Nom du blog :
feobus Description du blog :
Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde. Description audio !
Catégorie : Blog Actualité Date de création :
28.03.2007 Dernière mise à jour :
05.10.2008
Les foires ou expositions coloniales (véritables zoos humains du début du siècle) sont considérées comme l’apothéose d’une idéologie coloniale occidentale prônant la « White Supremacy » et couvrant sa honte du manteau labellisé « œuvre civilisatrice » pour mieux « déciviliser » les peuples conquis par la force des armes et la fourberie biblique.
Ces manifestations inhumaines excitaient considérablement l’imaginaire européen qui y voyait une nouvelle preuve de la supériorité intellectuelle de l’homme blanc sur les non-blancs. En lieu et place du zoo de Vincennes actuel, on y organisa par exemple en 1931, la dernière exposition coloniale dont on cache encore l’existence des « pavillons » de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de la Réunion, de la Nouvelle Calédonie et des autres contrées d’Afrique.
A cette époque, si les théories racistes de l’époque des Lumièreétaient encore largement admises, les choses étaient totalement différentes dans les faits.
Dès 1850, les théories racistes auraient déjà du être annihilées en Europe, pour les raisons suivantes :
Des Noirs occupaient des postes à responsabilités dans une large palette de domaines scientifiques. Prenons Norbert Rillieux (1806-1894). Originaire de la Nouvelle Orléans où il ne pouvait aller à l’école en raison de la ségrégation, ses parents l’envoyèrent en France pour y poursuivre ses études. Il devint ingénieur, enseigna à l’Ecole Centrale (la prestigieuse école de mathématique de Paris) et en devint même le directeur. On lui doit l’invention du procédé de raffinage du sucre par évaporation, méthode encore utilisée aujourd’hui.
Le biologiste, physiologiste et zoologiste Noir Ernest Just (1859-1941), spécialiste de l’embryologie expérimentale, a travaillé dans les années 1920 dans divers laboratoires européens (Allemagne, Italie). Il fut sélectionné parmi les meilleurs spécialistes du monde par les Allemands, pour étudier la cellule humaine. En 1930, il donna une brillante conférence à la 11ème assemblée internationale des zoologistes organisée à Padoue en Italie.
James Forten Sr (1766-1842) améliora lui de façon significative la voilure des bateaux afin d’en améliorer leur utilisation en mer. Il amassa ainsi une fortune qu’il consacra à sa communauté.
Jean François Champollion ayant déchiffré les hiéroglyphes, on pouvait donc confirmer enfin les dires des Grecs anciens qui affirmaient que les Egyptiens avaient la peau noire et les cheveux crépus. De plus, les termes utilisés par les Egyptiens eux-mêmes, à savoir Kamit, Kemtiou, Kemmiou signifiant explicitement « les Noirs », ne laissent planer aucun doute sur leur ascendance négro-africaine.
3- Venons-en à Eugène Bassière :
C’est dans cette atmosphère idéologique que le Jeune Eugène Bassière, né en Guyane française en 1871, va poursuivre ses études à Montpellier, à la Faculté des Sciences et à l’Ecole Nationale d’agriculture. Son diplôme d’ingénieur agricole en poche, il revint en Guyane à 23 ans et obtint son premier poste de directeur fondateur du jardin d’essais de Baduel en 1894.
En 1900, à l’occasion de l’Exposition Universelle, il assume la responsabilité de Commissaire Adjoint pour la Guyane. Nommé par la suite inspecteur en agriculture, il quitte la Guyane en 1911 pour la Martinique où il réorganise la production agricole. Il y resta jusqu’à sa mort en 1931. [1].
Ses titres professionnels sont élogieux : Inspecteur première classe en 1912 puis directeur d’agriculture en 1921, il organise en août 1926 le premier concours agricole de la Martinique et développe de nouvelles méthodes de formation et de stimulation.
En 1927 [2], il est nommé ingénieur en chef et reçoit officiellement deux grandes distinctions :
La Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur,
La Croix d’Officier de l’Académie et du Mérite Agricole.
Esprit scientifique en éveil, il invente divers traitements pour lutter contre les maladies parasitaires, développe la phyto-génétique (seedlings à partir de la canne à sucre) et s’intéresse de près à l’industrie alimentaire naturelle.
Soucieux de transmettre son savoir, il enseigne au lycée de Fort-de-France et au Cours Normal d’instituteurs. Enfin, il se charge aussi d’administrer le service des Eaux et Forêts.
Que reste-il aujourd’hui du souvenir de ce grand savant ? Il en est de même pour le Guadeloupéen Raoul G. Nicolo ? [3] Chaque année, on organise la semaine de la science dans toutes les écoles dommiennes et nos propres inventeurs sont passés sous silence. Telle est la résultante de l’inconscience.
Qui, mise à part nous mêmes, a le devoir de valoriser nos grands hommes et nos grandes femmes ?
Références bibliographiques:
[1] Source : Encyclopédie Désormeaux, tome 1, page 320
[2] 4 ans avant la dernière exposition coloniale de 1931 à Vincennes
[3] Saluons une nouvelle fois la ville du Gosier qui en 2006, a rendu un brillant hommage médiatique à ce savant
Joseph Zobel (26 avril 1915, Rivière-Salée- 17 juin 2006, Alès) est un romancier et poète français de la Martinique, considéré comme l'un des auteurs les plus significatifs de la littérature antillaise.
Né dans un foyer martiniquais très modeste, il tire de son enfance un roman, La Rue Cases-Nègres porté à l'écran par Euzhan Palcy en 1982.
Issu d'une famille très modeste, Joseph Zobel nait le 26 avril 1915, fils naturel d'une employée de maison et d'un chauffeur de maître. Sa mère ne pouvant s'en occuper en conservant son emploi, l'enfant est élevé par sa grand-mère maternelle, Amantine (surnommée Man Tine), ouvrière agricole travaillant sur une plantation sucrière de Petit-Bourg (Commune de Rivière Salée).
Élève brillant, soutenu par l'amour inconditionnel de sa grand-mère, le jeune Joseph Zobel obtient une bourse modeste lui permettant de poursuivre ses études jusqu'au baccalauréat. Lycéen, il quitte Petit-Bourg pour rejoindre sa mère à Fort-de-France.
Joseph Zobel tirera de ses souvenirs d'enfance la matière du roman La Rue Cases-Nègres, classique de la littérature publié pour la première fois en 1950. Le titre recevra le Prix des Lecteurs et connaitra une certaine renommée. Il est jusqu'à aujourd'hui étudié par les collégiens français.
Bachelier, le jeune Joseph Zobel voit ses rêves d'études d'architecture à Paris brisés par l'administration coloniale. Aucune bourse ne lui est accordée, alors que ses ressources sont inexistantes. Un premier emploi au service des Ponts et Chaussées le fait vivre dans les villages du Diamant et du Saint-Esprit, au Sud de la Martinique. Au contact des pêcheurs du Diamant, il découvre un mode de vie différent, quoique empreint des valeurs du monde rural qu'il a connu à l'intérieur des terres.
La Seconde Guerre mondiale, imposant un blocus aux Antilles Françaises, interdit tout projet de départ vers l'Hexagone. Joseph Zobel travaille alors comme aspirant répétiteur puis maître d'internat au Lycée Schoelcher. Les aspirations artistiques de Joseph Zobel trouvent à s'exprimer dans quelques nouvelles qu'il fait lire à ses amis. Un professeur d'Education Physique et Sportive portera les textes au journal Le Sportif, qui les publiera avec un certain succès populaire. Le public martiniquais apprécie que, pour la première fois, un auteur mette en scène ses us et coutumes, sans pour autant céder a un exotisme facile. Joseph Zobel s'inscrit alors dans le courant de la littérature régionaliste ou « de terroir ».
Aimé Césaire, jeune agrégé de lettres enseignant dans le même lycée, apprécie les premières nouvelles de Zobel et l'encourage à écrire un roman. S'inspirant de son expérience dans le village de pêcheurs du Diamant, Joseph Zobel écrit en 1942 Diab'-là, l'histoire d'un paysan qui décide de conquérir sa liberté par le travail de la terre, auprès d'une communauté de pêcheurs dont il partage la vie. La Martinique étant gouvernée par l'Amiral Robert, représentant autoritariste du Gouvernement de Vichy, le roman est censuré et ne sera finalement publié qu'en 1947.
Profitant d'un congé administratif, Joseph Zobel rejoint Paris en 1946 pour reprendre ses études. Suivant des cours de littérature, d'art dramatique et d'ethnologie à la Sorbonne, il est en même temps professeur adjoint au Lycée François Ier de Fontainebleau.
Installé à Fontainebleau avec son épouse et ses trois enfants, Joseph Zobel consacre les années 50 à une activité littéraire intense, publiant outre La Rue Cases-Nègres les romans Les Jours immobiles, La Fête à Paris. En plus de ses romans, Joseph Zobel écrit des poèmes qu'il déclame dans divers festivals en France, en Suisse et en Italie
En 1957, porté par son désir de connaître l'Afrique, Joseph Zobel profite de ses nombreuses relations parmi les Sénégalais de Paris et est recruté par le Ministre sénégalais de l'Éducation, Amadou Matar M'bow, comme directeur du collège de Ziguinchor (actuellement Lycée Djignabo) en Casamance. Installé finalement à Dakar comme surveillant général du lycée Van Vollenhoven, il devient quelques années plus tard producteur d'émissions éducatives et culturelles à la Radio du Sénégal, dont il crée le service culturel. Les émissions de Joseph Zobel seront écoutées dans toute l'Afrique Occidentale Francophone. Quelques anecdotes de sa vie dakaroise sont relatées dans les recueils de nouvelles Mas Badara (1983) et "Et si la mer n'était pas bleue" (1982).
Installé dans le village de Générargues (proche d' Anduze, dans le Gard) depuis sa retraite en 1974, Joseph Zobel a poursuivi son travail littéraire de façon originale en réécrivant ses romans : Les Jours immobiles devenant Les Mains pleines d'oiseaux et La Fête à Paris devenant Quand la neige aura fondu.
En 1995, Joseph Zobel publie à compte d'auteur d'Amour et de Silence, un livre d'art combinant poèmes inédits, extraits de son journal personnel et aquarelles.
Les deux derniers livres de Joseph Zobel ont été publiés en 2002 : Gertal et autres nouvelles rassemble cinq nouvelles inédites et des extraits de son journal, tenu de 1946 à 2002 ; Le Soleil m'a dit rassemble son œuvre poétique complète
Joseph Zobel ne semble pas avoir reçu des milieux universitaires et littéraires l'attention réservée aux auteurs du mouvement de la Créolité (Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant, Ernest Pépin et Jean Bernabé).
Cependant, une analyse objective des thèmes et des procédés de ses premières œuvres révèle pourtant qu'il peut être identifié comme un des précurseurs de la Créolité, d'une part du fait de la simple vertu de son projet d'expression de l'âme populaire martiniquaise, et d'autre part par certains procédés de langage apparaissant dans Diab'la et Rue Cases-Nègres.
Un exemple de ce fait est le prologue du roman Diab'la (1942), qui se présente comme une conversation ou une ébauche de narration orale. Le procédé empruntant tant à la littérature écrite qu'à l'oralité créole est marqué au coin de ce que les promoteurs de la Créolité appellent « oraliture ».
Par ailleurs, l'originalité de certaines tournures, inspirées du Créole, a empêché que son roman "Rue Case Nègres" ne soit publié en 1950 aux Éditions Albin Michel. Les versions successives du texte ont atténué le parti pris originel.
Ecrivant dans une langue de facture classique, Joseph Zobel a su donner à ses textes un puissance d'évocation qui explique que ses romans soient aujourd'hui considérés comme des classiques de la littérature martiniquaise.
Euzhan Palcy est une réalisatrice française née le 13 janvier 1958 en Martinique.
Enfant, dans sa Martinique natale, Euzhan Palcy se passionne pour le cinéma. Elle regarde les films de Fritz Lang, d’Alfred Hitchcock, de Billy Wilder ou d’Orson Welles. La jeune fille écrit aussi de petites nouvelles et des poèmes. Sa sensibilité artistique se développe au contact de la réalité martiniquaise et de ses salles obscures. A travers les films américains, elle remarque que les comédiens noirs interprètent toujours les rôles les plus dégradants, les plus ridicules. Cette constante la choque et la révolte même.
C’est en se plongeant dans la lecture de Rue Cases Nègres, le roman de Joseph Zobel qui raconte la Martinique des années trente, que la terrible condition des Noirs se révèle à elle. À l’âge 14 ans, la jeune fille fait de Rue Cases Nègres, son livre de chevet. Chacune des pages du roman évoque en elle des images. À force de lire et de relire son œuvre favorite, Euzhan se découvre une ambition nouvelle : devenir cinéaste et porter à l’écran la voix des Noirs que personne ne semble vouloir entendre.
La télévision française de Martinique lui donne sa première chance à 17 ans en lui confiant la réalisation d’un téléfilm, La Messagère. En 1975, Euzhan Palcy s’envole pour Paris sur les conseils de son père qui l’encourage dans son amour du cinéma mais lui conseille aussi de s’inscrire à l’université. Et c’est à la Sorbonne qu’elle décroche une maîtrise de théâtre et de littérature, un diplôme d’art et d’archéologie puis suit des cours sur l’Opéra. Elle étudie également à l’École Louis-Lumière et se spécialise en tant que directeur de la photographie.
Désormais, la jeune femme est fin prête pour réaliser son rêve : l’adaptation de Rue Cases Nègres au cinéma. Aidée par le destin, Euzhan Palcy rencontre François Truffaut. Passionné par le projet de la jeune réalisatrice, le plus célèbre des cinéastes français devient son parrain dans le 7e art. Il la soutient, distille ses conseils techniques et facilite les relations de la jeune réalisatrice avec les producteurs.
En quelques mois, le héros du roman de Joseph Zobel, le petit Joseph qu’elle appelle le Christ noir, et Maman Tine, prennent corps à l’écran. Euzhan a tout juste 24 ans. La Rue Cases-Nègres émeut le public qui découvre la Martinique an tan lontan et l’existence miséreuse des familles noires attachées aux plantations de canne. Le succès est immédiat. Le long métrage remporte dix-sept prix internationaux, notamment en France et aux États-Unis
Cette réussite la met en confiance pour poursuivre une carrière de cinéaste si bien qu’elle envisage d’adapter une autre œuvre marquante de la littérature contemporaine : Une saison blanche et sèche ; le roman de l’écrivain sud-africain André Brink raconte son pays déchiré par l’apartheid et le racisme. Grâce à la qualité de son premier long métrage, les portes d’Hollywood sont grandes ouvertes à Euzhan. Le scénario de son nouveau projet parvient aux mains de Marlon Brando qui se propose spontanément pour un rôle. Zakes Moakae, Donald Sutherland et Susan Sarandon jouent aussi dans le film. L’équipe tourne au Zimbabwe. Plusieurs mois de travail intense lient les acteurs à la réalisatrice car le film dénonce la ségrégation alors même que Nelson Mandela est encore emprisonné dans les geôles sud-africaines. Succès encore.
La première femme noire cinéaste de l’histoire du cinéma américain reçoit le prix Orson Welles pour son travail. Mais Euzhan constate que dans la plupart des films occidentaux comme à la télévision, l’image des Noirs ne varie guère. Leurs représentations restent dégradantes ou secondaires dans la plupart des scénarios qu’on lui propose. Elle décide de rentrer en France et de se replonger dans la réalité de la vie martiniquaise.
Interview réalisée le 29 Septembre 2007 par Simon Inou
Simon INOU est journaliste kamit travaillant dans le monde germanophone européen et rédacteur-en-chef de Afrikanet.info, site d´informations sur les noirs résidant en Allemagne, Autriche et Suisse Allémanique.
Ama Mazama est Afro-guadeloupéenne. Après de brillantes études en France elle décide de s´installer aux USA, pays dans lequel elle enseigne au département d´études africaines de Temple University en Philadelphie. Auteure de nombreux ouvrages, elle es l´un des piliers de l´école de pensée afrocentriste dont la philosophie s´inspire de celle de Cheikh Anta Diop le savant sénégalais. Une interview de Simon INOU.
Pouvez-vous vous présenter s´il vous plait ?
Ama Mazama : Je suis Ama Mazama originaire de l´Afrique avec un transit en Guadeloupe. Je suis professeure d´études africaines à Temple University aux Etats-Unis. Je me décris avant tout comme Afrocentriste.
Qu´est-ce qu´un(e) Afrocentriste ?
Etre Afrocentriste cela veut dire que l´on insiste, pour que lorsque l´on approche l´expérience africaine qu´on le fasse à partir de la perspective africaine elle-même. Ce qui s´est passé jusqu´à maintenant c´est l´Afrique a été toujours définie de l´extérieur par des européens, de facon négative et aussi par des européens qui pensent que leur expérience à eux est universelle et que ce qui vaut pour eux vaut pour les autres. Or c´est loin d´être le cas car l´expérience européenne demeure une expérience européenne. Rien de plus rien de moins. Il y a plusieurs façons d´être au monde dont la façon d’ être africaine, fondée sur l´histoire et la culture africaines.
Vous êtes fièrement habillée en africaine et portez la croix Ankh de la vie. Que symbolise-t-elle ?
Cette croix est le symbole le plus populaire que nos ancêtres, les égyptiens anciens qui étaient Noirs, portaient. C´est une affirmation de nous mêmes et une affirmation de notre foi en la vie. Car elle est eternelle. Nos ancêtres les anciens égyptiens l´ont formulé avant tous les autres religions dans le monde.
La croix Ankh est-elle uns symbole religieux ?
C´est un symbole spirituel qui a été transformé en symbole religieux par le christianisme. Un journal autrichien titrait dans son édition d´hier que le pharaon Touthankhamon était un blanc. le journal affirmait que cette déclaration vient de Zahdi Awas des archives pharaoniques du musée du caire. Qu´en pensez-vous ?
C´est de la pure idéologie. cela relève encore de la malhonnêteté intellectuelle des européens. Awas était d´ailleurs à Philadelphie il y a une semaine (17 au 22 Septembre 2007) et nous avons organisé une manifestation contre lui. C´est quelqu´un qui est grassement payé pour diffuser ces mensonges. On sait très bien que ce qui est en jeu est énorme.
Ama Mazama interviewé par Simon Inou Qu´est-ce qui est en jeu ?
Ce qui est en jeu c´est de pouvoir maintenir le mythe du miracle grec et de la suprématie intellectuelle et culturelle blanche sur lesquels reposent le racisme et tous les privilèges que les blancs se sont arrogés au nom soi-disant de leur supériorité. Entre autres celui d´aller civiliser les sauvages. Et pour nous ce qui est en jeu c´est la réappropriation de notre histoire. les parents de Touthankamon étaient des noirs. Toutankahmon tel que présenté de nos jours avec les yeux bleus est historiquement impossible. Il faut donc pour ce faire fabriquer des preuves parce qu´ils n´en ont pas, Aux USA il ya eu plusieurs manifestations contre l´exposition montrant Toutakahmon blanc. Même l´affiche montrant un visage blanc de Touthankamon n´a pas été diffusée.
Vous êtes scientifique et en même temps activiste. Pourquoi vous engagez-vous tant ?
Je m´engage tant parce que ce qui compte pour moi c´est de voir les choses évoluer de façon concrète et je pense que les intellectuels ont un rôle très important à jouer qui n´est pas seulement celui de faire de la recherche ou d´écrire, c´est important, mais aussi de propager ce que nous savons, de discuter, d´informer, d´écouter les nôtres et toujours d´essayer d´apporter des éléments pour aider à la transformation de nos consciences. L´activisme fait partie de ma responsabilité intrinsèque d´intellectuelle. Je ne vois pas à quoi ca sert d´écrire des livres qui n´ont aucune réalité avec celle de mon peuple. Ça ne m´intéresse pas de faire mon travail par carriérisme ou pour avoir une promotion dans le système occidental. Ce qui me motive c´est le travail que je fais pour mon peuple, ma race.
Race ou peuple ? Dissociez-vous les deux ?
Non. Je ne dissocie pas les deux. La race c´est très important car pour moi c´est la base. Mais la façon dont je définis la race tient compte non seulement d´une composante biologique mais aussi culturelle et historique. Ces deux paramètres sont très importants. Du point de vue afrocentrique parler de race veut dire mettre l´accent sur la culture. Il faut aussi comprendre que ce n´est pas parce qu´on est noir ou africain qu´on est afrocentrique. L´Afrocentricité nous apprend à nous transformer ..
C´est à dire..... ?
A apprendre à vivre et à penser en africain.....
Dans votre livre majeur "l´impératif afrocentrique" vous insistez sur l´éducation et thématiser longuement ce sujet. Quels défis avons-nous aujourd’hui´hui en tant qu´africains, en tant que noirs, avec l´éducation ou la scolarisation qui nous est directement ou indirectement imposée ?
Le problème que l´on a c´est que le but de cette scolarisation et de cette éducation était de nous faire subir un lavage de cerveau pour nous désafricaniser et nous européaniser. Le problème que nous avons c´est que nous ne serons jamais européens. Nous ne serons jamais des blancs. C´est que je disais à une soeur lors de ce congrès. On pourra changer de lieu géographique comme on le voudra mais la seule constante qui démeure est le fait que nous sommes africains. Aujourd´hui nous sommes à Vienne en Autriche, demain on sera à Paris en France, Après-demain à New York aux États-Unis et ainsi de suite....nous demeurons africains. Il y a un proverbe qui dit "Laissez un morceau de bois dans la rivière il ne deviendra jamais crocodile". Le véritable problème que nous avons à cet effet c´est que le morceau de boi ne sait plus qu´il est un morceau de bois.... C´est cette situation extrêmement bizarre, anormale, dans laquelle nous sommes. Nous ne savons plus que nous sommes du bois, nous ne savons plus qui nous sommes, nous racontons des tas d´inepties sur nous-mêmes, sur l´Afrique et oublions par là que nous ne seraons jamais crocodiles. Nous avons perdu nos repères historiques. Par exemple la question du nom est intéressante pour la survie de nos cultures et par là de nous-mêmes.
Si on revenait à l´éducation....
Il y a deux choses que les européens nous ont fait pour nous contrôler : prendre nos noms et prendre nos divinités. Et avec ca le tour était joué. Après ces deux étapes ils nous fait passer par le tamis de leurs écoles qui nous ont fait subir un lavage de cerveau total et à la fin de la journée et bien nous voilà : Abrutis, avec des comportements bizarres, pathologiques. De nos jours, nos pays soi-disant indépendants continuent à éduquer leurs enfants avec une éducation étrangère à qui ils sont. Nos états dits indépendants n´ont pas encore pris conscience.. Vous le dites et c´est vrai.....C´est impératif d´avoir une éducation centrée sur l´Afrique. Les médias jouent aussi un rôle majeur dans l´éducation et je pense qu´il doit être important pour nous de nous accaparer de ces deux outils si nous voulons réellement nous libérer définitivement. Mais tant que nous permettrons à d´autres d´éduquer nos enfants ou bien même de permettre à d´autres de dicter à nos enfants ce qu´ils doivent savoir et en même temps tourner notre dos à notre propre culture nous resterons dans la même situation.
Si on parlait de nos divinités. De nos jours on parle de trois grandes religions dans le monde : le judaïsme, le christianisme et l´islam. La composante asiatique revient actuellement en force avec le Zen, le bouddhisme, le Taoïsme, le Nouddhisme Zen etc....et nous africains où nous situons nous ?
On n´est nulle part. Depuis le philosophe allemand Hegel qui a déclaré que nous n´avions pas le concept de Dieu, les blancs ont décrété que nous n´avions pas de religion. C´est ce paradigme que j´appelle le paradigme d´ignorance et d´arrogance qui perdure...
Comment se situer de nos jours en tant qu´africains, en tant que noirs dans la multitude des religions qui envahissent notre quotidien. Que nous soyons en Afrique ou en dehors de l´Afrique beaucoup d´africains sont des fanatiques de religions étrangères à leur culture. le lavage de nos cerveaux a abouti au fait que plusieurs de nos compatriotes confondent nos dieux africains à de la magie ou de la sorcellerie..comment résoudre ce problème ?
Je ne pense pas qu´il y ait de solution simple. Nous participons nous à la destruction de notre propre identité. Les blancs ne nous obligent pas à aller dans leur églises, à porter leurs noms, à nous agenouiller devant leur Jésus blanc aux yeux bleus et aux cheveux blonds. Nous avons tellement intériorisé ce discours négatif sur nous-mêmes que nous faisons cela pensant que c´est ce que nous avons de mieux à faire. Encore une fois je plaide ici pour la reprise du bon sens et la conscience de soi, seul moyen pour nous noirs de nous libérer réellement. Cela vaut aussi pour les religions qui actuellement font rage sur le continent.
Revenons en religion. Etes-vous croyante ? Si oui en quel dieu ou déesse ?
Je suis actuellement entrain de travailler sur une encyclopédie sur la religion africaine avec Molefi Kete Asanté. C´est un projet monumental qui nous prend du temps. Je ne crois pas en un Dieu particulier. Je crois en une force divine qui est là dans tout ce qui est. Les occidentaux appelleront cela l´animisme ce qui est faux. Cette énergie divine est en nous, sur nous, autour de nous. Comme vous le savez probablement j´ai embrassé le Vodou comme étant ma religion. La conception du Vodou est fondamentalement africaine. Elle se retrouve partout en AFRIQUE. C´est une force cosmique à laquelle on a donné divers noms par exemple Amon Ra etc..Dans le Vodou nous l´appelons Olowum (Gwan-Mèt). Olowum c´est un des noms Yoruba de Dieu. Olowum est la divinité suprême qui veut dire “maitre des cieux.” Et puis nous avons des divinités secondaires ou encore Lwa, et puis il y a les ancêtres, car c´est eux le socle fondamental. Cette structure est fondamentalement africaine. Donc je n´ai aucune difficulté à vous dire en quoi je crois.
Restons dans le concept occidental qui nous fait comprendre que le Vodou c´est de la magie noire....encore une fois dans le contexte occidental tout ce qui es mauvais est..noir
J´ai été confrontée à ce problème. Mais face à cette situation nous avons deux choix : Soit je me cache, soit j´assume ma religion. Si je me cache, cela veut dire que je joue le jeu du colonialisme et de ses avatars. Non, je le dis ouvertement, je suis pratiquante du Vodou. Si vous êtes honnêtes et vous y intéressez il y a suffisamment de documentation là-dessus. Si vous voulez me voir comme sorcière tant pis. Moi je me sens bien dans ma peau et en paix ...car j´ai mis de côté toutes ces religions étrangères qui m´ont été imposées de force et par la violence. Tout ceci pour m´empêcher d´être moi-même. J´ai mis tout cela de côté et suis retournée à ma tradition ancestrale...
Pourquoi ne pas alors retourner à l´Égypte ancienne ?
Je pourrais retourner à l´Égypte ancienne. Après tout je porte la croix ANkh qui est un symbole majeur pour les africains. C´était plus facile pour moi car j´ai trouvé des lieux de culte Vodou qui fonctionnent avec tous les rituels. Dans mon esprit il n´y a pas de différence parce que le Vodou lui même vient de l´Égypte ancienne. Le Vodou est une des expressions du système égyptien ancien. Nous avons aussi un problème de localité..Si je veux de nos jours pratiquer le système égyptien où vais-je aller ? Tandis qu´à Philadelphie ou en Haïti, je sais où aller s´il s´agit du Vodou. Fondamentalement l´Égypte ancienne est la même matrice pour toutes les autres religions purement africaines.
De nos jours quelque soit l´endroit du monde où l´on est nous sommes envahis par les images provenant des chaines de TV occidentales. Ces images ne véhiculent que les images occidentales et propagent des images négatives quand il s´agit des noirs où qu´ils soient dans le monde. En même temps ces chaines de TV dans la plupart des cas nous dévalorisent. Quels impacts peuvent avoir ces images sur l’éducation de la jeunesse noire ?
On dit souvent que je suis radicale, mais cela doit être vrai quelque part...mais moi je n´ai pas de télé. J´ai fait un choix et mes enfants grandissent sans télé. Tout le monde peut le faire d´autant plus que chacun a la pouvoir d´allumer ou d´éteindre la télé. Certains de mes étudiants viennent souvent me dire "Professeur, hier soir ils ont encore montré des trucs racistes à la télé". Moi je leur dis : “Pourquoi regardez-vous ca ? Eteignez la Télé...” Vous avez au moins ce pouvoir d´éteindre la télé. Je ne crains pas l´influence et je ne veux pas qu´on me pollue l´esprit. La télé est un danger, un véritable poison pour nos enfants. C´est aussi vrai que nous abandonnons nos enfants devant la télé, les ordinateurs, mais aussi à l´école. Beaucoup de parents africains le font. Nous livrons nos enfants en pâture à des forces néfastes...
Comment éduquez-vous vos enfants ?
Mon fils aîné ne va plus à l´école. Ma fille va dans une école afrocentrique. Mon fils, je l´éduque moi même à la maison.
Vous êtes quand même allés à l´école. vous avez des diplômes et vous enseignez aux USA....pourquoi votre fils ne le ferait pas aussi ?
Si mon fils montre le désir de vouloir étudier il aura le choix.....on ne peut pas le lui interdire. Jusqu´à 17-18 ans il n´est pas obligé d´intégrer le système scolaire. ce qui compte c´est qu´il puisse montrer qu´il est capable. Il travaille beaucoup plus à la maison.
Changement de sujet - En Afrique rien ne va plus. Les jeunes veulent partir par centaines car ils veulent aller en Europe....par manque de perspectives. Les politiques sont caduques et sont de moins en moins capables de suivre le rythme imposé par les institutions financières du Bretton Woods (FMI et Banque Mondiale). En même temps nous voulons être modernes et copier le blanc.....
C´est vraiment une tragédie. Encore une fois on revient à la question que l´afrocentricité pose : Qui sommes nous ? En fonction de la réponse à cette question on pourra déterminer qui nous voulons être. Je suis contente que vous ayez parlé de politiques et pas de Leaders ...Ces gens là ne sont pas des leaders. Le problème que nous avons aujourd’hui´hui en Afrique c´est que nous acceptons un modèle occidental qui se fait accepter comme universel. Le modèle du développement, de l´industrialisation, de la modernité etc...ce modèle n´est pas un bon modèle. Ce n´est pas un modèle que nous avons les moyens financiers d´adopter et d´entretenir. Mais aussi culturellement c´est un modèle qui nous coûte cher. ce qui nous est présenté c´est un idéal qui ne correspond pas à qui nous sommes et qui donc nous détruit encore plus sur les plans culturel et social. Je me répète. La question est de savoir quel modèle on suit...qui on est.
africamaat
Rama Yade - Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme.
Elle s’appelle en réalité Ramatoulaye Yade-Zimet, ayant épousé Joseph Zimet, militant socialiste (…) et chargé de mission à la communication de l’Agence française du développement (…) et fils du célèbre chanteur yiddish Ben Zimet (…).
Née le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal), Rama Yade est issue de la haute bourgeoisie noire : sa mère est professeur et son père, professeur d’histoire, fut le bras droit et secrétaire particulier du président (accessoirement socialiste) Léopold Sédar Sengor.
De confession musulmane (elle est toujours pratiquante et volontiers prosélyte en cette matière), elle a été éduquée dans un collège catholique. Elle est arrivée en France en 1987, lorsque son père fut pratiquement exilé à Paris, le successeur de Senghor, le président Abdou Diouf ne le détestant même pas cordialement. La famille s’installe donc dans un immeuble résidentiel de Colombes (Hauts-de-Seine). Son père ayant divorcé, elle est demeurée avec sa mère et ses trois frères et soeurs. Elle continue à fréquenter des écoles privées catholiques, passant son baccalauréat en 1994.
Sa mère se rapproche du Parti communiste, via le Secours populaire français. Rama Yade s’implique dans cette organisation para-communiste, devenant monitrice pour les enfants défavorisés. Elle visite ainsi la «France profonde », en retirant un grand respect envers «ce communisme de proximité, non idéologique mais humaniste ». Elle aura ensuite sa période Black Panthers, avec portraits de Malcolm X sur les murs de sa chambre.
Après hypokhagne, cette femme aux idées bien arrêtées, et parfois cassante et trop sûre d’elle, s’oriente vers l’Institut d’études politiques de Paris (diplômée en 2000). Elle a été reçue, en 2002, au concours d’administrateur du Sénat (elle serait la première femme noire à réussir ce concours, mais d’autres femmes noires avaient déjà atteint ce poste par voie interne), étant alors affectée à la commission des affaires sociales, pour les secteurs de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’outremer.
En septembre 2005, elle bénéficie d’une promotion fulgurante comme adjointe à la directrice des programmes de Public-Sénat, la très coûteuse chaîne de télévision dirigée par Jean- Pierre Elkabbach, qui la protégera dès cet instant et la fera profiter de son entregent (notamment auprès de Christian Poncelet).
En février 2006, elle réintègre les services du Sénat, étant une nouvelle fois promue comme directrice adjointe du département des ressources humaines. Elle a également rejoint le Club XXIe Siècle, le groupe de pression des personnalités issues de l’immigration dont elle est vice-présidente, tout comme Rachida Dati (pour des détails sur ce club, cf son portrait paru dans F&D 235). On la retrouve au Club Averroès, nettement plus engagé à gauche, qui réunit également des membres des « minorités visibles ».
À la suite de l’incendie d’un immeuble du XIIIe arrondissement occupé illégalement par des familles africaines en 2005, elle signe alors, sous le pseudonyme d’Aminata Fall une tribune vengeresse dans Le Monde afin que la France « cesse de regarder ses enfants comme des gens d’ailleurs et les reconnaisse enfin comme les siens ».
Suivra alors un livre, Noirs de France , dont on cite rarement le sous-titre : Les Nouveaux Neg’Marrons (les nègres marrons, étant les esclaves noirs en fuite).
Bien qu’hostile à la Constitution européenne et favorable à l’intervention américaine en Irak (même si « le résultat n’est pas à la hauteur des attentes »), elle adhère finalement fin 2005 à l’UMP et non au PS comme on l’aurait pensé : «Rama fait l’unanimité à gauche. Le paradoxe est qu’elle n’existerait pas au Parti socialiste. Les gens de talent et d’expérience appartenant aux minorités sont nombreux au PS » explique un cadre du PS (Le Monde, 2 mars 2007).
Il semble qu’en réalité, elle fait un rapide passage au Parti socialiste comme l’assurent plusieurs responsables de ce parti, mais en soit parti, faute de bénéficier d’une promotion rapide.
Elle demande aussitôt à rencontrer personnellement Nicolas Sarközy, «qui a mis fin à la double peine» et va désormais lier son destin avec lui. Ce dernier qui l’a remarquée et recherche des responsables issus des « minorités visibles », la propulse dès le 6 mars 2006 secrétaire national de l’UMP en charge de la francophonie, un poste très recherché alors qu’elle n’a aucune expérience ni militante ni politique.
Cette adepte de la discrimination positive » apparaît sur la scène médiatique le 14 janvier 2007 lors du congrès d’investiture de Sarközy où elle dénonce le Parti socialiste, accusant ses dirigeants d’être « sans projet, sans idées, sans vision » et d’avoir créé une «République du guichet» en accordant aux enfants de l’immigration «de la pitié plutôt que le respect », allant jusqu’à évoquer la mémoire de Gaston Monnerville, ancien président du Sénat.
Très vite, avec Rachida Dati, elle bénéficie des faveurs des médias. Bien que fréquemment citée parmi les candidats des minorités pour l’UMP à Paris ou en Ile-de-France, elle préfère ne pas être candidate et se contente de fréquenter les plateaux audiovisuels. Sans doute a-t-elle raison : aucun candidat des minorités visibles, sauf une socialiste, d’origine guadeloupéenne, à Paris, n’a été élu en métropole.
Elle aurait dû devenir secrétaire d’Etat à la Francophonie (poste finalement confié à Jean-Marie Bockel) mais, quelques heures avant sa nomination, certains ont quand même remarqué l’inimitié totale que lui porte (comme à son père) Abdou Diouf, président de l’Organisation internationale de la francophonie (il refuse même de lui parler). Elle a donc été affectée aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme même si elle ne connaît strictement rien au premier sujet. Selon des sources orales, elle appartiendrait à la franc-maçonnerie féminine mais nous n’en avons pas trouvé de trace écrite.
Victorin LUREL constate que sur près de 400 « niches fiscales » répertoriées, le gouvernement semble s'acharner presqu'exclusivement sur les mesures spécifiques à l'outre-mer. Le député rappelle que l'encouragement par la défiscalisation à l'investissement dans les outremers se justifie par la raréfaction des crédits d'intervention de l'Etat outre-mer rendant particulièrement nécessaire l'investissement dans le BTP, un des secteurs les plus créateurs d'emplois. A titre d'exemple, le budget du ministère de l'Outre-mer a diminué d'un tiers depuis 2002 et la dette de l'Etat envers les opérateurs du logement social culmine à plus de 500 millions d'euros ! Les outremers contribuent donc déjà massivement à la rigueur budgétaire imposée depuis 2002. Aussi, Victorin LUREL demande-t-il à ce que les 168 millions d'euros d'économie fiscale attendus par le Gouvernement de ce plafonnement, s'il intervient, soient intégralement réinvestis dans des crédits d'investissement sur des chantiers publics dans ces territoires dont les besoins en termes de rattrapage de développement sont considérables