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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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16.05.2008
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Histoire

Anténor Firmin, De l’égalité des races humaines

Posté le 16.05.2008 par feobus
C’est en 1885 qu’Anténor Firmin publia son traité De l’égalité des races humaines, en réponse à l’Essai sur l’inégalité dans les races humaines (1853-1855) du comte de Gobineau, réédité à Paris en 1884. C’était le moment où les gouvernements européens se partageaient le continent africain comme un fromage, à la conférence de Berlin, sans consulter le moins du monde les principaux intéressés, les Africains.

Le racisme prétendument scientifique constituait le sous-bassement idéologique commun aux classes dirigeantes ; en Amérique Latine, on transposait l’élan « régénérationniste » qui animait l’Espagne au même moment, en termes raciaux : il fallait réduire le facteur noir, pour que les vertus blanches puissent s’épanouir, régir et alimenter le développement. Les États-Unis constituaient le modèle, le « nord » et la boussole de l’élite, dans la mesure où ils ne pratiquaient pas le mélange des sangs ; au moyen de l’éducation, les latins pouvaient se régénérer et atteindre l’excellence de la race saxonne. Pour le sang noir, on recommandait officiellement sa dilution par le métissage et sans le dire, on soutenait les opérations de nettoyage ethnique, ce qui se rapprochait le plus de l’extermination.

Tel est le credo implicite qui se dégageait du paradigme « civilisation ou barbarie » : si on ne reconnaissait même pas aux indigènes le rang d’autochtones et de porteurs de l’esprit de la terre, on considérait encore moins les descendants des Africains qui avaient peuplé l’Amérique contre leur volonté.

Seule la population noire put mesurer pleinement la férocité sous-jacente à la combinaison d’une théorie décidément raciste avec des pratiques d’hypocrisie notoire. Il était naturel que ce soit en Haïti qu’ait surgi le penseur le plus libre et le plus positif : Anténor Firmin. Dans le chapitre XVII de son livre sur l’Égalité des races humaines (662 pages), il montre comment le basculement de l’histoire commune à l’Europe et à l’Amérique eut lieu précisément en Haïti, à un moment unique.

Après sa démonstration, on peut affirmer sans la moindre exagération que la touche africaine sauve chaque fois les situations les plus dangereuses pour l’humanité.

Dans le fragment ci-dessous, on perçoit la vision continentale de Firmin, lorsqu’il souligne la dette de Bolivar envers Haïti, le pays qui l’a tiré d’affaire, l’a inspiré et lui a redonné les forces nécessaires pour reprendre son combat pour la libération continentale, alors qu’il venait de toucher le fond à la Jamaïque. Laissons les Vénézuéliens évaluer la façon dont Bolivar s’acquitta de sa dette envers les Haïtiens, à qui il promit d’abolir l’esclavage sur le continent en échange de l’aide matérielle offerte par le général Pétion.

Quelques années plus tard, un tribunal militaire condamna à mort le général Manuel Carlos Piar, mulâtre, pour rébellion ; c’est ce dont Bolivar avait besoin pour s’assurer le contrôle complet de son armée. Après le sacrifice de Piar, Bolivar fit appliquer les mesures que celui-ci réclamait, les mesures qui garantissaient l’égalité des Noirs dans la nouvelle société vénézuélienne.

L’œuvre d’Anténor Firmin fut tellement lucide, prémonitoire et dérangeante pour le monde blanc, qu’elle fut immédiatement enterrée et oubliée dans les milieux cultivés français. Elle ne fut rééditée qu’en 2004 ! C’est à titre de réparation due que les éditions L’harmattan l’ont rééditée, avec une introduction de Ghislaine Géloin, organisatrice du congrès sur « la redécouverte d’Anténor Firmin, pionnier de l’anthropologie et du panafricanisme » au Rhode Island College.

Anténor Firmin participa à l’organisation de la première conférence panaméricaine de 1900, suscitée par W. E. B. Dubois ; il fut élu vice-président de celle qui aurait dû avoir lieu en 1902, puis nommé responsable de l’association panafricaine en Haïti en 1904. En lisant aujourd’hui ses pages éblouissantes de fraternité et de soutien spirituel pour la refondation de la pensée scientifique, on le perçoit comme un annonciateur de Cheikh Anta Diop, celui qui a détrôné les mensonges intéressés de l’égyptologie, et qui sut imposer aux scientifiques européens la reconnaissance de la grandeur noire, « poser le problème de la falsification la plus monstrueuse de l’histoire de l’humanité par les historiens modernes…rendre justice à la race nègre en lui reconnaissant son rôle du plus ancien guide de l’humanité sur la voie de la civilisation, au sens plein de ce mot » (Nations nègres et culture, Paris, Présence africaine 1954-59, p. 59).

Firmin le disait fort bien : « A toute cette phalange hautaine qui proclame que l’homme noir est destiné à servir d’étrier à la puissance de l’homme blanc, à cette anthropologie menteuse, j’aurai le droit de dire : Non, tu n’es pas une science ! » Il annonça aussi que l’égoïsme et l’immoralité de la race blanche seraient pour elle plus tard un motif de honte et de remords. Lorsque Firmin mourut, alors qu’il était membre titulaire de la Société d’Anthropologie parisienne, en 1911, le Bulletin de la Société ne lui consacra même pas une notice nécrologique.


La Rédaction du MNH


JAMBÉ DLO

Posté le 13.05.2008 par feobus
A travers les témoignages de Guadeloupéens et de Martiniquais ayant quitté leur île pour la métropole, ce film traite du déracinement et de la difficulté à trouver sa place entre terre d'origine et terre d'adoption.

Ils sont partis. Loin, très loin. Jambé dlo, disent-ils en créole. "Pour l'autre bord", expliquent-ils. L'autre bord ? C'est la rive d'en face, les côtes amies après l'océan, la métropole dont ils ont tant rêvé.

Antillais de Martinique et de Guadeloupe, ils ont, dans les années 60, quitté leur île pour se rendre à Paris, Crouy-sur-Ourcq, Fontenay-le-Comte… Au lendemain de la guerre, à l'heure de la reprise économique, l'administration française leur a offert des billets pour venir s'installer en métropole et a organisé pour eux, à leur arrivée, des formations pour apprendre un métier.

Un travail en perspective, de l'argent, un toit… Ils ont été nombreux à quitter leur famille pour tenter l'aventure. "J'attendais tout de ce grand pays", se souvient Gilbert. Ceux qui restaient espéraient que le voyage de leur progéniture de l’autre côté de l'Atlantique changerait aussi leur existence.

"Les gens étaient contents de voir partir leurs enfants en France, raconte Jean-Claude. C'était comme une réussite. Ils attendaient de recevoir de l’argent, et c’est ce que les enfants faisaient."

Mais la réalité n'est pas à la hauteur des espérances de ces exilés volontaires. La grisaille impressionne ces femmes et ces hommes habitués à vivre au soleil. "Je pensais que, en arrivant, je marcherais sur un tapis de velours rouge, se rappelle Hélène. Je pensais que ce serait le paradis. Mais j'ai été très déçue. J'ai vu les maisons sales avec de la fumée. C'était en octobre, le temps était gris. Quand tu quittes le pays, tu as du soleil. On venait de bâtir une belle cité. Je pensais qu'en France ce serait mieux."

La vie est loin d'être toujours facile. Certains avouent ne pas avoir toujours été considérés comme ils l'auraient souhaité. Tout au long de ce film, tourné entre la métropole et les Antilles, défile l'histoire de ces Martiniquais et de ces Guadeloupéens déchirés entre ici et ailleurs.

Leur départ, leur intégration, leurs sentiments à l'égard de l'île qu’ils ont quittée, le regard qu'ils posent sur l'avenir sont évoqués à travers l'histoire de Gilbert, Josiane, Paulette, Hélène et les autres.

Aujourd'hui, les enfants de ces déracinés ne se sentent pas toujours concernés par ce qu’ont vécu leurs parents. Xavier, pourtant, né à Dijon et ayant grandi aux Antilles, espère que cet exode prendra bientôt fin.

A ceux qui partent, il demande : "Partez, allez vous former, mais revenez. Et ne me dites pas que vous reviendrez quand vous serez vieux. Parce que, pour moi, la Guadeloupe et la Martinique ne sont pas des cimetières."

Isabelle Ducrocq

Première diffusion : lundi 12 mai 2008 à 21:35 (câble, satellite et TNT).

Durée : 52'
Auteure-réalisatrice : Emmanuelle Bidou et Fabienne Kanor
Production : France 5 / Mat Films / Telessonne
Année : 2008

Apporter sa part de Soleil - A la Négresse Blonde

Posté le 10.05.2008 par feobus


Image ou texte alternatif

C'est quoi le KEMITISME

Posté le 10.05.2008 par feobus
Qui veut comprendre l'Histoire des Kémites, dans l'espace et le temps, doit savoir lire avec accuité celle du divin Ausar. Tant l'une est le miroir de l'autre, tant l'autre est l'image de l'une. En effet, notre peuple, comme son glorieux ancêtre Ausar (Osiris), a connu successivement démembrement/division, dispersion/déportation, remembrement et enfin réincarnation de ses membres. A l'instar d'Ausar dépeucé, découpé par l'entrefait de 72 (8*9) assesseurs maléfiques, donc par le fait d'une ogdoade (8) et d'une ennéade (9) iséfétiques (démoniaques), notre peuple fut lui aussi violé, divisé puis jetté aux quatre coins du gloge par des Démons!

Ces évènements pré-cités ont permis à Ausar de re-naître, et de nous ouvrir les portes de l'Amenti (l'Au-delà). De la même manière la déportation de notre peuple par ces démons s'inscrit pleinement dans le plan de Dieu, qui veut que Sa parole créatrice, vivificatrice, victorieuse puisse se (re)trouver là où nul n'aurait pu soupçonner Sa présence. Le plus grand des planificateurs (Dieu), a prévu, en effet, que malgré le démembrement, la dispersion, l'éparpillement, la déportation, l'errance multiséculaire de notre peuple, où que nous nous trouvions, nous poussions renaitre spirituellement. Et ce, que nous soyons Juifs (falachas), Chrétiens, Musulmans ou encore Rastas! Car l'incandescence atonienne se (re)trouve, certes de façon parcellaire, dans toutes ces religions dites "révélées"!

Abraham

Plus que le couple Adama-Awa (Adam-Eve), c'est la figure charismatique d'Ibrahim/Abraham, qui de toutes, semble être la plus marquante dans les religions dites "révélées". Or nous savons, la Bible et le Qur'an l'attestent et le confirment, que le peuple d'Ibrahim/Abraham est un peuple impie. Ibrahim est originaire d'une Chaldée mécréante. Et c'est seulement en terre kémite, plus précisément à Kénanou (Canaan, l'actuel Palestine, terre que civilisa Ausar), après avoir été initié à la pratique de la religion de Vérité par Melkisedek (avec lequel il contracte une alliance) qu'il (Ibrahim/Abraham) se soumit véritablement et irréversiblement à Dieu et abandonna dans la foulée le culte idolâtre de ses ancêtres. C'est en terre kémite, après avoir reçu la révélation atonienne, qu'il prit le nom d'Ib-Ra-Im, ce qui signifie, en médou neter (langue faraonique):Dieu est dans son coeur.
La Bible fait de lui un des patriarches les plus importants, le Qur'an fait de lui un hanif (un pur), un soumis à Dieu.
Quiconque croit au message de Moïse, de Jésus, de Muhammad croît immanquablement à la foi d'Ib-Ra-Im, une foi atonienne. Tous les prophètes des religions dites "révélées" témoignent de lui, et lui-même témoigne simultanément de la foi en Atona et de la répugnance à l'égard de l'idolâtrie de ses pairs.

Il se marie avec une Kémite, que la Bible nomme Agar/Adjara, Aa-ka-Ra, ce qui signifie en médou neter "Grand est le ka de Dieu, Grande est l'énergie créatrice de Dieu". Elle lui donna un fils:Ismael (Is-Maa-El, ce qui signifie, en vérité Dieu est juste). La Bible nous révèle qu'il (Ismael) se maria également avec une Kémite (Genèse 21, 21). Mère Kémite, femme Kémite, enfants Kémites, Ismael est, d'après la tradition coranique elle-même, l'ancêtre des habitants du désert d'Araba (actuel Arabie) et l'auteur, avec son père, de la Maison Sacrée d'Araba qui se trouve à la Mecque: la Ka'aba (Ka-Ba sont les énergies divines qu'on pourrait assimiler à l'âme et à l'esprit, en médou neter).

Moïse

Moussa, Méssou (diminutif de Méssou-Atona, qui signifie Celui que Dieu a engendré) est, d'après la Bible elle même, un Kémite (Exode 2, 19) marié à une femme kémite(Nombre 12, 1), initié, formé, éduqué dans la culture, donc la foi, kémite (Acte des Apôtres 7, 22). Il est le dépositaire de dix commandements. Commandement, en médou neter (la langue de Moïse), se dit "oudja". Or oudja est à la fois le commandement et la parole. Les dix oudja de Moïse ne sont rien d'autre que les dix paroles du crédo atonien, qui se déclinent comme suit: Atona Ankh Pa Neter Wa Nan Ky Hury Tep Ef. Ce qui pourrait être traduit par "Atona-Ankh, Dieu Unique, nul n'est au-dessus de Lui". C'est l'acceptation de ce crédo qui poussa Moïse à chatier la partie de son peuple s'adonnant outrageusement à l'idolatrie, à l'associationnisme (avec Dieu) qu'est le culte du Veau d'Or. C'est au nom de ces 10 oudja qu'il condamna cette partie viciée, corrompue, impie, mécrante de son peuple. Et se sont ces 10 oudja que le Qur'an proclame comme profession de foi, quand il dit qu'"il n'y a de Dieu que Dieu, Seul et sans association". Nous voyons bien que la shahada coranique renvoie inévitablement à la profession de foi atonienne, celle que professa Moïse, donc celle qu'enseigna Ausar.
Or quiconque croit en la révélation de Muhammad croit en celle de Jésus, donc en celle de Moïse, donc en celle d'Ibrahim, donc en celle d'Ausar, donc en celle du culte atonien.

Jésus

Le personnage de Jésus dit "christ", qui vient du grec "christos" (l'Oint, l'Elu [de Dieu], le Messie), renvoie à celui d'Ausar. En effet, Ausar, chef de la tribu Shabazz, civilisateur du monde, appelé Setep En Atona, ce qui signifie "L'Elu de Dieu" (soit le Messie), est également nommé Isha, l'Annonciateur du Médou Nefer. Or "Isha" est un prénom typiquement kémite qui vient du verbe ish qui signifie annoncer, avertir; et médou nefer quant à lui signifie "bonne nouvelle" (en grec evangelia, évangile).
Ausar à la tête de la Tribu de Shabazz quitta ce que nos Anciens appelaient Ta Neter (la terre divine) et que l'antiquité gréco-latine nommait l'Ethiopie (à ne pas confondre avec l'actuelle Ethiopie), pour apporter la "bonne nouvelle" (évangile) au reste de l'Humanité, pour civiliser le monde et cela secondé par 12 ministres, 12 disciples, 12 apotres. Il fut assassiné et ressuscita après être descendu dans la Douat (les Enfers). Il naquit 5 jours avant la fin de l'année et opéra de nombreux miracles. Sa mère, Nout, l'aimée de Dieu (Mery/Maria Atona) fut elevée au ciel.
Jésus/Isha/Issa est fondamentalement kémite, ce qui explique la fuite de ses parents à Kemet (Egypte actuelle), leur terre ancestrâle. De nombreux temples, églises, mosqués de Kemet (actuelle Egypte) gardent des traces du passage de la famille d'Isha/Issa/Jésus à Kemet (actuelle Egypte).
Plus qu'un mimétisme, le personnage d'Isha/Issa/Jésus est une transposition d'Ausar.
Qui croit au "médou nefer" (bonne nouvelle, évangile) d'Isha/Issa/Jésus ne croit, en fait, qu'à celui d'Ausar, car Issa=Ausar.


Muhammad

Comme nous le savons "muhammad" signifie (en arabe) "le loué". Tel est le nom qu'on donna, entre autres, à Ausar. Ausar, tout comme le fara Akhenatona, fut nommé "Nahasy" qui signifie "le loué". C'est là une des caractéristique des hommes et femmes originaires de Ta Neter, qui marqua profondément les Grecs de l'antiquité. Plusieurs d'entre eux témoignèrent de ce fait, en disant au sujet de ceux qu'ils appelaient les "Ethiopiens", qu'ils étaient les plus dévots au monde, les hommes et les femmes les plus pieux au monde. Cela transparait très clairement dans les écrits d'Homère, d'Hérodote et de bien d'autres auteurs antiques dont Diodore de Sicile. Le prophète de la révélation coranique hérite d'un nom qui renvoie à une longue tradition kémite. Cela se comprend aisément, quand on sait que la généalogie du prophète Muhammad renvoie à Ismael. Or nous avions précédemment montré que ce dernier appartenait pleinement, de par sa mère, sa femme, son lieu de naissance, son nom, sa langue, etc, à la culture kémite. C'est cette culture kémite, cette foi kémite qui fait résurgence en terre impie (le désert d'Araba) à travers la révélation coranique. Cette révélation est marquée du sceau de la foi atonienne; d'où cette saturation de références d'obédience kémite dans le Qur'an.

En dehors d'Ibrahim/Abraham, Moïse/Moussa, Issa/Jésus et autre Ismael, nous pouvons citer Idriss (sourate 19 versets 56 à 57) et Loqu'man (sourate 31).

Idriss est celui que nous appelons Djéhouty (Thot) et que l'antiquité gréco-latine nomme Hermès. Djéhouty, l'aimé de Dieu, celui à qui Dieu révéla l'écriture, les sciences, les mathématiques, la technique. Celui qui enregistre, lors du Jugement dernier, au Tribunal d'Ausar dans la salle des deux Maat, les péchés et bonnes actions des morts. Ce Kémite que le Qur'an appelle Idriss, est un Kémite d'un rang très élevé auquel tout musulman doit le respect, l'amour et la considération tant il est favorisé par Dieu.

Loqu'man, que le monde greco-latin connait mieux sous le nom d'Esope, est ce Kémite qui est à l'origine des fables que La Fontaine traduisit en français. Sa grande sagesse et son amour immarescible de Dieu fit que la révélation coranique lui consacra une sourate entière (sourate 31 qui porte son nom) pour guider les musulmans et les musulmanes dans la religion de Vérité, celle de l'entière soumission à Atona.

Aussi bien Esope (Loqu'man) que Djéhouty (Idriss), tout deux furent soumis à Atona. Tout deux pratiquaient la religion de Vérité, celle qui fut enseignée par Ausar au reste du monde. Et c'est cette religion de Vérité, de Droiture (culte d'Atona) dont témoigne le prophète Muhammad. D'ailleurs le Qur'an est appelé al-Dikhr, qui signifie le Rappel. Il ne peut y avoir de r-appel sans appel. Or cet appel fut lancé avant tout aux Kémites, premiers hommes et femmes sur cette Terre. Ce que confirme avec force le Saint Qur'an en sa sourate 15 versets 26 et 28, où il est clairement dit: "Et sûrement Nous avons créé l'Homme de glaise sonnore, de boue NOIRE mise en forme. (...) Et quand ton Seigneur a dit aux anges: Je vais créer un mortel de glaise sonore, de boue NOIRE mise en forme."

Hailé Sélassié

Son Altesse Impériale Hailié Sélassié est, bien plus que le Très Honorable Marcus Garvey, la figure centrale du Rastafarisme. La Holy Piby du Rastafarisme renvoie à Kemet à travers le personnage de l'Empereur Hailé Sélassié lui-même, car ce dernier se revendique, bien sûr de la descendance reine de Saba, mais davantage encore de celle d'Ori, antique roi d'Ethiopie (Ta Neter, à ne pas confondre avec l'actuel Ethiopie). Or le roi Ori, dont le Négus Hailié Sélassié se réclame le descendant, n'est autre qu'Ausar, chef de la Tribu de Shabazz, Roi de Ta Neter donc d'Ethiopie, Setep En Atona. C'est à Ausar que le Négus Hailié Sélassié doit sa légitimité tant spirituelle, historique, culturelle, que politique. C'est donc à Ausar que le rastafarisme doit toute sa théologie, son enseignement, sa splendeur, son essence.


Conclusions

Nous le voyons bien, toutes ces religions dites "révélées" dans lesquelles nous fûment "enchainés" renvoient de façon directe à Ausar, donc au culte atonien. Si l'on met de côté les particularismes, pour nous concentrer uniquement sur l'enseignement central de ces religions dites "révélées" seul transparait le noyau atonien, qui se caractérise par la pratique de la Ma'at, la Soumision absolue à la volonté divine, le Jugement dernier du Tribunal d'Ausar, la résurrection spirituelle, la centralité du modèle d'Ausar, etc. Tout Noir sincèrement versé dans la foi mosaïque est Kémite, tout Noir véritablement disciple de Jésus est Kémite, tout Noir fondamentalement musulman est Kémite, tout Rasta farouchement authentique est Kémite. Car l'essence même de ces religions dites "révélées" prend sa source dans le culte atonien, le culte originel duquel tout procède. Faire retour aux sources du judaïsme de Moïse, du christianisme de Jésus, de l'islam de Muhammad, du rastafarisme d'Hailé Sélassié, c'est exalter la foi atonienne, matérialiser la révélation atonienne, pratiquer l'enseignement d'Ausar, élever sa conscience kémite. C'est là que se trouve l'imach, l'essence même du kémitisme.

fari_taharka

relations hommes femmes

Posté le 09.05.2008 par feobus
Ayant fréquenté des femmes des quatre continents, je peux vous assurer qu'avec chacune d'entre elle, ce fut magnifique et différent. Les séparations se font suite à de nombreuses raisons, parfois pas toujours sérieuses ou réfléchies, peu importe ! Mais pour les Antillaises (nationalisme oblige) avec qui j'ai fait ma vie, j'ai remarqué que ces femmes ont la fâcheuse manie de vous insulter et avec elles les "bunda mamman" fusent comme pluie un jour d’averse. Elles prennent la mouche sans que l'on sache pourquoi, et il n'est pas rare qu'elles veulent se battre avec vous.

Nos femmes ont une haute opinion de leur conjoint, à leurs yeux ce sont des supermen, en plus, bien souvent elles pensent qu'ils sont télépathes. Elles ne disent rien, ne parlent pas, ni de ce qui les dérangent ou les chagrinent, mais vous devez comprendre et régler le problème, sans compter que par moment elles se mettent à vous haïr sans que vous sachiez pourquoi, sans aucune raison valable.


Si je dressais une typologie de nos femmes, je dirai :


- Les chabines, elles sont impossibles à vivre en dehors du lit. Lorsqu'elles ne sont pas dans le lit c'est tout comme, elles ont une manière de se coller à vous, les phéromones et autres endorphines qu'elles dégagent vous perturbent, vous titillent, vous agressent, et quand vous les regardez le seul endroit où vous voudriez les mettre c'est dans votre lit. En conclusion elles sont faites pour le lit.


- Les batazindiennes, sé goumain tous les jous, bouche yo longue kon sa, méfiantes, suspicieuses, conflictuelles impossible à vivre en couple, franchement elles sont pénibles.


- Les Négresses du Lamentin généralement douce à vivre, mais volage, même quand elles vous quittent, elles n'hésitent pas à revenir de temps à autres vous visiter. Difficile de se fâcher avec ce genre de femmes. Mais elles sont volages.


- Les bougresses du Gros Morne, belles, avec des peaux d'une douceur, leur corps c'est du velours, mais elles ont un caractère trop ferme, trop trempé, bref ce sont des agricultrices.


- Les capresses, mamman, n’en parlons même pas ! Ce sont des cornes qu'elles plantent sur votre tête, ce n'est pas de leur faute, les gens de leur espèce dans le passé étaient préposés à la garde du bétail, alors les boeufs, les moutons et les cornes, elles l'ont dans le sang, alors en vous plantant des cornes, elles ont inconsciemment le sentiment de se réconcilier avec leur histoire.


- Les Kalazazas sont dépressives, à la moindre petite tromperie, elles se mettent à pleurer comme Marie-Madeleine pendant le Calvaire du Christ. Après que vous eussiez parlementé, consolé, cajolé, repenti, promis de ne plus jamais recommencer, pleuré de concert avec elles, jurer que c'est une erreur regrettable, que ce n'est pas de votre faute mais celle de sa meilleure amie qui vous a émoustillé. Vous vous couchez pensant que la situation est arrangée, partez travailler le coeur léger, mais un peu chagrin, pour vous faire pardonner vous avez la gentillesse de lui acheter un beau bouquet de fleurs et vous rentrez le soir chez vous plus de femme, plus de meubles, plus rien. Je vous le dit les Kalazazas sont non seulement des femmes dépressives, mais en plus elles sont instables.


Après que j’eusse essayé toutes ces variétés de femmes locales, je me suis coltiné avec une métisse, mon dieu l'enfer ! Que n’avais-je pas fait !


Un jour, elle m'a cassé le nez, pété l'arcade sourcilière. J'ai pris des coups comme cela ne mettait jamais arrivé de ma vie (ma métisse était une karatéka et danée en plus). Même mon papa ne m’avait jamais battu comme cela, même après que j’eus crevé les quatre pneus de sa voiture. Isalop là, paix à son âme !



C'est l'orgueil qui me sauva ce jours là. Je vous le dis, c’est l’orgueil qui m’a tiré de ce mauvais pas.


J'ai pris des coups de poing, des mawachis, des atémis, des coups de genou, des coups de pieds, des crochets du droit, des crochets du gauche, je voyais des étoiles dans ma tête et la terre dansait sous mes pieds. J’étais sur le point de m’évanouir quand elle s'est rapprochée de moi et j'ai pu la saisir et je l'ai soulevé de tout son haut et projeté contre l'armoire, qui s’est effondrée sur elle dans un fracas. Alors que je m'apprêtais à revenir à la charge, la fille me regarde et me dit : - Chéri pourquoi tu me frappes ? Et elle se met à pleurer. Cela vous stoppe net, mais c'est moi avait la bouche pétée, le nez cassé, une oreille qui sur le coup n'entendait plus rien, je tenais à peine debout, titubant sur mes pieds, le visage ensanglanté, la lèvre tuméfiée et devant me rendre au médecin me faire recoudre tout cela. Je me voyais dire au docteur que je me suis fait agressé par des inconnus, décemment, je ne pouvais pas lui avouer ce que c'était ma concubine qui m'avait mis dans cet état ! Néanmoins, il fallait qu’il m’arrête car que j’avais mal de partout.



Et la fille à le toupet de dire que je l'ai frappé ! Si j'étais sûr qu'elle n'allait pas répliquer, je lui aurais mis deux calottes pour ce qu'elle venait de dire.


Une chambre à coucher ravagée, plus d'armoire, plus de lit, je l'avais cassé lorsqu'elle m'avait fait valdinguer dessus, plus rien ne tenait debout dans la pièce. Tout cela parce que j'avais dit à ma chérie une parole qu'elle avait prise de travers, en tout cas le lendemain, je m'inscrivais dans un club de Tai kwon do, au Champs Élysée, j’ai choisi le plus cher avec le Maître le plus dané en France.


Les coups font trop mal.


Bon, tout cela c’est le passé, mais je me demande si je vais pas me trouver une petite blonde aux yeux bleue pour finir mes vieux jours, parce que les personnes de ma race, je ne veux pas en dire du mal, mais des fois elles abusent tout bonnement ; toujours à interpréter ce que vous dites, à voir des complots partout, vous trouvant une maîtresse que vous n’avez pas, mais que auriez bien aimé avoir, vous accusant d'être un menteur, un fieffé connard et puis les bunda-mamman, les va te faire foutre, les tu es un sale con, petit prétentieux, grand con... abrégeons !


Evariste zephyrin
Paris le 23/008/05

La misère, putain de misère sexuelle !

Posté le 09.05.2008 par feobus
Attention ce texte contient des propors un peu crus !


Aujourd’hui les mœurs sexuelles ont évolué, mais il y a de cela vingt-cinq ans, la situation était tout autre, notamment dans la banlieue « bourgeoise » de mon adolescence, devenue un ghetto depuis. On ne voyait pas de gamines mettre en ligne sur leurs blogs leurs photographies pornographiques réalisées avec leurs copains ou leurs professeurs ! D’ailleurs à cet age, dans leur grande majorité, elles n’avaient pas de relations sexuelles, sauf avec leurs beaux-pères ou lors d’un viol ou encore lorsque qu’un dépuceleur professionnel majeur de surcroît, réussissait à abuser de leur candeur et leur volait leur innocence afin de décrocher l’hymen. Mais jamais au grand jamais, elles ne leurs seraient venues à l’idée, de rendre la chose publique.

(Bon, d'accord vous me direz qu'à cette époque il n'y avait pas d'Internet... Ce n'est pas grave !)

Dans le cas du beau-père abuseur, on était bien souvent informé de la situation, seulement lorsque la mère foutait le mal-cochon à la porte ou sa putaine de fille.

Imaginez la pauvre mère antillaise, se levant tous les matins pour se rendre à son petit boulot de fonctionnaire, laissant mari et enfants à la maison, et pendant qu’elle s’échine à glaner les subsides pour nourrir sa petite famille et son mal-cochon, sa propre fille la cocufie dans sa maison avec son homme, en ouvrant sa petite koukoune à un méchant mal coq dans son propre lit.

C’est une malpropreté sans nom !

Certaines de ces mères courageuses, plaçaient illico dare-dare leur fille dans un foyer pour adolescents à problème et gardaient leur mari à leur côté, mais il n’était pas rare que ce soit la police qui vienne chercher l’incestueux, d’autres acceptaient, et tout ce petit monde faisait ménage à trois.

Je ne pense pas qu’il faille jeter la pierre à ces mères résignées, car en se séparant de leur mal-cochon elles risquaient de rester célibataire et leur koukoune orpheline, parce qu’elles s’estimaient totalement décotées sur le marché, et à tort ou à raison, pensaient qu’en partageant le mal-cochon avec leur fille, elles assuraient une bite pour leur chatte vicieuse, pour encore quelques années.

Tout ceci pour vous démontrer qu’à mon époque, l’adolescence était vraiment un sale moment à passer pour les garçons, d’autant que c’est à ce moment que leur coco est ¾ du temps raide-droite et ne veut rien entendre, ne veut rien comprendre : il appelle comme un désespéré à la koukoune.

Faisant execption à la règle, il y en avait qui échappait à cette misère, entre autres mon meilleur ami Désiré, il kokait Françoise alors que moi c'est ma main droite qui me servait de femme ou alors j'étais contraint de faire des coups de pression sur une Fragile, lui mettant deux claques pour qu'elle soulève sa jupe et la koker vite fait dans la cage d'escalier ou d'attendre que les copains saoulent une grosse et la fassent tourner.

Putain ! Ce salopard niquait Françoise, c’était la plus belle fille de la cité, grande 1,70 m superbe métisse, non franchement rien à dire sinon belle, elle était belle tout bonnement, y té en zafawe !

Dans toute cette misère sexuelle où nous étions réduits, Il arrivait que les mecs de la bande, en manque, aillent se faire sucer la bite par un des pédés de la cité ou à quinze ans ils allaient aux putes. Je ne parle pas de tous ces garçons qui tachaient leurs pantalons tous les week-ends en dansant un zouk, plus exactement un Kompa dans les boum du voisinnage ou dans les discothèques pas regardantes sur la question de l'age.

Cela m'est arrivé une fois sur un disque haïtien, je me suis oublié sur une petite chabine au visage angélique, adorable, mignonne comme toute, j'ai joui sur sa jupe, j’ai taché sa jupe, disons que j’en ai fait une jupe sainte en l’auréolant de foutre. Il n’y avait rien à faire, j’ai eu beau essayé de reculer, faire des détours, des échappées, mais elle avançait la chatte, ajustait sa koukoune à la bite, reprenait la danse et la pose. C’est comme si elle voulait que je la prenne sur la piste de danse, elle collait sa chatte sur mon kal, elle me frottait, elle me le massait. Mon Dieu que c’était bon ! La fille me travaillait la bite, une vraie petite salope. J‘étais en sueur, je résista tant que je pus, mais au bout du quatrième kompa, elle sortit son arme secrète, elle me glissa sa langue dans l’oreille, j’explosais et éjacula tout le foutre que mes couilles contenaient et ce qui avait aussi en réserve.

Je m’attendais à ce qu’elle me fasse honte devant tout le monde, j’avais été témoin de pareilles scènes où la fille (vous connaissez les négresses, je ne vais pas vous faire un dessin) fasse tout un cinéma, s’énerve, ameute la salle, exhibant leur jupe tachée ou leur robe spermée à la face de l’assistance, juste pour vous humilier devant vos copains, mais la petite chabine me gratifia d'un sourire large comme ça, m’embrassa dans le cou, se colla encore plus fortement à moi et posa son visage au creux de mes épaules.

A ne rien y comprendre, mais c’était bon, diablement bon, la fille était bonne et gentille, je ne pouvais lui dire que MERCI et regretter que toutes les filles ne soient pas comme elle.

Le morceau se termina mais elle ne me lâchait pas. Elle continuait à salir sa jupe et moi mon pantalon. Finalement elle me laissa partir et je courus dans les toilettes me nettoyer.

Désagréable le sperme froid, collant…

Quoi qu'il en soit, l'auréole sur la braguette, que dis-je l’énorme tache qui maculait mon pantalon ne laissait aucun doute de ce qui s'était passé sur la piste de danse, il tirait juste le sourire des personnes plus âgées, ils pouvaient rire, ils avaient la koukoune dont qu’ils avaient besoin sous le kal. tjipp !

Tous les copains se montrèrent compréhensifs, car ils y en avaient qui mettaient des mouchoirs dans leur slip de manière à ne pas tacher leur pantalon, je n’avais pas leur expérience, c’était mon baptême du sperme-frotté, mais ils m’expliquèrent comment faire, c’est un art de bien placé les mouchoirs autour de la bite, sans entraver la bandaison et de manière à ce que le jet puisse…

Vous devez comprendre que c’était le seul moyen pour les timides de pouvoir contenter leur bite. Voilà ce à quoi nous étions réduits, nous les enfants de la génération Mitterrand : battre la douce, tourner la grosse, mettre des claques pour faire lever la jupe.

Comme c’était tellement bon, donc à quinze ans, je me suis débrouillé pour qu’une femme de 24 ans me ramasse et me donne mon koké régulièrement. La femme était jolie, une belle bata-zindienne, mais on la prenait tout le temps pour ma grande sœur, au bout de 6 mois cela devenait énervant d’entendre tout le temps la même chose : - C’est ta grande sœur ?

A cet âge tout nouveau tout beau, on passait des heures à koker, elle avait loué un petit studio, juste un matelas par terre et on kokait, on passait des week-ends à forniquer, la semaine j’avais école.

Elle avait une chatte XXL, un peu trop large à mon goût, j’avais quinze ans. C'était peut-être une impression, car elle était encore partante, huit ans après, donc je devais faire l'affaire à ce moment là, je le suppose.

Tout allait bien, jusqu'au jour où elle m'annonça qu'elle était enceinte. Inutile de vous dire que je n'étais jamais là lorsqu'elle téléphonait et que j'oubliais systématiquement de la rappeler et que je perdis très rapidement le chemin de chez elle et de « notre » studio, la fille ne s’était pas rendue compte que j’étais un enfant ou quoi, elle ne voyait pas qu'elle aurait pu être poursuivie pour détournement de mineur ?

Quand nous nous retrouvâmes, par hasard au détour de la vie, elle m'informa que j'étais le père d'un petit garçon, elle ne voulut pas que je le rencontrasse, à chaque fois que nous nous revîmes, elle me donnait de ses nouvelles.

Ce gamin existait-il pour de vrai ? Je n'en sais foutrement rien. Les femmes sont parfois méchantes, c'était ma punition pour n'avoir pas sut faire face (mais à quinze ans, franchement...) S’il existait, Je crois qu'elle l’a fait passer comme étant celui de son fiancé de l’époque et mari par la suite.

Dans ces temps et dans ce petit milieu bourgeois, religieux, coincés les parents choisissaient le futur époux de leur fille, le meilleur parti qui se présentait à eux. Malheureusement, ils avaient trouvé un militaire qui n’était pratiquement jamais là, sauf une fois par mois et la jeune femme résistait à cette prépotence parentale en se dévoyant dans une relation pédophile, elle offrait sa koukoune gluante à un jeune braille.

Pour Désiré mon meilleur ami, des problèmes se posaient, quatre ans plus tard, sans doute lassé de sa copine Françoise, il me fit part de son intention de la quitter. Je trouvais qu'il était un vrai couillon, mais je ne l'en dissuada pas, alors là pas du tout, pas fou le mec. Je lui demandais s'il voyait un inconvénient que je tentasse ma chance avec sa copine, il était d'accord.

A la belle affaire, cela faisait six ans que je rêvais de lui monter dessus et maintenant que j’avais dix-neuf ans, l’occasion se présentait. Je suis un homme patient et tenace.

Désiré retournait au pays. Une semaine plus tard, un dimanche, mes pas croisèrent ceux de Françoise, nous discutâmes, puis je l'invitais dans une discothèque (musique afro américaine, funk, jazz rock). Il valait mieux éviter les discothèques antillaises, à cause des nègres à gros-coco, qui risquaient de me la prendre.

Le Star Rock, une boite de nuit connue des amateurs, les mecs passaient plus de temps à fumer leur joint et à converser avec maryjane plutôt que de s’occuper des filles, ils étaient tous amorphes, pas de risque que je parte sans elle ou qu'elle change d'avis.

Le décor de la disco, une cave peu éclairée, peu de chose comme mobilier, en fait rien de mémorable, sinon que c’était SIDNEY à la sono et cela swinguait fort. Même si tu ne fumais pas il y avait tellement de fumée que tu sortais au petit matin défoncé. Nous passâmes la soirée à nous déhancher sur la piste. Du reggae, du jazz rock, pas un seul morceau antillais pour que je la serre contre moi, c'était le prix à payer. Le matin nous rentrâmes gentiment à la maison, mes parents dormaient encore, n'ayant qu’un lit dans ma chambre, je lui prêtais l’une des chemises de nuit de ma petite sœur, je choisis évidemment la plus courte. Nous nous endormirent dos à dos comme de bons amis, vers les seize heures, je me réveillai avec une grosse bandaison dans le bas ventre.

Elle est là, je me retourne, j'écarte sa culotte et je prolonge ma bandaison dans sa chatte, comme cela, sans cérémonie, naturellement, sa chatte était trempée, un lac, son vagin mouillé de mouillé. Elle ne dormait pas, elle attendait que le Timide passe à l’action, la mouille abondante m’indiquait qu’elle avait dû bien fantasmer avant que je ne l’enfourne. Donc le timide est passé à l’action et la koker tout bonnement, la koker roidement, la koker fièrement…

La seule remarque qu'elle me fit, ce fut à la fin du malélivé :
- Evariste tu as oublié de faire quelque chose !
- Ah bon quoi ?
-Tu ne m'as pas embrassé.

Les femmes sont sentimentales !

Donc je l'ai embrassée et nous avons commencé à faire une "confiture crachat " dont l'effet ne se fit pas attendre, le kal se redressa et nous voila repartis pour une autre séance de kokage.

Un mois plus tard Désiré revint, l'air du pays ne devait pas lui convenir. Décidément, un certain désarroi s'empara de mon cœur. Je me résolus à ce qu'elle retourne avec son copain. Merde !

Ce garçon était tellement plus, avait plus de prestance que moi, en fait c’était monsieur plus. Je ne voyais pas comment une fille m’aurait préféré à lui. Il vint à la maison, me disant qu'est-ce j'avais fait, pourquoi je sortais avec sa copine, j'étais un faux frère, un traître, un faux cul, j’étais une vermine, il ne pensait pas que j'aurais fait cela, il me débita un tas de conneries, en lo pawol initile. Je lui rappelais que nous en avions parlé et qu'il ne voyait pas d’objections et qu'il m'avait donné son approbation, dont je n’étais pas inconvié au kokage de Françoise, ni un faux frère, ni un faux cul et encore moins une vermine, alors va te faire foutre !

Voilà que subitement Françoise était la femme de sa vie, qu'il l'aimait et qu'il avait fait le con, il pleurait comme un enfant. Il me sortait un tas d'inepties, il avait un gros poil, un limbé. Putain, je finis par lui dire : si tu l'aimes à ce point reprends-la ! Parce que je lui aurais défoncé la tête, le mec vient m’insulter chez moi et ce connard va me prendre ma Françoise.

Merde ! Son père aurait dû faire une tache dans le lit au lieu de mettre cette tâche au monde !

Je n’ai rien dit de cette histoire à ma future ex copine. Je sus qu'ils s'étaient vus, mais le soir elle était dans mon lit. Après tout le temps qu'ils avaient passé ensemble, je suppose que pendant cette période de transition, ils durent baiser une fois ou deux, une baise de nostalgie, mais ce que l'oreille n'entend pas, ce que les yeux ne voient pas ne fait pas mal au cœur.

Une fois par contre, deux ans après je lui fis ma crise de jalousie, nous étions dans un centre commercial, et nous rencontrâmes Désiré, je lui tendis la main, et Françoise lui tendit ses lèvres. Que n'avait-elle pas fait là, elle se moquait ouvertement de moi ou quoi ? Je fis bonne contenance tant que Désiré était avec nous, dès qu'il tourna le dos :

- C'est quoi ça, c'est quoi ce bordel, tu l'embrasses devant moi ?
- Arrête, tu ne vas pas me prendre la tête parce que je lui aie fait un "pio" ?

- Tu me dérespectes devant tout le monde et tu me dis de ne pas te prendre la tête, tu te fous de ma gueule !

- Evariste qu'est ce qui t'arrive, tu me fais une crise de jalousie ou quoi ? Je te rappelle que j'étais dans son lit de treize ans à dix-neuf ans, et ce n'est pas qu'un "pio" que je lui faisais.

La salope ! Elle me calma net. J’affichai mon visage des mauvais jours et me tus. Elle arborait un sourire qui lui barrait la moitié du visage et ajouta : - N'aie pas peur c'est avec toi que je suis ! Puis se colla plus fortement à moi.

Qu'est-ce qu'elle me chantait là ? Vous voyez un mâle bougre comme moi, un coq en passe de devenir en méchant mal coq avoir peur de quelque chose ?

Toutefois, lorsque inopportunément Désiré croisait mes pas, en compagnie de Françoise, je halais ma copine par le bras, je lui faisais un grand signe de la main de loin, le plus loin possible et je bifurquais de chemin ou je changeais de trottoir avec Françoise sous le bras, cela la faisait toujours rire, inutile de vous dire que je ne riais pas. Mais les femmes sont tellement bizarres !

Evariste Zephyrin
01/10/205

LES COULEURS TROPICALES DU SPORT FRANÇAIS

Posté le 08.05.2008 par feobus
LES COULEURS TROPICALES DU SPORT FRANÇAIS

L’été 2006 s’annonçait particulièrement sportif, richement pourvu de grands rendez-vous tels que : le Mondial de football, le tour de France cycliste, les championnats d’Europe de natation, d’athlétisme, les mondiaux de basket ….
A cette perspective certains amateurs s’en réjouissaient par avance, prêts à vivre des moments d’émotions. Ils se sont attelés à leurs préparatifs avec ardeur, en prenant grand soin de s’équiper d’appareils adéquats, afin de ne rien perdre de leurs évènements sportifs.

A contrario, ceux que le sport ne passionne guère étaient indifférents à toute cette agitation et au lieu de crier « halte à cette overdose sportive télévisuelle à venir », ils ont plutôt relativisé cette abondance sportive inhabituelle, s’amusant parfois de l’attitude des passionnés.
En revanche, contre toute attente, une voix discordante émanant d’un intellectuel français, a jeté le glas en stigmatisant la composition négroïde de l’équipe de France de football, la qualifiant de « black-black-black » et la traitant de « risible ». Ce faisant il a créé une séparation de couleur dans le sport tricolore dans son ensemble, comme si il y avait d’un coté les sportifs français et de l’autre les sportifs noirs, ces derniers estima t’il étant bien trop nombreux. De tels dires laissaient sous-entendre que seuls les sportifs de couleur noire seraient responsables des résultats qui à n’en point douter s’annonçaient médiocres.

Dans cette mise en accusation les sportifs antillais ont été particulièrement pointés du doigt. Alors qu’en a t’il été exactement des performances sportives françaises de cet été 2006 ? Ces résultats ont-ils pâti de la participation aux différentes sélections de ces sportifs noirs dont ceux issus en particuliers des Antilles ?
Les réjouissances sportives ont débutées dès la dernière semaine du mois de mai, par les internationaux de tennis de Rolland Garros, où le jeune guadeloupéen Gaël Monfils, tête de série numéro 25, a de l’avis général, a fait vibrer le court Suzanne Lenglen . Le jeune prodige a disputé un match d’anthologie, comptant pour le troisième tour face à l’américain James Blake, tête de série numéro 8. Son attitude de conquérant et de battant a séduit les foules .En effet, lors du dernier set, presque à chaque point qu’il gagnait c’est un poing rageur qu’il levait au ciel après l’avoir cogné sur sa poitrine. Une posture de lion qui a rallié le public à sa cause. Il a remporté son match en quatre sets 2/6-7/6-6/7-7/5. En revanche il a laissé des forces dans cette bataille car il s’est incliné au tour suivant en 3 sets (6/7-6/7-3/6) face à Novak Djokovic mais après avoir chèrement vendu sa peau.


Les petites balles de la porte d’Auteuil ont a peine été rangées, que le 9 juin, commençait la grande messe planétaire qui tous les quatre ans rassemble des millions de spectateurs dans le monde, à savoir la Coupe du monde de football .C’est sur le sol européen, en Allemagne, que c’est tenu cette année le Mondial de foot, où 32 sélections nationales ont défendue les couleurs de leur drapeau.


Les Bleus, l’équipe de France, ont été composés par ceux que le sélectionneur national, Raymond Domenech, a jugé et évalué comme étant les meilleurs joueurs à leur poste respectifs. Ce qui est le principe de toute sélection. Pour cette édition l’équipe des bleus était constituée en majorité de footballeurs noirs, soit un total de quinze sur les vingt quatre appelés.


Les joueurs antillais pour leur part étaient au nombre de huit avec entre autre le guyanais Florent Malouda, les guadeloupéens Lilian Thuram, William Gallas, Michael Sylvestre et les martiniquais Eric Abidal, Thierry Henry, Sylvain Wiltord, Jean-Alain Boumsong.


Cette équipe avant et pendant le mondial a été fortement fustigée. Décriée, elle a été tantôt jugée vieillissante, tantôt soupçonnée d’être mal entraînée, tantôt accusée d’être constitué de joueurs stars surpayés et fainéants, mais le plus choquant ont été les propos racistes dont elle été l’objet. Certaines personnes au travers de forums sur le net ou sur les ondes FM se sont laissées aller sans complexe à des propos xénophobes .Au point que certains antillais vivant en France, ont eut le sentiment d’être rejetés, car ces discours ouvertement négrophobes leur donnaient le sentiment, qu’en définitive, sur le terrain on ne considérait plus que c’était l’équipe de France qui jouait, mais une équipe des Antilles, flanquée de comparses originaires d’Afrique.


Finalement, comme une sorte de pied de nez, ces bleus sur lesquels pas grand monde ne misait un euro au départ, sont tout de même arrivés en finale et ne se sont inclinés face à la squadra azura, l’Italie, qu’a l‘issue d’une fatidique séance de tirs aux buts. En dépit de la défaite, une majorité de spécialistes de part le monde, reconnaissent au final que l’équipe de France était une bonne équipe. De même, par exemple Lilian Thuram est considéré à ce jour comme étant le meilleur défenseur au monde. Ce résultat inattendu a fait taire de lui-même les voix extrémistes.


Après le ballon rond ce sont les forçats de la route qui ont montré la qualité de leur coup de pédale au Tour de France. Seulement en dehors d’un ardoisier point de cyclistes noirs dans le peloton. Nos cyclistes antillais ont pu exprimer leurs talents lors des tours de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane.

Puis, comme en réponse à la vague caniculaire qui a sévit sur une partie de l’Europe, c’est dans les bassins de la piscine olympique de Budapest que les meilleurs nageurs européens nous conviaient à suivre leurs coulées. Durant ces championnats d’Europe de natation, la France a brillé avec treize médailles, dont plusieurs remportées par Laure Manaudou. Nous avons aussi pu voir le retour à la compétition de celle qui est surnommée « magique Malia », la jeune nageuse guyanaise Malia Métélla. Cette dernière a été entravée dans sa préparation par de graves pépins de santé.
La jeune nageuse guyanaise n’étant pas encore au mieux de sa forme physique, n’a certes pas décroché de médaille individuelle, mais elle s’est tout de même hissée en finale du 50 mètres nage libre dame. Elle a terminée à une encourageante quatrième place et a sa sortie du bassin c’est une Malia souriante, qui déclarait aux micros de France-télévision, être déjà en train de se projeter vers les mondiaux de l’année prochaine qui auront lieu en Australie .Une compétition qu’elle envisage avant tout comme une étape préparatoire en vue des JO 2008 de Pékin.


Au début du mois d’Août, cela a été autour des athlètes de faire chauffer le tour de piste aux championnats d’Europe d’athlétisme de Goetborg en Suède.


Le camp français est reparti de Suède auréolé de huit médailles : quatre d’or, une d’argent et trois de bronze. A cette occasion les Antilles ont été chaleureusement remerciées, car les athlètes originaires des DOM de la Caraïbe sont nombreux et permettent à la France de figurer à certaines épreuves. De part leur dynamisme et leurs résultats, ils contribuent au fait que l’athlétisme français puisse exister sur la scène sportive internationale.

La moisson de médaille de cette année a été presque exclusivement masculine.
Les deux championnes que sont les guadeloupéennes Muriel Hurtis et Christine Aron n’ont pas pu être en position de jouer leur rôle de leader. Muriel Hurtis qui a concourue, fait son retour à la compétition après sa grossesse. Christine Aron quant à elle s’est blessée juste avant le début des championnats. Cette année nous avons pu découvrir de nouveaux talents du sprint féminin : tout d’abord au 100 mètres haie avec Adriana Lamalle, puis au 200 mètres avec Fabienne Beret –Martinel et enfin au 400 mètres avec Phara Anarcharsis.


Adriana Lamalle a été finaliste du 100 métres haies, Fabienne Beret-Martinel a pour sa part été disqualifiée lors de sa demi finale du 200, sur décisions arbitrales quelques peu bizarres et les réclamations déposées par la fédération française d’athlétisme n’y ont rien changées. Phara Anarchasis quant à elle s’est arrêtée en série avec un temps de 7’53’’43.


C’est trois jeunes pétillantes martiniquaises font partie de la relève du sprint français féminin. Adriana Lamalle et Fabienne Beret -Martinel ont fait preuve d’originalité en courant avec des bandeaux sur lesquels figurait la carte de la Martinique. Cela a été perçut avec sympathie et a aussi fait au passage une belle publicité pour l’île.


Chez les hommes, l’homme de ces championnats est sans nul doute celui que les journalistes appèlent « le grand blond », en raison de sa teinture de cheveux couleur or, Marc Raquil. Du reste, c’est de l’or qu’il été cherché avec ses grandes jambes dans sa course de retour au 400 mètres en un temps de 1’45’’02. Son finish atypique est en quelque sorte sa marque de fabrique, où étant en retard, il remonte un à un ses adversaires jusqu'à la ligne d’arrivée. C’est aussi de l’or qu’il a été décroché a l’issue de son dernier relais lors de la finale du relais 4 fois 400 mètres.


Le relais 4 fois 100 mètre hommes a été lui aussi médaillé. Constitué entre autre de trois Martiniquais : Ronald Pognon, David Alerte et Eddy de Lépine ce relais complété par Oudéré Kankarafou a été cherché le bronze en finale. Avec ces jeunes athlètes, le sprint français est en pleine renaissance après la décennie des années 1990 marquée par la gazelle Marie-José Pérec et la fameuse team : Max Morinière, Daniel Sangouma, Bruno Marie-Rose et Jean-Charles Trouabal qui avait soufflé le record du monde aux américains emmenés par Carl Lewis.


Après le dernier tour de piste suédois ce sont les parquets de Saitama au japon qui nous ont offert les dernières sensations sportives de l’été avec les Mondiaux de basket-ball.


L’équipe de France de basket dirigée par Claude Bergeaud compte en ses rangs 5 joueurs originaires des Antilles dont trois qui jouent dans le prestigieux championnat américain NBA. Il s’agit du martiniquais Ronny Thuriaf, des guadeloupéens Michael Piétrus et Johan Pétro .Outre ces joueurs NBA il avait aussi le nouvellement drafté en NBA, Michael Gelabal ainsi que l’autre frère Piétrus (Florent).


Cette équipe en pleine construction avant l’entame du tournoi, a été amputée de son meneur de jeu vedette, double champion NBA, Tony Parker qui s’est blessé à la main lors des derniers entraînements de préparation.


Néanmoins, les joueurs français sont parvenus en quart de finale où ils se sont inclinés face à la Grèce, récente championne d’Europe en titre et contre laquelle la France avait déjà été défaite. En revanche, l’équipe de France s’est adjugée brillamment la cinquième place du tournois, après avoir écartée sur sa route de la finale pour la cinquième place une équipe d’Allemagne emmenée par un Dirk Nowtzky des grands soirs auteur de 29 points.


Enfin, c’est comme il a commencé que s’achève cet été hautement sportif, c'est-à-dire avec les bruits des petites balles jaunes de tennis à l’occasion de la dernière levée du grand chelem, l’Us open de Flushing Meadows aux Etats-Unis.


Comme à Rolland Garros, Gaël Monfils nous a livré des émotions fortes par un début de tournois épique. En effet, la tête de série numéro 27, a disputé son premier match à la force de son mental car c’est diminué par des douleurs aux deux pieds qu’il s’est présenté face à l’américain Michael Russel. Match qu’il remporté en quatre sets : 6/2-3/6-7/5-7/6 (7/4).


Malheureusement s’est exploits n’ont pas été plus loin, battu au tour suivant en quatre sets 4/6-6/2-2/6-7/6 par Westley Moodie.

Ainsi s’achève ce programme sportif de l’été 2006 qui a été très dense.


Dans l’ensemble le bilan sportif français est loin d’être médiocre contrairement à ce qui était annoncé. Les sportifs de couleur noire sont loin d’avoir démérité. Quant à ceux d’origine antillaise qui avaient été montré du doigt, ils ont su démontrer leur professionnalisme a l’instar d’un Thuram sans reproche, leur talent tel un Marc Raquil doublement en or, leur vaillance représenté par une Malia Métélla combattante, leur compétitivité chevillée aux baskets d’un époustouflant Flo Piétrus par exemple et leur fougue incarné par un Gaël Monfils émouvant.

Nous sommes passés en fin de compte, d’une équipe de foot « black-black-black », « risible », ou les pensées les plus négrophobes se sont exprimées au grand jour, aux remerciements quasi unanimes en fin d’été de la presse sportive, à la contribution des Antilles au sport français, qui par ses couleurs tropicales permet au sport français de se hisser aux firmament de la gloire.
Emmanuelle Deschè

« Je me revendique créole du monde… »

Posté le 08.05.2008 par feobus
M.A-Lo : Le premier festival créole de Menton qui s’est déroulé du 19 au 22 juillet dernier vous a conforté dans votre réflexion d’une identité pan-créole à conquérir ? Avant de considérer ces conclusions, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la pan-créolité ?

Rodolf Etienne : La pan-créolité ou identité créole internationale est une façon nouvelle de se concevoir en tant que créole. Le terme étant accepté en dehors de toutes les contradictions qu’il sous-entend, il s’agit, à proprement parler, de se « projeter » dans une relation globalisante, multilatérale qui tiendrait compte de nos différentes composantes identitaires créoles. En clair, en tant que créole, je peux me projeter haïtien, guadeloupéen, mauricien, seychellois, dominicais, sainte-lucien, etc. Les peuples créoles du monde ont le devoir de s’ouvrir à cette identité multiple qui est profondément nôtre et qui nous réunit, au-delà des frontières géographiques, des limites politiques, sociales ou culturelles quand elles existent. Ainsi, l’identité créole est perçue comme une somme, une totalité qui renforce l’individu et la collectivité créole, en amalgamant les différences et en découvrant des zones nouvelles d’identification, en réaffirmant des liens ténus et historiques.

M.A-Lo : Quels sont les différents aspects de cette identité pan-créole ?

RE : Je pense qu’il y a deux approches à mettre en parallèle et qui se renforcent mutuellement à mesure qu’on les découvre. D’une part, l’approche théorique, qui est aussi celle des premiers penseurs de la pan-créolité. Cette approche vise à identifier et uniformiser la culture créole, mettant en relation ses composantes diverses. Fondements idéologiques donc. D’autre part, la rencontre personnelle avec les autres cultures créoles, qui offre de facto des repères précis de cette communauté. Néanmoins, au-delà de ces deux perceptions, il y a, de mon point de vue, une portée historique de la pan-créolité qui dépasse la théorisation et la pratique. De ce point de vue, la pan-créolité s’établit comme une des bases fondamentales, intrinsèques de la créolité. Malgré l’éclatement, la genèse structurelle des identités créoles est identique : la colonisation, l’esclavage, la libération, les apports culturels européens, africains, indiens et pour certaines les luttes d’indépendance. En considérant deux moments historiques, on comprend qu’il y a eu d’abord à l’œuvre la force de l’éclatement, de l’explosion, du déchirement, de l’arrachement des ces différentes cultures, identités et communautés. Aujourd’hui, on assiste à l’effet inverse : au rapprochement, à la réunion, aux retrouvailles de ces composantes. La matrice portait en elle les germes de ce rapprochement, de ce retour vers l’Un de l’origine. Et cette donnée se transmet invariablement aux générations successives. La pan-créolité, cœur ou âme de la créolité, rend ainsi compte d’une force inéluctable, une trajectoire centrifuge qui voudrait à nouveau réunir des hommes et des cultures éclatées. La pan-créolité interpelle donc chaque individu créole.

M.A-Lo : Vous parlez de fondations historiques, de notions intellectuelles, mais comment vivre au quotidien l’identité pan-créole ?

RE : C’est vrai que des exemples concrets seraient plus explicites. La langue créole représente certainement l’un des traits spécifiques les plus emblématiques de la pan-créolité. On pourrait d’ailleurs la considérer de manière symbolique : en dehors de quelques différences sémantiques, syntaxiques et graphiques, cette langue est pratiquée par environ 20 millions de personnes réparties sur tout le globe (Océan Indien, Bassin Caribéen et diasporas). S’il existe une unité de la langue (s’exprimant en créole des mauriciens peuvent être compris par des haïtiens, des martiniquais par des guadeloupéens…), on observe également des divergences linguistiques plus ou moins marquées. La pan-créolité trouve là tout son sens, imprégnée qu’elle est tout autant par l’unité et la diversité. A côté de la langue, on pourrait citer la musique, la cuisine, les danses, plus loin encore l’éthique, les mœurs, etc… Savez-vous que le quadrille tel qu’il est dansé à la Martinique, se retrouve à l’île Maurice ? Savez-vous que la mythologie (les diablesses, les manmans dlo, le cheval trois pattes, etc) se retrouve dans quasiment toutes les cultures créoles ? Savez-vous que les contes, les proverbes, les titims, tout cet univers, lieu fondamental de l’identité créole, se retrouve aussi bien dans la Caraïbe que dans l’Océan Indien. Bien assimilé, toutes ces expressions démontrent l’existence d’un imaginaire pan-créole, qui se caractérise par une unité, paradoxalement liée à la différence. Au quotidien, il s’agit d’accepter la confrontation avec les autres cultures créoles. Là, tout est question d’intérêts. Tel individu privilégiera telle rencontre, tel autre une autre. Mais, l’acceptation de cette confrontation, de la rencontre avec l’autre créole me semble le premier pas à consentir pour une évolution claire de la pan-créolité.

M.A-Lo : Au-delà du constat des points communs, y a-t-il une volonté affirmée de former une véritable communauté créole ?




R.E : Cette question est très intéressante parce qu’elle nous inscrit de fait dans une perspective, une projection. Et ça, c’est très important. J’ai dit que la pan-créolité était un développement naturel de la créolité. Mieux, une de ses valeurs fondamentales et invariables. Il est, par conséquent, évident que le rapprochement des cultures créoles se fera. C’est de l’ordre de l’enjeu historique, de la marche en avant, du destin des peuples créoles. Plus concrètement, cette dynamique de la rencontre est de plus en plus présente au sein des communautés créoles. Le festival créole de Menton en est un exemple parmi d’autres. Aujourd’hui, il est difficile d’organiser une rencontre créole sans mettre en relation les différentes identités créoles du monde. C’est pourquoi à Menton, il y avait des Mauriciens, des Guadeloupéens, des Martiniquais et de la musique, de la danse, de la cuisine, de la littérature de ces différentes communautés. La créolité aujourd’hui rejoint la pan-créolité. La dernière apparaît comme le prolongement évident de la première. Oui, cette volonté de la rencontre est de plus en plus affirmée et cette communauté créole unifiée est en train de devenir une réalité. Aujourd’hui, les moyens modernes de communications et de transports facilitent évidemment les échanges, les rencontres, les approches multi-culturelles. Il faut aussi reconnaître que chaque communauté créole a, durant ces trente dernières années fait progresser sa créolité de telle sorte que de nos jours les rapprochements sont plus simples à concevoir. Le temps de l’enfermement, de la recherche sur soi est révolu. Sur tous les points du globe : dans la Caraïbe (Music Kréyol Festival de la Dominique, Festival Créole de Marie-Galante, etc) aussi bien que dans l’Océan Indien (Festival Kréyol de Maurice) ou au sein de la diaspora (Montréal, Sydney, Londres, etc), la communauté créole se rencontre de plus en plus.

M.A-Lo : Hors de toutes considérations intellectuelles, où en est l’idée de la pan-créolité au sein des différentes communautés créoles ?




R.E : Là, au corps défendant des différentes communautés, on doit reconnaître que les choses ne sont pas homogènes. Certaines communautés sont plus engagées que d’autres dans la dynamique pan-créole. Et si les Seychellois par exemple sont très en avant en matière de diversité créole, on doit reconnaître que les Guadeloupéens font là figure de reléguables. Certaines communautés créoles, tout au moins à travers l’expression de leurs élites, estiment avoir encore beaucoup à faire au niveau régional, avant de s’inscrire dans des rapports élargis au sein de la communauté créole. Il y a évidemment des difficultés d’ordre technique à prendre en compte pour d’autres. Certaines créolités sont plus accessibles, plus ouvertes au monde que d’autres. Haïti, par exemple, avec 7 millions de créolophones à elle seule, n’est pourtant pas à la proue de l’engagement pan-créole, pour les problèmes politiques et économiques qu’on lui connaît. Il faut aussi considérer le rayonnement de certains théoriciens ou techniciens de la culture créole qui rejaillit sur leurs communautés propres ou éclatées. Raphaël Confiant, par exemple, en littérature, rayonne sur tout le monde créole, offrant par la-même à la culture créole de la Martinique et plus généralement de la région Caraïbe une zone d’influence indéniable. Sur un plan purement politique, certaines régions créoles ont réussi ce que d’autres n’ont pas réussi. L’émancipation par rapport à la Métropole par exemple. Il y a des régions créoles indépendantes, d’autres pas. Ce qui modifie conséquemment le rapport à la culture créole. Chez certains, la culture créole, la créolité a acquis une prédominance qui lui permet de rayonner plus largement, parfois sur toute une zone géographique. Aux Seychelles, par exemple, en inscrivant le créole comme langue nationale, le gouvernement post-indépendantiste lui a offert une ouverture non négligeable. Il faut également considérer l’impact des diasporas, malgré leur hétérogénéité : les Haïtiens au Canada ou aux Etats-Unis, les Mauriciens, Réunionnais et Seychellois en Australie, les Martiniquais, Guadeloupéens, Réunionnais, Mauriciens en France, etc… L’identité pan-créole n’est pas une donnée homogène aujourd’hui, au sein des différentes communautés créoles du monde. Pourtant, au niveau d’une élite la réflexion est au centre des préoccupations. Mais, je crois que l’optimisme est de rigueur. L’idée fait son chemin et conquiert de l’espace au fil du temps. C’est l’essentiel, la pan-créolité est une force en mouvement.

M.A-Lo : Quelle est donc la portée de cette pensée pan-créole pour nos différentes communautés ? Et ces conclusions ?




R.E : J’estime, et l’idée se renforce à mesure des rencontres, que cette identité pan-créole représente vraiment pour nous peuples créoles un nouvel horizon. Il y a eu Césaire et la Négritude, Glissant et l’Antillanité, Confiant et la créolité. Chaque génération a besoin de son rêve, de son utopie fondatrice. La pan-créolité pourrait être un nouveau rêve. A côtés de nos apports culturels reconnus jusqu’alors : amérindienne, européenne, française, africaine, indienne (chinoise et arabo-berbère si nous poussons plus loin, bien qu’aujourd’hui, ces identités n’aient pas encore atteint un niveau d’intégration suffisant), l’identité pan-créole est un fondement invariant qui nous ouvre les portes d’une autre monde. Nous sommes le peuple de la rencontre, du métissage de l’aller-venir vers l’un et l’autre et cette identité pan-créole en est selon moi le symbole le plus fort. Il y a dans cette affirmation toute une problématique qui représente un large espace de réflexion pour l’élaboration et l’affirmation de notre identité, de notre Raison en tant que peuple. L’éloge de la créolité répondait à une étape de notre identification, la pan-créolité, dont il faudrait également envisager l’éloge, représente une autre étape de cette affirmation identitaire. Nous sommes un peuple jeune, en formation et nous ne pouvons nous permettre de négliger aucun aspect de notre identité, à plus forte raison si elle nous lie à l’universel du monde, à l’international du monde. Créoles, nous le sommes internationalement. C’est une évidence et c’est là une force pour chacun de nous. En tant que créole, je suis Haïtien, Rodriguais, Sainte-Lucien, Dominicais, Seychellois, Mauricien, etc… C’est extraordinaire !

Martiniquais d’ici et d’ailleurs

Posté le 08.05.2008 par feobus
Comme beaucoup d’insulaires de par le monde, les Martiniquais ont été pour diverses raisons amenés à quitter leur île et s’installer ailleurs. Ces Martiniquais expatriés ou immigrés constituent une sorte de diaspora dont les trois–quart vivent en France hexagonale. Ces derniers sont communément appelés « les domiens ».

Récemment, lors de la publication d’un communiqué, l’écrivain Raphaël Confiant a utilisé d’autres terminologies, il a employé le mot «créoles » pour désigner les natifs vivant en Martinique et l’expression «noirs français » pour ceux vivant en France. Faisant ainsi référence à trois notions : celle de la créolité, celle de la négritude et celle de l’assimilationisme.

Il met aussi en avant le fait que ces deux composantes de la population martiniquaise seraient animées par des revendications diamétralement différentes. Mais quelles sont vraiment ces revendications ? En quoi sont-elles si différentes et le sont-elles vraiment ? Ceci nous conduit à une autre interrogation, à savoir en quoi le lieu de résidence est-il un facteur d’influence sur les aspirations des Martiniquais ?

Une fois ceci déterminée se pose encore une autre question : celle du regard que les uns portent sur les autres et de leur compréhension réciproque.


Concernant les Martiniquais ayant migré en France métropolitaine, il y a une vingtaine d’année de cela, on constate qu’ils font souche. C'est-à-dire qu’ils restent sur le territoire hexagonal, au lieu de rentrer en Martinique, et ce au bout d’un certain laps de temps, notamment pour prendre leur retraite. Ils restent sur place, parce qu’ils ont mis au monde une descendance ayant grandi dans un cadre non insulaire et ces gens font le choix de vivre auprès de leurs enfants. Le symbole de leur enracinement sur un sol qui n’est pas celui pas leur île natale, est aussi lié, peut-être au fait qu’ils sont propriétaires de leur maison ou de leur résidence. Par contre, les autres Martiniquais ayant fait leur carrière à l’étranger : Etats-Unis, Canada, Europe, contrairement aux premiers retournent vers la Martinique.

Ceux ayant fait le choix de rester sur le sol métropolitain, aspirent en toute légitimité à jouir de la totalité des droits que pourvoit la République à chacun de ses citoyens. Ils souhaitent être intégrés à leur espace de vie. Chose somme toute banale pour n’importe quel déraciné.


Or, ils se retrouvent en butte à un certain nombre de discriminations, en raison de leurs origines et de leur couleur de peau. La société supposée égalitaire dans laquelle ils évoluent, a tendance à les stigmatiser et à les faire sentir qu’ils sont des citoyens français certes, mais à part.



Ces discriminations affectent principalement les domaines de l’emploi et du logement locatif. Sauf qu’aujourd’hui, un certain nombre d’Antillais refuse de subir cette situation, et tente de sortir de la spirale du fatalisme, celle dont était engluée la génération précédente, qui acceptait tout sans mot dire. Donc, étant des citoyens français, ils entendent vivre une citoyenneté pleine et entière. Ils entendent ne plus être des victimes de mais être acteurs de leur destiné.
Dans cette perspective revendicatrice, des associations se sont constituées afin de défendre leurs intérêts, avec plus ou moins de succès couronnant leurs actions. La plus significative étant la reconnaissance par l’Etat français de l’esclavage comme crime contre l’humanité et l’attribution d’une date commémorative de l’abolition de cette infamie.

Une quête de visibilité s’inscrit aussi à cette volonté d’intégration. Après avoir été pendant tant d’années cantonné à des positions subalternes et une quasi-absence de la scène médiatique, ces même Martiniquais militent pour changer cet état de fait. Ils ne souhaitent plus que leurs images représentatives soient réduites uniquement à des icônes sportives et musicales.
En effet, des Martiniquais se font petit à petit une place dans l’univers de la petite lucarne. Certains à des postes très vues, comme ceux de journalistes présentateurs de JT à heure de grande écoute (sur le réseau hertzien et câblé), d’autres à des postes moindre, mais qui jusque là leur étaient fermés comme celui de régisseur de plateau-TV ou cinématographique par exemple. Quoi qu’il en soit, leurs revendications tiennent essentiellement du refus à ne plus être niés, mais d’être respectés en tant qu’individu et citoyen de la République.

Concernant les Martiniquais vivant sur l’île est-ce si différent ?
Selon Raphaël Confiant, les Martiniquais qu’ils appellent «créoles » seraient eux dans une tout autre logique revendicative, celle d’une quête d’autonomie «la plus vaste possible, laquelle doit pouvoir évoluer à moyen ou long terme, vers une indépendance complète … ». Cette affirmation n’est pas complètement fausse, des partis politiques ou des mouvements indépendantistes existent et n’ont de cesse de tenter de relayer ou de propagander leurs idées politiques auprès des populations.

Au regard de certains résultats électoraux, où des candidats indépendantistes en sont sortis vainqueurs, on pourrait penser comme R. Confiant. Sauf que si deux mairies sont gérées par des indépendantistes (Rivière-pilote et Sainte-Anne) et que la présidence de la Région a échu à Alfred Marie-Jeanne (chef de file du MIM), ce n’est pas pour autant que l’ensemble des Martiniquais aspire à plus d’autonomie. L’idée a certes gagné du terrain par rapport à vingtaine d’années, mais elle n’est toujours pas majoritaire dans la pensée des habitants. Elle demeure encore effrayante pour beaucoup, redoutant, de ressembler à Haïti ou Sainte Lucie, c’est à dire vivre dans la pauvreté, la violence et la misère.

Bien au contraire, ces Martiniquais «créoles» entendent rester pour l’instant, dans le giron de l’Etat français et ont plutôt tendance à se battre afin qu’il y ait une application effective certaines lois, dont celle de la continuité territoriale, la démocratisation de l’Internet, la baisse des prix des communications téléphoniques entre l’île la métropole. D’autres se battent pour que la Martinique au sein de la République française ne soit pas un territoire tenu à l’écart.
En revanche, ce qui est nouveau, c’est cette volonté de se tourner désormais un peu plus vers la Caraïbe, qui est notre espace géographique le plus naturel, plutôt que vers la France systématiquement. Il est vrai que cette ouverture ne peut que se faire dans le cadre de la départementalisation puisque la Martinique n’étant pas indépendante.

Sinon, les Martiniquais de Martinique sont confrontés eux aussi au problème du chômage à l’instar de ceux qui vivent en France. Ils sont confrontés aussi à la lutte pour la sauvegarde de leurs emplois comme ceux d’ailleurs. La différence en la matière, est le sentiment qu’on certains, à juste titre, qu’on ne leurs donne pas la chance d’exprimer pleinement leurs compétences professionnelles. Quand certains étudiants diplômés rentrent pour travailler chez eux, la plupart du temps ils sont, soient obligés de repartir s’ils veulent travailler dans leur secteur d’activité, soient d’accepter des emplois n’ayant rien à voir avec ce pourquoi ils ont été formés.

Dans le lot combien y a t’il de chercheurs, de techniciens supérieurs, d’ingénieurs, d’informaticiens … ? Bref, autant de forces vives dont se prive la Martinique et qui vont grossir malgré elles, les rangs de la diaspora. Une fois immigrés, ils se retrouvent confrontés au fameux problème d’intégration professionnelle dans l’hexagone français. Ainsi contrairement, aux propos de R .Confiant les volontés ne manquent pas en la matière, elles sont simplement éjectées de facto du circuit professionnel pour des raisons liées au marché local de l’emploi et aussi de certaines pesanteurs qui font qu’on leur préfère des occidentaux.


Si des postes importants sont occupés par des zoreys, c’est qu’on les choisit délibérément au détriment des matières grises martiniquaises. Cet état de fait nous amène à nous interroger sur le regard que les uns portent sur les autres et sur leur compréhension réciproque.


On peut d’ors et déjà affirmer que les Martiniquais vivant sur place et leurs compatriotes immigrés ne forment pas deux entités distinctes, ancrées dans une réalité figée.

Il y a un phénomène migratoire qui est sans cesse renouvelé et dans les deux sens. On observe en effet, que des Martiniquais nés en France qui viennent vivre en Martinique, tout comme des Martiniquais nés dans l’île qui partent travailler en France, ou qui réussissent à un concours de la fonction publique se retrouvent de l’autre coté.
Ces migrations alternatives ce font même au sein des familles qui ont fait souche, des enfants de ces familles, dans un soucis de se rapprocher de leur racines vont vivre en Martinique, pour des raisons qui leurs sont personnelles ou affinités diverses.

Ainsi les regards portés les uns sur les autres sont très particuliers.

Il n’est pas rare que certains immigrés portent sur leur île, un regard un peu « bobo ». Ils se représentent leur pays comme une sorte d’Eden. Ils ne sont pas conscients des difficultés que rencontrent ceux vivant sur place. Cela s’explique en grande partie par un manque d’informations. Les grands médias nationaux, ne relaient guère l’actualité des DOM ou sinon très peu. Il y en a qui tentent de compenser en allant glaner sur le net quelques informations, mais toute la population des Dom n’a soit pas accès au net ou simplement les plus vieux sont encore réfractaires à cet outils d’informations.

Par ailleurs, ces Martiniquais ayant été au fait des mœurs et coutumes de la société française, ont parfois tendance à juger leurs compatriotes insulaires avec une toute autre grille de lecture. Cela génère obligatoirement une incompréhension. Ce que reproche les Martiniquais de l’île à l’autre partie de la communauté et quand survient un problème social majeur comme une forte grève par exemple, au reproche s’ajoute un sentiment d’être abandonné de tous y compris des "domiens". Cette focalisation sur eux même, qu’on les Martiniquais insulaires les rend moins réceptifs aussi aux soucis auxquels doivent faire face leurs compatriotes immigrés.

Ainsi la fameuse marche de mai 1998, qui a vu défiler 40 000 Antillais dans les rues de Paris, n’a guère été comprise en Martinique. L’information dans l’île d’un tel évènement a d’ailleurs été minime et ceux qui l’ont su, ont vu cela comme un phénomène ahurissant. La démarche ainsi que ses implications n’ont pas été comprises en Martinique.

Pour conclure, on peut dire que quelque soit le lieu où vivent les martiniquais, en France, en Martinique ou ailleurs, il est indéniable qu’ils ont tous des revendications qui dans le fond ne sont pas si dissemblables que cela.


En effet, dans leur grande majorité les Martiniquais refusent d’être niés une fois de plus dans leurs droits. Ils aspirent, non plus à vivre tant bien que mal, mais à exister en tant qu’individu à part entière, avec les mêmes droits et devoirs de n’importe quel autre français. Certes le contexte dans lequel ils évoluent donne à leurs revendications des formes et des axes liés à leur cadre de vie. Mais dans l’ensemble les Martiniquais ont relevés la tête pour se mobiliser. Penser que ceux qui sont dans la diaspora et ceux qui vivent dans l’île constituent deux mondes cloisonnés et hermétiques est une aberration, tout comme penser que parce que l’on vit ailleurs que l’on cesse d’être Martiniquais, car comme dit John Dos Passos « vous pouvez arracher l’homme du pays mais vous ne pouvez pas arracher le pays du cœur de l’homme ». Reste maintenant à mettre en place une sorte de syntaxe commune afin que les uns et les autres se comprennent et se soutiennent mutuellement, ce qui inévitablement nous grandira.


Emmanuelle Deschè

Britanniques, ces Africains démasqués par la génétique

Posté le 07.05.2008 par feobus
Le monde serait-il fou, ou plutôt reviendrait-il à l’endroit ? Il a été pénible d’expliquer que le genre humaine était né en Afrique, laissant entendre que les Blancs ne seraient que des Immigrés africains d’anciennes générations, il va falloir assumer que même les leucodermes contemporains ont une ascendance africaine ne remontrant pas à l’homo sapiens sapiens. Encore une «découverte» qui taraude nos certitudes confortables, nos intouchabilités, nos inviolabilités, nos frontières surpuissantes et nos civilisations étanchement séparées. Il n’empêche que le flegme british, la nouvelle britannitude coqueluche politique du moment en prennent un coup de bantou dans la fierté raciale. Le serial killer est un gène africain retrouvé dans la population britannique considérée indigène ! Afrikara, alerté par le karanaute E.C laisse le site futura-sciences.com faire le point sur cette question de couleur et de gène gênant …





L'ascendance africaine cachée des Britanniques révélée par les gènes



Une équipe de chercheurs a découvert la première preuve d'un apport africain au pool génétique britannique « indigène » qui remonterait à au moins 250 ans.



L'étude, financée par le Wellcome Trust ainsi que dans le cadre du projet EUROCORES «The Origin of Man, Language and Languages», lui-même subventionné par l'UE, est publiée en ligne par le European Journal of Human Genetics.



Environ 8 % de la population britannique actuelle appartient aux minorités ethniques, plus d'un million de personnes s'étant elles-mêmes classées comme « black » ou « black british » lors du dernier recensement. La plupart de ces individus peuvent faire remonter l'arrivée de leur famille au Royaume-Uni à la moitié du XXe siècle, époque où le pays a accueilli de nombreux immigrés venus d'Afrique et des Caraïbes.

Les chercheurs notent cependant que les Africains sont en réalité arrivés au Royaume-Uni il y a des siècles. Des Africains ont ainsi mis le pied en Grande-Bretagne il y a plus de 1 800 ans dans les rangs de l'armée romaine, et l'on suppute que les Vikings auraient pu emmener des prisonniers africains lorsqu'ils débarquèrent dans les îles Britanniques au IXe siècle. Au XVIe siècle, avec la traite des Noirs, les serviteurs, musiciens, amuseurs et esclaves africains devinrent monnaie courante.



Pour la première fois, des chercheurs ont mis en évidence l'irruption d'un chromosome Y africain dans la population britannique « indigène », quelque part le long de la lignée génétique. Cette découverte a été faite lors d'une étude du lien entre les patronymes et les chromosomes Y, les deux étant transmis de père en fils.

On a établi qu'un homme, baptisé « M. X » par les chercheurs, était porteur d'une version rare du chromosome Y que l'on n'a retrouvée à ce jour que chez un petit nombre d'individus originaires d'Afrique occidentale. M. X lui-même est d'apparence européenne et n'a manifestement connaissance d'aucun lien unissant sa famille avec l'Afrique.

Pour déterminer quand le chromosome était arrivé en Grande-Bretagne, les chercheurs ont contacté 18 hommes portant le même patronyme que M. X. Selon eux, ce nom est relativement rare et la plupart des gens qui le portent ont des liens avec la région du Yorkshire oriental. Il se trouve que six des hommes testés ont ce rare chromosome africain en partage. L'arbre généalogique suggère qu'il serait entré dans leur lignage il y a au moins 250 ans.

Comme ils l'ont indiqué, les chercheurs ignorent toujours si le chromosome est arrivé avec un immigrant africain de première génération ou avec un Européen qui en était porteur.

« L'étude montre que la définition de la "britannitude" est ardue, et qu'elle l'a toujours été», a déclaré l'un de ses auteurs, le professeur Mark Jobling, enseignant à l'université de Leicester. « L'histoire des migrations humaines est d'évidence très complexe, en particulier pour une nation insulaire comme la nôtre, et cette étude déboulonne, si besoin en était, l'idée qu'il puisse y avoir des populations ou races élémentaires et distinctes. »



Les résultats ont également des implications pour les experts en criminalistique, qui ont fréquemment recours au profilage ADN lors d'enquêtes criminelles. « Les experts en criminalistique emploient l'analyse ADN pour déterminer les origines ethniques de la personne, à partir de cheveux ou d'échantillons sanguins par exemple trouvés sur les lieux du crime », a expliqué le professeur Jobling. « Bien qu'ils aient toutes les chances de prévoir l'appartenance ethnique correcte en utilisant l'analyse élargie de l'ADN hors chromosome Y, ils se seraient probablement creusé la tête un bon moment à la découverte de ce remarquable chromosome africain. »







Source : Cordis Nouvelles, le 03/02/2007 à 13h51

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