Ecrivains
Posté le 30.06.2007 par feobus
Guy Tirolien naît le 13 février 1917 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Après des études secondaires au Lycée Carnot de Pointe-à-Pitre, où il rencontre, pour une amitié au long cours, Albert Béville (Paul Niger), il part en France en 1936. À Paris, il prépare le concours d'entrée à l'École Nationale de La France d'Outre-mer au Lycée Louis-le-Grand.
Guy Tirolien fait la connaissance de Léopold Sédar Senghor en 1940 dans le stalag où ils sont prisonniers des Allemands. Libéré en 1942, Tirolien participe à l'ébullition de la Négritude qui aboutit à la création de Présence Africaine. De 1944 à 1960, il est administrateur de la France d'Outre-mer en Afrique : en Guinée (chef de subdivision de Dubréka, affaires économiques à Conakry) ; au Niger (chef des subdivisions de Dakoro et de Maïnè Souva) ; au Mali (chef de subdivision de Djéné, adjoint au commandant cercle de Gao) ; et en Côte d'Ivoire (chef de subdivision de Touba, de Lakota, adjoint au commandant de cercle de Séguéla). Tirolien prend une part active dans la vie du RDA (Rassemblement Démocratique Africain), parti anticolonialiste fondé en 1946.
En 1961, il publie son premier recueil de poèmes, Balles d'or, chez Présence Africaine à Paris. Il reste dans l'administration dans les pays indépendants : au Niger, il est Commissaire à l'information culturelle (1961-1965), ensuite, il est représentant des Nations-Unies au Mali (1965-1970) et au Gabon (1970-1973). Il est Conseiller culturel du deuxième Festival Mondial des Arts Nègres au Nigéria (1975-1976).
En 1977, Guy Tirolien publie Feuilles vivantes au matin, recueil de poèmes et de nouvelles. En juillet, il s'installe en Guadeloupe où il livrera, sans succès, une joute électorale lors des législatives de mars 1978 avec la volonté affirmée de donner au peuple guadeloupéen « un pouvoir de décision en négociant, par les voies démocratiques, les moyens qui lui permettront d'avoir prise directe sur ses propres affaires ».
Guy Tirolien meurt le 8 mars 1988, les yeux fixés sur « l'azur menteur de la mer Caraïbe » depuis son île de Marie-Galante.
Guy Tirolien ou la germination mélodique
N'en déplaise aux exécuteurs testamentaires de Lagarde et Michard, nous osons proclamer que jamais poète de langue française, quel que soit le siècle considéré, n'a atteint un tel degré dans le génie de la mélodie. Tirolien allie l'ondulation somptueuse d'un Perse à la rythmique nègre et la simplicité d'un Damas. Si Césaire est parole de l'Impératif, Tirolien est celle de l'Indicatif. Césaire ordonne, prophétise ; Tirolien scrute le quotidien en changeant « en mélodie les tumultes du monde », saisissant au vol « la germination muette des réponses là même où la question n'est pas encore posée ». L'un est fleuve en furie, l'autre est chuchotis de rivière parcourant l'en-bas-bois.
« J'eusse goûté un langage qui ne fût sens ni rythme, et pas même musique mais chuchotis de sève au cœur rocheux des mots
plus discret mille fois et doucement obsédant
que l'image d'un rêve se mouvant dans un rêve. »
Cette conscience du son, celle qui fait de la poésie un modelage de la langue, une distillation des mots, s'exprime à travers les nombreuses occurrences des vocables « rythme » et « mélodie » qui soutiennent – au sens vertébral – véritablement l'œuvre poétique de Guy Tirolien. Plus qu'un simple motif, « rythme » et « mélodie » sont comme deux notes créant le rythme et la mélodie dans un environnement où dominent souvent allitérations et assonances : « Griot glapis ton chant strident/ voici voilant le cri des circoncis/ la polyrythmie tendre des pilons » ; « et ma race aussi vivace que l'acacia coriace qui pousse à Saint-Domingue » ; « glouglou du sang/ glissant sur les courants puissant/ du fleuve Mississippi » ; « oyez ces cocotiers crier cokiyoco/ quand les grêles grillons d'une voix de crécelle/ aiguisent leur refrain ».
Le poète avoue sans détour dans des entretiens sa passion viscérale pour « l'eau musicale des chansons » : « La musique était ma détermination principale ; dans les poèmes, après le rythme, c'est la musique [...] Je suis pris par certains rythmes envoûtants. Je ne peux pas faire un poème sans me mettre en état de rythme [...] Le rythme c'est le monde, c'est le cosmos ». Dans sa poésie comme dans ses interviews, l'auteur guadeloupéen ne semble pas faire de distinction nette entre rythme, mélodie et musique. Le rythme est premier chez Tirolien ; la mélodie est « rythme au sein d'un rythme » quand le poète « guette l'arôme et la saveur des mots dans les virages du langage ».
Cette fixation musicale est loin d'être un cache-réel. Bien au contraire, Tirolien sait la distance entre le simple message et la poésie : il revendique cette haute poésie qui serait comme une circularité ininterrompue entre forme et fond : « Tire de ton balafon la chanson de ton sang ; ensemence ta nuit, et les chiens se tairont ». Le rythme se veut donc sanguin, paroles de tambours rassemblés « en un bouquet de cris à briser le tympan de nos frères endormis ». Tirolien n'oublie ni « les désirs rouges réchauffant les nuits d'Alabama », ni l'Afrique « âme du noir pays où dorment les anciens », ni la Guadeloupe « dent mal chaussée dans l'éclatant dentier Caraïbe ». Il ne s'agit pas de « suaves mélodies » pour « doudous de miels déployant leurs foulard sur nos plages de sucre » mais d'une mélodie qui maintient l'homme en sa digne germination.
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Posté le 30.06.2007 par feobus
Sylviane Telchid est née le 17 septembre 1941 dans la commune de Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe). Troisième d'une famille de douze enfants, elle a elle-même deux enfants et trois petits-enfants qui vivent tous en Guadeloupe.
Elle a été professseur de français et de créole aux niveaux universitaires et scolaires. Depuis 1976, elle entreprend un combat pour la défense et l'illustration de la langue créole. Cela se traduit par un certain nombre de productions dont des adaptations théâtrales, des romans, des livres pédagogiques et des recherches en tous genres. Maintenant à la retraite, elle continue ce combat dans le même sens.
Toujours dans l'optique de la défense de la langue créole, elle a participé à des colloques en Martinique (1984) en Guadeloupe (1986) et en Allemagne (1994). Du colloque de la Guadeloupe est sorti le recueil collectif 1000 proverbes créoles de la Caraïbe francophone (ACCT/Éditions Caribéennes, 1986) auquel ont participé les personnes présentes au colloque, représentants de la Dominique, d'Haïti, de Sainte-Lucie et de la Guadeloupe. Du colloque de l'Allemagne (Fribourg), il est sorti le recueil Écrire la parole de nuit (Gallimard, 1994). On y trouve les textes des auteurs suivants : Gisèle Pineau, Raphaël Confiant, Hector Poullet, Patrick Chamoiseau, Jean Métellus, Ernest Pépin, Bertène Juminer, René Depestre et Sylviane Telchid.
Posté le 30.06.2007 par feobus
Simone Sow naît le 11 mars 1947 à Paris d'une mère guadeloupéennne et d'un père sénégalais (un neveu du président Senghor, dont elle ne découvere l'existence et l'identité qu'à l'âge adulte). Elle fait toutes ses études à Paris et, baccalauréat en poche, s'inscrit à la Sorbonne. Elle y termine une licence puis une maîtrise de Lettres.
Elle passe dix ans au Sénégal comme enseignante de français au lycée Gaston Berger de Kaolack (1970-1975), puis au lycée Van Vollenhoven de Dakar (1975-1980). Elle se familiarise avec la littérature négro-africaine, notamment pendant ses études à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Césaire, Senghor, Mongo Béti, Hampaté Bâ, Chinua Achebe ainsi que la littérature orale lui ouvrent ainsi des mondes insoupçonnés. Par la suite, des auteurs tels Maryse Condé, Patrick Chamoiseau et Daniel Maximin la ramènent vers le versant antillais de cette littérature effervescente.
De retour en Europe en 1980, elle passe une année à Rome comme assistante de français. Plus tard, elle prépare à Paris les concours d'enseignement. Titulaire de l'Agrégation d'italien, pendant quatre ans elle est chargée de cours d'italien à l'Université de Paris III (Sorbonne-Nouvelle). Actuellement, Simone Sow enseigne l'italien en classe préparatoire dans un lycée parisien.
Elle avoue être venue tardivement à l'écriture, bien qu'ayant toujours eu une propension pour la parole chantée, écrite, récitée. Son goût pour la poésie l'a conduite à publier en 1996 un premier recueil de poèmes, Ibis. Elle dit « garder sous le coude » des rimes et fables pour la jeunesse ainsi que des chansons qu'elle compose « à ses heures perdues ». Fervente adepte du chant choral, Simone Sow s'épanouit dans le classique, au sein du Chœur Symphonique de Paris chez Xavier Ricour, aussi bien que parmi les TFGospel Singers, à l'école de Thierry François.
C'est le décès de sa mère qui déclenche la rédaction du récit autobiographique, J'ai caressé l'aile de l'ange, publié en 2004. C'est un récit allegro d'un stage de chant choral à l'issue incertaine. « Il s'agit d'un double apprentissage, précise son auteure : apprentissage de la musique (le Requiem de Verdi qui en constitue la trame), autant que du silence ». Silence et résonances y sont intimement mêlés, alternativement scandés par la figure maternelle, la potomitan récemment disparue. « Ce livre, ajoute Simone Sow, a également été pour moi l'occasion de croquer sur le vif une chorale ; les moments de turbulence, de ferveur, de fébrilité, partagés dans la connivence et les emportements d'un chef haut en couleur. Bref, une aventure marquante... ».
L'ouvrage lui vaut une réception chaleureuse en 2005 sur l'île maternelle (Guadeloupe) et au Salon Livres et Musique de Deauville ; en 2006, Simone Sow le présente les 11 et 12 mars au Printemps Littéraire de Mortagne au Perche.
Sans renoncer à de nouveaux projets d'écriture, l'auteure s'investit actuellement dans la traduction de romans d'aventures pour enfants.
Posté le 30.06.2007 par feobus
Max Rippon est né le 29 février 1944 à Grand-Bourg (Marie-Galante). Son enfance se déroule à Grand-Bourg jusqu'à l'âge de onze ou douze ans quand il quitte son île pour aller à Pointe-à-Pitre, au Lycée Carnot. Depuis il vit en Guadeloupe continentale. Et pourtant, comme un forcené, il se définit et reste fondamentalement marie-galantais.
Son univers d'enfance est celui du quartier de Lalé Pôyé à Grand-Bourg. C'est un univers fantastique. Dans un récit autobiographique, Le Dernier Matin, il décrit les méandres de cet univers unique, magique et insaisissable où, dans une atmosphère hyper-dimensionnée par rapport aux aspirations (et aux courtes jambes) de l'enfant; les rues et les arbres de son quartier n'ont pas de limites.
C'est dès cette période de l'enfance que l'auteur a forgé, embelli ou dramatisé tout ce dont il parle plus de quarante ans après. En tant que témoin direct – témoin admis ou non admis –, Max Rippon a engrangé ses impressions sur Marie-Galante. Il a appris à connaître certaines personnes, certaines choses du « système marie-galantais » car, pour lui, Marie-Galante est un système qui ne peut se dévoiler qu'à ceux qui veulent bien lui consacrer une part essentielle de leur énergie. C'est ce pays qui lui a permis d'initier le statut d'«écrivain marie-galantais» dont d'autres peuvent se réclamer aujourd'hui.
Après le concours d'entrée en sixième, le jeune Marie-Galantais rentre donc au lycée Carnot de Pointe-à-Pitre, «tunnel royal» par lequel devait passer l'élite guadeloupéenne. C'est un des rares élèves de Marie-Galante de sa génération à partir pour la Guadeloupe depuis la sixième (les autres suivaient sur place le Cours Complémentaire). Son père ne lésine sur aucun effort pour l'installer dans son nouvel univers. L'enfant part de Marie-Galante avec sur les épaules l'espoir d'une collectivité élargie.
Au lycée Carnot, Rippon fréquente de jeunes poètes, dont Sony Rupaire avec qui il partage une longue amitié. Il écoute ce qui se fait dans le pays, participe aux concours de citations et y excelle. Il est assurément attiré par la chose littéraire, sans jamais se dire qu'il deviendra poète. Vivre au lycée comme pensionnaire pendant de nombreuses années crée chez le jeune Max des réflexes culturels. Avec ses camarades il développe une véritable complicité pour la transmission et l'acquisition du savoir. Très tôt, il dynamise la vie associative en créant: Les Colibris, l'Amicale des Marie-Galantais et le journal AÏCHI. Avec son ami Henri Lopès, le romancier congolais, et avec Guy Tirolien, son guide, ils discutent de la poésie et de la culture antillaises.
Max Rippon se donne la mission de transcrire la mémoire collective de son pays. Marie-Galante sera alors la source de toute son inspiration, la nappe phréatique de laquelle jaillissent poèmes, nouvelles, récits et romans. C'est sous l'insistance de Guy Tirolien que Rippon se décide à écrire puis à publier ses premiers textes. Soucieux d'une bonne stratégie éditoriale, il publie un premier ouvrage en 1987, Pawòl naïf, dans une maison d'édition qu'il crée lui-même, Aïchi Editions. Ce premier recueil le fera découvrir, initiant la riche collaboration avec les Editions Jasor dont il sera le premier auteur publié, en 1989, avec Feuilles de mots.
Max Rippon est marié et père de famille. Il consacre beaucoup de temps à la littérature, à la poésie du quotidien dans la langue de tous les jours (qui n'est ni totalement en français ni totalement en créole). Écrivain d'une grande rigueur, Max Rippon a le souci du détail vrai. Il dit de façon originale ce que chacun côtoie, voit, ressent, respire. Son premier roman, Marie la Gracieuse, paraît aux Editions Jasor en 2003.
Posté le 30.06.2007 par feobus
Daniel Maximin est né à Saint-Claude (Guadeloupe) le 9 avril 1947. Sa famille s'installe en France en 1960. Après des études de lettres et de sciences humaines à la Sorbonne, Maximin devient chargé de cours à l'Institut d'Etudes Sociales et professeur de lettres à Orly. De 1980 à 1989, il est directeur littéraire aux Éditions Présence Africaine et producteur de l'émission «Antipodes» sur France-Culture. En 1989, il retourne en Guadeloupe comme Directeur régional des affaires culturelles. Revenu à Paris en 1997, il est chargé d'organiser la célébration nationale du 150ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage.
Daniel Maximin est actuellement Conseiller à la Misson pour les Arts et la Culture au Ministère de l'Éducation nationale. Il est également responsable de la littérature et de l'éducation du Festival Francophone en France (Francofffonies), du mois de mars jusqu'en octobre 2006.
Posté le 30.06.2007 par feobus
Lucie Julia est née à Morne-à-l'Eau (Guadeloupe) dans une famille modeste de petits cultivateurs. Elle vit actuellement à Barbotteau-Vernou dans la commune de Petit-Bourg en Guadeloupe. Elle est mariée, mère de deux fils et grand-mère de quatre petits enfants. Lucie Julia (un pseudonyme) a exercé la profession d'assistante sociale jusqu'en 1987.
En 1952, Lucie Julia est recrutée à la Direction Départementale de la Santé, la première Guadeloupéenne Assistante Sociale diplômée d'État assumant les fonctions dans le département. Puisque la profession était inconnue en Guadeloupe à l'époque – et donc mal perçue par la population – elle rencontre d'incroyables difficultés pour innover et organiser le Service Social dans les différents services: d'abord celui de l'hygiène sociale dans les dispensaires des communes, ensuite dans les services anti-tuberculeux et de Protection Maternelle et Infantile et cetera. C'est un véritable parcours de combattante – à cause de la mauvaise (ou la non) application de certaines mesures et lois sociales en faveur de ses compatriotes – d'accomplir sa mission d'aide et de conseil aux plus déshérités du pays qui sont légion dans les années 1950. Pour elle, c'était des intervantions et démarches inccessantes, butant sur l'incompréhension et parfois sur des affronts et des insultes de certains responables et même certains élus.
Refusant d'être une féministe irraisonnée, Lucie Julia décide d'aider les femmes de Guadeloupe à prendre conscience des inégalités et de l'exploitation qu'elles subissaient. Par là, elle les aide à défendre leurs droits et s'implique alors dans la démarche militante. En 1958, elle est élue la première présidente de l'Union des Femmes Guadeloupéennes (qui remplace la Fédération de l'Union des Femmes Françaises). Le dynamisme de la jeune présidente affiche d'emblée la défense de la personnalité guadeloupéenne; son dévouement aussi bien que l'implication des dizaines de femmes dans l'ombre agissent sur tous les plans de la lutte des femmes pour leur émancipation, pour la défense de leur famille et de leurs enfants, pour un peu plus de mieux-être et de dignité et pour le progrès social.
Avec tout cela, Lucie Julia trouve le temps d'écrire. L'écriture est devenue son violon d'Ingres et sa passion était et reste encore la poésie.
Posté le 30.06.2007 par feobus
Gerty Dambury est née le 27 février 1957 à Pointe-à-Pitre; elle a passé sa petite enfance en Guadeloupe et son adolescence à Montreuil et Paris. Elle est à la fois poète, actrice dramaturge, nouvelliste et metteuse en scène... et professeur d'anglais. Elle a fait des études de langues (anglais, arabe) à Vincennes tout en s'exerçant aux pratiques théâtrales. Elle a enseigné l'anglais en Guadeloupe de 1980 à 1998 pour revenir ensuite à Paris avec ses deux enfants (nés en 1983 et 1984) et retourner de nouveau en Guadeloupe en 2002.
C'est dès 1981 qu'elle a commencé à écrire pour la scène et créer des pièces en français, en créole ou bilingues. Dans les années 1990 des ateliers et des résidences d'écriture favorisent l'épanouissement d'une oeuvre désormais remarquée. Sa pièce la plus connue, Lettres indiennes, fut créée en Avignon en 1996 et en anglais à New York, en 1997. Plusieurs séjours à la Chartreuse-lez-Avignons (fondation pour les écritures du théâtre) et la responsabilité d'un dossier spécial de la revue Les Cahiers de Prospero témoignent de la vigueur de l'oeuvre en cours d'élaboration.
Posté le 30.06.2007 par feobus
Lémy Lémane Coco naît le 5 juillet 1951 à Morne-à-l'Eau (Guadeloupe) dans une famille de huit enfants. À l'âge de 18 ans, il quitte son île pour rejoindre Paris, où il poursuit ses études. Cadre supérieur, son destin l'amène en Alsace en 1980 où il crée sa propre entreprise d'informatique, puis il enseigne l'informatique. Il s'illustre brillamment pendant un temps dans le sport automobile et aussi au judo qu'il enseigne depuis 1996.
Depuis sa plus tendre enfance, il écrit, rendant hommage à son institutrice qui lui donne le goût pour l'écriture et la poésie. C'est sur ce terrain que Lémy Lémane Coco publie son premier ouvrage, Illusions, en 1997. Pour lui, la poésie est communion avec les âmes les plus harmonieuses de l'humanité.
En 1984, il rencontre le poète alsacien, Patrice Hovald, avec lequel il collabore longtemps. Hovald préface deux de ses recueils de poésie, 150 ans et Silence, publiés en 1998 et 1999.
Au style capiteux, comme un bon vin dégusté, la prose de Lémy Lémane Coco est toute empreinte de lyrisme. Les portraits qu'il brosse rapprochent au plus près le lecteur des personnages, tant par les sentiments et les valeurs humaines qui en émanent que par la poésie qui transpire de ses mots.
Lémy Lémane Coco participe activement à l'enseignement pédagogique de l'histoire de l'esclavage dans les lycées et collèges.
Il est sociétaire de la Société des Poètes Français et sociétaire de la Société des Écrivains d'Alsace-Lorraine et Territoire de Belfort.
Aujourd'hui, Lémy Lémane Coco – et son incorrigible optimisme – se consacre toujours à l'écriture et aux Arts Martiaux, entre la Normandie et l'Alsace où il vit.
Posté le 30.06.2007 par feobus
Dany Bébel-Gisler est née le 7 avril 1935 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Guadeloupéenne d'abord, elle est mère et grand-mère, sociologue et linguiste, chercheure au CNRS et pédagogue.
Elle est la pionnière de cette nouvelle génération d'écrivains qui construisent et défendent la culture de leurs îles, de leur pays. Dany Bébel-Gisler travailla et travaille encore, sans relâche, à la reconnaissance du créole comme langue au même rang que toutes les autres. C'est un combat gagné maintenant, affirme-t-elle.
Dany Bébel-Gisler a maintenu pendant plus de vingt ans une vie singulière et originale dans un centre d'éducation populaire, Bwadoubout, destiné aux enfants et adolescents en difficulté scolaire, familiale, sociale. Tout l'enseignement y est dispensé en créole.
Mise à disposition de l'U.N.E.S.C.O. en 1996, Dany Bébel-Gisler est responsable pour les Antilles du projet «La Route de l'Esclave», un projet qui rapproche l'Afrique, l'Europe et la Caraïbe par le biais de monuments historiques.
Dany Bébel-Gisler meurt soudainement chez elle au Lamentin le 28 septembre 2003 à 68 ans. Les témoignages de personnalités antillaises politiques et culturelles diverses, comme des personnes anonymes, expriment alors l'émotion vive à l'annonce du décès de cette intellectuelle qui milite toute sa vie au service de la promotion de la langue créole et de la culture afro-antillaise.
Posté le 27.06.2007 par feobus
Rita Dove est née à Akron, dans l’Ohio, en 1952 et elle a été couronnée par le Prix Pulitzer de poésie en 1987, pour un de ses tout premiers livres Thomas et Beulah (elle a reçu depuis de très nombreuses autres distinctions). Elle est diplômée de l’Université Miami (Oxford ; Ohio), de l’Université de Tübingen et de l’Université d’Iowa. Elle a édité l’anthologie Best American Poetry 2000, et de janvier 2000 à janvier 2002 elle a donné une chronique hebdomadaire, "Poet's Choice", au Washington Post.
Elle joue de la viole de gambe
Seven for Luck, pour soprano and orchestra, pièce de John Williams, a été créé par the Boston Symphony Orchestra à Tanglewood en 1998.