Ecrivains
Posté le 06.05.2008 par feobus
Alexander Murray Palmer Haley (11 août 1921 - 10 février 1992) est un écrivain afro-américain. Il est connu notamment grâce à sa collaboration à l'Autobiographie de Malcolm X et son livre Racines (Roots:The Saga of an American Family).
Né à Ithaca en 1921, Alex Haley a vécu ses cinq premières années avec ses deux jeunes frères à Henning, Tennessee, dans une famille afro-américaine ayant également des origines irlandaises et cherokee. Son père Simon Alexander Haley était un professeur d'agriculture et a combattu pendant la 1ère guerre mondiale.
En 1939 Haley s'engage dans les Cost guard. Il participe ensuite aux opérations de la guerre du Pacifique, période pendant laquelle il acquiert le gout de l'écriture. À la fin de la Seconde Guerre mondiale il est transféré à sa demande dans le service "journalisme" des Cost guard. Il y reste jusqu'à sa retraite en 1959, à la suite de laquelle il entame sa carrière d'écrivain.
En 1962, Haley réalise une interview de Miles Davis pour le magazine Playboy, où l'évocation par le jazzman de ses sentiments sur le racisme donnent le ton de ce qui deviendra la ligne éditoriale du magazine.
Durant les années 60, Haley réalise un grand nombre d'interview dont une de Martin Luther King (la plus longue que celui-ci ait donnée), ou encore celle du leader du Parti nazi américain, George Lincoln Rockwell, qui n'accepta l'entrevue qu'après qu'Haley (qui était noir !) lui eut certifié ne pas être juif. Parmi les autres interviewés on compte Cassius Clay (qui évoqua son futur changement de nom en Mohamed Ali), l'avocat de Jack Ruby, Sammy Davis Jr, Jim Brown, Johnny Carson, Quincy Jones, etc.
Une des plus célèbres interviews d'Alex Haley est celle de Malcom X, précédant sa collaboration à l'autobiographie de l'activiste. Plus tard, Haley rédigea anonymement l’Autobiographie de Malcom X, publiée en 1965, et fondée sur des interviews effectuées peu avant la mort de Malcom X.
Le livre fut un grand succès et fut cité par Time magazine comme l'un des dix plus grands essais du XXe siècle.
Posté le 06.05.2008 par feobus
Richard Nathaniel Wright est un écrivain et journaliste afro-américain, né en 1908, mort en 1960.
Il a été le premier écrivain noir à écrire un roman à succès.Il est né à Roxie, petite ville près de Natchez, dans le Mississippi, le 4 septembre 1908. Petit-fils d'esclave, il passe une enfance difficile à Jackson, Mississipi, abandonné par un père alcoolique et élevé par sa mère. En 1927 il déménage à Memphis et c'est à cette époque qu'il découvre l'œuvre de H. L. Mencken. Après avoir exercé de multiples petits métiers, il part en 1934 pour Chicago où, en 1935, il commença à collaborer au « Federal Writers' Project ». En 1938, il publie le recueil de nouvelles Uncle Tom's children (Les enfants de l'oncle Tom) qui fut récompensé par le « Guggenheim Fellowship » l'année suivante. Membre du Parti communiste des États-Unis d'Amérique dont il se distancia au début des années 1940, son œuvre fut marquée par la condition des Noirs aux États-Unis ainsi que par les dangers du fondamentalisme religieux. Après la Seconde Guerre mondiale, il s'installe avec sa famille à Paris où il se lie avec Jean-Paul Sartre et où il vécut jusqu'à sa mort, le 28 novembre 1960. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 87).
Posté le 06.05.2008 par feobus
Walter Mosley (né le 12 janvier 1952 à Los Angeles) est un écrivain afro-américain, connu pour ses romans policiers. Son travail le plus populaire est la série introduisant le détective privé Easy Rawlins.
Walter Mosley a écrit une vingtaine d’ouvrages d’une grande variété de genres, incluant des essais, de la science-fiction ou des polars traduits en 21 langues. Deux de ses ouvrages sont devenus des films de cinéma ou de télévision. Sa célébrité aux USA s’est accrue à partir de 1992 quand Bill Clinton, amateur de romans policiers, a désigné Mosley comme étant un de ses auteurs favoris.
Le héros récurrent de l’œuvre de Walter Mosley est un détective privé noir, vétéran de la Seconde Guerre mondiale vivant dans le quartier noir de Watts à Los Angeles dans les années 1950, Ezechiel (Easy) Rawlins. Cette série est le portrait de l'Amérique ségrégationniste des années 1950 et 1960. Mosley y propose une reconstitution élaborée et sans manichéisme de l’atmosphère de l’époque. Il fait de son héros un personnage attachant détective malgré lui subissant souvent les évènements mais jamais dupe du monde qui l’entoure.
Walter Mosley a aussi écrit autre chose que des romans policiers. Son chef d’œuvre est consacré à l’exploration du blues : La Musique du diable rend hommage au bluesman Robert Johnson : Soupspoon Wise, vieux bluesman rongé par le cancer est recueilli par sa voisine, une blanche alcoolique qui va se démener pour le soigner, allant jusqu'à en perdre son travail, et presque, la vie. Grâce à elle, le vieux bluesman hanté par ses souvenirs, se remet à jouer et à chanter le blues. C’est un ouvrage chargé d’émotion et de poésie.
Posté le 24.04.2008 par feobus
Léonora Miano est née en 1973, à Douala, sur la côte du Cameroun. C'est dans cette ville qu'elle passe son enfance et son adolescence, avant de s'envoler en 1991 pour la France où elle réside depuis. Elle étudie les Lettres Anglo-Américaines, d'abord à Valenciennes, puis à Nanterre.
C'est à l'âge de huit ans qu'elle écrit ses premières poésies. Le roman vient à l'adolescence. Miano attendra longtemps avant de proposer ses textes à des éditeurs. Le temps de posséder une écriture personnelle qui contienne son tempérament et restitue sa musique intérieure. Alors qu'elle a écrit en moyenne un roman par an depuis ses seize ans, ce n'est qu'à trente ans qu'elle songe à faire paraître ses textes, s'estimant enfin prête.
A ce jour, trois romans ont été publiés : L'intérieur de la nuit (Plon, 2005 et Pocket, 2006), Contours du jour qui vient (Plon, 2006, Pocket Jeunesse 2008, et Pocket 2008), et Tels des astres éteints (Plon 2008). Son premier roman, L'intérieur de la nuit, a été salué par la critique et plébiscité par les lecteurs. Plusieurs prix lui ont été attribués :
- Les lauriers verts de la forêt des livres, Révélation 2005
- Le Prix Louis Guilloux 2006
- Le Prix Montalembert du premier roman de femme 2006
- Le Prix Réné Fallet 2006
- Le Prix Bernard Palissy 2006
- Le Prix de l'excellence camerounaise 2007
Classé meilleur premier roman français pour l'année 2005 par le magazine Lire, L'intérieur de la nuit fait partie des 10 finalistes de l'édition 2006 du Prix des Cinq Continents de la Francophonie.
Contours du jour qui vient figure sur la première sélection du Goncourt 2006, et reçoit un excellent accueil critique dès sa parution en août 2006. Le Prix Goncourt des Lycéens, attribué à ce texte le 14 novembre 2006, vient couronner une très belle rentrée littéraire.
Léonora Miano publiera cinq nouvelles au printemps 2008, dans la collection Etonnants Classiques des éditions Flammarion. L'ensemble paraîtra sous le titre Afropean Soul et autres nouvelles. Ces textes sont extraits d'un recueil plus conséquent, dans lequel Léonora Miano nous ouvre les portes du monde afropéen(1), à travers des portraits et des tranches de vie. L'auteur souhaite vivement la parution de cet ensemble de textes.
(1) Afropéen est une contraction de afro-européen.
Bibliographie :
Contours du jour qui vient. éditeur: Plon (2006)
L'intérieur de la nuit. éditeur : Plon (2005)
Tels des astres éteints. éditeur: Plon (2008)
Posté le 02.03.2008 par feobus
Raymond Procès, sociétaire de la Société des Poètes Français, est d'origine Guadeloupéenne. Il est l'auteur de plusieurs recueils de poésies et d'un premier roman l'habit de lumière (sélectionné pour le prix RFO en 2000).
- Fin observateur du monde qui l'entoure, voici ce qu'il dit quand on le questionne sur sa condition de poète : « La réalité du monde s'impose à l'âme poétique. Dans son statut de poète ne se réfugie pas un être à part, éloigné des aspirations d'un corps social besogneux. La vraie tâche du poète est de percevoir à travers l'uniformité des modes de pensées, le chemin par lequel un véritable épanouissement psychologique peut s'opérer.
Le poète parle avec son cœur, mais c'est avant tout son regard qui conditionne ses écrits. La société moderne se déshumanise et se laisse engloutir dans une spirale de technicité dont elle maîtrise avec peine la démesure.
L'homme social est mis de côté, sa condition d'infortune s'avère si prononcée qu'il ne sait plus sur quels fondements reposent les valeurs essentielles qui ont constitué son système communautaire.
Le poète se doit d'être, en premier lieu, un médiateur. C'est lui qui, en raison de sa sensibilité exacerbée, focalise le puissant élan de se raccrocher à une vraie orientation de progrès.
Avant d'être poète, je suis un homme. Je ne suis en rien un exemple, un guide universel. L'humilité est ma maison et la sincérité mon horizon. Je sème dans le cœur des hommes une graine de tolérance avec l'espoir d'y faire un jour une récolte abondante »
Cet auteur antillais, bien méconnu, nous offre en ce début d'année deux ouvrages d'une extraordinaire richesse : Un roman ‘' CIMARON ‘', une œuvre déroutante qui porte un regard tout à fait nouveau sur l'esclavage et le colonialisme. Plus encore, il vient sonder nos mémoires et par une magie singulière nous plonge dans une réflexion intemporelle.
Sa deuxième œuvre un recueil de poèmes ‘' VERTIGES D'AMOUR'' un livre qui le consacre poète de l'amour. C'est un bouleversement de sensibilité qui nous assaille, le sentiment d'amour est étudié avec une telle profondeur qu'il devient anodin de se retrouver dans une réalité très terre à terre. C'est une œuvre d'une délicatesse extrême et d'une intensité qui vous retourne le cœur. Dans un style limpide, Raymond Procès, nous raconte l'amour, comme si il en était l'inventeur.
Je vous invite à découvrir un homme d'une sagesse contagieuse. En découvrant ses œuvres c'est un peu le fond de l'âme humaine que vous débusquerez.
Pour vous procurer ses deux livres, Cimaron et Vertiges d'amour plusieurs choix :
Chez L'éditeur : Editions Publibook 14, rue des volontaires 75015 Paris – France
Tel : + 33 (0)1 53 69 65 55
Sur le site de l'éditeur : www.publibook.com Email : commande@publibook.com
Sur le site de l'auteur : http://raymond_proces.publibook.com (mars 2008)
Dans toutes les librairies.
A la FNAC (mars 2008)
Sur www.amazon.fr (mars 2008)
Posté le 02.03.2008 par feobus
Raymond Procès, sociétaire de la Société des Poètes Français, est d'origine Guadeloupéenne. Il est l'auteur de plusieurs recueils de poésies et d'un premier roman l'habit de lumière (sélectionné pour le prix RFO en 2000).
- Fin observateur du monde qui l'entoure, voici ce qu'il dit quand on le questionne sur sa condition de poète : « La réalité du monde s'impose à l'âme poétique. Dans son statut de poète ne se réfugie pas un être à part, éloigné des aspirations d'un corps social besogneux. La vraie tâche du poète est de percevoir à travers l'uniformité des modes de pensées, le chemin par lequel un véritable épanouissement psychologique peut s'opérer.
Le poète parle avec son cœur, mais c'est avant tout son regard qui conditionne ses écrits. La société moderne se déshumanise et se laisse engloutir dans une spirale de technicité dont elle maîtrise avec peine la démesure.
L'homme social est mis de côté, sa condition d'infortune s'avère si prononcée qu'il ne sait plus sur quels fondements reposent les valeurs essentielles qui ont constitué son système communautaire.
Le poète se doit d'être, en premier lieu, un médiateur. C'est lui qui, en raison de sa sensibilité exacerbée, focalise le puissant élan de se raccrocher à une vraie orientation de progrès.
Avant d'être poète, je suis un homme. Je ne suis en rien un exemple, un guide universel. L'humilité est ma maison et la sincérité mon horizon. Je sème dans le cœur des hommes une graine de tolérance avec l'espoir d'y faire un jour une récolte abondante »
Cet auteur antillais, bien méconnu, nous offre en ce début d'année deux ouvrages d'une extraordinaire richesse : Un roman ‘' CIMARON ‘', une œuvre déroutante qui porte un regard tout à fait nouveau sur l'esclavage et le colonialisme. Plus encore, il vient sonder nos mémoires et par une magie singulière nous plonge dans une réflexion intemporelle.
Sa deuxième œuvre un recueil de poèmes ‘' VERTIGES D'AMOUR'' un livre qui le consacre poète de l'amour. C'est un bouleversement de sensibilité qui nous assaille, le sentiment d'amour est étudié avec une telle profondeur qu'il devient anodin de se retrouver dans une réalité très terre à terre. C'est une œuvre d'une délicatesse extrême et d'une intensité qui vous retourne le cœur. Dans un style limpide, Raymond Procès, nous raconte l'amour, comme si il en était l'inventeur.
Je vous invite à découvrir un homme d'une sagesse contagieuse. En découvrant ses œuvres c'est un peu le fond de l'âme humaine que vous débusquerez.
Pour vous procurer ses deux livres, Cimaron et Vertiges d'amour plusieurs choix :
Chez L'éditeur : Editions Publibook 14, rue des volontaires 75015 Paris – France
Tel : + 33 (0)1 53 69 65 55
Sur le site de l'éditeur : www.publibook.com Email : commande@publibook.com
Sur le site de l'auteur : http://raymond_proces.publibook.com (mars 2008)
Dans toutes les librairies.
A la FNAC (mars 2008)
Sur www.amazon.fr (mars 2008)
Posté le 22.02.2008 par feobus
Léonara Miano a choisi de planter son histoire dans un pays imaginaire afin de ne pas stigmatiser un pays d'Afrique en particulier. Elle indique que son livre comporte deux niveaux de lecture à travers la voix d'une enfant de 12 ans qui s'exprime comme une adulte.
Elle me ressemble beaucoup, précise t'elle, en particulier par son côté enragé ! L'auteure explique aussi qu'elle ne prend pas de notes pour écrire ses romans mais y réfléchit beaucoup avant (un "travail d'incubation" dit-elle) en ayant toujours en tête la dernière phrase et le titre. Son premier jet est ainsi très "pulsionnel", une technique qui fait écho à sa culture musicale jazz, souligne t'elle.
Concernant le choix de l'Afrique, elle réplique à l'animateur qui la questionne à ce sujet qu'il ne s'agit que d'un décor culturel, et non d'un "thème" comme il le qualifiait au grand dam de Léonara, attentive aux termes employés. "Je suis très espiègle", le prévient-elle sous les sourires de l'auditoire.
"Je passe pour une auteure caractérielle auprès de mon éditeur car je défends beaucoup mes écrits", dit-elle encore. La deuxième question de l'animateur viendra confirmer ces propos...
Celui-ci souhaitait en effet savoir si l'écriture variait selon que l'on écrive sur un pays en guerre comme le sont certains états d'Afrique ou sur un pays pacifié comme la France par exemple
Posté le 15.11.2007 par feobus
« Avez-vous remarqué ce qui se joue à travers le cheveu, dans les familles antillaises ? Bien des espoirs d’ascension sociale à travers la « dénégrification » sont placés dans la texture des boucles enfantines. Gare aux cheveux à « ti-zéro », les mamies n’aiment pas ça, et ne manqueront pas de vous comparer aux « beaux cheveux » de votre cousine plus claire, aux cheveux plus « plats », DONC plus fortunée que vous ! » Micaela
« Il nous est arrivé de plaisanter en pleine rue un camarade, en criant à tue-tête Pimpon, Pimpon ! Uniquement parce qu’il faisait causette avec une jeune fille au cheveu crépu. Aucune goujaterie ne nous rebutait.» Roger
« Parmi les raisons immédiates qui expliquent que les filles aspiraient tellement à avoir les cheveux lisses, figure l’attitude des garçons de l’époque, qui étaient d’une méchanceté sans limite. Ils n’hésitaient pas à vous traiter de « tet prèv », «zéro et zéro je retiens un », tet jex, lorsque vous aviez les cheveux crépus. Cependant lorsque nous les défrisions, ils s’amusaient à nos dépends en nous traitant de « kas an fè », de « chivé fri » ou « aérodrome ravet’ », autant d’insultes, expression d’un mépris et d’un dénigrement qui faisaient leur chemin dans nos cerveaux d’adolescentes, et nous conduisaient inéluctablement vers le rejet de nous-mêmes, de tous nos attributs négroïdes sur lesquels nous apprenions, au quotidien, à poser un regard négatif. L’attitude stigmatisante des garçons à notre égard était responsable du conflit intérieur qui déchirait les jeunes filles que nous étions. » Milka
« Juliette Sméralda attire l’attention sur les conséquences pernicieuses de la consommation, par les petites filles noires, des objets ludiques telles les poupées occidentales aux cheveux blonds, aux yeux bleus et à la peau blanche. Les petites filles noires « finissent, selon elle, par s’identifier à ces objets ethniques, à force de les coiffer – geste par lequel elles s’habituent à la texture et à la couleur du cheveu lisse et long –, alors qu’elles ne bénéficient d’aucune expérience parallèle, qui les habituerait à la manipulation de la texture crépue de leurs propres cheveux crépus ou frisés ». Yves
« Après analyse de mon parcours, il m’apparaît qu’aimer son cheveu n’est pas un acte spontané, mais un apprentissage. Aujourd’hui c’est un acquis pour moi. Grâce à cela, j’ai finalement pu dépasser le processus d’aliénation dans lequel j’étais prise, et suis aujourd’hui à l’aise avec mon image et beaucoup mieux "dans ma peau". » Aline
« J’ai découvert que ce n’était pas une décision simplement cosmétique, mais un acte politique, que de sortir de la spirale du défrisage. Je ne l’avais pourtant pas fait pour ces raisons-là. Mais assumer ses cheveux crépus, je le découvre tous les jours, c’est se poser en rebelle, au sein d’un peuple à qui on a appris depuis des siècles à détester ses propres traits. » Micaela
Juliette Smeralda, sociologue, enseignante, chercheure
Membre du laboratoire « Cultures et société en Europe », UMR CNRS 7043, Université Marc Bloch Strasbourg II.
Auteure de « Peau noire, cheveu crépu » paru aux éditions Jasor.
Posté le 16.10.2007 par feobus
Le jury du prix RFO du livre se réunissait ce lundi 15 octobre pour décerner son prix annuel.
Présidé par Daniel Picouly, le jury du prix RFO du livre a récompensé pour son édition 2007 la martiniquaise Fabienne Kanor, pour son roman intitulé « Humus ». « Humus » a battu « le paradis des chiots » de Sammy Tchack par quatre voix contre cinq au premier tour.
Six livres avaient été sélectionnés pour cette édition 2007, à savoir : « le paradis des chiots » de Sammy Tchak, « le cœur des enfants léopards » de Wilfried N’sondé, « Venus et Adam » d’Alain Foix, « L’île bourbon 1730 » d’Apollo et Lewis Trondheim, « Toghan » de Marcel Melthérorong et donc « Humus » de Fabienne Kanor.
Le jury était composé de plusieurs personnalités éminentes du monde de la littérature : Outre Daniel Picouly, président, Edouard Glissant, Dany Laferrière, Alain Mabanckou, Laure Adler, Paule Constant, Martine Laval etc en faisaient partie.
« Humus » de Fabienne Kanor est inspiré d’une histoire vraie, et raconte l’histoire de 14 femmes qui décidèrent en 1774, en pleine époque de traite négrière, de quitter les cales du bateau négrier nantais « Le Soleil », dans lesquelles elles étaient enfermées pour se rebeller et sauter à l’eau.
C'est une phrase mentionnant le geste de ces 14 femmes lors d'une exposition à la maison des esclaves de Gorée, qui a attiré l'attention de Fabienne Kanor, qui s'est par la suite rendue aux archives de Nantes afin d'examiner les journaux de bord de bateaux négriers de cette époque pour en savoir plus sur cette histoire qui lui avait donné l'envie d'en savoir plus.
"Humus" est le second ouvrage de Fabienne Kanor, originaire de la Martinique. Ecrivain, mais également journaliste, Fabienne Kanor a également réalisé des documentaires et des courts métrages. La lauréate qui a vécu en région parisienne, connaît également le continent africain pour avoir vécu à St-Louis au Sénégal. Elle avait sorti en 2004 un premier roman intitulé "D’eaux douces" qui avait rencontré un succès appréciable.
grioo
Posté le 30.09.2007 par feobus
Sarkozy ou l'échec d'une integration française: tel est l'intitulé du très bon papier de l'écrivaine Calixthe Beyala dans Marianne daté d'hier. Une mine, que dis-je, une bombe atomique.
Hier, dès potron-minet, mon téléphone...devrais-je dire mon talkie-wakie, sonne. Au bout du fil, un ami. Il me demande si je suis au courant de la mine ou plutôt de la bombe que l'écrivaine Calixthe Beyala largue à Sarkozy ? Je ne suis pas au courant.
Journée de rendez-vous à gauche et à droite. Impossibilité de passer dans un kiosque pour m'acheter le magazine Marianne pour ne pas le nommer. Je voulais me faire ma propre opinion. Après mon culte traditionnel de dimanche, direction les Champs-Elysées, en face de Virgin Megastore, chez mon kiosquier préféré. La page 34 dans la rubrique forum est vivement conseillée.
Je dévore le magazine. Stupéfaction. L'écriture est sans équivoque, pleine, acérée, "truellée". C'est un assassinat en règle. Elle y dépèce son sujet tel un boucher dans un abattoir, lamine avec sa plume attrayante. Un véritable régal, un pamphlet jouissif.
Passez chez votre vendeur de journaux, vous ne serez pas déçu. C'est une véritable charge constructive, objective et surtout une bouffée d'oxygène qui broie la cervilité ambiante. Il faut que les journalistes s'y inspirent, eux qui, actuellement, sont malléables et corvéables à souhait.
les ogres