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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde. Description audio !
Catégorie : Blog Actualité Date de création :
28.03.2007 Dernière mise à jour :
12.10.2008
Al Gore n'a pas raté son entrée sur la scène de la campagne présidentielle 2008. Le Nobel de la paix vient de promettre de "tout" faire pour la victoire de Barack Obama, seul capable selon lui de tirer un trait sur les années Bush. Dans un vibrant plaidoyer en forme d'attaque en règle, l'ancien vice-président démocrate a éreinté lundi soir celui qui l'avait privé de Maison blanche huit ans plus tôt.
AP / Mardi 17 juin
"Après huit ans d'incompétence, de négligence et d'échec, nous avons besoin de changement", a lancé Al Gore, apparu aux côtés de Barack Obama lors d'un meeting dans le stade Joe Louis de Detroit. "Après huit ans qui ont vu notre Constitution déshonorée et bafouée, nous avons besoin de changements".
Le soutien enthousiaste de celui qui fut le vice-président de Bill Clinton s'annonce comme un "plus" pour Barack Obama au moment où le futur candidat démocrate cherche à s'assurer le ralliement des partisans de son ancienne rivale, l'ex-Première dame Hillary Clinton. D'autant qu'Al Gore, l'une des personnalités les plus respectées du parti de l'âne, s'était tenu en retrait pendant la longue campagne des primaires.
Al Gore reste celui qui avait remporté le vote populaire lors de la présidentielle 2000, mais finalement perdu l'élection après la victoire de George W. Bush en Floride, au terme d'un éprouvant recomptage des bulletins, finalement suspendu par la cour suprême.
Un épisode resté en travers de la gorge des démocrates, que Barack Obama n'a pas manqué de rappeler. En chauffeur de salle averti, il a présenté son invité comme "le vainqueur du vote populaire de l'élection présidentielle", suscitant immédiatement une tempête de hurlements et applaudissements. "Vous vous en rappelez", a-t-il constaté.
Depuis 2000, Al Gore s'est trouvé, avec plus de succès, un nouveau cheval de bataille, la lutte contre le changement climatique. Alors que George W. Bush refusait catégoriquement de ratifier le protocole de Kyoto, les efforts de son adversaire malheureux pour alerter l'opinion sur les conséquences du réchauffement de la planète ont été salués dans le monde entier. Et couronnés par un Oscar pour son documentaire "Une vérité qui dérange" et un prix Nobel de la Paix partagé avec le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU).
A Detroit, Al Gore a reproché à George W. Bush une accumulation de graves faux pas, de l'indigence de réponse des pouvoirs publics à l'ouragan Katrina à la crise économique, en passant par les erreurs de la politique étrangères. Et l'a même rendu responsable d'avoir laissé entrer dans le pays des importations chinoises de jouets toxiques et de nourritures pour chiens et chats empoisonnée.
"Même nos chiens et nos chats ont compris que les élections ça compte", a-t-il lancé. "Cette élection compte plus que jamais car l'Amérique a besoin plus que jamais de changement".
Al Gore a expliqué que John McCain méritait le respect pour ce qu'il avait fait pour le pays et pour sa volonté de débattre du changement climatique et autres problèmes cruciaux.
Mais "l'âge et l'expérience" du futur candidat républicain, âgé de 71 ans, ne font pas le poids face à la fiabilité du jugement de Barack Obama, a-t-il avancé, soulignant que le sénateur de l'Illinois s'était opposé dès le début à la guerre en Irak. Barack Obama a d'ailleurs annoncé qu'il comptait se rendre en Irak et en Afghanistan avant le scrutin de novembre.
De son côté le parti républicain s'est fait fort de rappeler que le co-listier d'Al Gore en 2000, le sénateur Joe Lieberman, qui briguait la vice-présidence, avait depuis quitté le parti démocrate pour devenir indépendant et soutenir McCain.
"L'enjeu de cette élection, ce n'est pas de changer le passé, c'est de changer l'avenir", a répliqué le porte-parole du parti après le discours d'Al Gore. "C'est très révélateur qu'une moitié du 'ticket' démocrate pour 2000 ait soutenu John McCain au début de la campagne, alors que l'autre moitié a attend que Barack Obama soit déjà le futur candidat depuis plusieurs semaines". Barack Obama s'est assuré le 3 juin de l'investiture démocrate lors de la convention du mois d'août.
Le président du Sénégal Abdoulaye Wade a accusé l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, d'assister les pays en développement comme "des mendiants", affirmant être "déçu" par l'organisation de l'ONU sur l'alimentation et l'agriculture.
"Je ne mets pas en cause la coopération multilatérale, comme avec la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international qui font leur travail. Mais le problème ce sont les institutions multilatérales qui prétendent faire de l'assistance alimentaire. C'est un concept dépassé, nous ne pouvons pas continuer à être assistés comme des mendiants", a-t-il déclaré au cours du sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire.
"Ne venez plus nous imposer des institutions, des experts, l'Afrique d'aujourd'hui ce n'est plus celle d'il y a vingt ans", a-t-il lancé depuis la tribune devant la cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement qui assistent au sommet de la FAO qui s'est ouvert mardi à Rome.
"Alors arrêtez cette farce", a lancé Abdoulaye Wade, s'affirmant "déçu" par les institutions comme la FAO, qui a "commencé sa chute depuis plus de 20 ans".
Ban Ki-moon appelle à "agir à long terme"
Plus tôt dans la journée de mardi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dévoilé un "plan d'action" contre la crise alimentaire lors de l'ouverture du sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire. Il a appelé à augmenter la production pour répondre à la demande, tout en exhortant les Etats à mettre un terme aux mesures protectionnistes.
Ban Ki-moon a appelé à prendre des mesures pour "agir à long terme pour renforcer la sécurité alimentaire mondiale". Il a fixé son objectif : augmenter la production alimentaire mondiale de 50 % d'ici 2030 pour faire face à la crise alimentaire. Selon la Banque mondiale, l'envolée des prix alimentaires risque de pousser 100 millions de personnes vers la famine.
Il a également demandé que les Etats allègent les restrictions sur les exportations et les tarifs d'importation. Il les a exhortés à "ne pas être tentés par les politiques alimentaires qui appauvrissent les voisins".
De plus, il souhaite que les participants du sommet aboutissent "à un plus grand degré de consensus international sur les biocarburants", accusés d'être l'un des facteurs de la flambée des prix des denrées. Il a annoncé le déblocage d’une enveloppe budgétaire de 1,7 milliard de dollars (1 milliard d’euros) pour les pays qui ont misé sur les biocarburants afin de leur permettre de diversifier leur agriculture. "Nous avons une opportunité historique de revitaliser l'agriculture", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de l'ONU a assuré qu'il "faudra augmenter les appuis financiers", sous forme d'engagements fermes et non pas via des prêts.
Ce plan d’action est la première étape d'une série de consultations sur la pauvreté, la faim dans le monde et le développement prévu dans les prochains mois, notamment lors du sommet du G8 à Tokyo en juillet, et lors de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre. Cette dernière réunion devrait permettre d’aboutir à une déclaration finale.
Le développement des agricultures locales
Un peu plus tard, Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat français, a qualifié d'"erreur stratégique historique" l'attitude consistant à empêcher les pays pauvres de cultiver des produits de première consommation. Il propose donc une nouvelle stratégie : "Elle doit reposer sur le développement des agricultures locales. C’est la seule solution, une solution durable, responsable mais exigeante".
"La Banque mondiale notamment, et le FMI ont contraint des pays à développer des cultures pour l’exportation pour des remboursements de dettes", rappelle Gauthier Rybinski, spécialiste politique internationale FRANCE 24. "En même temps, on ne s’est pas rendu compte qu’on était en train d’étrangler ces pays sur le plan de l’autosuffisance alimentaire. De ce fait, on arrive aujourd’hui à des prix absolument inabordables pour la plupart des pays".
"Il faut aider les pays les plus pauvres à se doter d’agricultures modernes qui permettront leur suffisance alimentaire", a poursuivi Nicolas Sarkozy.
La journée devrait également être marquée par une manifestation, lancée à l’initiative de plusieurs associations et partis de gauche italiens, contre la présence du président iranien de la République islamique Mahmoud Ahmadinejad et du président zimbabwéen sortant Robert Mugabe.
Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, le président de la République du Sénégal a fait des accusations sévères à l’encontre de la FAO. Dans un entretien en wolof à la télévision publique sénégalaise, Abdoulaye Wade a notamment déclaré que les responsables de l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture « prélèvent 20% de l’argent collecté au nom de l’Afrique pour le fonctionnement de la FAO ». Le chef de l’Etat sénégalais a même menacé les responsables de cette organisation : « si vous continuez je vais vous traduire en justice. Il faut rembourser les 20% de l’argent collecté en notre nom ».
Le 4 mai dernier, Abdoulaye Wade avait estimé que le fonctionnement de la FAO était très onéreux et que cette organisation était inefficace. Il avait appelé à sa suppression, en la considérant en partie responsable de la crise alimentaire mondiale. Face aux déclarations du président sénégalais, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a réagi, ce vendredi, soulignant que la crise alimentaire n’est pas de la responsabilité de son organisation. « Ce sont des décisions de gouvernements », a-t-il dit lors d’un entretien à RFI.
Cette affaire commence à faire beaucoup de bruit à Dakar et suscite bien des réactions. Deux partis de l'opposition - le Parti socialiste du Sénégal (PS) et la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT) - rejettent les critiques d'Abdoulaye Wade à l’encontre de la FAO. Pour le PS, « la situation actuelle au Sénégal est le résultat d'une absence de maîtrise des dépenses publiques ». Pour la LD/MPT, « c’est vouloir cacher la forêt par l’arbre que d’imputer la responsabilité de la crise à la FAO ».