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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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LE COMTE DE BLENAC : L’IMPOSTURE démasquée

Posté le 07.05.2008 par feobus
La rue Blénac à Fort-de-France, porte le nom de Charles de Courbon, Comte de BLENAC, Gouverneur Général des Antilles (1677 à 1696) pour nous rappeler l’image flatteuse du bâtisseur de Fort Royal. Retour sur la contribution du Comité devoir de mémoire de la Martinique, au 22 mai 2005, décryptant le marquage de l’espace martiniquais par des symboles de servitudes. Une initiative que notre rédaction salue, tant sont rares les actions de résistance positive, armées d’une réflexion et documentation rigoureuses, poursuivies jusqu’à des propositions concrètes.





Que savons nous du compte de BLENAC ?



L’avancée des recherches actuelles sur l’Histoire de La Martinique nous permet aujourd’hui de démasquer une imposture.

Certes il fut un bâtisseur, mais on ne mesure pas la valeur des Hommes à la taille des édifices qu’ils ont construits, mais à l’aune de leur Humanité.

En fait, en sa qualité de gouverneur des Antilles, BLENAC participa activement à la rédaction du Code Noir (mémoire Patoulet – Blénac de 1682), mais il l’applique à la lettre en organisant de sauvages répressions contre les révoltes d’esclaves et inflige, avec zèle, aux esclaves marrons les pires châtiments prévus en cas d’évasion.





De combien d’hommes et de femmes mutilés, estropiés, torturés à mort est il comptable ?





Quelques extraits de textes, de correspondances, de récits…pour témoigner de la barbarie :





REPRESSION DE L’INSURRECTION DE 1678



Selon l’historien Adrien DESSALLES, le gouverneur Blénac s’illustra dans l’écrasement d’une des premières révoltes des esclaves de la Martinique :

« Les nègres, dont le nombre s’augmentait journellement, voulurent remuer à la Martinique.

De Blénac, non seulement réprima l’insurrection qu’ils avaient fomentée, mais encore les châtia d’importance ».



Lettre datée du 5 septembre 1678, BLENAC informe Colbert « Il y en a eu dix ou douze de tués à coup de fusils et neuf pendus ou roués. Demain on en jugera encore treize »



Le 14 novembre 1678, nouvelle lettre à COLBERT :

[...] « tous les chefs sont tués, noyés ou roués ».





REPRESSION DU MARRONNAGE MARITIME, ET

PRISE EN OTAGE DE QUINZE CARAÏBES



Pour récupérer des nègres qui ont marronné vers la Dominique, Blénac ira dans son acharnement, jusqu’à prendre des caraïbes en otages.

Le 23 septembre 1679, il écrit à Colbert :
« Nous avons eu sujet de nous plaindre des Caraybes de la Dominique. J’en ay fait arrester quinze et jay envoyé Monsieur Deslauriers, commandant la frégate du Roy, leur déclarer que je les ferais tous pendre s’ils ne nous randoient tous les nègres qu’ils nous ont pris, ce qu’ils ont fait ».



Dans le même rapport, Blénac écrit à propos de l’île de St. Vincent, où se réfugient de nombreux marrons des Petites Antilles :

« Tout autant que la négrerie de Saint-Vincent durera, vous ne verres jamais finir le marronnage des nègres. Ils se jettent dans les bois et desrobent des canotz aux habitants, et ils passent à Saint-Vincent ».



L’historien PEYTRAUD signale que – le 17 juillet 1679 – le Conseil souverain de la Martinique, sous l’autorité de BLENAC condamna plusieurs nègres accusés d’avoir voulu s’évader hors de l’île : les hommes à avoir une jambe coupée, et les femmes, le nez ; les uns et les autres à être marqués de la fleur de Lys sur le front.







Arrêtons là cette liste de forfaits, et d’abominations criminelles !



Aujourd’hui, innocemment, des petits fils d’esclaves arpentent cette rue qui, comble d’ironie débouche… sur la rue de la Liberté





Rendons hommage à ceux qui le méritent !!!



Le Comité Devoir de Mémoire propose que cette rue soit rebaptisée et porte dorénavant le nom de :



RUE DES ESCLAVES INSURGES (1678)


Anciennement rue BLENAC


Comité devoir de mémoire de la Martinique





Droit à la Mémoire, Droit au Devenir

Juteux trafic d'esclaves pour les Suisses

Posté le 07.05.2008 par feobus
Des commerçants et des banquiers helvétiques se sont enrichis dans le commerce triangulaire entre la France, l'Afrique et les Etats-Unis. Une étude passionnante rappelle ces faits rarement évoqués.

Cet excellent ouvrage oppose pour la première fois un sérieux démenti au mythe encore persistant d'une Suisse qui n'aurait rien à voir avec l'esclavage. Certes, le pays n'a pas possédé de colonies et n'a pas entretenu de flotte négrière. En outre, le commerce des esclaves a pris place entre le XVIe siècle et la fin du XIXe. En plus, il a été interdit lors du Congrès de Vienne en 1815, date à laquelle la Confédération n'était pas encore née. Mais ces faits ne font pas oublier qu'une certaine élite helvétique a contribué à ce trafic odieux et en a tiré profit. Aux XVIIIe et XIXe siècles, de nombreux ressortissants suisses ont non seulement exploité des esclaves mais en ont également fait commerce.

Bâlois, Genevois, Appenzellois ou Vaudois font travailler des centaines de Noirs dans les colonies anglaises, françaises, ou néerlandaises aux Amériques. Ainsi une colonie suisse fondée en Caroline du Sud, où Johannes Tobler (1696-1765), un gouverneur originaire d'Appenzell, détient, notamment, un grand terrain agricole. En 1752, il signale que «les Allemands et les Suisses se distinguent en général des autres colons par leur prospérité [...] Je connais certains Bernois qui ont une à deux mille têtes de bétail, beaucoup de nègres, de maisons et d'autres propriétés extensives.» Les Suisses ne se différencient pas des autres Européens dans le traitement qu'ils réservent à leurs esclaves. Certains sont durs – voire sans pitié – d'autres sont plus modérés mais aucun d'entre eux ne remet en cause le principe même de l'esclavage. Enfin, des soldats suisses iront même jusqu'à contribuer à la répression de révoltes d'esclaves dans plusieurs colonies.



Des commerçants helvétiques se sont également fortement enrichis en participant à la traite des Noirs. Une vingtaine de maisons de commerce, établies notamment à Bâle et à Neuchâtel, approvisionnent en produits manufacturés des navires négriers au départ du littoral atlantique. En 1780, les négociants d'origine suisse assurent 80 à 90% du trafic des indiennes, ces toiles peintes fournies comme monnaie d'échange contre des esclaves, produites à Nantes, premier port négrier de France. Des banquiers suisses participent, eux aussi, contre pièces sonnantes et trébuchantes, à des expéditions le long de la côte d'Afrique: bien que coûteux et risqué, le trafic d'esclaves reste un commerce qui peut s'avérer fort juteux. Ainsi pour la compagnie de David de Pury, qui achète plus de 42 000 esclaves en Angola. De 1760 à 1815, en une centaine d'expéditions, les commerçants suisses ont été responsables de la déportation de plus de 172 000 esclaves, soit le 1,5% des 11 à 12 millions de Noirs arrachés à l'Afrique.



L'analyse du mouvement antiesclavagiste est particulièrement intéressante. Il faut attendre la seconde moitié du XIXe siècle – presque un siècle après les mobilisations française et anglaise – pour qu'un tel mouvement, à forte composante protestante, prenne véritablement naissance en Suisse. Mais il ne sera pas motivé seulement par des considérations humanitaires. Ainsi l'Association du sou par semaine en faveur des esclaves aux Etats-Unis d'Amérique, fondée à Lausanne en 1858 par un pasteur, M. Béchet de Rossinières, première société créée en Suisse après l'abolition de la traite et durant les dernières années du système esclavagiste aux Etats-Unis. L'objectif est principalement de racheter des esclaves par l'intermédiaire d'agents suisses outre-Atlantique. La récolte de fonds est un véritable succès mais l'Association se garde bien de dépenser tous les dons reçus dans ce but. Comme le déclare son bulletin d'avril 1860: «[...] nous avons à cœur de nous assurer que les individus que nous rachèterons méritent, à un titre ou à un autre, les sacrifices qu'on fait en leur faveur». La religiosité de l'esclave semble être le principal critère retenu pour être «digne» d'être libéré. Enfin, l'Association exigera que le montant du rachat soit remboursé par l'esclave sur ses futurs salaires.

Livre : La Suisse et l'esclavage des Noirs. Auteurs: Schaufelbuehl Janick Marina , Bouda Etemad, Thomas David, Editeur: Antipodes & SHSR. 182 p.







Isabelle Paccaud

Le Reflux de la question négrière questionne l’histoire suisse

Posté le 07.05.2008 par feobus
En 2001 lors de la conférence contre le racisme de Durban en Afrique du Sud, le représentant suisse affirmait tout de go que son pays n’avait aucun passé colonialiste ni esclavagiste. Il faisait chorus avec l’idéologie de la non-participation, de la neutralité internationale, de la virginité originelle, parures officielles qui font le ramage et la notabilité internationales de la Confédération. Mal lui en a pris puisque des chercheurs suisses se sont intéressés de plus près à cette période négrière et ils exhument désormais un visage que bien des familles traitantes auraient souhaité ne jamais voir mis à la lumière du grand public. Cette question fait donc l’objet de grands débats, mais le passé négrier en lui-même ne fait pas l’ombre d’un doute.

Il s’agira, là comme ailleurs, d’évoluer vers une criminalisation de cette ruée déshumanisante vers l’Afrique et du traitement de servitude qui en a découlé. L’enjeu impérieux devient alors de parvenir à formuler des obligations de réparations selon des modalités que les communautés africaines, diasporiques, les descendants d’esclaves avec les pays négriers d’Europe sauront implanter dans le paysage des grands enjeux internationaux.



La Suisse et l'esclavage

Par Chantal Peyer

http://www.pagesdegauche.ch



Un ouvrage rappelle la participation de certaines familles helvétiques au trafic d’esclaves.



La Suisse «n'a rien à voir avec l'esclavage, la traite négrière ou le colonialisme» affirmait Jean-Daniel Vigny, représentant suisse à la conférence mondiale contre le racisme à Durban en 2001. Depuis cette affirmation, quatre ans se sont écoulés au cours desquels la prétendue non-participation de la Suisse, ou de Suisses, à la traite négrière et à l'esclavage a été fortement remise en question. Il y a eu l'interpellation de Pia Hollenstein (Verts/SG) au Conseil Fédéral, demandant que des recherches historiques soient effectuées sur ce sujet, mais aussi les postulats déposés dans onze cantons (Neuchâtel, Vaud, Genève, Berne, Bâle-Ville, Zurich, Saint-Gall, Appenzell Rhodes-Extérieures, Thurgovie, Schaffhouse, Grisons) et trois villes (Saint-Gall, Zurich, Bâle). Plusieurs controverses ont également amené le débat sur la place publique, à l'instar de celle qui a agité Neuchâtel en 2003, après la prédication du pasteur Théo Buss, diffusée en direct sur la radio suisse romande. Sa faute? Avoir brisé un tabou en citant le nom de plusieurs citoyens neuchâtelois, dont les Du Peyrou ou de Pury, qui au XVIIIe siècle se sont enrichis grâce à l'entreprise coloniale.



Ces polémiques et démarches politiques ont fissuré le discours sur la virginité passée de la Suisse et ont permis l'émergence d'un réel débat historique. Le résultat est notamment un livre passionnant, rédigé par trois chercheurs de l'Institut d'histoire économique et sociale de l'Université de Lausanne. Malgré l'état lacunaire de la littérature secondaire sur le sujet et malgré la difficulté d'accès aux sources, (la majorité des archives utilisées sont privées) l'ouvrage ouvre des perspectives étonnantes sur la question: il montre que l'implication principale des Suisses dans la traite négrière a résidé dans l'organisation et le financement du commerce – achat et vente – des esclaves.



Banquiers de la traite négrière

Sous quelle forme exactement? En France, Nantes a été l'un des principaux centres du commerce négrier aux XVIIe et XVIIIe siècles. Depuis son port, les expéditions étaient organisées, financées et les cargaisons des bateaux – qui allaient servir de monnaies d'échanges pour acheter des esclaves sur les côtes africaines – étaient préparées. Ce commerce était aussi coûteux à financer que lucratif lorsque l'expédition se passait sans problème. Pour rassembler les fonds nécessaires, les armateurs avaient donc recours aux capitaux de divers acteurs: banquiers parisiens, capital local ou international. La maison Burkhardt, les Weiss, Favre ou Rivier, issus de familles réformées neuchâteloises, bâloises ou genevoises figurent ainsi parmi les financiers de ces expéditions. Dans certains cas, la participation des fonds suisses pouvait être très importante et directe: de 1783 à 1790, les frères Weiss par exemple, ont affrété et armé dix navires négriers, dont «La Ville de Basle». Les Burckhardt, quant à eux, ont placé en 1791 200'000 livres, soit le prix d'un hôtel particulier à Paris, dans le navire «l'Intrépide». Au total, entre 1773 et 1830, des fonds suisses ont été investis dans près de 100 expéditions négrières et ont participé à la déportation de 18'000 à 25'000 Africains.



Un passé qui dérange

Une autre forme de participation des Suisses au commerce de l'esclavage a résidé dans la confection et la fourniture de marchandises pour les cargaisons de traite. Dans la moitié du XVIIIe siècle, plusieurs maisons suisses viennent s'établir à Nantes pour produire des indiennes, ces tissus imprimés fort appréciés comme monnaie négrière. En 1780, elles compteront pour 80 à 90% de la production locale et les Petitpierre (de Couvet – NE), Favre (de Couvet également), Charles Rossel (de Neuchâtel), ou encore Simon & Roques (de Bâle) sont quelques-unes des familles qui feront fortune grâce à ce commerce, moins risqué que l'armature ou le financement des expéditions négrières.

Pour les négociants et fabricants suisses, le commerce des esclaves n'a représenté qu'une fraction réduite de leurs activités. Il n'en reste pas moins qu'une part des richesses d'aujourd'hui tire son origine dans ce passé que d'aucun préférerait ne pas voir.





A lire: Thomas David, Bouda Etemad, Janick Marina Schaufelbuehl, La Suisse et l'esclavage des Noirs, Lausanne, Antipodes, 2005.

Quand l’Etat français subventionnait la Traite Négrière

Posté le 07.05.2008 par feobus
Exonérations fiscales aux négriers, primes par têtes de nègres déportées, immunités diverses aux traitants, en plus d’un Code de chosification-instrumentalisation de l’Africain [Code Noir], tels sont les leviers de politique économique et stratégique que l’Etat français systématisera avec Colbert au 17ème siècle pour renforcer l’apocalyptique industrie négrière. Et Voltaire, pseudo libertaire, crypto négrier de se pavaner d’avoir fait, grâce au trafic lucratif des esclaves «une bonne action et une bonne affaire »…

Le statut de l’histoire négrière change brusquement sous les yeux des Africains et Descendants d’Africains victimes de l’abomination négrière. En fait plusieurs facteurs contemporains concourent au réveil des révisionnismes européens et aux négationnismes occidentaux de touts poils, en particulier en France où une trop faible si ce n’est quasi-inexistante contrepartie idéologique et militante est réellement opposée aux contrefacteurs de l’histoire négrière et des prédations occidentales. Il s’agit de garder en mémoire le fait que l’alliance tiers-mondiste -intelligentsia européennes, africaines, américaines, asiatiques- qui atténuait l’inconscient raciste d’une partie de l’élite intellectuelle européenne s’est effondrée devant l’absorption par le marché des idéologies socialisantes, en même temps qu’une frange significative de l’Europe des penseurs bande ses muscles pour rivaliser avec les Etats-Unis dans un contexte idéologique refondu dans l’Union européenne.

Ce combat est prioritaire et les semblants de causes tiers-mondistes sont déléguées ou reléguées à des batailles de rues altermondialisantes. Enfin et surtout, il y a l’inattendu vent d’exigences de réparations qui dévaste les Amériques et arrive en France via la loi Taubira, qui même émasculée reconnaît la Traite négrière comme un crime contre l’humanité. Cette tendance lourde à la demande de réparations provoque une peur-panique réelle auprès des hiérarques européens et français littéralement déboussolés.

La conférence de Durban a été le détonateur d’un foisonnement d’initiatives révisionnistes pilotées par le haut dans lesquelles des universitaires français et européens perdent totalement leur honneur, leur dignité, leur science tout en couvrant d’opprobre l’université française dans son ensemble. En tout état de cause il est nécessaire d’avoir à l’esprit la dynamique européenne et occidentalo-centrée de la déportation des millions d’Africains vers les Amériques et les Caraïbes, l’implication active voire messianique des institutions européennes régaliennes, morales, intellectuelles, politiques. Voici l’exemple d’un train de mesures prises par la France en tant qu’Etat menant une politique économique et stratégique consciente et téléologique pour développer une industrie négrière.

Jean-Baptiste Colbert mérite une mention spéciale tant son volontarisme mercantiliste informe la dynamique négrière française. C’est sous son autorité que sera conçu et mis en application le Code Noir, cette rationalisation de la dépossession, de la déshumanisation, de la dépersonnalisation de l’Africain devenu bien meuble, instrument animé, chose à faire valoir la colonie, la grandeur blanco-biblique de la France éternelle.



§ Colbert instaure d’abord un système Exclusif entre la métropole et les colonies. Les colonies vendent exclusivement leurs produits à la métropole et achètent exclusivement des produits d’elle. Colbert rompt le monopole de la Compagnie des Indes Occidentale sur le commerce avec l’Amérique et la taxe qu’elle percevait sur les bateaux.

§ Arrêt du 26 Août 1670 : Exonération d’impôt de 5% pour la traite des nègres de Guinée [Afrique]. Cette mesure du Conseil d’Etat est responsable de l’explosion des déportations-importations, 3000 pièces d’Indes ou bois d’ébène seront importés consécutivement à cette incitation gouvernementale.

§ Le 13 Janvier 1672 : Octroie d’une prime de 13 livres par tête de nègre importée [déportée] aux colonies. Le contexte politique est alors extrêmement favorable aux traitants et aux colons qui cumulent les privilèges accordés par la force publique.

§ Le 26 octobre 1787 : Louis XVI accorde de nouvelles immunités aux négriers. Le trafic négrier devient une préoccupation des hautes sphères de l’Etat qui le protège, l’encadre.

§ Le 21 octobre 1787 : Une dépêche ministérielle recommande le paiement de la prime de 13 francs par tête de nègre importée, prime rehaussée à 60 francs.

§ Dans la même période l’Assemblée Constituante déclarera la traite négrière Commerce National, confirmant l’intérêt collectif, la préoccupation nationale, l’ampleur et la dimension de l’industrie négrière que des exégètes tardifs et attardés tentent par mille mystifications de sous-estimer aujourd’hui.



La forte implication de l’Etat français à tous les échelons de la chaîne de valeur négrière, économique et juridique, traduit une époque sans concession. L’Africain, avec le secours bien frappé de l’église, ne prend sa place que comme convertible, esclave par nature, balbutiement humanoïde, moyen terme entre l’animal et l’homme…Blanc s’entend. Les Etats sont engagés dans des politiques commerciales mercantilistes agressives.

Nul ne gagne ce que l’autre ne perd, répète t-on comme un credo, les colonies sont donc un enjeu stratégique international et la pérennité de l’engagement négrier de l’Etat montre en creux les retours protéiformes du trafic. La bataille se joue donc tant entre les nations négrières rivales -Portugal, Espagne, France, Angleterre-, qu’entre les Africains, leurs Descendants dans les colonies face aux armées d’esclaviseurs. L’Europe choisit ainsi, pour s’exonérer d’atermoiements moralistes et concentrer son effort sur la captation des richesses, de faire peu de cas des humanités non abouties et croyants hérétiques, relevant par ailleurs les défis des guerres impérialistes intra-européennes. L’univers s’avère trop étroit pour un non-blanc libre, humain plein, décidant de son sort.

L’impact des mesures gouvernementales sur les importations-déportations est une précieuse indication sur le caractère volontaire ou contraint du trafic. En effet si les incitations et exonérations françaises conduisent à une augmentation des importations de « pièces d’Indes », c’est que la dynamique n’est pas africaine, c’est que c’est le côté de la demande, le côté européen qui domine et impose les quantités, les règles, les codes en fonction de ses réalités et intérêts propres.


Akam Akamayong

Washington Carver

Posté le 07.05.2008 par feobus
Peu d’esprits connus au 20ème siècle ont démontré le génie de George Washington Carver, ancien esclave devenu chimiste, inventeur surdoué, dévoué à la cause des Africains d’Amérique et au progrès du genre humain, il laissa à la postérité une impressionnante somme de découvertes en agriculture et botanique notamment.

Il n’est pas banal de voir un ancien esclave non pas affranchi mais rendu à la liberté par l’abolition de l’esclavage se hisser aux plus hautes marches de la science et des découvertes, forçant la reconnaissance de l’élite américaine blanche aux âges rudes de la discrimination faciale.

C’est un jeune homme profondément marqué par la foi chrétienne, dans la braise sociale d’un sud rétif à l’extinction de l’esclavage et à plus forte raison sourd à toute pénétration des idées émancipatrices, qui gagne ses premières batailles par la conquête de l’écriture, de la lecture, de la culture. Visiblement précoce et annonciateur de temps alors inimaginables au cœur de l’Amérique du Ku Klux Klan, Carver allait goûter l’outrecuidance sociologique d’un brillant parcours scolaire dans le Missouri, l’Arkansas, obtenant un baccalauréat en 1894 au collège agricole de l’Iowa, décrochant deux ans plus tard une maîtrise en sciences.

Cette ascension jusqu’à la distinction de maîtrise en sciences agronomiques ne se sera pas faite sans heurts raciaux, puisqu’une bourse avait été refusée à Carver lorsque les responsables du Highland college se rendaient compte de visu de la couleur rédhibitoire de sa peau, après en avoir attribué dans un premier temps l’allocation au brillant Africain Américain.

Très attiré par la botanique et l’agronomie, l’intérêt du jeune Carver débordait ses frontières disciplinaires pour embrasser la musique et la peinture. Il allait se dévouer à une vie d’enseignement et de recherche, déposant des contributions que toute l’Amérique lui reconnut. A son actif parmi bien d’autres avancées, l’identification de nouvelles espèces de champignons, les progrès dans la lutte contre les maladies des plantes, les plantes qui attaquent d’autres plantes. Des arachides il réussit à extraire plus de 250 produits, shampooing, vinaigre, savon…Il tira plus d’une centaine de produits à partir de la pomme de terre, parmi lesquels la farine, la tapioca, l’encre, le caoutchouc synthétique. Lors de la surproduction de coton aux Etats-Unis, il proposa un moyen d’écouler la matière première surabondante en inventant un procédé d’utilisation de cette matière pour la fabrication des planches d’isolation, du papier, du cordage etc.

Le génial Carver créa une matière plastique à partir du soja, Henry Ford l’utiliserait d’ailleurs pour certaines pièces d’automobiles. Illustration de l’intérêt social et économique immédiat des inventions de Carver. Ces recherches sur les engrais, au bénéfice des Africains Américains travaillant dans les champs, contribuèrent à régénérer les cultures traditionnelles du sud esclavagiste, le coton et le tabac, vieillies par des siècles de surexploitation.

Carver resta très attaché à sa communauté et accepta le poste de directeur de recherche au Tuskegee Normal and Industrial Institute -Alabama- que lui proposa le leader africain américain Booker T. Washington. Malgré les sollicitations richement dotées provenant notamment de Henry Ford pionnier de l’automobile et de Thomas Edison, Carver déclina ces offres pour se consacrer à la recherche au profit de sa communauté et de la société américaine.

L’ancien esclave devenu inventeur de génie, en prenant une revanche sans commune mesure contre l’histoire pouvait se vanter d’une grande reconnaissance nationale et internationale. Elu membre de la Société Royale des Arts, de l’Industrie et du Commerce de Grande Bretagne en 1916, plusieurs distinctions telles que celle de docteur honoris causa décernée par le Collège Simpson en 1928. En 1940 il fut proclamé homme de l’année et en 1948 un timbre-poste à son effigie fut émis.

Ce grand homme et exceptionnel esprit qui s’éteint en 1943 aura marqué le monde par ses découvertes aujourd’hui en libre partage sur la surface de la terre, subvertissant le déterminisme racial matriciel à la société américaine. L’histoire de Carver est comme un chemin, une luminescence éblouissante et vraie qui discoure éloquemment sur la contribution des Africains Américains à l’Amérique contemporaine tout en faisant publicité des sentiers de conquête scientifiques et sociaux que les Africains Américains et les autres Africains de la terre devraient prendre pour modèle.





Lire Yves Antoine, Inventeurs et Savants Noirs, L‘Harmattan, 1998


Ze Belinga

De l'origine africaine du nom de Paris

Posté le 07.05.2008 par feobus
Si le déploiement européen sur la surface de la terre a laissé des noms de villes marquant le passage des conquérants, Stanleyville, Brazzaville, etc., on peine à s’imaginer que des méga villes européennes puissent devoir leur nom à une lointaine mais réelle influence africaine. Quid de Paris ?



Ses premiers habitants sont les parisii qui ont combattu Caius Julius Caesar -Jules César- lors de sa conquête des Gaules entre -58 et -51. Dans tout le bassin parisien, le culte de la déesse nègre-égyptienne Isis – dont le nom se retrouve encore aujourd’hui en Afrique sous des formes contemporaines, Iset, Aset, Asita, Aisatu, Sita…-, était tellement répandu qu’on y trouvait partout des Temples qui lui étaient dédiés, des Temples d’Isis. « Temple d’Isis » ou plus exactement « Maison d’Isis » se dit dans la langue africaine pharaonique « per isis », « par isis ». L’historien Hubac Pierre rappelle que « per isis » était le nom d’une cité située sur le bord du Nil. Diop Cheikh Anta dans « Nations Nègres Et Culture I » confirme que des villes égyptiennes portaient effectivement le nom de « Maison d’Isis », « per isis », « par isis » : « par isis », « parisii », « Parisis », « Paris », la Maison, le Temple d’Isis. Isis étant considérée comme la Mère Universelle, la Mère de la Vie, la Mère du Monde.

A propos de « Parisis », le petit Larousse illustré dit qu’il est l’ancien nom du pays de l’Île-de-France qui correspond au compté féodal de Paris.

Comme ses aïeules africaines, Parisis devenue Paris par la corruption du temps, est liée à la symbolique de l’eau, bâtie au cœur d’une plaine édifiée par la Seine.

Qui pourrait croire que c’est à une religion africaine dont la vigueur et le rayonnement ont dépassé les rives du Nil, depuis l’Ethiopie, la Nubie, le Soudan qu’un des peuples les plus fiers de son influence dans le monde doit le nom de sa capitale, Paris. Les temples d’Isis, autrement appelée Aset, Iset, Lumière Mère et Mère de la Lumière qui dans ses bras porte la Lumière incarnée en l’enfant Horo ou Horus, ces temples après avoir illuminé l’Afrique, ont fécondé l’Europe, …la France !

Cette page d’histoire, qui n’est pas criée sur les toits en surprendrait plus d’un, à commencer par les Africains, aliénés par des siècles de domination culturelle et politique européenne, incapables de s’imaginer autrement qu’en vassalité, vassalitude, servitude. Pourtant ce sont de tels faits, simples et vérifiables qui rendent aux peuples du monde l’intelligence qui leur revient, car élevés par l’histoire à la reconnaissance de l’autre comme producteur, inventeur, innovateur, contributeur à la marche des civilisations de l’humain.


Atete & P.Prêche

Ahmed Baba philosophe

Posté le 07.05.2008 par feobus
Quand il s’agit d’histoire africaine, malgré une historiographie qui ne cesse de s’enrichir de faits attestés, nombre d’Africains, d’Afro-descendants et de peuples du monde, résistent à reconnaître en ce continent, une terre accueillante au génie humaine, science, technique, spiritualité, arts, philosophie. La vie du soudanais Ahmed Baba est à cet égard exemplaire des personnalités intellectuelles que l’Afrique n’a cessé de produire au long de sa traversée des temps.

Ahmed Baba est un soudanais du Macina, né en 1556 et décédé en 1627 après avoir vécu principalement à Tombouctou, et subi une déportation au Maroc. Ce nègre, berbère soudanais de l’ethnie Sehadi appartient à la culture songhraï et mandingue dans laquelle il trempe dès ses premiers pas, plus tard accompagné par l’autorité intellectuelle et religieuse de son précepteur Mohamme Baghayogo.

Baba étudia jusqu’à l’âge de 30 ans, s’intéressant à la philosophie, à la logique, l’exégèse, la théologie, le droit, la rhétorique, la grammaire…Un authentique érudit en somme. On dit que sa bibliothèque contenait plus de 1500 ouvrages, il rédigea lui-même à peu près 56 livres dont la moitié pendant son exil marocain. Il occupa sa vie entre fonctions religieuses, judiciaires -il fut jurisconsulte- et civiles de théoricien. Il fut un interprète fameux du droit canonique musulman et eut beaucoup de disciples par le Soudan et le Maghreb.

Ahmed Baba se sentit toujours attiré vers l’idéal de justice et l’occasion d’exprimer cette tension se présenta de façon frontale lorsque le souverain du Maroc décida de soumettre le Soudan à son joug. Au nom du principe de justice, d’égalité raciale et de la liberté des peuples musulmans édictée par le Coran, il s’engagea avec patriotisme et nationalisme contre l’agresseur. Les visées marocaines sur les mines de sel et d’or du Soudan sous-tendaient le bellicisme du souverain contre le Songhaï. Baba n’hésita pas à faire face, donnant de sa personne, et on pense qu’il fut un des chefs de la résistance à l’oppresseur. Alors que sa bibliothèque n’échappait pas aux pillages des assaillants, Baba fut déporté au Maroc où il fut exilé.

L’œuvre philosophique de Baba est une réflexion profonde et un investissement rationnel dans les questions fondamentales, recherche de principes premiers, de fins ultimes, esprit critique, conceptualisation… Sa vie s’organise autour de la construction d’idées, de la rédaction d’ouvrages, de la transmission des connaissances. Il accorde un intérêt particulier aux rapports entre science et politique, intention et action, foi et action, en dialogue permanent avec les philosophes de son époque tel Ibn Khaldoum.

Ses réflexions relatives à l’intention accordent à ce moment la primauté sur l’action qu’elle précède, l’intention étant du domaine du commandement, l’action relevant de l’exécution, donc secondaire. La purification est chez Baba une thérapeutique destinée à débarrasser l’action de toute corruption ou mélange douteux d’avec des vecteurs tels l’orgueil, l’envie…La catharsis se veut ici effort soutenu d’élévation vers la perfection, vers des actes purs.

Cette théorisation de l’action prend corps au sein d’une thématique où la justice occupe une place centrale. Science et politique ne peuvent collaborer dans cette construction que sous l’empire d’une gouvernance éclairée. Musulman, Baba affirme la prééminence de la pratique religieuse rationnelle et de la science sur toute foi aveugle, mystique et tournée vers l’expérience intérieure exclusive, débat classique en Islam entre fidéistes et philosophes croyants. Exhortant à aller chercher la science jusqu’en Chine, il se rangeait à l’idée que l’encre des savants vaut mieux que le sang des martyrs…

L’agression marocaine donne à Baba de développer un argumentaire sur la valeur de l’homme et des rapports entre musulmans en dehors de toutes coordonnées ethniques. Contre tout racisme anti-nègre infondé au regard de la loi -le Coran-, il met en avant l’idée d’asservissement illégal, s’oppose à la croyance dans la malédiction de Cham, selon lui une tradition apocryphe de la religion islamique. Car si Dieu ordonne de traiter les esclaves avec humanité qu’ils soient noirs ou non, c’est aussi parce qu’il pourrait inverser les rôles du maître et de l’esclave.

Certes homme de son temps, un temps où l’asservissement des humains par d’autres est une donnée normale du quotidien, Ahmed Baba fait néanmoins montre de ce que l’on appellerait aujourd’hui humanisme, la liberté et la dignité du genre humain étant en point d’orgue de sa philosophie.











Lire Nsame Ndongo, Un grand maître de la philosophie africaine médiévale :Ahmed Baba, Présence Africaine, n°161-162, 2000, Paris

Le prétendu racisme "anti-blanc" est illusoire

Posté le 07.05.2008 par feobus
On entend beaucoup parler de « racisme anti-blanc ». Une sorte de symétrie avec le racisme anti-arabe/anti-noir pourrait être établie. On pourrait ainsi comparer le jeune issu de la colonisation qui se trompe d’ennemi en s’en prenant aux lycéens qui manifestent et le chômeur « blanc » raciste qui se trompe d’ennemi en s’en prenant aux immigrés. Les similitudes ?

Une situation sociale difficile, pas de perspective d’avenir, et la recherche de responsables ou de boucs-émissaires. « Je suis dans la galère alors que les blancs, eux, s’en sortent » d’un côté, « je suis au chômage alors que des étrangers ont du boulot » de l’autre.

Mais la comparaison s’arrête là. Car deux différences majeures existent.1) « Notre » chômeur veut retrouver un boulot et une vie. Et les discours racistes, que ce soient ceux de Le Pen, de la droite ou de la gauche de gouvernement (qui tous ont affirmé un jour qu’il y avait un « problème » avec l’immigration), l’ont amené à penser qu’il avait plus le droit de s’en sortir que les étrangers. Les jeunes issus de la colonisation partent d’un constat bien réel (ils sont discriminés) et estiment qu’ils ont autant le droit de s’en sortir que les « blancs ». Sur le fond, les racines sont donc très différentes : conséquence de l’idée de « préférence nationale » d’un côté, aspiration à l’égalité des droits de l’autre.Les milieux populaires « blancs » et les milieux issus de la colonisation sont victimes des politiques anti-sociales. Mais il est indispensable de comprendre que les jeunes issus de la colonisation sont en plus victimes de politiques racistes.

Dire cela, ce n’est pas dire que « le chômeur blanc a tort » et « le jeune de banlieue a raison ». C’est comprendre que même si les racines sont les mêmes (la misère et l’absence de perspectives de « s’en sortir »), il y a dans la révolte des jeunes issus de la colonisation une aspiration à l’égalité qui nous interdit toute fausse symétrie du type « racisme anti-blanc ».2) Le racisme fait partie de l’identité de la république française. La prétendue communauté d’intérêts entre les « blancs » n’est pas une invention des victimes des politiques anti-sociales.


Elle a toujours été mise en avant par ceux qui les mettaient en place. Elle est un outil aux mains de nos dirigeants pour diviser artificiellement les opprimés en désignant des boucs-émissaires. En revanche l’idée d’une communauté d’intérêts chez les populations issues de la colonisation est une conséquence de l’oppression dont elles sont victimes : ghettoïsation, discriminations, humiliations quotidiennes...Mettre sur un pied d’égalité « deux racismes » serait amalgamer une cause et une conséquence. Car la solidarité liée à la couleur de peau est, dans le cas des « jeunes de banlieue », un pur produit du racisme institutionnel qui existe en France et de la stigmatisation collective dont sont victimes les populations issues de la colonisation. On imagine les dangers et les conséquences possibles d’un tel amalgame : « ensemble battons-nous contre tous les racismes ! » C’est la même chose que ceux qui disent « battons-nous contre toutes les violences en Palestine ! », en amalgamant les comportements de l’Etat oppresseur et de la population opprimée.De Julien Salingue


Faut pas confondre vandalisme et racisme: Il existe des bandes (et pas d'organisations) sans éducation, sans travail qui sèment la terreur dans des quartiers. Ce sont en majorité des noirs et des arabes bien sûr. Mais cela est le résultat de la ghéttorisation. Faut pas aussi confondre racisme anti-blanc qui est fictif et sentiment anti-blanc qui est réel.Le racisme est une secte fondée par l'homme blanc dans le but d'exploiter, diviser, régner. On est parti d'un principe simple de la couleur de peau pour dire que ceux qui n'ont pas la peau blanche sont primitifs et esclaves. Le sentiment anti-blanc lui est le rejet de l'homme blanc pas pour la couleur de sa peau, mais pour ce qu'il fait ou a fait dans le passé.

Le noir n'a jamais été raciste. Le noir ne s'est jamais dit supérieur à une quelconque ethnie. Les Kenyans ne se disent pas supérieurs aux Massais...Ils ne prennent pas leurs terrains. N'arrachent pas leurs Biens et ne les exploitent pas. Par contre, les Blancs ont exploité les noirs, pillé leurs richesses, violé leurs femmes...partant sur le fait que parce qu'ils sont noirs, ils sont notre propriété. Cà c'est ce qu'on appelle racisme. Le racisme était institutionnel (esclavage, colonisation, apartheid. )

Il l'est même encore: (les partis politiques d'extrême droite). Les métis ne sont pas des noirs Colin Powell, Lewis Hamilton ou Barack Obama; quelques hommes célèbres métis, les blancs les appellent noirs, même dans les médias. Ils le font partant de la logique selon laquelle les blancs sont de la race pure, le noir de la race impure. Quand une femme blanche va avec un noir, elle souille ce qui était pur et devient également impure elle même tout comme sa descendance. Pourtant, les métis ne sont pas des noirs. Ils ne sont pas des blancs non plus.

Ce sont des métis comme Sarkozy. Père Hongrois, mère Française.Les métis se prennent pour des noirsParce qu'ils sont mieux acceptés et intégrés dans la communauté noire. Encore une preuve que le noir n'est pas raciste et ne l'a jamais été. Oui enfants métis, enfants de toutes les couleurs et de toutes les origines, vous êtes les bienvenusLe concept de la race est bête et erronéSi on devait se baser sur les différences entre les personnes, alors puisque chaque individu est unique en son genre, alors il y aurait autant de race d'hommes que d'habitants sur terre.

Le racisme anti-blanc n'existe pas On ne peut pas comparer quelques cas non sérieux de vandalisme à 500 ans d'esclavage, 70 ans de colonisation et 60 ans de néocolonisation, sans compter les multi tentatives de génocide, d'épuration éthnique , de segregation et d'humiliation de l'homme noir, au nom de la supériorité de l'homme blanc.

Les blancs sont racistes. Presque tousC'est enseigné dans les universités (théorie de l'évolution, rôle positif de la colonisation). Quelques uns seulement ont rejeté cette éducation. Ces quelques uns sont souvent des amis et amies des noirs, parfois leurs femmes ou leurs maris. Ils connaissent l'histoire des noirs, de l'afrique. Partagent leurs peines, leurs douleurs....ce sont de vrais gens. Ces blancs...


cite-u

Un africain blanc n'existe pas

Posté le 07.05.2008 par feobus
Un Africain blanc, ça n’existe pas ! C’est le sentiment qu’éprouvent bon nombre d’Africains noirs, qui estiment que la couleur de leur peau est une composante indissociable de l’africanité. Les Blancs du continent qui sont élus pour représenter leur pays lors d’une compétition peuvent être la cible d’attaques cinglantes de la part des Noirs. Ceux qui remportent une récompense de prestige ne sont pas mieux lotis. Cet état d’esprit revendicatif est principalement le fruit d’une époque coloniale honnie.
Les cicatrices de la domination blanche sont encore très vives en Afrique du Sud, qui se remet lentement de l’Apartheid qui a prévalu de 1948 à 1994. Cette ère de ségrégation raciale à l’encontre de la majorité noire par la minorité blanche reste encore très présente dans les esprits. Pour beaucoup, il y a encore deux Afrique du Sud : un blanche et une noire. Alors, quand la Sud-africaine blanche Charlize Theron a remporté, le 29 février dernier à Hollywood, le premier Oscar pour l’Afrique pour son rôle dans le film « Monster », tout le pays n’était pas en liesse, à l’image d’ailleurs du reste du continent.

L’Afrique noire reste sans Oscar

Mais pour le Président sud-africain l’événement méritait clairement qu’on s’y arrête. Thabo Mbeki a déclaré au nom de son peuple : « Nous sommes tous immensément fière d’elle, notre fille sud-africaine ». D’autant plus que l’actrice blonde de 28 ans est fière de ses origines, tant occidentales qu’africaines. « Je sais que tout le monde en Nouvelle-Zélande a été remercié, déclarait-elle avec émotion lors de la remise de son prix, alors je vais remercier tout le monde en Afrique du Sud, ma terre natale. »
Certains prennent toutefois avec des pincettes l’octroi du fameux prix et avancent que c’est la couleur de peau de Charlize Theron qui a été le catalyseur de la décision. Laly, qui a réagi sur l’article d’Afrik, estime que « les atouts physiques de cette femme participent beaucoup à sa réussite. Elle ressemble plus à Grace Kelly qu’à Myriam Makeba (chanteuse sud-africaine noire, ndlr). D’ailleurs, si Charlize Theron avait été noire comme elle, il est certain qu’elle n’aurait jamais été récompensée ». D’autres doutent du poids de cette victoire pour le continent. La raison invoquée est en majorité que l’Afrique ne pourra jubiler que quand « un Noir » reviendra au pays avec la statuette sous le bras.

Un Blanc reste un Blanc

Un sujet qui prête beaucoup à polémique. En témoigne la couverture médiatique de « l’affaire Stefan Ludik », le Namibien de 22 ans qui a participé à la dernière édition de Big Brother Africa (BBA), une émission continentale de télé-réalité. Ce blond aux yeux verts « faisait tache » parmi ses onze colocataires africains de nationalités différentes. Et son physique avantageux ne l’a pas sauvé des attaques de ses compatriotes qui lui reprochaient notamment de ne pas s’intéresser à la culture africaine. Mais le fond du problème était bel et bien qu’il faisait partie des quelque 10% de Blancs que comptent la Namibie. « Comment se fait-il que ce soit lui qui ait été choisi ? », s’indignaient certains, arguant que choisir un Noir aurait été beaucoup plus approprié et représentatif du pays.
Le quotidien The Namibian a recueilli à l’époque plusieurs témoignages faisant état de la polémique dans le pays. « C’est vraiment gênant. Même l’Afrique du Sud n’est pas représentée par un candidat blanc », ou encore « Certains Blancs sont peut-être nés ici, mais ils ne sont pas noirs. Son grand-père est probablement originaire d’Europe ». Le débat a même traversé les mers pour finir sur le chat de la chaîne américaine NBC. Malgré la forte la controverse, le jeune Namibien a reçu des messages de soutien.

« Non à la miss blanche ! »

Les organisateurs du concours de beauté panafricain Face of Africa (visage d’Afrique, ndlr) ne pensaient pas créer eux aussi la polémique lors de leur édition de 1999. Et pourtant, la sélection de Tracey Maitland-Stuart pour représenter l’Afrique du Sud a provoqué un tollé général. L’un des journalistes du célèbre magazine sud-africain Tribute a d’ailleurs fortement attisé le feu en écrivant que Le visage d’Afrique devrait être « un visage africain, et non un visage blanc d’occidental », rapporte The Associated Press.
Il aurait également ajouté que « choisir une Sud-africaine blanche pour participer à Face of Africa était insultant pour les gens noirs », selon Melting Pot. Pour finir, Tribute a appelé les onze autres finalistes à boycotter la finale, qui devait se tenir en Namibie. Un appel non suivi d’effet, puisqu’aucune des femmes ne s’est retirée de la compétition. Quelques finalistes ont même accordé leur soutien à leur rivale blanche, considérant qu’elle était aussi africaine qu’elles.

Concours hypocrite ?

Un fair play que les organisateurs n’appliqueront pas. Lizy Matsena, membre de l’équipe de 1999, insistait à l’époque sur le fait qu’un visage africain est celui d’« une fille, née et élevée sur le continent africain », selon Melting Pot. Mais dans les coulisses, le discours aurait été radicalement différent. « En dehors de la sphère publique, où la race et les degrés d’africanité sont des sujets trop sensibles à aborder, les organisateurs concéderont qu’une personne ayant le teint de Maitland-Stuart n’est pas près de gagner parce que Face of Africa est réservé à récompenser ses sœurs de carnation plus foncée », explique le journal sud-africain Sunday Times. La finale de l’élection de beauté ne lui a pas donné tord : c’est la Namibienne noire Benvinda Mundenge qui a remporté le premier prix.
Les exemples de « rejet du Blanc » sont nombreux et témoignent, pour certains, d’une schizophrénie africaine. Une maladie qui pousserait les Africains à reprocher aux Occidentaux de ne les considérer que sur la couleur de leur peau. Chose qu’eux-mêmes pratiquent sur le continent. Parfois même les métisses, nés en Afrique et dont l’un des parents est africain, ne seront pas considérés comme de vrais Africains. Parce qu’à moitié noirs.


cite-u

La lettre

Posté le 07.05.2008 par feobus
La lettre est réelle et est apparue dans un magazine noir américain.

"Je suis désolé mais je voudrais défier certains de vos lecteurs masculins noirs."
Je suis une femme blanche qui est mariée à un Noir, beau, instruit et affectueux.
Je ne comprends justement pas beaucoup les attitudes de la femme noire au sujet de notre rapport.

"Mon homme m'avait un jour dit qu'il avait décidé d'épouser une femme blanche parce que le choix parmi les femmes noires étant mince..." Comme il a dit : elles étaient l'une ou l'autre trop grosse, trop forte, trop moyenne, trop raisonnée, trop indigente, trop matérialiste ou portant trop de « bagage excessifs ».

Avant que je me sois mariée, toutes les fois que je suis sortie j'ai été constamment approché par des hommes Black, disposés au vin et prêts à me décrocher la l'une.

Si les femmes noires sont tellement hautaines à notre sujet avec leurs hommes, "pourquoi ne se regardent-elles pas dans une glace et ne font quelques changements !!!"
Je suis fatiguée des regards sales que j'obtiens et des remarques déplacées quand nous sommes en public. "Je voudrais recevoir des nouvelles de ces quelques hommes noirs afin de savoir pourquoi nous (les femmes blanches évidemment) sommes si attrayantes et convoitées par eux."

Gumbel a juste laissé son épouse de 26 ans pour l'une de nous. Charles Barkley, Scottie Pippen, le mannequin Tyson Beckford, Montell Williams, Quincy Jones, James EarlJones, Harry Belafonte, Sydney Poitier, Kofi Anan, Cuba Gooding Jour., Don Cornelius, Berry Gordy, Billy Blanks, Larry Fishburne, Wesley Snipes...

Je pourrais continuer indéfiniment. "Ne soyez pas folles avec nous, les femmes blanches, parce que tant de vos hommes nous veulent. Réfléchissez, apprenez de nous et il se peut que nous vous aidions à traiter vos hommes mieux". Si j'ai tort, Hommes noirs, faites-le moi savoir.
Une fille blanche dégoûtée, Quelque part aux USA...
A suivre... réponse d'un homme noir

Réponse :

je dois dire que pour ma part la meilleur des femmes est la femme noire qui sait encore ce que la famille signifie...si les hommes noirs preferent les blanches c'est à mon sens à cause du fait que les blanches pour la plupart revent de sortir avec des blacks,et les blacks trouvent les blanches trop faciles,perverses car avec elles tout est possible dans un lit contrairement avec les noires qui ont encore le sens de la pudeur et se respectent...

je ne vois pas ce que les femmes blanches ont à nous apprendre, surtout concernant le savoir vivre en couple!! Ce sont les memes hommes Noirs qui "convoitent" les femmes blanches mais qui preferent quand meme la cuisine de leurs soeurs... Qui n'a jamais entendu dire des hommes noirs: " de toute facon les femmes blanches ne savent pas cuisiner" ou encore "elles ont le cul trop plat on croirait une carte bancaire ou une planche à repasser" ou aussi " c'est plus facile de se faire une blanche, elles sont tellement faciles".... les femmes noires savent se respecter et prefrerent se laisser desirer par les hommes et ceux ci preferent evidement choisir la facilité. Nous ne sommes pas hautaines mais orgeuilleuses et contrairement aux femmes blanches on sait ce qu'on vaut et on ne sort pas avec des Noirs pcqu'ils sont tout simplement "blacks"!! Tchiiiippppppppppp


Je suis désolé ma belle. Des goûts et couleurs, on n'en discute pas. Autant certains hommes noirs sont attirés par des femmes blanches autant des hommes blancs b***ent des femmes noires. La différence, est que les hommes blancs sont irresponsables vis-à-vis de la femme noire, la plupart des liaisons étant en cachette.En cause l'irresponsabilité des hommes blancs et l'indulgence des femmes noires. les humains sont toujours insatisfaits...

cite-u

à vous de juger ....


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