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feobus
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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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Publié le 15/08/2009 à 06:09 par feobus
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Le commerce triangulare

Publié le 25/06/2009 à 17:47 par feobus
Le commerce triangulare


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Ces noirs qui se convertissent à l’Islam...

Publié le 17/01/2009 à 12:00 par feobus
Ces noirs qui se convertissent à l’Islam...sur fond de pensé antisémite.

Avons-nous jamais été aussi aveugles aujourd’hui ? Nous vivons dans une periode étrange, balançant entre deux concepts, qui se complaisent dans la confusion tout en se refusant à regarder en face la réalité. C’est ainsi que,nos passions d’hier nous dictent nos jugements d’aujourdh’hui.

Puisqu’il ne faut jamais, au moins de notre part, laisser s’installer l’ambiguité, disons tout de suite que nous n’identifions nullement tous les noirs convertis à l’islam aux antisémites.

Ils s’appellent de nos jours, Billal, Abdul-wahad, kadija, Aïcha, Taslim. Ils ont en commun le fait d’être nés Patrick, Claudine, Louis-Georges, Nicolas, Jean-jacques Robert... La relation qu’ils ont nouée avec les juifs s’est construite au travers d’un champs de l’ascension capitaliste et bancaire. Un univers imaginaire archetypal. Par contre leur fascination pour l’Islam tient à une phase d’antisémitisme banal et ordinaire. Ils souffrent d’une crise mimétique par un processus accusatoire. Ils ne se sont donc pas précipité à y déclarer leur adhésion, dissimulant leur intérêt par principe. Il leur fallait s’en convaincre avant toute décision, poursuivant dans cette optique la participation aux réunions du groupe pendant un certain laps de temps. Ils sont avides de moyens.

La logique de nos propos prend tout son sens que par rapport aux constructions idéologiques qui émergent de nos jours sur la réalité socio-politique. Les responsables juifs s’aperçoivent, comme à l’accotumée, trop tard. Bien que d’autres semblent animés par le souci de ne pas mécontenter une population pour des fins opprtunistes. La nouveauté ne tient pas seulement au retour de comportements inquiétants bien que sous-évaluées, mais aussi à l’indifférence qu’elles suscitent sur un sujet : l’antisémitisme chez les noirs - qui ne fait jusque-là aucun objet d’une vigilance sourcilleuse. Pourquoi ce silence ? Parce qu’il ne s’agit plus des mêmes auteurs.

Guershon Nduwa

Du ghetto au gotha

Publié le 30/12/2008 à 12:00 par feobus
Quarante ans d'intégration ont permis l'avènement d'un establishment afro-américain. Ses membres sont désormais présents au sommet de l'administration, de la politique, de l'économie et des médias

«Il n'y a pas une Amérique noire, une Amérique blanche et une Amérique latino: il y a les Etats-Unis d'Amérique.» C'est un jeune homme au teint café au lait, affublé d'un nom exotique et pratiquement inconnu du grand public qui a eu l'honneur de prononcer le discours-programme de la convention démocrate à Boston, en juillet dernier. Embrassé comme un frère par John Kerry devant les caméras à la fin de la cérémonie, Barack Obama, 43 ans, est aujourd'hui considéré comme l'étoile montante de la politique américaine. L'ascension fulgurante de ce jeune avocat métis (né d'une mère blanche du Kansas et d'un père immigré kényan) est emblématique d'une nouvelle génération d'Afro-Américains. Celle des enfants de l'intégration, élevés après les lois sur les droits civiques accordés aux Noirs en juillet 1964 par Lyndon B. Johnson, qui accèdent aujourd'hui sans complexes aux plus hauts barreaux de l'échelle sociale. «Cette génération, qui n'a pas connu la ségrégation, bénéficie d'une éducation et de possibilités auxquelles leurs aînés n'osaient même pas rêver», explique Cora Daniels, journaliste au magazine Fortune, qui vient de publier un livre sur les nouveaux businessmen noirs, Black Power Inc. «Plus sûrs d'eux, plus intelligents et mieux formés, ils ne cherchent plus à ouvrir des portes, mais à profiter des portes déjà ouvertes: ils ne combattent plus le système mais l'utilisent à leurs propres fins.»

Juges, médecins, enseignants, journalistes, artistes, politiciens, avocats, businessmen: une nouvelle élite noire émerge dans tous les domaines de la société, et plus seulement dans le sport ou le show-business, où les colored people s'imposaient traditionnellement. L'administration américaine compte trois Afro-Américains aux plus hauts postes de l'Etat: la conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, le secrétaire d'Etat, Colin Powell, et le secrétaire à l'Education, Rod Paige. Les magistrats de couleur sont de moins en moins rares dans tous les tribunaux du pays, jusqu'à la Cour suprême, depuis la nomination de Clarence Thomas, en 1991. On compte aujourd'hui plus de 9 000 élus noirs aux Etats-Unis, dont 39 membres du Congrès et une centaine de maires de grande ville. «Nous entrons dans une ère «postraciale», où l'on ne parle plus de «leaders politiques afro-américains», mais de leaders politiques tout court», explique Harold Ford, 33 ans, représentant démocrate du Tennessee... et de la génération des enfants de Martin Luther King, qui n'ont pas eu à se battre pour leurs droits fondamentaux. Les jeunes Blacks se sont imposés de la même façon dans les médias (comme Oprah Winfrey, prêtresse incontestée des talk- shows) et même au firmament de Hollywood, en dépit de la réputation de racisme du milieu du cinéma américain: en 2001, deux acteurs blacks, Halle Berry et Denzel Washington, ont reçu l'oscar du meilleur rôle.

Une lente évolution des mentalités

La nouvelle vague de l'élite noire a surtout réussi à se hisser dans le monde de la haute finance et des conseils d'administration des grandes entreprises, jusque-là totalement hermétique à la mixité raciale. Une révolution silencieuse qui a commencé en 1999, avec la nomination du premier Afro-Américain, Franklin Raines, à la tête d'une des principales institutions de Wall Street, la Federal National Mortgage Association. Ce sont aujourd'hui des Noirs qui ont pris les rênes de quelques fleurons de l'économie américaine, comme Kenneth Chenault, PDG d'American Express, multinationale de la carte de crédit et des services financiers, Richard Parsons, président d'AOL-Time Warner, le plus grand groupe mondial de communication, Stanley O'Neal, à la tête de Merrill Lynch, la première firme américaine de courtage, Ann Fudge, PDG de l'agence de pub Young & Rubicam, ou Bruce Gordon, qui dirige la société de télécommunications Verizon...

Tous ces succès sont le résultat d'une lente évolution des mentalités de la société américaine mais aussi des programmes d'affirmative action qui, depuis les années 1960, ont facilité l'accès des minorités à l'éducation et aux emplois. «D'indéniables progrès ont été accomplis ces dernières décennies en matière raciale», reconnaît Clarence Page, éditorialiste au Chicago Tribune. Les mariages mixtes n'ont jamais été si nombreux, les agressions raciales se font de plus en plus rares, et l'on constate l'émergence d'une véritable classe moyenne, dont la plupart des leaders actuels sont issus. «Le salaire moyen des Noirs représentait 43% de celui des Blancs en 1940, 80% aujourd'hui», remarque l'économiste Finis Welch, de l'université du Texas. Le nombre de Blacks américains gagnant au moins 50 000 dollars par an a augmenté de 30% durant les cinq dernières années et les foyers disposant de plus de 100 000 dollars ont doublé entre 1988 et 1998.

La black bourgeoisie se concentre ainsi dans des villas luxueuses de quartiers résidentiels comme Sag Harbor ou Chappaqua, dans l'Etat de New York, et passe ses vacances sur l'île de Martha's Vineyard. Elle dispose de tout un réseau de clubs sociaux, de fraternités, de sociétés secrètes et d'associations influentes. La jeunesse dorée se retrouve dans les clubs Jack and Jill, les femmes fréquentent sur les campus les sororities comme Alpha Kappa Alpha, pendant que les hommes cherchent à devenir membres de cercles huppés, comme les Guardsmen ou le prestigieux Boulé, qui, depuis 1906, regroupe les personnages les plus influents du pays, tels le maire d'Atlanta, Andrew Young, l'ancien premier magistrat de New York David Dinkins, l'ex-gouverneur de Virginie Douglas Wilder ou Hazel O'Leary, secrétaire d'Etat à l'Energie. Colin Powell, les acteurs Bill Cosby et Denzel Washington ou l'ancien ambassadeur à l'ONU Andrew Young se sont, eux, inscrits à l'association 100 Black Men of America Inc. (100 Hommes noirs américains), qui se consacre à la «promotion de la jeunesse et au développement des leaders de demain». Cette nouvelle élite, éduquée et sans complexes, se montre aussi beaucoup plus indépendante politiquement: alors que le Parti démocrate attirait jusque-là environ 70% de la population noire, près de la moitié des jeunes de moins de 35 ans se déclarent aujourd'hui sans étiquette ou républicains. Des chiffres qui font réfléchir John Kerry, le candidat démocrate à la présidence, qui cherche à regagner cet électorat perdu en mettant en avant de nouveaux leaders noirs, comme Barack Obama.

Des inégalités sociales persistantes

«Il ne faudrait pourtant pas croire que la situation est devenue idyllique, prévient la journaliste Cora Daniels: les Noirs représentent 13% de la population américaine, mais ils sont seulement 3,6% à siéger dans les conseils d'administration des grandes entreprises. Le racisme est toujours là, mais, au lieu de se poser en victime, la nouvelle génération se bat pour réussir en dépit du système.»

Les inégalités sont, en effet, loin d'avoir disparu: entre la black bourgeoisie et le reste de la communauté, la coupure est de plus en plus profonde. «Aujourd'hui, il y a deux nations dans la communauté noire: ceux qui s'en sortent et l'immense majorité de ceux qui n'ont rien, s'indigne Henry Louis Gates Jr, professeur à l'université Harvard, l'un des intellectuels noirs les plus écoutés. «Alors que la classe moyenne afro-américaine n'a jamais été aussi nombreuse, le pourcentage d'enfants noirs naissant dans la pauvreté n'a pas changé depuis l'époque de Martin Luther King!» Le célèbre économiste et politologue républicain Glenn Loury, professeur à l'université de Boston et ancien conseiller du président Reagan, dresse le même constat d'échec. Jadis critique féroce des programmes d'affirmative action, il a rompu avec les conservateurs et milite maintenant au contraire pour une politique volontariste en faveur des Noirs, un «plan Marshall» pour l'égalité raciale...

lexpress

Rythme noir, masque blanc

Publié le 29/12/2008 à 12:00 par feobus
Jeffrey O.G. Ogbar et Vijay Prashad. Jeffrey O. G. Ogbar est enseignant en histoire à l’Université du Connecticut, et chercheur, spécialiste du mouvement «Black Power», à l’Université de Harvard. Vijay Prashad est professeur au Trinity College (Connecticut) et membre du conseil d’administration du Centre pour l’organisation du Tiers Monde. Il a publié Karma of Brown Folk (Minnesota, 2000) et Untouchable Freedom (Oxford, 2000).

Dans une prison du New Jersey…




L’esprit du hip-hop, musique née de la rébellion des Noirs américains contre le racisme, peut aussi tomber dans l’apologie de la consommation.

De Bogota à Pékin, les apôtres du hip-hop répandent «la bonne parole», soulevant une vague de rage et de rébellion chez les jeunes, qu’ils soient des classes pauvres ou privilégiées, dans les pays riches comme dans les nations déshéritées. La planète entière semble s’être entichée de l’Amérique noire. Pourtant, dans leur mère patrie, les Noirs sont victimes d’une véritable guerre. L’une de ses lignes de front est le complexe carcéral industriel.
Une forteresse qui s’étend: le taux d’incarcération est de six à dix fois plus élevé aux Etats-Unis que dans la plupart des nations industrialisées. Les Noirs représentent 49% des deux millions de prisonniers, alors qu’ils ne constituent que 13% de la population. Près d’un tiers des hommes noirs âgés de 20 à 29 ans est pris dans les mailles du contrôle pénal. Ces hommes perdent leur droit de vote et leur place en tant que citoyen, à la fois aux yeux de l’Etat et dans la société blanche.
Hors des pénitenciers, le chômage constitue une autre forme d’emprisonnement. Le taux (7%) peut sembler bas. Mais à y regarder de plus près, on constate qu’il ne tient pas compte des travailleurs «jetables»: ceux qui sont employés à temps partiel. Environ 8% des Noirs américains sont officiellement sans emploi. Mais ce taux atteint 32% chez les jeunes.
Le hip-hop est la «CNN de l’Amérique noire», rappe Chuck D, de Public Enemy. Cette métaphore reflète de manière aiguë, mais incomplète, le caractère ambivalent de la fascination qu’éprouve la planète pour le rap en tant qu’expression artistique d’une rébellion. D’une part, sur la chaîne CNN qui couvre en permanence l’actualité mondiale, les rappers sont comme des reporters faisant le point en direct sur les derniers événements des banlieues ou des quartiers chauds, de Lagos à Francfort. D’un autre côté, ces mêmes chaînes de télévision internationales ne font qu’effleurer cette réalité et flattent les «goûts» politiques du grand public en lui offrant une actualité-spectacle facile à digérer.

Deux générations bien démarquées
A l’instar du jazz et du rock n’roll par le passé, le hip-hop a fait des jeunes Américains des classes ouvrières en général, et des Noirs américains en particulier, un creuset culturel pour le marché international. Son pouvoir emblématique prend de nombreuses formes, selon les contraintes ou les objectifs politiques particuliers de ses adeptes. Certains utilisent le hip-hop pour s’attaquer à la pauvreté, à l’oppression et à la corruption du gouvernement. D’autres s’en prennent à l’orthodoxie culturelle en glorifiant la violence en bande, le matérialisme effréné et une misogynie explicite.
Ces éléments contradictoires peuvent très bien cohabiter. Au cœur des pays industriels avancés, le hip-hop sert d’hymne de libération aux victimes du racisme et de la pauvreté. Dans les banlieues défavorisées de Paris, les sonorités chantantes du Français originaire d’Afrique de l’Ouest MC Solaar rayonnent aux côtés du rap raï inspiré par l’Afrique du Nord, tandis que NTM (Nique ta mère) combat le fascisme de Jean-Marie Le Pen et du Front National. De l’autre côté de la Manche, les rappers britannico-asiatiques de Fun^Da^Mental incarnent le droit à l’autodéfense contre les attaques racistes, tandis que les hip-hoppers allemands incitent au respect pour leurs origines turques.

Dans le même temps, le hip-hop n’est qu’un des nombreux accessoires commerciaux employés par les jeunes dans leur rébellion contre l’ordre établi, celui de leurs parents. Musique, tenue vestimentaire et comportement sont utilisés pour démarquer visiblement les deux générations.

En Thaïlande, les adolescents sillonnent les rues à bord de voitures rutilantes, animés par l’énergie et la rage brutes du rap américain, sans que la situation politique soit en rien comparable. Comme le scandait le rapper américain L.L. Cool J: «Le hip-hop ne rentre dans aucune catégorie. Il passe partout».
Cuba a de quoi réjouir les amateurs de contradictions. Depuis 1996, le gouvernement contribue au financement d’un Congrès national annuel de hip-hop, affichant les stars locales et internationales. Selon la revue de hip-hop The Source, Fidel Castro «considère le rap comme la voix révolutionnaire du Cuba de demain».
Pourtant, le hip-hop défie aussi la vision socialiste lorsque les fans, aux concerts, arborent fièrement des casquettes et T-shirt décorés d’un dollar américain, et hurlent que «tout ça, c’est une histoire de Benjamin» (faisant allusion au portrait de Benjamin Franklin imprimé sur les billets de 100 dollars).

Dans le contexte de l’hypermatérialisme né au lendemain de la guerre froide et qui met partout en danger l’avenir des jeunes, on comprend les ambiguïtés des messages véhiculés par le hip-hop. L’un de ses aspects déterminants est de réclamer sa part du gâteau. Mais cette revendication peut s’interpréter aussi bien au niveau individuel que collectif. Veut-on les avantages matériels pour soi ou pour la communauté? Ces désirs sont si enchevêtrés qu’il est difficile, sinon impossible, de savoir lequel des deux prime.

Prenons le cas de l’Afrique du Sud, dont les townships ont donné si récemment naissance à quelques-uns des combattants pour la justice sociale les plus disciplinés et les plus inspirés. Aujourd’hui, dans les quartiers métis autour du Cap, les gangs s’inspirent du gangsta rap et prennent pour nom «The Americans» ou «Throwing up the W» (signe de reconnaissance des gangsta rappers de la côte ouest des Etats-Unis). L’exemple de l’Afrique du Sud montre que l’art rebelle hip-hop ne conduit pas seulement à dire non au racisme ou au capitalisme mais qu’il tombe souvent dans le piège du système contre lequel il essaie de se rebeller.

Le hip-hop ne peut être à lui seul l’instrument d’une transformation politique: c’est une culture pop et non un manifeste. Cependant, en observant la situation et les aspirations politiques de ses musiciens, on peut retracer son ascension en tant que puissance emblématique et son effondrement quand les pouvoirs d’assimilation de l’économie capitaliste vident cette musique de toute sa richesse pour en faire un hymne à la gloire de l’enrichissement personnel.



Les stratégies du mouvement noir

Publié le 29/12/2008 à 12:00 par feobus
L’idée selon laquelle il n’y aurait ni racisme ni préjugés raciaux au Brésil reste largement répandue. Des mouvements identitaires, mêlés à des mouvements sociaux, ont cependant fait leur apparition. Prenant appui sur la situation de l’Etat de Sergipe au Brésil, Paulo S.C. Neves, maître de conférence à l’Université de Sergipe, étudie les formes, le contenu et le sens des revendications de négritude. Dans cet article rédigé spécialement pour DIAL, on verra, entre autres choses, comment les critères économiques et sociaux fonctionnent par rapport aux critères raciaux et comment les mouvements militants noirs se distinguent de la population noire non militante. Il apparaît que les effets du mouvement noir se font sentir davantage dans le domaine symbolique que dans le champ strictement politique.

Traditionnellement, l’identité nationale au Brésil fut construite autour de l’idée de démocratie raciale. La mise en place, après les années 30, de politiques nationales populistes par un Etat en quête de légitimité qui s’ouvre aux demandes des classes moyennes et populaires urbaines, allait de pair avec le développement d’une idéologie nationaliste basée sur l’idée d’une spécificité positive du peuple brésilien : celle d’être issu du métissage entre Blancs, Noirs et Indiens. Ainsi, du fait que tous les Brésiliens, ou presque tous, étaient issus du métissage, il n’y aurait pas du racisme ou des préjugés raciaux dans le pays, lequel devait être considéré comme un exemple de rapports égalitaires entre les groupes raciaux. Cette idée, initialement soutenue dans l’ouvrage de Gilberto Freyre, va par la suite devenir l’idéologie officielle du pays, reprise par les gouvernements et par les moyens de communication de masse, laissant des traces profondes dans les principales manifestations artistiques et culturelles du pays.

Contre cette manière d’envisager les rapports sociaux dans le pays, des mouvements organisés par des intellectuels noirs vont essayer d’organiser la population d’origine noire contre le racisme et les inégalités sociales entre Blancs et non Blancs. Malgré l’existence de ces mouvements tout au long du XXème siècle, ce n’est qu’à partir de la fin des années 70 que ces discours vont gagner une visibilité publique importante, à l’instar d’autres mouvements sociaux identitaires.

En effet, la libéralisation de la vie politique brésilienne, à la fin des années 1970, a permis l’apparition de plusieurs mouvements sociaux qui faisaient émerger une série d’identités perçues comme problématiques. Les mouvements noir, féministe, indigène, homosexuel, etc. ont mis en évidence des problèmes à la fois socio-économiques, culturels et comportementaux que l’autoritarisme et l’esprit conservateur du régime militaire avaient réussi à maintenir sous contrôle jusqu’alors. Ces mouvements identitaires et de quête de reconnaissance symbolique se sont joints à des mouvements sociaux dont les revendications affichées, plus politiques et économiques (mouvement syndical) ou pour des biens collectifs (associations de quartiers, etc.), ne cachaient pas la lutte pour des changements dans la structure du pouvoir et dans l’imaginaire social national.

C’est dans ce contexte général que renaît le mouvement noir brésilien, lequel se propose d’être aussi bien un catalyseur des changements visés au niveau des représentations et des stéréotypes sur les Noirs qu’un moyen de lutte contre les inégalités socio-économiques entre Blancs et Noirs dans le pays. Toutefois, à la différence d’autres mouvements qui ont réussi à obtenir une grande participation populaire jusqu’à la fin des années 80, le mouvement noir, tout comme d’autres mouvements identitaires, est devenu un mouvement composé seulement de quelques militants, sans base sociale solide. Tendance qui allait se renforcer avec la crise générale du militantisme et des mouvements sociaux brésiliens au cours des années 90. Cela ne peut nous empêcher, cependant, de percevoir l’importance de ce mouvement dans le processus qui fait gagner à la « question raciale » de nouveaux contours symboliques. Bien que les préjugés raciaux continuent à faire partie du quotidien des Noirs brésiliens et bien que ces derniers continuent à occuper les positions les plus basses dans l’échelle socio-économique, il n’est pas possible de nier les transformations en cours dans le débat sur le racisme au Brésil.

Cela signifie que le mouvement noir brésilien remporte davantage de succès dans l’espace culturel et symbolique que dans sa capacité de mobilisation politique pour promouvoir la citoyenneté à l’ensemble de la population afro-brésilienne. Phénomène peu surprenant, car dans le Brésil actuel le champ culturel/symbolique est plus flexible et modifiable que le champ politique ou les structures socio-économiques.

L’émergence d’un discours basé sur la revendication de la négritude va transformer le sens du débat autour de l’identité nationale au Brésil, en questionnant le discours officiel sur le métissage qui effacerait les préjugés raciaux et finirait pour uniformiser l’ensemble de la population. La stratégie de construction d’une identité noire s’opposant à l’identité nationale hégémonique exprime la volonté de récréer une nouvelle représentation symbolique du Brésil et des Brésiliens.

La recherche qui a donné origine à ce texte a pris l’expérience du mouvement noir dans l’Etat de Sergipe comme cas exemplaire. En effet, dans cet Etat, malgré le fait que la majorité de la population soit d’origine noire (78%), le mouvement noir reste circonscrit à l’action de quelques militants, et des manifestations populaires de revendication de la « négritude » restent très rares. Dans l’acception ici adoptée le mouvement noir se réfère à l’ensemble des organisations qui cherchent, de manière explicite, à transformer les représentations sociales sur les Afro-Brésiliens par le biais de l’action proprement politique ou de l’action culturelle. Dans ce sens, fait partie du mouvement noir toute organisation ayant le combat contre le racisme et contre les mécanismes d’exclusion socio-économique et politique des Noirs au centre de son action ; ainsi que celles qui se mobilisent pour la valorisation de la culture et de la dignité des Afro-Brésiliens.

La recherche de la pureté noire

Dans ce sens, ce qui caractérise l’action publique des mouvements noirs est la recherche de la pureté noire. Chaque groupe revendique pour soi la primauté de la définition de ce que signifie être noir au Brésil et plus spécifiquement à Sergipe. Le mouvement noir n’accepte pas l’idée qu’il peut y avoir plusieurs façons d’être noir, ce qui au fond signifie qu’il y a une bonne manière d’être noir.

Cela génère, initialement, une confrontation entre les divers groupes de militants. Certains vont défendre l’idée que les Noirs doivent adopter des formes culturelles, religieuses et de sociabilités d’origine purement africaine, sans contamination de la culture de masse et de celle des « dominateurs blancs ». De la même manière, d’autres groupes se positionnent de manière critique vis-à-vis de certaines expressions culturelles de masse, normalement associées aux Noirs, telles que le pagode, l’axé music, etc. car elles sont vues comme formes corrompues de la culture noire.

Cette quête pour la pureté africaine, comme l’a démontré l’anthropologue Beatriz Goés Dantas par rapport aux religions afro-brésiliennes, finit par générer des querelles autour de la définition du pur et de l’impur. Ce qui pour certains est pur, pour d’autres ne l’est pas. Quelques jeunes militants considèrent le reggae comme une musique purement noire, au contraire du pagode, une sorte de samba adaptée à la société de masse ; pour d’autres, les groupes noirs devraient employer les rythmes du folklore populaire des populations noires, expressions culturelles qui n’étaient pas encore contaminées par la culture de masse. Pour d’autres encore, les groupes musicaux noirs devraient travailler sur les rythmes des religions afro-brésiliennes, expressions de « l’âme noire ».

Pour la plupart des militants noirs, la question raciale est vue comme l’axe principal des luttes populaires dans le pays, toutes les autres demandes y étant subordonnées. De là s’origine, peut-être, l’éloignement du mouvement noir d’autres mouvements sociaux. Pour les militants noirs, les autres mouvements et la gauche d’une manière générale, n’ont pas encore compris l’importance de la question raciale, car ils veulent la réduire à une simple question économique.

Autrement dit, les militants noirs de Sergipe, dans leur grande majorité, développent une stratégie qui consiste à créer une identité noire excluante, qui nie d’autres identités (nationale, régionale ou de classe). Être noir dans cette acception, signifie ne pas avoir d’autres identités, être 100 % noir.

Le décalage militants/non-militants

Cette vision exclusiviste de l’identité noire est une des causes du décalage entre militants et non-militants noirs. Elle a ses répercussions à l’intérieur même des familles. Pour les familles des militants, le militantisme avec tous les sacrifices qu’il exige (des militants eux-mêmes et de leurs proches), par exemple en termes de difficulté à trouver un emploi à cause de l’apparence physique adoptée par certains militants, n’est pas la meilleure stratégie d’ascension sociale. Les parents incitent leurs enfants à abandonner le militantisme pour qu’ils pensent davantage à leur futur, soit en s’investissant plus dans la formation professionnelle, soit en passant des concours publics.

Ainsi, tandis que les non-militants, de façon pragmatique, posent la question raciale au deuxième plan par rapport à la lutte pour la survie, les militants, au contraire, posent l’idéologie raciale au dessus du pragmatisme. On peut ici percevoir une tension entre une vision ethnicisée du noir (majoritaire chez les militants) et une vision non ethnicisée des non-militants, tournée vers la survie matérielle. Ceci témoigne non seulement de l’ancrage de l’image traditionnelle du Noir chez les personnes non militantes contactées, mais aussi du poids qu’elles accordent aux stratégies d’ascension sociale pour que les Noirs puissent être respectés dans la société.

Qu’est-ce que cela signifie ? Mon hypothèse de travail est que la discrimination dans certaines régions du Brésil, là où les non-Blancs sont majoritaires [1] , les critères de segmentation sociale auxquels les non-Blancs pauvres sont confrontés ne sont pas perçus, dans la majorité des cas, comme d’ordre racial mais plutôt économique. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait pas, en termes de logique structurelle, un entrecroisement entre les critères raciaux et socio-économiques, mais simplement que ce sont ces derniers qui gagnent une plus grande évidence.

Je caractérise cet aspect de l’exclusion des non-Blancs de « discrimination structurelle », une discrimination qui n’a pas besoin de montrer son visage pour agir. Une discrimination où les critères économiques et sociaux de discrimination masquent les critères raciaux de mise à l’écart de la citoyenneté. Autrement dit, la discrimination raciale au Brésil n’apparaît que très difficilement exclusivement en termes raciaux, elle apparaît dans la majorité des cas intégrée à une discrimination économique et sociale.

Dans ce contexte, le mouvement noir ne propose qu’une quête identitaire, ce qui améliore l’autoestime des militants, mais n’apparaît pas comme capable de changer la structure économique et sociale, perçue comme source de la discrimination et de l’exclusion. On est au cœur du débat sur ce qui pousse les mouvements sociaux contemporains à l’action : la reconnaissance symbolique ou la redistribution des biens produits par les sociétés. Les discours adoptés par le mouvement noir brésilien questionnent à plusieurs niveaux, les représentations traditionnellement acceptées sur les Noirs. Au delà de la différence de perception entre les militants et les non militants sur les stratégies individuelles d’ascension sociale, question centrale pour les populations à bas revenu, les discours sur la négritude, en questionnant l’idée de la « démocratie raciale » s’opposent à l’identité nationale traditionnelle. Il y a là une possible explication du faible taux de participation de la population d’origine noire dans ces mouvements.

Il ne s’agit pas, bien évidement, de vouloir cantonner l’action du mouvement noir dans le cadre d’une idéologie qui, à la limite, nie la pertinence même des revendications de ce mouvement. Ce qu’il me semble important est de souligner le complexe contexte où les militants noirs développent leur démarche de quête d’une pureté noire. Cela pourra, peut-être, les mener à mieux comprendre les répercussions de leurs pratiques et ainsi les aider à agir de façon plus efficace dans le combat contre le racisme et contre les discriminations raciales au Brésil.

De plus, la simple existence du mouvement noir est déjà un important facteur de changement. La diffusion publique de la discussion sur le racisme et sur les différences entre Blancs et non-Blancs, ainsi que la mise en place de politiques publiques censées combattre les inégalités raciales [2], montre que les choses sont en train de changer. Même si l’identité officielle des Brésiliens continue d’être pensée en termes d’intégration des différentes cultures et ethnies, il n’est plus facile de défendre l’idée d’absence de préjugés raciaux, grâce en partie à l’action du mouvement noir.

RISAL

L'ANTINUBISME, ou l'expression du racisme contre les Noirs

Publié le 29/12/2008 à 12:00 par feobus
L'éveil culturel passe par le respect, et la reconnaissance de l'autre!!! En guise d'intro, un néologisme pour marquer le coup. En avant pour la vulgarisation de l'Antinubisme!!!

Le racisme, de par sa définition, traduit le refus de l'acceptation de l'autre, voire sa négation, dans tout ce qu'il peut avoir de spécifique, d'un point de vue culturel, social, ou même confessionnel. Le débat sur le fondement du racisme est loin d'être clos, même s'il ressort le plus souvent que l'ignorance est un facteur récurrent dans la montée et l'affirmation du racisme. Ceci étant, tous les phénomènes qu'on souhaite mettre en exergue ont une dénomination propre, qui découle du contexte qui les a vus naître, ou à défaut, on invente un mot nouveau pour marquer désormais la spécificité. Ainsi fût-il de l'antisémitisme, qui fut crée au lendemain de l'holocauste, pour traduire de manière spécifique les actes perpétrés contre les juifs. Il convient de préciser que étymologiquement, le type sémite est à la fois juif et arabe.

De même il existe des gradations dans les phénomènes socioculturels, et à chaque fois on peut s'appuyer sur une expression pour traduire le niveau dans lequel on se situe. Ainsi en est-il de la xénophobie, qui traduit le rejet des étrangers en général, avec une rhétorique sur leur départ de la terre de celui qui est dit xénophobe. Le xénophobe perçoit l'étranger comme un profiteur, qui doit retourner chez lui. On est xénophobe à l'intérieur de son pays, et l'étranger peut très bien être de la même "race" que celui qui lui exprime un sentiment antipathique. Dans un autre ordre d'idée, le chauvin est celui qui croit que n'est meilleur que ce qui est fait chez lui et par ses compatriotes. Le raciste a une dimension plus étendue dans l'espace, et aussi dans la manière. Pour le raciste, le rejet de l'autre peut s'exprimer partout, et même ailleurs que sur son référentiel d'origine. De plus, le racisme s'exprime à l'encontre d'une autre "race", qui est différente de la sienne. Nationalisme, patriotisme, népotisme, chauvinisme, xénophobie, racisme, sont autant de mots qui expriment chacun à leur façon, une préférence ou une aversion exacerbées. Si on évoque les situations historiques subies par les Noirs, on pourrait aussi convenir d'une expression qui traduise le manque de respect et de considération qu'ils ont pu essuyer dans certain contexte. La traite des Esclaves a eu son cortège de mauvais traitements, avec un summum au moment de la promulgation du fameux Code Noir, qui statuait de la condition de l'esclave.

L'être humain s'est vu de la sorte assimilé à une valeur mobilière… Les exactions commises plus tard, lors du processus dit de "colonisation" des contrées africaines, furent tout aussi criardes. Sévices corporels pour rentabilité insuffisante dans les plantations coloniales – chair à canon lors de conflits mondiaux pour lesquels les tirailleurs des premiers rangs, enrôlés de force par la métropole, ignoraient tout des tenants et aboutissants de la guerre – répressions sanglantes lorsque les velléités indépendantistes devaient s'affirmer – politique ségrégationniste avec respect inexistant et impossibilité d'accéder aux besoins les plus élémentaires – ingérence et déstabilisation de républiques officiellement souveraines à des fins de géopolitique stratégique durant la guerre froide, etc. Les Noirs ont payé un tribut suffisamment lourd à ce jour, pour justifier qu'on "invente" un terme qui traduise toutes les antipathies qui leur ont été historiquement manifestées, toutes les exploitations dont ils ont souffert. Par ailleurs beaucoup de ces assentiments sont parfois encore palpables à l'heure actuelle, avec une certaine acuité même. A l'évidence, ce mal ne sera exorcisé que s'il est légitimement combattu, et une mise à l'index ne serait que salutaire.

C'est dans cette optique qu'un terme devrait voir le jour pour dénoncer plus que jamais ce qui a été fait de regrettable, pour éviter de le perpétuer à souhait, et de le répéter demain. La meilleure réponse aux actes odieux perpétrés par le passé à l'endroit des Noirs est la prévention, et un des moyens d'alerter les jeunes générations serait certainement d'éveiller les esprits, en proclamant que "l'Antinubisme" représente désormais toute attitude qui est produite à des fins de nuire à un Noir. La référence à la Nubie serait judicieuse dans la mesure où elle représente la plus ancienne civilisation Noire connue, avec un mode de vie, un modèle social et une gouvernance affirmés. De plus la prononciation en anglais serait proche de son équivalent en français (antinubian). Une telle reconnaissance ne serait pas chère payer, à côté du sang versé par tous ces Noirs que l'Histoire, dans ses soubresauts, choisit souvent d'oublier.

Au delà de la reconnaissance même d'un terme pour qualifier les exactions subies par les Noirs, la démarche se veut hautement plus globale, avec en toile de fond un respect retrouvé. En effet, on assiste à l'heure actuelle à un rejet "culturel" des jeunes générations pour ce qui aurait pu tenir lieu de modèle pour eux, du simple fait de leur ignorance. Or cette ignorance qui au demeurant a été entretenue lors des différents contacts avec les Occidentaux, résulte des politiques successives d'assimilation voire même de négation culturelle du Noir vis-à-vis de ce qui a existé autrefois chez lui. Et ces politiques destructives sont l'expression même du racisme, du fait qu'un modèle social a voulu être imposé de force, à des sociétés qui en connaissaient pourtant d'autres. Par ailleurs le paternalisme actuel souvent dénoncé dans les rapports entre gouvernants occidentaux et subsahariens apparaît comme la conséquence de ces politiques menées autrefois. Et de toute évidence, le racisme latent a puisé ses racines dans l'essor de la Traite négrière. En effet, on peut se souvenir qu'au 12ème siècle, il a existé un évêque Noir, dont la statuette reste même exposée dans une cathédrale à Magdeburg en Allemagne. A cette époque-là, les rapports entre le Nord et le Sud étaient encore "égalitaires", avec un respect des gens du Sud qui avait conduit à la "sacralisation" d'un des leurs.

Le travail de fond est nécessaire non seulement pour les Noirs eux-mêmes, qui vont trouver le moyen de se réconcilier avec leur passé souvent oublié ou travesti, mais aussi pour les Occidentaux chez qui il faudrait exorciser les gènes d'un racisme qui rebondit trop souvent sur les Noirs, les Arabes et ou les Juifs. Le racisme latent a provoqué des clichés récurrents qui présentent souvent le Noir comme un personnage acculturé, qui a faim ou est malade, quand il ne fait pas carrément pas la guerre à son frère de voisin. Et quand on réalise que ces "frères" ont les mêmes ancêtres qui sont partis de la Vallée du Nil, on mesure aussi toute la profondeur néfaste et non moins actuelle des processus d'acculturation et d'assimilation. L'Afrique qui ne sait pas d'où elle vient n'aura que plus de mal à savoir où aller!!!

Le respect retrouvé des Subsahariens débouchera sur un traitement d'égal à égal, avec une considération nouvelle des rapports humains. Le commerce mondial gagnera alors à voir des protagonistes négocier sur un même pied d'égalité, avec des règles de transparence établies, qui ne dérogeraient plus le droit à un individu et sa clique de solder tout le patrimoine national à son seul profit.

KAPRO

Le futur gouvernement Obama: métissé, à l'image des USA

Publié le 28/12/2008 à 12:00 par feobus
Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, seule la moitié du gouvernement qui entrera en fonction le 20 janvier sera composée de Blancs, laissant une large place aux minorités noire, hispanique et asiatique.

Sur les 20 membres du futur gouvernement, ministres ou ayant rang de ministre, 11 sont blancs, quatre sont noirs, trois sont hispaniques et deux d'origine asiatique, le tout sous la direction du premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama.

Le nouveau gouvernement s'approche ainsi de la réalité démographique des Etats-Unis du XXIe siècle.

Selon un rapport du bureau du recensement rendu public en août, les Blancs, qui constituent actuellement les deux-tiers de la population américaine, cesseront d'être majoritaires à l'horizon 2042, soit dix ans plus tôt que ne le prévoyaient les projections antérieures.

Le président démocrate Bill Clinton (1992-2000) n'avait fait qu'approcher une telle diversité dans son gouvernement avec environ deux-tiers de Blancs parmi ses membres.

En 1981, le gouvernement formé par le président républicain Ronald Reagan ne comptait qu'un Noir, Samuel Pierce, secrétaire au Logement et au Développement urbain.

George Bush père (1988-1992) et son fils (2000-2008), n'ont fait que légèrement mieux en approchant dans leur gouvernements, respectivement les 20% et 30% de représentants des minorités. Mais deux Noirs, Colin Powell et Condoleezza Rice, ont occupé le poste prestigieux de secrétaire d'Etat sous George W. Bush fils.

Dans le gouvernement Obama, les Américains d'origine africaine sont bien représentés avec Eric Holder à la Justice, Lisa Jackson à l'agence pour la protection de l'environnement, Ron Kirk comme représentant américain au Commerce et Susan Rice, ambassadrice à l'ONU.

Au delà de l'équipe gouvernementale, ces derniers sont également représentés à des postes clé de la nouvelle administration. Ainsi, Melody Barnes dirigera le Conseil de politique intérieure, tandis que Valerie Jarrett, amie de Chicago de M. Obama et co-présidente de l'équipe de transition, occupera un poste de conseillère à la Maison Blanche.

Chez les Hispaniques, le nom de Bill Richardson, qui avait fortement soutenu M. Obama lors de la campagne présidentielle, avait été évoqué pour le département d'Etat. Le lot de consolation pour le gouverneur du Nouveau-Mexique (sud-ouest) sera finalement le département du Commerce. Ken Salazar et Hilda Solis occuperont respectivement les portefeuilles des Affaires intérieures et du Travail.

Par ailleurs, deux ministres d'origine asiatique, Steven Chu à l'Energie et le général Eric Shinseki aux Anciens combattants, complèteront ce tableau de la diversité.

En revanche, avec 15 hommes pour 5 femmes, le gouvernement Obama n'innove pas en affichant le même chiffre que sous Bill Clinton, et en faisant à peine mieux que le gouvernement de George W. Bush avec quatre femmes.

Mais celle qui a failli devenir la première femme présidente des Etats-Unis en obtenant 18 millions de voix lors de la primaire démocrate en 2008, l'ex-première dame des Etats-Unis Hillary Clinton, décroche le poste prestigieux de Secrétaire d'Etat.

Autre "minorité", politique cette fois-ci, les républicains seront représentés par deux ministres dans le futur gouvernement avec Robert Gates qui se maintiendra au Pentagone et Ray LaHood, par ailleurs d'origine libanaise, qui prendra le département des Transports.
AFP

Les Negiers français célèbres

Publié le 28/12/2008 à 12:00 par feobus
Théodore Canot. [1]
J. Brugevin, commandant le navire négrier la Licorne. [2]
Jean Pierre Plasse, auteur de "Journal de bord d'un négrier"
Pierre Sauvage, cité dans Répertoire des Expéditions Négrières Françaises au XVIIIe siècle, p. 152, [3]

bateau négier la créole

Publié le 28/12/2008 à 12:00 par feobus
bateau négier la créole

le bateau la creole