positive en faveur des minorités ethniques et de ses positions hostiles à l'avortement.

La commission judiciaire du Sénat contrôlée par les démocrates l'interrogea longuement sur ses opinions politiques et son interprétation des lois. Les démocrates hostiles à Thomas firent alors parvenir aux médias un document classé du FBI portant sur une plainte d'Anita Hill, une ancienne collègue de Thomas à l'Université de l'Oklahoma, qui l'avait accusé d'harcélement sexuel. Hill mentionnait une conversation où Clarence Thomas aurait déclaré aimer les films pornographiques avec Long Dong Silver.

Hill fut appelée à témoigner devant la commission sénatoriale. Thomas dénonça une cabale et un lynchage raciste et rejeta toutes les accusations.

Thomas reçut le soutien de tous ses anciens collègues féminins, y compris celles qui ne partageaient pas ses options politiques, alors que la crédibilité de la plainte d'Anita Hill était remise en question du fait de nombreuses de ses contradictions. Après enquête, le sénateur démocrate Joseph Lieberman lui-même remit en doute les allégations d'Anita Hill. Le sénateur Strom Thurmond, ancien Dixiecrat (démocrate conservateur du Sud), lui apporta son soutien comme tous les conservateurs blancs.

Au bout du compte, la commission sénatoriale ne trouva rien pour corroborer les déclarations d'Anita Hill et Thomas fut difficilement confirmé par 52 voix contre 48 le 15 octobre 1991.

Il entra à la Cour suprême pour prendre son siège le 23 octobre 1991.

Clarence Thomas est un des juges les plus conservateurs de la Cour suprême. Il était proche de l'ancien Chief Justice William Rehnquist et de l'Assistant Justice Antonin Scalia, concordant avec eux, lors de Roper v. Simmons (2005), pour tenter de déclarer constitutionnelle la peine de mort contre des moins de 18 ans.

Avec Scalia, Samuel Alito et John G. Roberts Jr., il s'est opposé à la décision majoritaire de la Cour dans l'arrêt Boumediene v. Bush du 12 juin 2008, concernant les combattants illégaux et leur donnant droit à l'accès au système judiciaire ordinaire [1].

James fields

Publié le 31/01/2009 à 12:00 par feobus
James fields
Cullman County : c'est ici que l'élu local James Fields a passé la plupart de son existence. Il nous fait visiter la circonscription qu'il représente depuis un an au Parlement de l'Alabama. Ici, l'élection de James Fields avait elle aussi constitué un événement historique.


Descendant d'esclaves, il représente désormais une petite communauté qui n'avait jamais élu un Noir. D'ailleurs, à Cullman, 97 % de la population est blanche.


Son succès, James Fields l'a construit sur sa proximité avec les habitants d'une région qu'il n'a jamais vraiment quittée.


Ici, tout le monde connaît "M. le représentant". Son élection fait même la fierté de certains habitants.


Malgré une communauté apparemment conquise, tout le monde n'a pas vu d'un bon œil la candidature de James Fields. À commencer par l'un de ses meilleurs amis, sénateur démocrate, convaincu que sa couleur de peau serait un obstacle infranchissable et que la bataille était perdue d'avance pour le parti.


Des doutes, James Fields en a eu lui aussi. Il a, en fait, mis des années avant de franchir le pas et de se lancer en politique. Et il y avait peut-être de quoi douter.



L'ombre du Ku Klux Klan


Derrière son caractère paisible, Cullman cache en effet une réalité moins rose. L'ombre du Ku Klux Klan flotte encore sur la région. Jusque dans les années 1980, il y avait un camp d'entraînement secret dans les forêts aux alentours. Aujourd'hui encore, le Klan n'a pas entièrement disparu.


Certains habitants ont par exemple reçu sous leur porte, il y a quelques mois, un document, signé par le KKK, qui conseille aux habitants de Cullman de se méfier des étrangers parmi eux.


Si le Ku Kux Klan semble aujourd'hui marginalisé, le patriotisme sudiste existe toujours. Le drapeau confédéré flotte toujours devant quelques maisons.


Pour de nombreux Américains, ce drapeau rappelle la guerre de Sécession, lorsque le Sud a préféré entrer en guerre avec le Nord plutôt que d'abolir l'esclavage.

La nuit tombe, mais Monsieur le représentant est toujours au travail, à l'écoute de ses administrés. Ce soir, il a tout d'abord rendez-vous à la brigade des pompiers volontaires. Ils ont besoin d'une nouvelle ambulance, après un accident il y a quelques mois, et ont demandé à rencontrer James Fields, pour recevoir une aide de l'État.


Dans l'assistance, tout le monde est Blanc. Une promesse, quelques poignées de main et tout s'arrange.


Mais la soirée n'est pas finie pour ce travailleur infatigable. Plus loin, par exemple, c'est une école reculée qui a besoin d'argent.


Ici, on a voté massivement McCain en novembre, et on n'a pas l'habitude d'écouter un Noir représentant l'autorité gouvernementale. Mais, semble-t-il, on apprécie beaucoup James Fields.


En apparence, être Noir en 2009 à Cullman ne poserait aucun problème. Mais, sur la route du retour, nous nous égarons sur une route de campagne et la peur refait surface.


James Fields refuse de frapper à une porte pour demander son chemin. Le Sud n'a peut-être pas encore éradiqué tout ses démons.

france 24

Adrian Fenty

Publié le 31/01/2009 à 12:00 par feobus
Adrian Fenty
Adrian Malik Fenty (né le 7 décembre 1970 à Washington D.C.), est le sixième et actuel maire de Washington D.C., et le second plus jeune maire élu des États-Unis (après Luke Ravenstahl, de Pittsburgh).

Adrian Fenty, maire de Washington depuis janvier 2007, a été l'un des premiers élus à soutenir la candidature de Barack Obama. Les deux hommes sont depuis devenus amis. Démocrates, ils partagent la même vision de la politique. Et les mêmes origines. Adrian Fenty est, comme Barack Obama, métis, d'une mère blanche et d'un père noir. Pour leJDD.fr, il revient sur cette victoire historique.


Comment vous sentez-vous après la victoire de Barack Obama?
Je suis très excité. Je crois que nous regardons enfin vers le futur, pour notre pays mais aussi pour le reste du monde. C'est la vision qu'il va défendre durant les quatre prochaines années.

Dans le District de Columbia, où se trouve Washington, plus de 90% des habitants ont voté pour Barack Obama...
Les habitants de Washington DC savent reconnaître un grand candidat quand ils en voient un. (Rires)

Les Afro-américains ont-ils des attentes spécifiques?
Je crois que les Africains-américains, comme le reste des citoyens américains, attendent qu'il fasse ce qu'il a dit durant la campagne. Et c'est ce qu'il va faire. Il est "inclusif". Durant cette campagne, il a fait en sorte que tout le monde se sente concerné, que tout le monde ait envie de s'impliquer. Il a insisté sur le fait que chaque voix comptait. C'est exactement ce qu'il a dit mardi soir lors de son discours: vous ne serez peut être pas toujours d'accord avec lui mais il vous écoutera. Il trouvera toujours une manière de vous faire comprendre que votre opinion est importante. Cela fait plusieurs années que je fais de la politique et je sais que les gens apprécient vraiment cette attitude. Aujourd'hui, Barack Obama est un exemple aux Etats-Unis et dans le reste du monde: il est capable de représenter tous les citoyens. D'inclure tout le monde. Et c'est ce que nous devons retenir de cette élection.

"Je suis vraiment très fier de mon pays"

Etes-vous fier de votre pays?
Je suis vraiment très fier de mon pays. Je n'aurais jamais pu imaginer que le monde entier se passionne autant pour l'élection d'un président américain. Hier, un ami m'a dit qu'il était venu s'installer aux Etats-Unis parce qu'on était capable de faire des grandes choses. Aujourd'hui, je ressens exactement la même chose. Nous avons choisi la meilleure personne pour le poste le plus important. Je suis vraiment content de la manière dont sa victoire a été reçue ici et dans le reste du monde.

Pensez-vous que cette victoire va changer l'image des Etats-Unis dans le reste du monde?
Absolument. Ça a déjà commencé. Mais si Barack Obama était ici, il dirait que ce qui compte, ce sont les quatre prochaines années. Il l'a répété à plusieurs reprises, il ne prend jamais rien pour acquis. J'ai beaucoup aimé quand, lors de son discours, il s'est adressé à ceux qui n'avaient pas voté pour lui. Il ne leur a fait aucun reproche. Au contraire, il leur a dit que c'était à lui de conquérir leurs voix. J'ai trouvé que c'était extrêmement humble venant d'un homme qui venait juste d'être élu président des Etats-Unis.


Marianne ENAULT, jdd

Michael Steele, le premier Noir élu à la tête du parti.

Publié le 31/01/2009 à 12:00 par feobus
 Michael Steele,  le premier Noir élu à la tête du parti.
Les républicains américains ont élu vendredi leur nouveau chef et pour la première fois, c'est un Noir qui a été élu, 10 jours à peine après l'investiture de Barack Obama, un démocrate à la tête du pays. Michael Steele, avocat de 50 ans, ancien gouverneur adjoint du Maryland (est) prend la tête d'un parti en difficulté après la défaite à la présidentielle. Il s’est engagé devant les républicains à « faire grandir le parti, renforcer le parti » minoritaire dans les deux Chambres du Congrès

Avec notre correspondante à Atlanta, Anne Toulouse

Michael Steele fait doublement partie d’une minorité. Il est Noir et qui plus est Noir républicain alors que sa communauté vote à 90% démocrate. Il faut sans doute voir là une conséquence dérivée de l’effet Obama. Il y avait d’ailleurs deux Noirs sur les cinq finalistes de l’élection du chef du parti républicain, soit plus du tiers, ce qui excède nettement la part de moins de 13% que cette communauté occupe dans la population américaine.

Il a fallu six tours de scrutin pour dégager un vainqueur, cela illustre les divisions du parti républicain encore sous le coup d’une série de cinglante défaite électorale. Le candidat sortant proche de George Bush a été défait ce qui marque la volonté de rupture avec le passé.

Politicien modéré

Conservateur sur le plan des valeurs morales, Michael Steele a un profil politique de modéré. Il a été le lieutenant-gouverneur, soit le deuxième personnage après le gouverneur, du Maryland, un ancien Etat ségrégationniste.

Son appartenance ethnique aura sans doute beaucoup de mal à rallier les Noirs, galvanisés par l’élection de Barack Obama, mais le parti républicain ne désespère pas de reconquérir le vote hispanique.

Le chef d’un parti a un rôle accru lorsque, comme c’est le cas aujourd’hui, le président et la majorité des deux Chambres appartiennent au parti adverse.

rfi

Pierre Aliker

Publié le 23/01/2009 à 12:00 par feobus
Pierre Aliker
Le 30 janvier, la mairie de Fort-de-France va accueillir la cérémonie de mariage de celui qui durant plus de 50 ans a présidé aux destinées de la capitale. Car Pierre Aliker et sa compagne Marcelle vont passer devant Monsieur le maire. Le couple souhaite une cérémonie sobre et intime. Malgré tout, l'information a été rendue publique hier. Pierre et Marcelle représentent en quelque part, l'un des couples les plus emblématiques de la Martinique.
Ils mènent une vie commune depuis 1982, l'année où le docteur Aliker a perdu sa femme. Depuis, Marcelle, ancienne infirmière est au côté de ce grand homme qui, à l'époque, était encore en fonction à l'hôpital Civil comme chirurgien. Ils ont surtout en commun un fils, Thierry, aujourd'hui âgé de 44 ans.
Pour l'instant, les modalités du mariage demeurent secrètes. Pour cause, le nom de l'élu qui va sceller les liens du mariage n'a pas été révélé. Il se dit que le maire de la capitale Serge Letchimy pourrait être un des témoins du couple.
Dans une interview accordée à France-Antilles Magazine en 1999, le docteur Aliker révélait l'amour qu'il portait à Marcelle. Inversement, cette dernière a toujours porté la plus grande attention à celui qu'elle appelle « Mon doudou » .
Cette cérémonie de mariage aura lieu, juste une semaine avant le 102 e anniversaire de Pierre Aliker.

martinique.franceantilles

Alioune Diop

Publié le 18/01/2009 à 12:00 par feobus
Alioune Diop
Alioune Diop (1910-1980) est un intellectuel sénégalais qui a joué un rôle de premier plan dans l'émancipation des cultures africaines, fondant notamment la revue Présence africaine.

Alioune Diop est né à Saint-Louis le 10 janvier 1910. Musulman, il fréquente l'école coranique, mais ses tantes maternelles l'initient à la lecture de la Bible. Il passe son baccalauréat en 1931 et, grâce à une bourse, il étudie les Lettres classiques, d'abord à l'Université d'Alger, puis à celle de Paris. Ces différentes approches culturelles ont certainement contribué à forger l'humanisme et l'ouverture d'esprit qu'on lui connaissait.

Il fait aussi l'expérience de plusieurs activités professionnelles, tour à tour enseignant, fonctionnaire de l'AOF et même brièvement parlementaire. Cependant c'est surtout à travers ses talents d'animateur culturel, d'organisateur, de fédérateur qu'il trouve sa voie.

En 1947 il fonde la revue Présence africaine dont il propose le titre.

En 1956 il organise à la Sorbonne le Congrès des écrivains et artistes noirs qui réunira les intellectuels noirs de nombreux pays, soutenus par des écrivains et artistes du monde entier, et militant pour l'émancipation des cultures africaines, et en faveur de la décolonisation.

Avec les indépendances qui se succèdent rapidement, Alioune Diop organisera avec Léopold Sédar Senghor le premier Festival mondial des Arts nègres en 1966 à Dakar, dans un Sénégal désormais indépendant, qui sera aussi l'occasion de la première commémoration du souvenir de l'esclavage dans le monde et le lieu des premières questions sur la réparation.

Il meurt le 2 mai 1980 à l'âge de 70 ans et Léopold Sédar Senghor lui rend un vibrant hommage, le désignant comme un « Socrate noir », plus soucieux d'accoucher les autres que de produire une œuvre personnelle ambitieuse.

Un prix d'édition africaine Alioune-Diop a été créé en 1995 par l'Organisation internationale de la francophonie. Il est décerné tous les deux ans à la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK).

La veuve d'Alioune Diop, Yandé Christiane Diop, a pris la relève au sein de la revue, aux côtés d'un Directeur de la publication.

Charles N'Tchoréré

Publié le 18/01/2009 à 12:00 par feobus
Charles N'Tchoréré
Charles N'Tchoréré, né le 15 novembre 1896 à Libreville, est un militaire d'origine gabonaise ayant servi dans l'armée française lors des deux guerres mondiales. Il est mort exécuté par l'ennemi le 7 juin 1940 à Airaines.

Fils de notable, Charles N'Tchoréré fait quelques études avant de se porter volontaire pour servir la France et de s’engager dans les tirailleurs sénégalais en 1916. Il y fera la preuve de sa valeur en y étant nommé sergent.

Une fois la Première Guerre mondiale terminée, il reste dans l'armée. Promu adjudant en 1919, il sert au Maroc. A l'issue d'une formation militaire à l'école d'officiers de Fréjus, il devient en 1922 un des rares Africains à recevoir les épaulettes d'officier en raison de sa brillante conduite. Il sert ensuite en Syrie où il est blessé au combat.

Revenu en Afrique en 1925, il sert au Soudan français. En 1933, N'Tchoréré est promu capitaine et commande l'École des Enfants de Troupe à Saint-Louis du Sénégal. En 1939, lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, il demande à partir pour le Front.

En juin 1940, le capitaine N'Tchoréré sert l'armée française dans la Somme, à la tête de la 5e compagnie du 1er bataillon du 53e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais (53e RICMS), aux ordres du commandant Seymour.

Charles N'Tchoréré est estimé des autres officiers et cadres européens placés sous son commandement. Sa compagnie est postée au centre d’un dispositif ayant pour mission de défendre la petite ville d’Airaines, située à 30 kilomètres d’Amiens, contre l’attaque des forces allemandes venues par la Belgique.

La 5e compagnie a constitué un point d’appui dans un groupe isolé de maisons, au nord du bourg. Le premier assaut allemand qui se produit le 4 juin est repoussé, ainsi qu'un second assaut le lendemain. Le 6 juin, la ville est contournée et encerclée par les Allemands, et subit un intense bombardement combiné de l’aviation et de l’artillerie ennemies, qui détruit presque entièrement la bourgade, mais sans briser la résistance des hommes de Charles N'Tchoréré.

Devant cette résistance inattendue, une délégation allemande se présente pour parlementer et tenter d’obtenir la reddition du bataillon qui défend Airaines, mais essuie un refus du commandant Seymour. Cet intermède est suivi de tentatives d’infiltrations de l’infanterie légère allemande, qui est repoussée dans les bois par une contre-attaque de la compagnie du capitaine N'Tchoréré.

De nouveaux bombardements plus intenses s'abattent encore sur Airaines dans la nuit du 6 au 7 juin. Une nouvelle vague d'assaut allemande, appuyée par des chars, est pourtant à nouveau repoussée par la 5e compagnie. Celle-ci, toujours vaillante, oppose une résistance farouche, ayant mis huit Panzers hors de combat.

Suite à une infiltration, les Allemands reviennent à l’assaut et parviennent à faire sauter le dépôt de munitions du bataillon. Privée de celles-ci, la position du bataillon devient intenable, aussi le commandant Seymour décide-t-il de tenter une sortie vers le sud, en brisant le dispositif d’encerclement. Le capitaine N'Tchoréré réclame l’honneur de rester sur place, afin de couvrir la retraite du bataillon, ce que le commandant Seymour accepte.

Pendant que les restes du bataillon forcent au sud le barrage ennemi, la 5e compagnie, restée seule en arrière-garde, subit l’assaut allemand au nord. C’est au moyen de lance-flammes que les soldats allemands réduisent, une à une, les dernières poches de résistance.

A dix heures du soir, la 5e compagnie ne compte plus que quinze hommes valides : dix Africains et cinq Européens, dont les munitions sont épuisées. Ils ne peuvent plus que se rendre et hissent le drapeau blanc : le capitaine N'Tchoréré sort en tête des survivants.

Les SS[1] séparent alors les Noirs des Blancs. Le capitaine N'Tchoréré refuse d’être considéré comme un Untermensch — un sous-homme — et fait valoir sa qualité d’officier français. En dépit des vives protestations de ses camarades, et des lois les plus élémentaires de la guerre, les SS exécutent sommairement le capitaine N'Tchoréré d'une balle tirée derrière la tête. Son corps est ensuite broyé sous les chenilles d’un char.

La carrière héroïque et la mort tragique du capitaine Charles N'Tchoréré sont devenues des symboles de l’engagement et du courage des 80 000 soldats africains qui combattirent pour la France et le monde libre.

Combattant volontaire, blessé au combat, titulaire de nombreuses décorations militaires et mort pour la France, Charles N'Tchoréré était l’auteur d’un rapport sur la promotion sociale des sous-officiers indigènes, qui a été adopté dans la plupart des unités africaines. Un mausolée a été construit à Airaines en mémoire de son courage et de son sacrifice. Une artère de la petite ville a été rebaptisée « Avenue capitaine N'Tchoréré ». En 1962, un timbre poste gabonais lui a été dédié, et le prytanée militaire de Saint-Louis-du-Sénégal porte désormais son nom.

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Charles N’Tchorere est né au Gabon le 15 novembre 1896.

En 1916, alors que la première guerre mondiale fait rage, il se porte volontaire pour servir la France et s’engage dans les tirailleurs sénégalais; il part pour la campagne du Levant. Charles N’Tchorere va se révéler très vite un véritable chef. Il est nommé sergent. En 1927, il reçoit ses épaulettes d’officier en raison de sa brillante conduite.

La deuxième guerre mondiale éclate. Le mois de juin 1940 trouve le capitaine N’Tchorere dans la Somme, à la tête de la 5e compagnie du 1er bataillon du 53e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais (53e RICMS), aux ordres du commandant Seymour.

Un véritable chef

Charles N’Tchorere est estimé des autres officiers et admiré des cadres européens placés sous son commandement. Sa compagnie a été postée au centre d’un dispositif ayant pour mission de défendre la petite ville d’Airaines, située à 30 kilomètres d’Amiens, contre l’attaque des forces allemandes qui depuis la Belgique, ont déferlé sur le sol français.

La 5e compagnie a constitué un point d’appui dans un groupe isolé de maisons, au nord du bourg. Le premier assaut allemand qui se produit le 4 juin est repoussé. Le lendemain 5 juin, c’est une nouvelle attaque à laquelle la 5e compagnie, de même que tout le bataillon, résistent sans faiblir.

Le 6 juin, la ville est contournée et encerclée par les Allemands. Le bataillon résiste vaillamment. Un intense bombardement combiné de l’aviation et de l’artillerie ennemies se déclenche. La bourgade est presque entièrement détruite mais le bataillon tient encore, tandis que les maisons brûlent.

Une délégation allemande se présente pour parlementer et tenter d’obtenir la reddition du bataillon qui défend Airaines. Refus du commandant Seymour. Cet intermède est suivi de tentatives d’infiltrations de l’infanterie légère allemande, qui est reconduite dans les bois par une contre-attaque de la compagnie du capitaine N’Tchorere.

Des combats d’une fureur indescriptible

La nuit du 6 au 7 juin 1940 voit des bombardements d’une intensité encore accrue s’abattre sur Airaines. La ville n’est plus qu’un amas de ruines d’où s’échappent quelques fumées. Une nouvelle vague d’infanterie allemande, appuyée par des chars, est lancée droit sur la 5e compagnie. Celle-ci est toujours vaillante et oppose une résistance farouche. Huit Panzers sont mis hors de combat.

Les grenadiers voltigeurs allemands reviennent à l’assaut et réussissent cette fois à faire exploser le dépôt de munitions du bataillon. C’est alors que, des trous où ils se sont réfugiés, jaillissent les cuisiniers sénégalais, une dizaine de braves, le sabre d’abattis à la main. A l’issue de sanglants affrontements, les assaillants infiltrés sont taillés en pièces.

Mais sans munitions, la position du bataillon devient intenable, aussi le commandant Seymour décide-t-il de tenter une sortie vers le sud, en brisant le dispositif d’encerclement. Soixante prisonniers allemands ainsi que les blessés français sont rassemblés dans l’église. Le capitaine N’Tchorere réclame l’honneur de rester sur place, afin de couvrir la retraite du bataillon, ce que le commandant Seymour accepte.

Pendant que les restes du bataillon forcent au sud le barrage ennemi, la 5e compagnie, restée seule en arrière-garde, subit l’assaut allemand au nord. C’est au moyen de lance-flammes que les soldats allemands vont devoir réduire une à une, les poches de résistance, dans des combats sauvages, d’une fureur indescriptible.

La reddition des quelques survivants

A dix heures du soir, la 5e compagnie ne compte plus que quinze hommes valides : dix Africains et cinq Européens, dont les munitions sont épuisées. Ils ne peuvent plus que se rendre et hissent le drapeau blanc. Sous la menace des pistolets mitrailleurs, le capitaine N’Tchorere sort en tête des survivants. Le petit groupe force le respect des soldats de la Wehrmacht, subjugués par la résistance héroïque qui leur a été opposée.

Mais la Schutzstaffel est là, composée de sbires du nazisme le plus fanatique. Les SS séparent les Noirs des Blancs. Le capitaine N’Tchorere refuse d’être considéré comme un Untermensch – un sous-homme - et fait valoir sa qualité d’officier français. Les SS le poussent alors contre un mur. Pressentant le pire, les camarades du capitaine élèvent de vives protestations, rejoints en cela par les prisonniers allemands qui viennent d’être libérés de l’église où ils étaient enfermés, et qui ont été traités avec humanité. Rien n’y fait : au mépris des lois les plus élémentaires de la guerre, le capitaine N’Tchorere est froidement et lâchement abattu par ces criminels de la pire espèce en uniformes de soldats. Pour mettre un comble à cette abomination, son corps est ensuite broyé sous les chenilles d’un char allemand.

Pour sa famille, ce deuil ne sera malheureusement pas le seul : Jean Baptiste, le fils du capitaine N’Tchorere, est tué au combat à son tour dans la même région, une semaine plus tard.

Le capitaine N’Tchorere est devenu un symbole

Le capitaine Charles N’Tchorere est devenu un symbole. Symbole de l’engagement et du courage des 80.000 soldats africains qui combattirent pour la France et le monde libre, en ce mois de juin 1940.

Combattant volontaire, blessé au combat, titulaire de nombreuses décorations militaires et mort pour la France, Charles N’Tchorere était l’auteur d’un rapport sur la promotion sociale des sous-officiers indigènes, qui a été adopté dans la plupart des unités africaines. Un mausolée a été construit à Airaines en mémoire de son courage et de son sacrifice. Une artère de la petite ville a été rebaptisée « Avenue capitaine N’Tchorere ». En 1962, un timbre poste gabonais lui a été dédié, et le prytanée militaire de Saint Louis du Sénégal porte désormais son nom.

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