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feobus
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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
Dernière mise à jour :
05.10.2008
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Entreprise

La Gestion des flux

Posté le 28.08.2007 par feobus
La gestion des flux consiste à gérer l'amélioration des activités manufacturières pour optimiser chacun de ses flux indépendamment.

Un flux, en gestion manufacturière, c'est l'ensemble des activités de production accomplies afin de transformer une (ou des) matière(s) première(s) pour devenir un ou plusieurs produits différents.

Autrement dit, si une entreprise fabrique des produits différents mais que tous parcourent les mêmes étapes de production, il n'y a qu'un flux. Si par contre la moitié sont fabriqués par une série d'activités et que l'autre moitié par une série différente d'activités, il y a deux flux et ainsi de suite.

Un flux peut aussi être appelé une chaîne de valeur (anglais : value stream)




--

Le Kanban

Posté le 28.08.2007 par feobus
Un kanban (terme japonais signifiant « fiche » ou « étiquette ») est une simple fiche cartonnée que l'on fixe sur les bacs ou les conteneurs de pièces dans une ligne d'assemblage ou une zone de stockage.

Cette méthode, mise en place à la fin des années 1950 dans les usines Toyota, est un système d'information qui fonctionne entre deux postes de travail et limite la production du poste amont aux besoins exacts du poste aval. Cette méthode est surtout adaptée aux entreprises ayant une production répétitive et relativement régulière.

Le nombre de kanban en circulation doit être limité pour éviter la constitution d'en-cours trop importants. La méthode kanban ne dispense pas cependant d'établir des prévisions de vente et un programme de production détaillé à moyen terme. C'est en effet une technique de gestion de la production à court terme et elle peut s'intégrer parfaitement dans une gestion de type MRP.

Le système Kanban fonctionne entre les postes de production aval et amont :

L'opérateur aval entame un conteneur. Il libère alors le kanban de manutention fixé sur le conteneur et le dispose dans une boîte,
Le manutentionnaire ramasse le kanban de manutention et va au poste amont,
Au poste amont, il enlève le kanban de production du conteneur plein, le met dans une autre boîte et lui substitue le kanban de manutention,
Il ramène le conteneur plein avec le kanban de manutention au poste aval,
Quand l'opérateur du poste amont a rempli un conteneur, il regarde la boîte de kanban de production. S'il y a un kanban, il l'enlève, le fixe à un conteneur vide et reprend la production. S'il n'y a pas de kanban, cela veut dire que les en-cours sont suffisants et il attend.
L'ingénieur japonais Taiichi Ōno ou Taiichi Ohno est généralement considéré comme l'inventeur de la méthode kanban.

Le Toyotisme

Posté le 28.08.2007 par feobus
Le Toyotisme ou Ohnisme (du nom de Taiichi Ōno, ingénieur chez Toyota) est une organisation du travail d'origine asiatique, qui s'impose comme l'amélioration du taylorisme et du fordisme ou autrement dit, le toyotisme se revèle être un post-taylorisme et non un neo-taylorisme. Elle a d'abord été appliquée dans l'entreprise Toyota. Avant d'arriver au toyotisme, on va progressivement enrichir la solution de Taylor :

Recomposition du travail (ce que faisaient trois ouvriers, un seul le fait)
Participation des salariés (participation au résultat, aux décisions, plus de communication)
Mise en place de cercles de qualité (ouvriers et ingénieurs qui se réunissent volontairement et bénévolement pour améliorer la qualité et la productivité du travail)


Le toyotisme se définit selon plusieurs grands principes :

Le principe des juste-à-temps ou flux tendus, où l'aval de la production commande l'amont (c'est-à-dire que l'entreprise a toujours les stocks juste nécessaires et assure donc sa production selon les commandes, ce qui permet d'éviter des dépenses inutiles en achetant trop de stocks). Ce principe s'accommode bien d'une ambiance de paix sociale assurée par une idée d'« harmonie industrielle » dans l'économie politique asiatique de tradition confucéenne,
L'auto-activation de la production, ce qui a pour conséquence de rendre les machines et les travailleurs plus qualifiés et plus polyvalents,
Le principe des cinq zéros c'est-à-dire :
Zéro panne : La chaîne ne doit pas s'arrêter, il faut anticiper le problème. L'entretien et la fiabilité des machines est donc essentiel.
Zéro défaut : Pas de coulage, ni de rebut. Quand un produit est non-conforme, on lui met une pastille et il est mis de côté. Le processus de fabrication doit donc limiter au maximum les défauts de fabrication. Le contrôle du processus productif doit être intégré à la chaîne de production.
Zéro papier : Pas d'administration. Il faut limiter les procédures administratives complexes qui ralentissent le processus de décision, réduire la paperasserie.
Zéro délai : La production est adaptée au plus près aux besoins de l'aval, en produits intermédiaires ou finis. Pour y arriver il faut mettre en place des processus de production facilement reprogrammables et adaptables. Il faut réduire au minimum le délai entre la prise d'une commande et sa satisfaction. L'entreprise doit réduire au minimum le temps nécessaire pour changer le produit en cours de fabrication.
Zéro stock : Pas de délais, donc pas de stocks. Les stocks de produits finis ou de produits intermédiaires coûtent chers à l’entreprise.
Le principe de l'« autonomation » de la production : contraction d'« autonomie » et de « automatisation ».

C'est la capacité d'une machine à s'arrêter dès qu'elle rencontre un problème. Les ouvriers n'ont donc pas à surveiller constamment cette machine et peuvent travailler sur plusieurs machines. Cet instrument permet d'accroître grandement la productivité.

Le « Just in time » : La pièce doit arriver ni trop tôt, ni trop tard. Pour cela il faut que la fourniture des produits soit en nombre requis, au moment adéquat et à l'endroit exigé. Il s'agit d'approvisionner le montage en pièces au moment où celles-ci doivent être assemblées sur la voiture. C'est la demande qui fixe directement la quantité et les caractéristiques de voitures que l'on assemble. Les stocks sont alors éliminés, ce qui permet de réduire l'investissement en capital mais surtout de rationaliser le travail.

Le toyotisme se veut un remède au fordisme et au taylorisme, en répondant à l'absence de participation des ouvriers et à leur faible qualification du travail par une plus grande polyvalence et un plus grand intérêt du travail, en modifiant le fonctionnement des chaînes de montage pour permettre une plus grande flexibilité de l'outil de production (des machines), en diversifiant la production pour ainsi satisfaire davantage les consommateurs, en réduisant les risques de défauts de fabrication et en évitant les stocks importants et coûteux.

On pourra noter aussi une plus grande implication des salariés, possibilité de progresser, qualification par la formation continue. Actionnariat, en fin d'année, on donne des actions aux salariés

Le Taylorisme

Posté le 28.08.2007 par feobus
Le taylorisme est une méthode de travail qui tire son nom de l'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor (1856-1915). Cette méthode repose sur une division du travail en tâches simples et répétitives individuellement optimisées et sur le paiement des employés au rendement (mesuré au nombre de pièces et avec l'aide du chronométrage). Taylor rencontra une grande efficacité dans la sidérurgie et il formalisa sa méthode dans un livre intitulé The Principles of Scientific Management (1911, version anglaise en ligne).

Ce système ne doit pas être confondu avec le fordisme, procédé de travail à la chaîne qu'Henry Ford fut l'un des premiers à mettre en œuvre, et dont le taylorisme ne constitue qu'une composante.


On trouvera une étude approfondie du développement de la rationalisation (taylorisme et fordisme) en France dans les années 1919-1939 dans le livre d'Aimée Moutet, Les Logiques de l'entreprise, la rationalisation dans l'industrie française de l'Entre-deux-guerres (Paris, 1997, 495 p.)

Il convient toutefois de préciser que Taylor a permis aux ateliers d'être organisés pour une moindre fatigue de l'ouvrier (la juste journée de travail). Il serait donc injuste d'assimiler Taylor aux excès du taylorisme commis au cours de la crise de la fin des années 1930.

Aujourd'hui, le taylorisme se retrouve prolongé par une méthode de travail d'origine japonaise : le toyotisme, qui donne davantage d'autonomie aux individus, mais reste cependant largement inspirée par le projet initial de Taylor : la rationalisation méthodique du travail humain afin d'accroître son efficacité.

On parle aussi souvent de post-taylorisme, c'est-à-dire une organisation de travail qui met en œuvre diverses formes de participation des travailleurs aux décisions concernant la production. Le but est de remédier aux dysfonctionnement liés au taylorisme (démotivation des travailleurs, entre autres).

On distingue cinq formes de post-taylorisme :

Rotation des postes : l'ouvrier occupe successivement différents postes de travail pour éviter la routine et pour avoir une vision plus globale du processus de production.
Élargissement des tâches : les tâches sont moins fragmentées, moins pénibles, moins répétitives.
Enrichissement des tâches : le travail s'étend à d'autres tâches tel que le réglage et l'entretien des machines. Cela implique une responsabilisation du travailleur.
Groupes semi-autonomes : quelques ouvriers s'organisent librement pour réaliser un niveau de production fixé par la direction.
Cercles de qualité : les groupes de travailleurs volontaires se réunissent pour améliorer le processus de production et la qualité des produits. C'est une remise en cause de la division verticale du travail énoncé dans le taylorisme.

Le Fordisme

Posté le 28.08.2007 par feobus
Le fordisme est un mode de développement de l'entreprise (ou d'organisation du travail), inventé par Henry Ford (1863 - 1947), fondateur de l'entreprise du même nom, et largement inspiré d'une autre organisation du travail: le taylorisme, ou organisation scientifique du travail (ou OST). Le but de ce développement de l'entreprise est d'accroître la productivité et la production de l'entreprise, et ceci grâce à plusieurs principes:

la division du travail en une division verticale (séparation entre conception et réalisation) et en une division horizontale (parcellisation des tâches), et l'apparition de la ligne de montage (et donc du travail à la chaîne);
la standardisation permettant de produire en grandes séries à l'aide de pièces interchangeables;

l'augmentation du pouvoir d'achat des ouvriers afin pour une part de stimuler la demande de biens de consommation(five dollars day contre 2 à 3$ auparavant), mais cette augmentation des salaires avait pour but principal de lutter contre le turn-over (demission des ouvriers) devenu de plus en plus élevé avec l'apparition du travail à la chaine, qui rendait les conditions de vie des ouvriers encore plus difficiles qu'auparavant.

Les conséquences de ces principes sont donc une hausse de la production et de la productivité, mais aussi une hausse de la consommation, une baisse du coût de production (par une économie de main-d'œuvre et de surface), une déqualification du travail ouvrier, un meilleur contrôle par la direction du travail ouvrier, la réalisation d'un travail ouvrier de plus en plus répétitif et monotone, et une standardisation de la production dans le but de favoriser une consommation de masse. Cette époque a été caractérisée par l'école de la régulation.

Ainsi, le fordisme comporte aussi bien des avantages que des inconvénients, et ces inconvénients conduiront à une crise économique et sociale de l'organisation scientifique du travail (en particulier en raison de la concurrence des entreprises asiatiques, fonctionnant selon le toyotisme). Aujourd'hui, le taylorisme et le fordisme ne sont plus ce qu'ils étaient, en raison de la concurrence et de leurs incapacités à répondre à une diversification de la production, ils ont dû changer pour s'adapter, c'est pourquoi on parle aujourd'hui de néofordisme.


Historique

Le rôle de la guerre 14-18 semble à première vue central dans la genèse du modèle fordiste, elle ouvre le XXe siècle (fragilisation des impérialismes européens, montée en force de la superpuissance américaine et ouverture du cycle de révolutions bolcheviques) et introduit un changement économique (alternative planificatrice communiste), politique (brutalisation des sociétés européennes ) et technologique (production, consommation et éducation de masse).La totalisation de la guerre marque durablement le siècle . La Seconde Guerre mondiale constitue pourtant un moment essentiel de l’évolution vers le paradigme fordiste.

Les techniques fordistes mises au point et appliquées aux USA comme solution à la crise économique de 1929 (conjonction d’un système de production de masse à une intervention étatique à travers l’investissement et la planification) ne sont effectivement transcrites que dans l’après-guerre en Europe, à travers notamment le plan Marshall. Le régime d’accumulation fordiste ne se déploie véritablement que dans l’après-guerre dans un contexte d’explosion de la consommation et de boom démographique , il est caractérisé par une norme de production (standardisation des segments de produits et des tâches de production) et une norme de consommation (l’augmentation de la productivité et des salaires nominaux permet une croissance du pouvoir d’achat) , qui permettent l’intégration sociale . « Avec la révolution industrielle, la division manufacturière du travail et la production massive pour le marché mondial, la marchandise apparaît effectivement comme une puissance qui vient réellement occuper la vie sociale. »

l'importance de la motivation

Posté le 28.08.2007 par feobus
Comme nous l’entendons souvent, « les équipes qui gagnent sont celles qui prennent du plaisir à travailler ensemble ».
Mais au-delà de cette jolie phrase, quelle est l’importance du plaisir dans le travail.... Est-ce une obligation et à quoi cela sert-il ?

Est il possible d’atteindre des résultats sans plaisir et dans l’effort et la contrainte ??

Au risque de choquer nous répondons sans hésiter......... OUI !!!

En effet, il n’y a pas de style de management universel qui fonctionne dans toutes les entreprises, dans tous les pays.
Le système japonais prône-t-il le plaisir au travail, l’ambiance dans l’équipe ??

Il apparaît que NON !!


Ont-ils de mauvais résultats ou sont ils moins efficaces que nous ??

Il apparaît que NON !!

Donc la clé est ailleurs.

Il nous paraît donc essentiel de resituer le débat : il n’y a pas de management universel, mais il y a bien des techniques de management efficaces, adaptées à notre culture et à la situation économique des entreprises.
Et sur ce type de management précis, il est évident que le rôle de la motivation est déterminant et fondamental.

Mais de quoi s’agit-il en fait ?

Tout d’abord un petit rappel :
Selon le petit Robert, motiver veut dire pousser à agir.
Il s’agit donc pour le manager de pousser ses collaborateurs à agir de telle sorte qu’ils atteignent leurs objectifs individuels.
Or dans nos cultures, en France et plus largement dans les pays Anglo saxons, il est beaucoup plus efficace à long terme, pour manager la motivation, de donner envie d’agir à son équipe que de la contraindre à le faire !!


Mais comment faire ??

Il s’agit là du quotidien du manager. C’est précisément là que les techniques de management doivent prendre le relais sur le « feeling » du manager.

En quelques étapes clefs, quelles sont les comportements managériaux qui contribuent à la motivation des collaborateurs ??

Situer les missions et objectifs de chaque collaborateur dans le projet d’équipe, de service, d’entreprise (cf. notre article sur le projet),
Passer plus de temps à parler de ce qui se passe bien plutôt que de ce qui se passe mal,
Valoriser ses collaborateurs à chaque succès, chaque progrès et après chaque « première fois »,
Etre un véritable importateur de stress et exportateur d’énergie,
Faire en sorte que les collaborateurs lisent des certitudes dans les yeux de leurs managers et aucun doute,
Ne jamais oublier que chaque geste du manager est observé, analysé et surtout interprété immédiatement par tous,
Etre toujours froid, objectif et juste dans toutes les décisions.

En synthèse, la motivation d’une équipe vient essentiellement de la qualité du management reçu. C’est très précisément la raison pour laquelle le métier de manager est sans doute le plus complexe au monde.
Pour aller plus loin, nous pensons, au risque de heurter nos lecteurs/managers, que les managers ont les collaborateurs qu’ils méritent (sur la durée).

Bien entendu, tout n’est pas si simple et vous allez sans doute nous répondre que sur le terrain, maintenir le niveau de motivation de ses équipes tient de la prouesse quotidienne : c’est effectivement le cas et c’est pour cela qu’il est judicieux.

Manager n’est jamais simple, mais comme tous les métiers du monde, celui-ci aussi s’apprend......et le feeling a finalement peu sa place !!


grioo


Le premier fondamental du succès: le projet

Posté le 28.08.2007 par feobus
Pourquoi un projet ?
« Il faut donner aux Hommes des Cathédrales à construire » Malraux

« Ceux qui rêvent le monde changent le monde »

« Il n’y a pas de vent favorable pour un marin qui n’a pas de port »

Il s’agit de donner aux collaborateurs une vision du futur qui soit toujours plus motivante que le passé et le présent.
Le projet doit être partagé par la totalité des collaborateurs qui connaissent parfaitement leur rôle à jouer et y voient un intérêt global et personnel.
L’un des buts essentiels du projet d’entreprise est de donner du sens au quotidien. Il faut, à l’idéal, que chaque collaborateur de la société concernée sache parfaitement quel est son rôle dans ce projet et donc, qu’il connaisse sa contribution au succès.

Les conditions du succès

Une condition de simplicité:
Le projet doit être compréhensible par tous, sans effort aucun.
L’ensemble des intervenants au processus doit se l’approprier immédiatement.
Une condition de pilotage:
Sans pilotage permanent des acteurs du projet (Comité de Pilotage), le projet devient « celui de tout le monde », or il doit rester celui du Président ou de l’initiateur du Projet.
Il doit donc piloter les membres du Comité régulièrement.

Une condition de communication:
La transmission du Projet aux membres du Comité de Pilotage doit être la plus motivante possible afin de garantir les plans d’action les plus pertinents possibles.
« Les équipes qui gagnent sont celles qui prennent du plaisir à travailler ensemble ».

Une condition de management :
Le management existant au moment de la mise en œuvre du Projet sur le terrain doit permettre à chaque collaborateur d’atteindre ses objectifs individuels.
C’est dire qu’il doit être motivant, structurant et rassurant.


Ecriture du projet par le dirigeant/initiateur

Cette étape est fondamentale car elle détermine la suite de la démarche dans sa totalité.
Il s’agit d’une liste de questions posées au porteur du projet qui se classent en sous groupes :

1) Une vision partagée de l’histoire de la société :
« Si tu ne sais pas où aller, prend le temps de regarder d’où tu viens »

Où étions nous il y a 5 ans ?
Contexte
Objectifs
Freins
Où en sommes nous aujourd’hui ?
Nos progrès
Nos résultats
Les éléments réels de satisfaction.


2) Notre raison d’être :
« Si nous avons une raison d’exister, quelle est-elle réellement ?».

3) Notre métier :
« Quel est-il exactement ? »

4) Nos ambitions (un slogan par « rêve ») :
Pour les clients,
Pour les Hommes,
Pour les actionnaires,
Pour les partenaires.

5) Un chiffre clef, fort et motivant.

A la fin de cette interview, le projet est rédigé.


Transmettre le projet finalisé au comite de pilotage



Objectifs :
Permettre au Comité de Pilotage de s’approprier la démarche de mise en Projet afin de travailler ensemble sur la construction des plans d’action à mettre en œuvre pour l’atteinte du Projet.

Découvrir, de manière participative et impliquante, une autre manière de gagner avec les collaborateurs de la société :
Plus motivante,
Plus performante,
Plus fraternelle.


Cette transmission doit se faire dans le cadre d’une journée de séminaire durant laquelle la qualité de communication va déterminer très exactement le degré de motivation et d’implication des membres du Comité de Pilotage, donc la réussite de la démarche.
Il faudra donc :


1) Ouverture du séminaire par le dirigeant ou le porteur du projet :

Un discours très valorisant pour les Hommes
Amplification des points forts
Montrer l’intérêt que le Président porte à cette journée
Présentation de l’objectif et du programme du jour.

2) Présentation des enjeux par le dirigeant :

Quelle conjoncture ?
Quel environnement ?
Qui seront les gagnants ?



3) Présentation de la vision du futur par le dirigeant :
2 principes à transmettre en introduction :

Quand on ne sait pas ce que l’on va être, il faut savoir ce que l’on veut être.
Il y a peu de progrès possibles sans une vision motivante d’un futur à construire.

4) Recherche participative : quel projet construire ensemble ?


Quel projet pour :
Les clients,
Les Hommes,
Les actionnaires,
Les partenaires
Avec :
Quelles ambitions ?
Quelles priorités ?
Quels fonctionnements ?
Quelles règles du jeu ?

5) Mise en cohérence des réflexions sur les stratégies à mettre en œuvre avec rédaction d’un document de travail pour le Comité de Pilotage qui pourra dés lors se réunir pour travailler sur les plans d’action à construire.


Il s’agit, pour les membres du Comité de Pilotage, de passer du Projet et des stratégies identifiées aux plans d’action et aux missions à accomplir.

De cette étape dépend la réussite du Projet sur le terrain et chez chacun des collaborateurs.

Pour ce faire, le Comité de Pilotage doit se réunir régulièrement pour travailler sur ces plans.

Le travail à produire est défini comme suit:

1) Pour chaque objectif du projet, il faut définir,

les 2 chiffres clefs « plaisirs » de l’objectif à atteindre,
les gestes basiques à mettre en œuvre pour atteindre les chiffres clefs sur le terrain,
(un geste basique est un geste simple, facile à faire, facile à mettre en œuvre, qui pour un effort et un coût minimal, a une efficacité maximale).

2) Formalisation d’un tableau de bord stratégique

3) Mise en place de règles du jeu.


Validation de la démarche globale par le dirigeant et le comite de pilotage




Il s’agit de réunir le dirigeant et les membres du Comité de Pilotage afin qu’ils puissent présenter et faire valider la démarche avant la mise en place des actions concrètes sur le terrain.

Suite à ce travail, la démarche peut être présentée à l’ensemble des collaborateurs de la société au cours d’une réunion plénière d’une journée :

le projet est présenté par le dirigeant,
la stratégie et présentée par un membre du Comité de Pilotage,
les plans d’actions (chiffres clefs et gestes basiques) sont présentés et échangés en sous groupes.




les cinq fondamentaux du succès

Posté le 28.08.2007 par feobus
Toute l’équipe de Mane Gere Associés se joint à moi pour vous adresser nos meilleurs vœux pour cette année qui débute.

Qu’elle soit propice à la réalisation de l’ensemble de vos projets tant professionnels que personnels.

Il nous a semblé opportun de démarrer cette nouvelle année en vous présentant les « fondamentaux du succès » appliqués à toute entreprise (nous considérons que chaque individu gère sa propre entreprise individuelle dans la conduite de sa vie personnelle et professionnelle) qui donnent de grandes chances de réussite lorsqu’ils sont appliqués.


Fondamental 1 : le PROJET




Rien n’existe aujourd’hui sur terre, qui n’ait été au départ le rêve d’un homme.
Le projet vient donner du sens au quotidien, il va faire que chaque collaborateur sait exactement pourquoi il se lève pour aller travailler et en plus, prend du plaisir à le faire.
Toutes les actions menées par l’entreprise vont ensuite découler directement de ce projet.

Pour atteindre ce projet, nous allons attendre de chacun de nos Hommes qu’ils atteignent une succession d’objectifs, nous allons donc leur demander un effort supplémentaire.
Pour obtenir d’eux cet effort, les managers vont devoir apporter énergie et motivation.

Tous mes collaborateurs savent ils exactement, au détail prés, quel est leur rôle dans l’entreprise ? Et quand c’est le cas, sont-ils responsables de ces missions, responsables donc, étymologiquement, capables de réponse ?
Il faut en effet que les Hommes de l’entreprise fassent en priorité ce qu’il faut faire et non pas ce qu’ils aiment faire ou savent faire. C’est d’ailleurs à cause du non respect de la concentration des forces que Napoléon, qui en était à l’origine, a connu sa plus sévère défaite.

La règle principale des généraux de Napoléon était qu’ils devaient rester suffisamment proche les uns des autres pour pouvoir se soutenir en cas de débâcle. Ils devaient pouvoir entendre la sonnerie de trompette du général d’à coté.
L’un de ces généraux s’éloigna hors de portée et créa une brèche dans le système qui causa la pire défaite de Napoléon.
On peut dire de façon plus simple ou plus « entreprise » que le non respect de sa lettre de mission entraîna la non atteinte des objectifs de ce général, et c’est toute l’entreprise qui a payé.

A ce stade, nous pourrions penser que le système fonctionne, or chaque collaborateur ne possède pas nécessairement l’ensemble des compétences indispensables à l’accomplissement de chacune de leurs missions.




Fondamental 2 : la MOTIVATION

Les managers sont ils conscients de l’importance de leur influence sur leurs collaborateurs ? Sont ils plus focalisés sur ce qui se passe bien que sur ce qui se passe mal ?
En bref, sont ils des importateurs de stress et des exportateurs d’énergie qui donnent envie à leurs collaborateurs ?
La motivation est un élément essentiel de la réussite d’un individu : c’est cette motivation qui a permis entre autres à Tiger Wood de devenir le meilleur golfeur de la planète.
Le père et l’entraîneur de Tiger Wood pour lui donner un maximum de motivation lui ont inventé les Par Wood : c'est-à-dire que sur un trou où le Par était normalement en 5 coups, le Par Wood en comportait 8 ce qui a permis au jeune Tiger de réussir tous ses premiers parcours ! Les Par Wood ont évolué avec le niveau de Tiger de telle sorte à maintenir sa motivation à progresser et à se dépasser pour finalement devenir le meilleur golfeur du monde !

Le projet existe, les collaborateurs sont motivés, nous sommes maintenant en droit d’exiger d’eux cet effort supplémentaire.



Fondamental 3 : la CONCENTRATION/RESPONSABILISATION

Tous mes collaborateurs savent ils exactement, au détail prés, quel est leur rôle dans l’entreprise ? Et quand c’est le cas, sont-ils responsables de ces missions, responsables donc, étymologiquement, capables de réponse ?
Il faut en effet que les Hommes de l’entreprise fassent en priorité ce qu’il faut faire et non pas ce qu’ils aiment faire ou savent faire. C’est d’ailleurs à cause du non respect de la concentration des forces que Napoléon, qui en était à l’origine, a connu sa plus sévère défaite.

La règle principale des généraux de Napoléon était qu’ils devaient rester suffisamment proche les uns des autres pour pouvoir se soutenir en cas de débâcle. Ils devaient pouvoir entendre la sonnerie de trompette du général d’à coté.
L’un de ces généraux s’éloigna hors de portée et créa une brèche dans le système qui causa la pire défaite de Napoléon.
On peut dire de façon plus simple ou plus « entreprise » que le non respect de sa lettre de mission entraîna la non atteinte des objectifs de ce général, et c’est toute l’entreprise qui a payé.

A ce stade, nous pourrions penser que le système fonctionne, or chaque collaborateur ne possède pas nécessairement l’ensemble des compétences indispensables à l’accomplissement de chacune de leurs missions.

Fondamental 4 : la FORMATION



Nous avons donc un projet, les collaborateurs sont motivés par un management adapté et chacun d’entre eux est concentré sur ses tâches et missions : il faut maintenant veiller à leur permettre d’acquérir ou d’améliorer les compétences nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de leurs missions.
En clair, est ce que tout est mis en œuvre pour que chacun des collaborateurs gagnent en compétence, jour après jour ?

La formation est surtout le fait du manager qui considère notamment chaque erreur de ses collaborateurs comme une opportunité pédagogique et à le souci permanent d’augmenter leurs compétences.
L’utilisation de la grille de délégation par autonomie croissante permet au manager comme au collaborateur d’évaluer les besoins et les axes de progrès à travailler.

Fondamental 5 : l’AUTORITÉ


Nous avons avec le respect et l’application des 4 premiers fondamentaux les conditions nécessaires pour réussir : cependant, elles risquent d’être remise en cause par un mauvais exercice de l’autorité !

Existe t-il un véritable schéma d’autorité dans l’entreprise qui non seulement est connu de tous mais en plus, appliqué par tous les managers et de la même façon ?
Les règles du jeu sont-elles fixées, formalisées et respectées ?

Du respect des règles du jeu par tous découle en grande partie la cohérence de l’ensemble du projet : à ce titre chaque micro dérive doit être sanctionnée par le manager !
Entre les forts et les faibles, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère. (St Just)

La raison pour laquelle les managers ne sont jamais très à l’aise avec l’autorité, c’est que bien souvent, ils ne se sentent pas légitimes parce que les règles n’existent pas, ou ne sont pas claires ou encore inapplicables. Cela tient donc plus du fait du prince qui a droit de vie ou de mort sur ses Sujets et qui forcément est injuste. Le collaborateur va plus en vouloir à son manager pour ce qu’il lui fait subir que se dire, mon manager a raison, je ne dois plus agir de la sorte.


En résumé, nous avons donc :
- un projet qui apporte du rêve et de la cohérence,
- un management adapté qui apporte énergie et motivation
- une concentration/responsabilisation qui orientent les collaborateurs dans leurs missions,
- une formation qui met le système en progrès permanent,
- un système d’autorité qui encadre le comportement de tous et légitime les managers.

Il ne reste plus qu’à mettre en pratique tout cela pour mener à bien vos différents projets : nous développerons dans nos prochaines parutions chaque fondamental afin d’en faciliter la mise en place et son exercice quotidien.


Grioo

Altermondialisme

Posté le 27.08.2007 par feobus
L’altermondialisation (ou mouvement altermondialiste, souvent raccourci en altermondialisme) est un mouvement social composé d'acteurs très divers qui proposent pour l'essentiel un ensemble de valeurs sociales et soucieuses de l'environnement comme moteur de la mondialisation et du développement humain, en opposition à ce qu'ils analysent comme les « logiques économiques de la mondialisation néolibérale ».

Assez hétérogène, le mouvement se rassemble autour du slogan « Un autre monde est possible » ou plus récemment, « D'autres mondes sont possibles »[1], mais oscille entre un réformisme (par exemple à travers la revendication d'une Taxe Tobin[2] par Attac) et un « imaginaire de la rupture ».

Néanmoins, on distingue des prises de position et des revendications communes à de nombreuses organisations concernant :

la justice économique[3] ;
l'autonomie des peuples[4] ;
la protection de l'environnement[5] ;
les droits humains fondamentaux[6] ;
des revendications de démocratie selon les différentes orientations politiques[7] ;
une contestation de l'organisation interne, du statut et des politiques des institutions mondiales telles que l'OMC, le FMI, l'OCDE, le G8 et la Banque mondiale ;
une recherche d'alternatives, globales et systémiques, à l'ordre international de la finance et du commerce.
Ces thèmes se retrouvent d'une part dans un certain nombre d'ouvrages, de films ou encore de médias[8], d'autre part dans des textes de diverses organisations du mouvement altermondialiste : plate-forme proposée par ATTAC, manifestes ou rapports élaborés durant les forums sociaux mondiaux, dont le manifeste de Porto Alegre, des textes de l'ONU de déclarations de droit et d'autonomie dont les altermondialistes « réformateurs » veulent l'application concrète[9](voir aussi la partie Propositions).

Le mouvement a pris racine petit à petit tout au long du XXe siècle. Il commence à prendre de l'ampleur au début des années 1980 dans les pays du Sud avec la lutte contre la dette du tiers monde, l'OMC et les plans d'ajustement structurels du FMI ; mais il reste alors inaperçu en Occident. Il apparaît en Europe, aux États-Unis et en Corée à partir de 1994, dans le cadre d'une critique du chômage, de politiques entraînant la précarisation du travail et la remise en cause de la protection sociale.

Les manifestations de Seattle en 1999 sont les premières manifestations médiatisées altermondialistes. Elles sont suivies par un premier Forum social mondial, alternatif au Forum économique mondial de Davos, et par le rassemblement de Gênes en 2001 (avec la mort d'un manifestant tué par balle par la police italienne) contre le sommet du G8. Les Forums sociaux mondiaux ont lieu chaque année soit à Porto Alegre (de 2001 à 2003), à Mumbai en 2004 ou encore polycentrique. En novembre 2002 s'est également tenu le premier Forum social européen à Florence, au cours duquel 450 000 à 1 million de personnes ont défilé contre la guerre en Irak et pour un autre monde. En tant que lieux d'échanges et évènements médiatiques, les forums sociaux sont les espaces et les moments privilégiés du mouvement. Il s'est développé durant les dernières années plusieurs forum sociaux mondiaux, continentaux et locaux.

La ville d'Atlanta a accueilli le premier Forum social des États-Unis du 27 juin au 1er juillet 2007, à l'initiative du Forum social[10].


Le mouvement altermondialiste résulte de la convergence et de la multiplicité de mouvements. Il regroupe des personnes d'horizons très divers[11] : paysannerie, couches populaires et petite bourgeoisie du Sud, pauvres et salariés précaires des pays industrialisés, syndicats ouvriers et enseignants, associations de consommateurs, de chercheurs, de jeunes, mouvements écologistes, anti-militaristes, féministes, communistes, marxistes, nationalistes, keynésiens et anarchistes… Pour cette raison, cette mouvance est appelée parfois le mouvement des mouvements[12].

Cette diversité se reflète dans le grand nombre d'organisations se revendiquant altermondialistes. Le point de vue altermondialiste connaît également un écho parmi certains dirigeants des PMA, ainsi que certains l'ont exprimé dans la déclaration de Dhaka ou dans leur appartenance au mouvement des non-alignés.

Convergence d'une multiplicité de mouvements et d'associations, la mouvance altermondialiste n'a pas d'organisation en elle-même. Elle constitue un réseau au fonctionnement « horizontal », refusant les hiérarchies verticales. Les associations réunies au sein du mouvement peuvent d'ailleurs être organisées suivant ce modèle (ainsi dans l'Union syndicale Solidaires en France), mais certaines organisations comme ATTAC France reproduisent dans leur structure une hiérarchie pyramidale en octroyant un pouvoir décisionnel important à une minorité, comme le collège des fondateurs d'ATTAC.

Les altermondialistes cherchent à développer des réseaux internationaux (cf. la structure des mouvements ATTAC, ou Indymedia), notamment à travers des forums mondiaux, tel le Forum social mondial de Porto Alegre, afin d'y développer des synergies internationales entre les différents mouvements.

Le terme anti-mondialisation a été le premier utilisé par les journalistes pour désigner le mouvement contestataire. En 1999, le terme altermondialisme ou altermondialisation, d'origine belge, fut introduit dans la francophonie pour mettre en avant le caractère favorable d'une partie du mouvement à une forme de mondialisation qui serait différente de la mondialisation actuelle[13]. Le terme lui-même est la reprise du slogan « Un autre monde est possible ».

La pluralité des orientations politiques au sein du mouvement est difficile à synthétiser. Il est possible de décrire un certain nombre d'orientations spécifiques au sein du mouvement :

Les communistes et marxistes. Les communistes se sont liés au mouvement altermondialistes sur des bases anticapitalistes et s'opposent traditionnellement à la mondialisation économique capitaliste, qui serait celle de la classe bourgeoise, et prônent la mondialisation de l'action des peuples (ou du prolétariat) selon un modèle social et solidaire. Tous les communistes ne se sentent pourtant pas altermondialistes : en France, si des partis comme le PCF ou la LCR se rapprochent de la mouvance, d'autres s'en éloignent...
Les antilibéraux qui critiquant le modèle du libre échange (cf. critique du libéralisme économique) veulent réformer en profondeur les principes de la logique économique, sur la base de critères sociaux et moraux. Certains proposent de taxer les flux de capitaux spéculatifs (taxe Tobin).
Les souverainistes ou nationalistes qui, ayant pour but déclaré de protéger la nation du néo-libéralisme des marchés et de l'insécurité sociale qui en découlerait (chômage, dumping social, délocalisations), prônent des mesures protectionnistes d'intérêt national ou régional en matière d'économie. Cette dernière catégorie est clairement antimondialiste. Ces souverainistes ou nationalistes ne sont pas à confondre avec les nationalistes d'extrême droite qui ne prennent en aucun cas part au mouvement altermondialiste.
Les écologistes qui veulent préserver l'environnement (face aux dangers de la société industrielle).
La plupart des tendances s'accordent sur un compromis que l'on retrouve aussi dans la tendance modérée, celle des « réformateurs modérés » qui sont partisans du libre-échange mais souhaitent que le marché soit régulé selon des impératifs sociaux et environnementaux, par exemple le principe de souveraineté alimentaire.

Si la diversité du mouvement s'avère efficace en tant que front de contestation, son manque d'homogénéité empêche le mouvement de produire un programme politique clair et de canaliser ses partisans dans une voie unique. Cependant, une orientation commune se dégage sur des thèmes généraux comme la lutte pour le développement et les droits fondamentaux comprenant la souveraineté alimentaire et la paix voire la démocratie. Avec un discours souvent idéaliste, l'altermondialisme se veut un moteur de lutte sociale. Il a désigné comme son principal adversaire idéologique le néo-libéralisme.

L’idée de base des altermondialistes consiste à considérer que le processus de mondialisation économique, s’il n’est pas encadré politiquement, conduit à une augmentation des inégalités dans le monde : d’une part entre la population mondiale la plus riche et la plus pauvre, d’autre part entre les pays du Nord, principalement l'Amérique du Nord et l'Europe, et une majorité des pays du Sud dont l'Afrique subsaharienne et les PMA. Ce dernier point peut toutefois être contesté par l’analyse du P.I.B. par pays sur les 50 dernières années[14], un indicateur que les altermondialistes contestent en général.

Certains altermondialistes sont par ailleurs préoccupés par l'insécurité écologique qui est engendrée par la pollution industrielle, l'effet de serre, les OGM (voir Lutte anti-OGM), ou encore les armes chimiques et nucléaires.

D'autres accusent les grandes compagnies transcontinentales et les organes financiers et commerciaux internationaux de favoriser, directement ou indirectement, des intérêts privés plutôt que l'intérêt général par la recherche de profits au détriment des facteurs sociaux et écologiques (voir externalité négative et les difficultés à appliquer le protocole de Kyoto ou la Bourse du carbone).

La pensée altermondialiste veut, d'une part, faire prendre conscience de ce qu'elle considère comme les méfaits d'une forme de mondialisation trop centrée sur l'économie, et, d'autre part, proposer des réformes ou du moins des alternatives selon la formule "un autre monde est possible".

Libéralisme économique

Posté le 27.08.2007 par feobus
Le libéralisme économique est la thèse selon laquelle la liberté d’action individuelle la plus complète (liberté d'entreprendre, libre choix de consommation, de travail, etc.) est souhaitable en matière économique et où l’intervention de l’État doit y être aussi limitée que possible.

Les partisans du libéralisme économique se rangent en deux grandes familles. Pour les uns, leur position découle d’un raisonnement de nature philosophique partant de principes généraux applicables à tous, en tous temps, en tous lieux et à toutes les activités humaines. Pour eux, le libéralisme économique n’est que l'application en économie du libéralisme philosophique. Ils contestent à la fois la légitimité et l’efficacité de l’action étendue de l’État, et s'opposent à la plupart de ses interventions économiques, voire à toutes. Cette tendance, qui a vu le jour au XVIIIe siècle avec les philosophes des Lumières, est souvent appelée « libéralisme classique ».

Pour les autres, le libéralisme économique relève d’un raisonnement de nature économique se reposant le plus souvent sur la théorie de l’équilibre général et est souvent appelée « libéralisme néoclassique ». Ils contestent l’efficacité des actions de l’État mais sont plus sensibles que les libéraux classiques aux critiques partant des « défaillances du marché ». De ce fait, ils diffèrent quant aux limites exactes à fixer aux interventions de l’État.

Actuellement, le libéralisme classique est devenu très minoritaire, et les tenants du libéralisme économique font en grande majorité reposer leurs positions sur le libéralisme néoclassique.

Le libéralisme est l’objet de critiques virulentes surtout en France, tant d'une partie du public que de certains politiques et de certaines organisations étatiques, puisque pour eux l’essence même du libéralisme est de contester la légitimité et l’efficacité des politiques d'interventions étatiques.

Le libéralisme économique classique
Le libéralisme économique dans sa version classique s’est constitué en théorie aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous l’influence des philosophes des Lumières, principalement britanniques (John Locke, David Hume, Adam Smith) et français (Turgot, Condillac, Montesquieu). Il consiste essentiellement en l’application aux actes économiques des principes philosophiques et politiques libéraux, qui découlent de la primauté de la liberté individuelle sur toutes les formes de pouvoir.

À cette époque, les économistes libéraux veulent montrer que, par delà l'arbitraire et le pouvoir du souverain, le libre jeu des intérêts individuels dans la société civile conduit à un ordre et non au chaos. En ce sens, le projet libéral s'inscrit dans le cadre d’une philosophie optimiste et peut être considéré comme moderne, voire révolutionnaire.

L’écossais Adam Smith supposait ainsi dès 1776 dans sa Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations que tout se passait comme si une « main invisible » organisait les échanges et harmonisait les intérêts individuels et collectifs : bien qu'il ne cherche que son propre intérêt, l’homme « est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ; et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler ». La même idée est exprimée par Montesquieu : « chacun va au bien public, croyant aller à ses intérêts particuliers ».

Plus tard, David Ricardo, dans Des principes de l'économie politique et de l'impôt (1817), avancera sa célèbre théorie du libre-échange mutuellement avantageux (théorie des avantages comparatifs) pour tous les pays participant au commerce international.

Le libéralisme des économistes de l’École classique française (Turgot, Condillac, Say, Bastiat) est surtout assis sur des arguments d’ordre philosophique, les arguments proprement économiques n’ayant qu’une place secondaire.

Ce libéralisme va de pair avec une conception subjective de la valeur, qui exprime le désir que nous éprouvons pour les choses. Or ni le désir ni la satisfaction ne sont mesurables, et on ne peut donc ni comparer ni additionner les valeurs que deux individus différents attachent à un bien. Pour les tenants de cette école, il n’existe pas de mesure du bien-être d’un individu ou d’un groupe, et la notion d’optimum économique est vide de sens. Aucune organisation ne saurait donc légitimement s’arroger le droit d’intervenir par la contrainte pour favoriser l’atteinte d’un optimum.

Pour ces auteurs, le seul rôle légitime de l’État est de faire respecter les droits des citoyens et de protéger les libertés individuelles. Ses actions sont donc considérées comme illégitimes si elles sortent de ce domaine ; l'économie n'est qu'un des domaines de l'activité humaine où l'État ne doit pas intervenir. C’est ce que Frédéric Bastiat résume dans ses Harmonies Economiques de 1850 : « N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième ».

Certains de ces auteurs se sont attachés à montrer que les interventions gouvernementales dans l’économie sont non seulement illégitimes, mais inefficaces. Non seulement elles n’entraînent pas les effets qui les avaient motivées, mais elles ont des effets pervers néfastes. C’est ce qu’entendait Turgot en écrivant en 1759 dans son Eloge de Vincent de Gournay : « L’intérêt particulier abandonné à lui-même produira plus sûrement le bien général que les opérations du gouvernement, toujours fautives et nécessairement dirigées par une théorie vague et incertaine. ». Cette thèse est détaillée en 1776 par Condillac dans « Le commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre »

Ces positions ont été reprises et développées à partir de 1870 par l’Ecole autrichienne d’économie (Menger, Mises, Hayek, Murray Rothbard) et par des économistes français comme Jacques Rueff. Cette école constate de plus que tout accord librement consenti augmente la satisfaction des deux parties. En effet, s’il en était autrement, celui des deux qui se sentirait lésé refuserait cet accord et l’échange n’aurait pas lieu. Plus généralement, tout ensemble d'échanges librement consentis améliore la situation de tous ceux qui y ont participé. La liberté des échanges est donc la garantie que la situation qui en résulte est jugée préférable à la situation de départ par ceux qui ont participé aux échanges. La liberté d’échanger et d’entreprendre est à la fois un cas particulier du principe philosophique de liberté, donc un impératif moral qui s’impose indépendamment de ses conséquences, et le moyen qui conduit le plus probablement à la plus grande satisfaction générale. Une des critiques essentielles de cette école, notamment développée par Friedrich von Hayek (Prix et Production, 1931), est que l'information sur l'état des marchés est fournie par les prix (les prix élevés indiquant une insuffisance de production par rapport à la demande et inversement), et que donc toute intervention de l'État dans l'économie, parce qu'elle modifie artificiellement la pertinence des prix, détourne les facteurs de production de leur allocation optimale, voire pousse les agents à produire des biens inutiles et à ne pas produire les biens les plus demandés.

Pour les auteurs autrichiens, le marché est essentiellement un « processus cognitif » de découverte, d’échange, de conservation et de traitement d'informations dans lequel le système des prix oriente les comportements individuels vers les activités jugées les plus utiles par la société, tout en réalisant une considérable économie d'information et d'organisation puisque toutes les informations privées sont condensées en un seul indicateur disponible pour tous.

Les classiques britanniques (Adam Smith, Malthus, John Stuart Mill, Ricardo) sont moins explicitement attachés au libéralisme philosophique. Leur position est essentiellement utilitariste, c’est-à-dire qu’ils justifient leurs positions libérales par des arguments d’efficacité économique plus que par des principes généraux, préfigurant ainsi la position néoclassique. Ils sont aussi moins absolus dans leur opposition aux interventions gouvernementales. Par exemple, Adam Smith assigne au souverain un "troisième devoir" en plus de "la protection de la société contre la violence et l'invasion en provenance des autres sociétés" et de "la protection de chaque citoyen contre l'injustice ou l'oppression de la part de tous les autres": celui de "construire et entretenir les institutions et les ouvrages publics... dont on ne peut pas attendre qu'un individu ou un petit nombre d'individus puissent les construire et les entretenir".


Le libéralisme économique néoclassique
Cette approche du libéralisme est une tradition plus récente née au XXe siècle, qui cherche à en donner une justification « scientifique » reposant sur la théorie de l’équilibre général proposée à la fin du XIXe siècle, qui tente de démontrer que la rationalité des acteurs, grâce à la coordination supposée parfaite de leurs actions par le seul biais du marché, conduit à la meilleure des situations possibles. Léon Walras, dans ses Eléments d'économie politique pure (1874), tentera ainsi de démontrer que la flexibilité des prix, associée à celle des quantités offertes et demandées, conduit nécessairement à un équilibre général. Alors que Walras pensait ainsi avoir montré la possibilité de l'équilibre, Vilfredo Pareto cherchera à établir que l'équilibre en question est optimal. Une situation est dite optimale au sens de Pareto s'il « n'est pas possible d'augmenter l'utilité d'un individu sans dégrader celle d'au moins un autre individu ».

L’étude de l’équilibre général a été reprise par Arrow et Debreu qui établiront de façon rigoureuse les conditions d’existence et de stabilité de cet équilibre, parmi lesquelles :

L’atomicité des agents : aucun d’entre eux n’est assez important pour influencer le marché par son seul comportement. Ceci suppose non seulement un nombre élevé d’offreurs ou de demandeurs, mais surtout l’absence parmi eux d’un « gros » agent capable d’agir sur le marché ;
La rationalité des agents : chacun d’entre eux est caractérisé par une « fonction de satisfaction » qui exprime sa satisfaction en fonction des quantités de chaque bien qu’il possède, et son comportement se résume à chercher à maximiser cette fonction ;
L’homogénéité du produit : seul le prix permet de distinguer les produits qui ont tous des caractéristiques identiques ;
La transparence du marché : tous les prix sont connus de tous, ainsi que toutes les quantités disponibles : l’information est supposée parfaite ;
La libre entrée sur le marché : seul le prix décide les agents à entrer sur le marché et aucune autre barrière juridique (brevet), technique (savoir-faire) ou économique (capitaux) ne s’y oppose ;
La mobilité des facteurs : en fonction du prix qui rémunère chaque facteur, les agents peuvent réorienter leurs capitaux ou leur travail vers les secteurs ou les activités les plus rémunérateurs.
Ayant ainsi démontré que le libre jeu des acteurs économiques conduit à une situation d’optimum économique, certains auteurs en déduisent le précepte libéral que l’État ne doit pas intervenir dans le fonctionnement du marché, sous peine de dégrader la situation globale.

Cette justification du libéralisme est radicalement différente de la position classique. D’une part elle s’appuie sur deux notions étrangères aux classiques : celle d’équilibre et celle d’optimum, et repose sur des hypothèses que les classiques considèrent comme sans rapport avec la réalité. D’autre part, elle ne justifie le libéralisme que par ses conséquences et non par l’application de principes philosophiques généraux applicables à toutes les activités humaines, comme le fait le libéralisme classique. Il en résulte que, contrairement aux libéraux classiques, les libéraux néoclassiques sont disposés à admettre certaines interventions de l’État, tout en différant sur leurs limites exactes. Ce faisant, ils méconnaissent qu'en prenant aux uns pour donner aux autres, l'intervention de l'état ne peut que violer le critère de Pareto qu'ils ont eux-mêmes reconnu.

La théorie de l'équilibre général n'est pas spécifiquement libérale. Certains auteurs dans la lignée d'Oskar Lange ont proposé que l'État l'utilise pour calculer et imposer l'équilibre. D'autres soutiennent que l'État doit intervenir pour imposer les conditions de formation de l'équilibre.

Controverses sur le libéralisme économique
Les points de controverse sur le libéralisme économique sont d'origine et de nature diverses et ne forment pas un ensemble homogène.

Les plus courantes sont de nature empirique. Elles identifient des situations jugées insatisfaisantes, les imputent (à tort ou à raison) à la mise en application de politiques économiques libérales et posent en principe que l’État peut et doit les corriger.

Un deuxième ensemble résulte d'oppositions au libéralisme en tant que théorie d'organisation du système économique. Elles s’adressent généralement aux hypothèses de la théorie néoclassique, considérées (à tort) comme le fondement du libéralisme économique.

Un troisième ensemble de controverses porte sur la dimension économique des principes constitutifs du libéralisme classique. Elles sont présentées dans l'article Libéralisme politique.

Par définition, le libéralisme implique une action minimale, voire nulle, des pouvoirs publics. Les multiples problèmes réels (économiques mais aussi sociaux) sont donc autant d'occasions de lui reprocher ce qui apparaît comme une attitude passive et conservatrice, voire un mépris pour les problèmes et pour ceux qui les vivent, et un encouragement à l'égoïsme. Pour ces critiques, l'action de l'Etat est nécessaire pour organiser la solidarité.

De manière générale, le libéralisme considère que compter sur l’État pour corriger ces situations, c’est lui prêter une bienveillance, des connaissances et des capacités qu’il n’a pas. Son action semble souvent inefficace, voire porteuse d'effets pervers. L’omniprésence de l’État découragerait plutôt ces initiatives spontanées et tendrait à répandre l’égoïsme, alors que les instincts sociaux de l’être humain sont suffisamment forts pour qu’il mette spontanément en œuvre des solutions sans devoir y être contraint. L'action volontaire, dans un cadre associatif, mutuelle, ONG, etc. est jugée plus efficace, et pour les libéraux classiques, est la seule légitime.

Par exemple, le libéralisme économique se traduit sur le marché du travail par une plus grande flexibilité qui entraîne ce que les critiques appellent de la précarité. La position libérale en la matière est que l'entrepreneur sera plus enclin à embaucher du personnel en phase de croissance de son activité, que cette souplesse permettra aux entrepreneurs de répondre plus facilement aux demandes du marché, ce qui sera bénéfique pour l'activité économique en général et donc pour les travailleurs (créant ainsi un cercle vertueux), ces derniers étant alors dans une situation qui est de mobilité, plutôt que de précarité


Le libéralisme économique serait favorable aux déjà riches et défavorable aux plus pauvres, au sein des nations (entre classes sociales) et entre nations. En effet, les plus riches auraient les moyens d'investir dans un enrichissement futur, alors que les plus pauvres n'auraient pas ces moyens. Il en résulterait un accroissement des écarts de richesse entre les classes riches et les classes les plus pauvres et souvent une paupérisation plus importante des classes les plus démunies. Ce raisonnement est en pratique plus une critique du Capitalisme, que du libéralisme, que l'on confond souvent, ce premier accompagnant quasi-systématiquement ce dernier.

La comparaison entre pays riches des taux de pauvreté (utilisant comme seuil de pauvreté 50 % du revenu médian) place les pays les plus libéraux à des taux relativement élevés (États-Unis à 17%, Australie à 14,3%, Royaume-Uni à 12,5 %), tandis que les pays sociaux-démocrates ont les taux les plus faibles (Finlande à 5,4%, Suède à 6.5 %, Norvège à 6.4 %), le niveau des pays géré par un État-providence étant intermédiaire (Belgique et France à 8%)[1]. Le critère retenu doit cependant être pris avec précaution, puisque, Ceteris paribus, un revenu médian plus élevé (par exemple d'avantage de riches) élèvera le taux de pauvreté.

Les réponses libérales sont :

La plus grande liberté économique entraîne la plus grande production de richesses, et l’intervention étatique la réduit. Pour prendre l'actualité récente, les exemples des pays émergents, y compris des plus importants en population tels que la Chine, l'Inde et le Brésil, ont montré que le développement du PIB est favorisé par l'introduction de mesures de libéralisation des initiatives privées (Cela étant ces pays exercent un contrôle rigoureux sur les réformes introduites afin que celles-ci ne perturbent pas l'économie locale).
Sur le plan empirique, l'observation montrerait que la liberté économique améliore aussi la situation des plus démunis, même si c'est dans une proportion moindre que celle des plus favorisés. Les libéraux considèrent que la croissance économique permet d'améliorer la situation de tous, y compris des plus pauvres, ce qu'ils résument par l'expression "A rising tide lifts all boats." (« La marée montante soulève tous les bateaux. ») L'interventionnisme social serait au final contre-productif même pour les plus pauvres. Les libéraux renvoient aux exemples russe, indien ou chinois, où la répartition, selon eux, était au départ encore plus injuste, et où le progrès économique est plus rapide depuis la libéralisation.
Sur le plan théorique : aucun système politique ne peut dicter à chacun la bonne façon de vivre sa vie. Si certaines inégalités sont à combattre, d'autres sont le fruit de trajectoires de vie différentes dont la responsabilité resterait individuelle.


Dans de nombreux cas, on ne prend pas l'initiative d'une action qui serait pourtant bénéfique pour tous : celui qui l'entreprend et la collectivité. Au niveau macro-économique : l'économie peut se trouver dans un état insatisfaisant (fort chômage, faible production et faible capitalisation) alors qu'un état bien meilleur pourrait exister (emploi plus abondant, production plus forte et gain pour les capitalistes).

Les libéraux pensent que c’est le rôle fondamental de l’entrepreneur d’agir pour corriger de telles situations, et que ses actions doivent toujours être exposées à la concurrence, même si cet entrepreneur agit au nom d’une collectivité voire de l’Etat.

Le marché n'alloue cependant pas toujours de façon optimale les ressources. On parle alors de défaillance du marché. Un exemple souvent cité est le financement de la recherche fondamentale, qui implique des investissements à très long terme, risqués et qui répond souvent à une question différente que celle qui était posée initialement. Cela justifierait une intervention de l'État pour corriger ces défaillances et rétablir l'optimalité.

Les libéraux utilitaristes, souvent adeptes de l'École néoclassique, admettent cette critique et acceptent que de telles interventions existent, mais sous forme de corrections à l'action du marché et sans remettre fondamentalement celui-ci en cause.

Les libéraux plus essentialistes, souvent adeptes de l'École autrichienne, objectent qu'il est impossible de définir une allocation "optimale" des ressources autrement qu'en laissant justement fonctionner librement le marché. A leurs yeux, la notion d'allocation optimale est une opinion subjective qui varie d'individu à individu et n'a pas de contenu objectif, ce qui enlève toute signification à la notion de défaillance du marché, les défaillances de l'État étant d'ailleurs pires et plus fréquentes.

Le libéralisme économique est accusé d’utiliser une mesure uniquement financière de leur utilité ou des bénéfices escomptés et d’ignorer les problématiques sociales ou d'aménagement du territoire par exemple. Le constat de non-rentabilité d'un service public justifierait ainsi pour les libéraux son abandon ou son transfert au privé par un processus de privatisation.

Les libéraux avancent les arguments suivants :

Ou bien ces services sont financièrement rentables, ou bien ils ne le sont pas. S'ils ne le sont pas, alors leur disparition est un bien, qui permettra de réallouer les ressources (gaspillées) à d'autres usages plus utiles. Si ces services sont rentables, il s'agit dans ce cas d'ouvrir à la concurrence ces secteurs, afin de les rendre aussi efficaces que possible.
Quant à savoir ce qui est utile, le libéralisme économique avance que c'est essentiellement à travers ce que les gens sont prêts à payer que l'on définit l'utilité d'un service.

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