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Ce blog regroupe des articles sur les Afro Antillais, qui font l'actualités dans le monde.
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28.03.2007
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16.05.2008
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Antoine Wave Garnier

Posté le 09.05.2008 par feobus
Où sont les organisations de défense des droits de l’homme toujours impatientes à se jeter sur le bout de gras sélectionné et brailler leur propagande autant esthétique que mensongères, les associations anti-racisme de toutes sortes, de défenses des droits des personnes noires, associations quelconques capables de rassembler des Français(e)s de toutes origines (mais pas seulement) et de toutes confessions partageant les valeurs humanistes et les positions défendues par M Césaire ? A-t-on assisté à de larges manifestations paisibles dans les grandes villes de France et dans les petits villages pour soutenir le discours de l’homme fondamental ?

Est-ce la France qui a rendu un hommage à M. Aimé Césaire, ou une frange symbolique de personnalités politiques françaises pour lesquelles cela ne coûte pas grand chose que d’assister à ses obsèques, fussent-elles «nationales», voire même leur est profitable en termes de réévaluation de leur propre notoriété ? S’il y a vraiment quelque chose de gênant à ce que M. Césaire ne repose pas au Panthéon auprès de grands hommes dont il a la stature, sa famille et lui ont fait le bon choix en choisissant à ce qu’il reste en Martinique. Là au moins, il est sûr d’y être plus visité avec chaleur par ses admirateurs-trices que Victor Hugo et autres isolés touristiques du Luxembourg.



Antoine Wave Garnier

Aliker

Posté le 09.05.2008 par feobus
Indiscutablement, lorsque l'on naît "Grand-Homme", même en quittant ce bas monde, on le reste. Pour la cérémonie d'aurevoir en son honneur, Aimé Césaire a encore fait la démonstration et de son talent et de cette grandeur qu'on lui reconnait comme durant tout son séjour parmi nous.
Dans une société martiniquaise rongée par certains symptômes d'aliénation, dans laquelle paraitre foncé pour ne pas dire "neg" était et continue d'être un poids au regard de la mentalité de certains "Sékélé", les ancêtres ont voulu que celui qui allait être l'âme, la voix des martiniquais et des Nègres tout simplement fût plus "Neg" que l'insulte proférée à ceux qui ont le malheur d'être plus foncés aux Antilles. Comme pour donner un coup de griffe à cette imbécilité héritée du colon.


Pierre Aliker: Résumé du sens de la vie et du combat d'Aimé Césaire.

"Il faudrait se persuader que les experts des questions martiniquaises , ce sont les martiniquais". Du haut de son siècle, le fidèle compagnon d'Aimé Césaire, dignement, a donné une cinglante réplique à tous ceux qui seraient encore obnubilés par l'idée de croire que leurs idées sont la norme, la vérité. Avec l'élégance qui le caractérise, et un sourire malicieux, monsieur ALIKER a remis les pendules à l'heure. Cette phrase à elle seule résume le sens de la vie et du combat de son ami qui, très tôt, avait compris que les experts des questions nègres, devraient être les nègres et non le colon esclavagiste et maléfique.

La très remarquée absence des délégations officielles africaines.

Dans leur ensemble, les Africains ont une relation particulière avec Aimé Cesaire. Pour la plupart ils l'ont lu et étudié et leur admiration pour lui est sans faille. C'est la raison pour laquelle, ils ont été en pensée et de cœur en communion avec leurs frères et sœurs martiniquais.
Sans être chassés, les délégations officielles [politiques] africaines ont eu la sagesse de ne pas venir dire Au revoir à celui sans lequel, ils ne bénéficieront même pas de leur place de valets "nobles" du colonisateur. Les politiques africains se sont exclus d'eux-mêmes. Contrairement à ceux qui veulent leur en tenir rigueur, il faut y voir pour une fois, une logique dans leur démarche et une forme de respect.
Aimé Césaire ne s'est jamais accommodé des comportements vils et d'esclaves, de pantins, de larbins comme c'est le cas pour la plupart hélas de ceux des gouvernants africains. En s'abstenant de se montrer ils ont, à leur façon, respecter la mémoire d'Aimé Césaire.

Une Présence assez absente mais une fois de plus indécente.

Contrairement aux politiques africains, les français ont brillé par leur présence massive. Une présence sous le sceau "national". Mais en réalité, une présence motivée par des calculs électoraux pour l'argument le moins vicieux. Une présence indécente, dont les symboles les plus parlants François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Le premier a eu la brillante idée d'exclure au programme Césaire sous le prétexte de la non maturité des esprits. C'est vrai d'un côté que Césaire ce n'est pas du léger et pour le comprendre, il en faut ...
Le second, le président en chef de tout ce qui est contre l'émancipation, la libération du nègre s'est brillamment illustré à Dakar par un discours mémorable, qui a le mérite de montrer les abyssales lacunes des politiques français sur l'Afrique et/ou alors leur très grande aptitude à travestir les faits. Ce n'est pas un hasard, toute réflexion faite, si cette coprolalie a eu lieu à Dakar. N'est-ce pas Dakar qui avait un président qui était français, académicien et qui résidait en normandie 9 mois/12 pendant sa présidence ?

A qui va veut-on faire croire que subitement, le politique français a changé et s'est pris du coup de sympathie pour l'homme qui a exalté le nègre et l'Afrique ? Derrière tout cela, il y a l'image à soigner. En se prostituant de cette façon, le politique français escompte faire de grand retour d'investissement ou devrais-je dire de "prostitution". La mesquinerie est derrière tout cela et céder à la tentation d'y voir une marque de sympathie c'est faire preuve de naïveté.

Lecon aux Africains/Nègres qui se fourvoient.

Certes 'avec Léon Gontran Damas et Senghor, Césaire a été à l'origine de la négritude, il va s'en dire qu'il reste le maitre incontesté et incontestable de la prise de conscience d'être Nègre et d'en être fier. Ce qui l'a fondamentalement démarqué de Senghor sur l'essence même de la négritude. Même dans son combat politique, il ne s'est jamais départi de cet esprit de droiture, de dignité et d'honneur qui devrait accompagner chaque acte du Nègre dans sa lutte pour sa libération. Toute compromission ou écart était et reste synonyme de demeurer à jamais esclave.
Malgré cette distanciation et surtout la tentation du colon français de les mettre en opposition pour isoler Césaire et surtout approfondir la division entamée entre africains ce dernier n'a jamais failli. A la question qui lui a été posée sur la célèbre boutade: "la raison est hellène et l'émotion est nègre", il a cette réponse d'une grandeur césairienne: "les mots ont dû dépasser sa pensée". Quel seigneur ce Césaire !Pendant que l'helléniste Senghor pourchassait, traquait Cheikh Anta Diop, Césaire prenait la mesure des travaux du savant et ceci renforçait sa condition de Nègre. Aimé Césaire a et restera parmi les plus grands défenseurs de l'Afrique et c'est pour cette raison que les africains lui sont et seront toujours reconnaissants.

Les poèmes de Césaire comme réponse à la coprolalie du président français à Dakar.

Après la démonstration d'incurie historique du discours de Dakar par le président français, il y a eu des réactions de la part de certains africains, mais force est de constater qu'une fois de plus, Aimé Césaire, par la voix de Maximin et des autres artistes venus lui chanter leur reconnaissance, a le mieux su répondre à monsieur Sarkozy et toute sa bande. Lus par ces africains et antillais venus lui dire merci, les poèmes du maître ont été assenés comme des uppercuts aux oreilles de la délégation française. Ces oreilles qui ne voulaient pas entendre cette voix qui leur rappelait des années durant la laideur de leurs pensées, l'inhumanité de leurs actions ont, l'instant de cet au revoir, dû se soumettre et se résoudre à écouter le catalogue de leurs avanies, de leurs horreurs , de leur déshumanisation du Nègre. Comme dans la plupart de ces poèmes, Aimé Césaire a une fois de plus, préféré théâtraliser son propos pour mieux le faire comprendre. En même temps, il a répondu à l'humiliation que la république a voulu lui servir comme récompense de son génie créateur, en ne laissant aucun de ses membres prendre la parole à sa cérémonie. Le discoureur de Dakar ne connaît peut-être pas le proverbe créole " "Bon Dieu l'est farceur !" "

Même dans tes derniers instants parmi nous, tu as démontré que tu es le GRAND.

relations hommes femmes

Posté le 09.05.2008 par feobus
Ayant fréquenté des femmes des quatre continents, je peux vous assurer qu'avec chacune d'entre elle, ce fut magnifique et différent. Les séparations se font suite à de nombreuses raisons, parfois pas toujours sérieuses ou réfléchies, peu importe ! Mais pour les Antillaises (nationalisme oblige) avec qui j'ai fait ma vie, j'ai remarqué que ces femmes ont la fâcheuse manie de vous insulter et avec elles les "bunda mamman" fusent comme pluie un jour d’averse. Elles prennent la mouche sans que l'on sache pourquoi, et il n'est pas rare qu'elles veulent se battre avec vous.

Nos femmes ont une haute opinion de leur conjoint, à leurs yeux ce sont des supermen, en plus, bien souvent elles pensent qu'ils sont télépathes. Elles ne disent rien, ne parlent pas, ni de ce qui les dérangent ou les chagrinent, mais vous devez comprendre et régler le problème, sans compter que par moment elles se mettent à vous haïr sans que vous sachiez pourquoi, sans aucune raison valable.


Si je dressais une typologie de nos femmes, je dirai :


- Les chabines, elles sont impossibles à vivre en dehors du lit. Lorsqu'elles ne sont pas dans le lit c'est tout comme, elles ont une manière de se coller à vous, les phéromones et autres endorphines qu'elles dégagent vous perturbent, vous titillent, vous agressent, et quand vous les regardez le seul endroit où vous voudriez les mettre c'est dans votre lit. En conclusion elles sont faites pour le lit.


- Les batazindiennes, sé goumain tous les jous, bouche yo longue kon sa, méfiantes, suspicieuses, conflictuelles impossible à vivre en couple, franchement elles sont pénibles.


- Les Négresses du Lamentin généralement douce à vivre, mais volage, même quand elles vous quittent, elles n'hésitent pas à revenir de temps à autres vous visiter. Difficile de se fâcher avec ce genre de femmes. Mais elles sont volages.


- Les bougresses du Gros Morne, belles, avec des peaux d'une douceur, leur corps c'est du velours, mais elles ont un caractère trop ferme, trop trempé, bref ce sont des agricultrices.


- Les capresses, mamman, n’en parlons même pas ! Ce sont des cornes qu'elles plantent sur votre tête, ce n'est pas de leur faute, les gens de leur espèce dans le passé étaient préposés à la garde du bétail, alors les boeufs, les moutons et les cornes, elles l'ont dans le sang, alors en vous plantant des cornes, elles ont inconsciemment le sentiment de se réconcilier avec leur histoire.


- Les Kalazazas sont dépressives, à la moindre petite tromperie, elles se mettent à pleurer comme Marie-Madeleine pendant le Calvaire du Christ. Après que vous eussiez parlementé, consolé, cajolé, repenti, promis de ne plus jamais recommencer, pleuré de concert avec elles, jurer que c'est une erreur regrettable, que ce n'est pas de votre faute mais celle de sa meilleure amie qui vous a émoustillé. Vous vous couchez pensant que la situation est arrangée, partez travailler le coeur léger, mais un peu chagrin, pour vous faire pardonner vous avez la gentillesse de lui acheter un beau bouquet de fleurs et vous rentrez le soir chez vous plus de femme, plus de meubles, plus rien. Je vous le dit les Kalazazas sont non seulement des femmes dépressives, mais en plus elles sont instables.


Après que j’eusse essayé toutes ces variétés de femmes locales, je me suis coltiné avec une métisse, mon dieu l'enfer ! Que n’avais-je pas fait !


Un jour, elle m'a cassé le nez, pété l'arcade sourcilière. J'ai pris des coups comme cela ne mettait jamais arrivé de ma vie (ma métisse était une karatéka et danée en plus). Même mon papa ne m’avait jamais battu comme cela, même après que j’eus crevé les quatre pneus de sa voiture. Isalop là, paix à son âme !



C'est l'orgueil qui me sauva ce jours là. Je vous le dis, c’est l’orgueil qui m’a tiré de ce mauvais pas.


J'ai pris des coups de poing, des mawachis, des atémis, des coups de genou, des coups de pieds, des crochets du droit, des crochets du gauche, je voyais des étoiles dans ma tête et la terre dansait sous mes pieds. J’étais sur le point de m’évanouir quand elle s'est rapprochée de moi et j'ai pu la saisir et je l'ai soulevé de tout son haut et projeté contre l'armoire, qui s’est effondrée sur elle dans un fracas. Alors que je m'apprêtais à revenir à la charge, la fille me regarde et me dit : - Chéri pourquoi tu me frappes ? Et elle se met à pleurer. Cela vous stoppe net, mais c'est moi avait la bouche pétée, le nez cassé, une oreille qui sur le coup n'entendait plus rien, je tenais à peine debout, titubant sur mes pieds, le visage ensanglanté, la lèvre tuméfiée et devant me rendre au médecin me faire recoudre tout cela. Je me voyais dire au docteur que je me suis fait agressé par des inconnus, décemment, je ne pouvais pas lui avouer ce que c'était ma concubine qui m'avait mis dans cet état ! Néanmoins, il fallait qu’il m’arrête car que j’avais mal de partout.



Et la fille à le toupet de dire que je l'ai frappé ! Si j'étais sûr qu'elle n'allait pas répliquer, je lui aurais mis deux calottes pour ce qu'elle venait de dire.


Une chambre à coucher ravagée, plus d'armoire, plus de lit, je l'avais cassé lorsqu'elle m'avait fait valdinguer dessus, plus rien ne tenait debout dans la pièce. Tout cela parce que j'avais dit à ma chérie une parole qu'elle avait prise de travers, en tout cas le lendemain, je m'inscrivais dans un club de Tai kwon do, au Champs Élysée, j’ai choisi le plus cher avec le Maître le plus dané en France.


Les coups font trop mal.


Bon, tout cela c’est le passé, mais je me demande si je vais pas me trouver une petite blonde aux yeux bleue pour finir mes vieux jours, parce que les personnes de ma race, je ne veux pas en dire du mal, mais des fois elles abusent tout bonnement ; toujours à interpréter ce que vous dites, à voir des complots partout, vous trouvant une maîtresse que vous n’avez pas, mais que auriez bien aimé avoir, vous accusant d'être un menteur, un fieffé connard et puis les bunda-mamman, les va te faire foutre, les tu es un sale con, petit prétentieux, grand con... abrégeons !


Evariste zephyrin
Paris le 23/008/05

La misère, putain de misère sexuelle !

Posté le 09.05.2008 par feobus
Attention ce texte contient des propors un peu crus !


Aujourd’hui les mœurs sexuelles ont évolué, mais il y a de cela vingt-cinq ans, la situation était tout autre, notamment dans la banlieue « bourgeoise » de mon adolescence, devenue un ghetto depuis. On ne voyait pas de gamines mettre en ligne sur leurs blogs leurs photographies pornographiques réalisées avec leurs copains ou leurs professeurs ! D’ailleurs à cet age, dans leur grande majorité, elles n’avaient pas de relations sexuelles, sauf avec leurs beaux-pères ou lors d’un viol ou encore lorsque qu’un dépuceleur professionnel majeur de surcroît, réussissait à abuser de leur candeur et leur volait leur innocence afin de décrocher l’hymen. Mais jamais au grand jamais, elles ne leurs seraient venues à l’idée, de rendre la chose publique.

(Bon, d'accord vous me direz qu'à cette époque il n'y avait pas d'Internet... Ce n'est pas grave !)

Dans le cas du beau-père abuseur, on était bien souvent informé de la situation, seulement lorsque la mère foutait le mal-cochon à la porte ou sa putaine de fille.

Imaginez la pauvre mère antillaise, se levant tous les matins pour se rendre à son petit boulot de fonctionnaire, laissant mari et enfants à la maison, et pendant qu’elle s’échine à glaner les subsides pour nourrir sa petite famille et son mal-cochon, sa propre fille la cocufie dans sa maison avec son homme, en ouvrant sa petite koukoune à un méchant mal coq dans son propre lit.

C’est une malpropreté sans nom !

Certaines de ces mères courageuses, plaçaient illico dare-dare leur fille dans un foyer pour adolescents à problème et gardaient leur mari à leur côté, mais il n’était pas rare que ce soit la police qui vienne chercher l’incestueux, d’autres acceptaient, et tout ce petit monde faisait ménage à trois.

Je ne pense pas qu’il faille jeter la pierre à ces mères résignées, car en se séparant de leur mal-cochon elles risquaient de rester célibataire et leur koukoune orpheline, parce qu’elles s’estimaient totalement décotées sur le marché, et à tort ou à raison, pensaient qu’en partageant le mal-cochon avec leur fille, elles assuraient une bite pour leur chatte vicieuse, pour encore quelques années.

Tout ceci pour vous démontrer qu’à mon époque, l’adolescence était vraiment un sale moment à passer pour les garçons, d’autant que c’est à ce moment que leur coco est ¾ du temps raide-droite et ne veut rien entendre, ne veut rien comprendre : il appelle comme un désespéré à la koukoune.

Faisant execption à la règle, il y en avait qui échappait à cette misère, entre autres mon meilleur ami Désiré, il kokait Françoise alors que moi c'est ma main droite qui me servait de femme ou alors j'étais contraint de faire des coups de pression sur une Fragile, lui mettant deux claques pour qu'elle soulève sa jupe et la koker vite fait dans la cage d'escalier ou d'attendre que les copains saoulent une grosse et la fassent tourner.

Putain ! Ce salopard niquait Françoise, c’était la plus belle fille de la cité, grande 1,70 m superbe métisse, non franchement rien à dire sinon belle, elle était belle tout bonnement, y té en zafawe !

Dans toute cette misère sexuelle où nous étions réduits, Il arrivait que les mecs de la bande, en manque, aillent se faire sucer la bite par un des pédés de la cité ou à quinze ans ils allaient aux putes. Je ne parle pas de tous ces garçons qui tachaient leurs pantalons tous les week-ends en dansant un zouk, plus exactement un Kompa dans les boum du voisinnage ou dans les discothèques pas regardantes sur la question de l'age.

Cela m'est arrivé une fois sur un disque haïtien, je me suis oublié sur une petite chabine au visage angélique, adorable, mignonne comme toute, j'ai joui sur sa jupe, j’ai taché sa jupe, disons que j’en ai fait une jupe sainte en l’auréolant de foutre. Il n’y avait rien à faire, j’ai eu beau essayé de reculer, faire des détours, des échappées, mais elle avançait la chatte, ajustait sa koukoune à la bite, reprenait la danse et la pose. C’est comme si elle voulait que je la prenne sur la piste de danse, elle collait sa chatte sur mon kal, elle me frottait, elle me le massait. Mon Dieu que c’était bon ! La fille me travaillait la bite, une vraie petite salope. J‘étais en sueur, je résista tant que je pus, mais au bout du quatrième kompa, elle sortit son arme secrète, elle me glissa sa langue dans l’oreille, j’explosais et éjacula tout le foutre que mes couilles contenaient et ce qui avait aussi en réserve.

Je m’attendais à ce qu’elle me fasse honte devant tout le monde, j’avais été témoin de pareilles scènes où la fille (vous connaissez les négresses, je ne vais pas vous faire un dessin) fasse tout un cinéma, s’énerve, ameute la salle, exhibant leur jupe tachée ou leur robe spermée à la face de l’assistance, juste pour vous humilier devant vos copains, mais la petite chabine me gratifia d'un sourire large comme ça, m’embrassa dans le cou, se colla encore plus fortement à moi et posa son visage au creux de mes épaules.

A ne rien y comprendre, mais c’était bon, diablement bon, la fille était bonne et gentille, je ne pouvais lui dire que MERCI et regretter que toutes les filles ne soient pas comme elle.

Le morceau se termina mais elle ne me lâchait pas. Elle continuait à salir sa jupe et moi mon pantalon. Finalement elle me laissa partir et je courus dans les toilettes me nettoyer.

Désagréable le sperme froid, collant…

Quoi qu'il en soit, l'auréole sur la braguette, que dis-je l’énorme tache qui maculait mon pantalon ne laissait aucun doute de ce qui s'était passé sur la piste de danse, il tirait juste le sourire des personnes plus âgées, ils pouvaient rire, ils avaient la koukoune dont qu’ils avaient besoin sous le kal. tjipp !

Tous les copains se montrèrent compréhensifs, car ils y en avaient qui mettaient des mouchoirs dans leur slip de manière à ne pas tacher leur pantalon, je n’avais pas leur expérience, c’était mon baptême du sperme-frotté, mais ils m’expliquèrent comment faire, c’est un art de bien placé les mouchoirs autour de la bite, sans entraver la bandaison et de manière à ce que le jet puisse…

Vous devez comprendre que c’était le seul moyen pour les timides de pouvoir contenter leur bite. Voilà ce à quoi nous étions réduits, nous les enfants de la génération Mitterrand : battre la douce, tourner la grosse, mettre des claques pour faire lever la jupe.

Comme c’était tellement bon, donc à quinze ans, je me suis débrouillé pour qu’une femme de 24 ans me ramasse et me donne mon koké régulièrement. La femme était jolie, une belle bata-zindienne, mais on la prenait tout le temps pour ma grande sœur, au bout de 6 mois cela devenait énervant d’entendre tout le temps la même chose : - C’est ta grande sœur ?

A cet âge tout nouveau tout beau, on passait des heures à koker, elle avait loué un petit studio, juste un matelas par terre et on kokait, on passait des week-ends à forniquer, la semaine j’avais école.

Elle avait une chatte XXL, un peu trop large à mon goût, j’avais quinze ans. C'était peut-être une impression, car elle était encore partante, huit ans après, donc je devais faire l'affaire à ce moment là, je le suppose.

Tout allait bien, jusqu'au jour où elle m'annonça qu'elle était enceinte. Inutile de vous dire que je n'étais jamais là lorsqu'elle téléphonait et que j'oubliais systématiquement de la rappeler et que je perdis très rapidement le chemin de chez elle et de « notre » studio, la fille ne s’était pas rendue compte que j’étais un enfant ou quoi, elle ne voyait pas qu'elle aurait pu être poursuivie pour détournement de mineur ?

Quand nous nous retrouvâmes, par hasard au détour de la vie, elle m'informa que j'étais le père d'un petit garçon, elle ne voulut pas que je le rencontrasse, à chaque fois que nous nous revîmes, elle me donnait de ses nouvelles.

Ce gamin existait-il pour de vrai ? Je n'en sais foutrement rien. Les femmes sont parfois méchantes, c'était ma punition pour n'avoir pas sut faire face (mais à quinze ans, franchement...) S’il existait, Je crois qu'elle l’a fait passer comme étant celui de son fiancé de l’époque et mari par la suite.

Dans ces temps et dans ce petit milieu bourgeois, religieux, coincés les parents choisissaient le futur époux de leur fille, le meilleur parti qui se présentait à eux. Malheureusement, ils avaient trouvé un militaire qui n’était pratiquement jamais là, sauf une fois par mois et la jeune femme résistait à cette prépotence parentale en se dévoyant dans une relation pédophile, elle offrait sa koukoune gluante à un jeune braille.

Pour Désiré mon meilleur ami, des problèmes se posaient, quatre ans plus tard, sans doute lassé de sa copine Françoise, il me fit part de son intention de la quitter. Je trouvais qu'il était un vrai couillon, mais je ne l'en dissuada pas, alors là pas du tout, pas fou le mec. Je lui demandais s'il voyait un inconvénient que je tentasse ma chance avec sa copine, il était d'accord.

A la belle affaire, cela faisait six ans que je rêvais de lui monter dessus et maintenant que j’avais dix-neuf ans, l’occasion se présentait. Je suis un homme patient et tenace.

Désiré retournait au pays. Une semaine plus tard, un dimanche, mes pas croisèrent ceux de Françoise, nous discutâmes, puis je l'invitais dans une discothèque (musique afro américaine, funk, jazz rock). Il valait mieux éviter les discothèques antillaises, à cause des nègres à gros-coco, qui risquaient de me la prendre.

Le Star Rock, une boite de nuit connue des amateurs, les mecs passaient plus de temps à fumer leur joint et à converser avec maryjane plutôt que de s’occuper des filles, ils étaient tous amorphes, pas de risque que je parte sans elle ou qu'elle change d'avis.

Le décor de la disco, une cave peu éclairée, peu de chose comme mobilier, en fait rien de mémorable, sinon que c’était SIDNEY à la sono et cela swinguait fort. Même si tu ne fumais pas il y avait tellement de fumée que tu sortais au petit matin défoncé. Nous passâmes la soirée à nous déhancher sur la piste. Du reggae, du jazz rock, pas un seul morceau antillais pour que je la serre contre moi, c'était le prix à payer. Le matin nous rentrâmes gentiment à la maison, mes parents dormaient encore, n'ayant qu’un lit dans ma chambre, je lui prêtais l’une des chemises de nuit de ma petite sœur, je choisis évidemment la plus courte. Nous nous endormirent dos à dos comme de bons amis, vers les seize heures, je me réveillai avec une grosse bandaison dans le bas ventre.

Elle est là, je me retourne, j'écarte sa culotte et je prolonge ma bandaison dans sa chatte, comme cela, sans cérémonie, naturellement, sa chatte était trempée, un lac, son vagin mouillé de mouillé. Elle ne dormait pas, elle attendait que le Timide passe à l’action, la mouille abondante m’indiquait qu’elle avait dû bien fantasmer avant que je ne l’enfourne. Donc le timide est passé à l’action et la koker tout bonnement, la koker roidement, la koker fièrement…

La seule remarque qu'elle me fit, ce fut à la fin du malélivé :
- Evariste tu as oublié de faire quelque chose !
- Ah bon quoi ?
-Tu ne m'as pas embrassé.

Les femmes sont sentimentales !

Donc je l'ai embrassée et nous avons commencé à faire une "confiture crachat " dont l'effet ne se fit pas attendre, le kal se redressa et nous voila repartis pour une autre séance de kokage.

Un mois plus tard Désiré revint, l'air du pays ne devait pas lui convenir. Décidément, un certain désarroi s'empara de mon cœur. Je me résolus à ce qu'elle retourne avec son copain. Merde !

Ce garçon était tellement plus, avait plus de prestance que moi, en fait c’était monsieur plus. Je ne voyais pas comment une fille m’aurait préféré à lui. Il vint à la maison, me disant qu'est-ce j'avais fait, pourquoi je sortais avec sa copine, j'étais un faux frère, un traître, un faux cul, j’étais une vermine, il ne pensait pas que j'aurais fait cela, il me débita un tas de conneries, en lo pawol initile. Je lui rappelais que nous en avions parlé et qu'il ne voyait pas d’objections et qu'il m'avait donné son approbation, dont je n’étais pas inconvié au kokage de Françoise, ni un faux frère, ni un faux cul et encore moins une vermine, alors va te faire foutre !

Voilà que subitement Françoise était la femme de sa vie, qu'il l'aimait et qu'il avait fait le con, il pleurait comme un enfant. Il me sortait un tas d'inepties, il avait un gros poil, un limbé. Putain, je finis par lui dire : si tu l'aimes à ce point reprends-la ! Parce que je lui aurais défoncé la tête, le mec vient m’insulter chez moi et ce connard va me prendre ma Françoise.

Merde ! Son père aurait dû faire une tache dans le lit au lieu de mettre cette tâche au monde !

Je n’ai rien dit de cette histoire à ma future ex copine. Je sus qu'ils s'étaient vus, mais le soir elle était dans mon lit. Après tout le temps qu'ils avaient passé ensemble, je suppose que pendant cette période de transition, ils durent baiser une fois ou deux, une baise de nostalgie, mais ce que l'oreille n'entend pas, ce que les yeux ne voient pas ne fait pas mal au cœur.

Une fois par contre, deux ans après je lui fis ma crise de jalousie, nous étions dans un centre commercial, et nous rencontrâmes Désiré, je lui tendis la main, et Françoise lui tendit ses lèvres. Que n'avait-elle pas fait là, elle se moquait ouvertement de moi ou quoi ? Je fis bonne contenance tant que Désiré était avec nous, dès qu'il tourna le dos :

- C'est quoi ça, c'est quoi ce bordel, tu l'embrasses devant moi ?
- Arrête, tu ne vas pas me prendre la tête parce que je lui aie fait un "pio" ?

- Tu me dérespectes devant tout le monde et tu me dis de ne pas te prendre la tête, tu te fous de ma gueule !

- Evariste qu'est ce qui t'arrive, tu me fais une crise de jalousie ou quoi ? Je te rappelle que j'étais dans son lit de treize ans à dix-neuf ans, et ce n'est pas qu'un "pio" que je lui faisais.

La salope ! Elle me calma net. J’affichai mon visage des mauvais jours et me tus. Elle arborait un sourire qui lui barrait la moitié du visage et ajouta : - N'aie pas peur c'est avec toi que je suis ! Puis se colla plus fortement à moi.

Qu'est-ce qu'elle me chantait là ? Vous voyez un mâle bougre comme moi, un coq en passe de devenir en méchant mal coq avoir peur de quelque chose ?

Toutefois, lorsque inopportunément Désiré croisait mes pas, en compagnie de Françoise, je halais ma copine par le bras, je lui faisais un grand signe de la main de loin, le plus loin possible et je bifurquais de chemin ou je changeais de trottoir avec Françoise sous le bras, cela la faisait toujours rire, inutile de vous dire que je ne riais pas. Mais les femmes sont tellement bizarres !

Evariste Zephyrin
01/10/205

LES COULEURS TROPICALES DU SPORT FRANÇAIS

Posté le 08.05.2008 par feobus
LES COULEURS TROPICALES DU SPORT FRANÇAIS

L’été 2006 s’annonçait particulièrement sportif, richement pourvu de grands rendez-vous tels que : le Mondial de football, le tour de France cycliste, les championnats d’Europe de natation, d’athlétisme, les mondiaux de basket ….
A cette perspective certains amateurs s’en réjouissaient par avance, prêts à vivre des moments d’émotions. Ils se sont attelés à leurs préparatifs avec ardeur, en prenant grand soin de s’équiper d’appareils adéquats, afin de ne rien perdre de leurs évènements sportifs.

A contrario, ceux que le sport ne passionne guère étaient indifférents à toute cette agitation et au lieu de crier « halte à cette overdose sportive télévisuelle à venir », ils ont plutôt relativisé cette abondance sportive inhabituelle, s’amusant parfois de l’attitude des passionnés.
En revanche, contre toute attente, une voix discordante émanant d’un intellectuel français, a jeté le glas en stigmatisant la composition négroïde de l’équipe de France de football, la qualifiant de « black-black-black » et la traitant de « risible ». Ce faisant il a créé une séparation de couleur dans le sport tricolore dans son ensemble, comme si il y avait d’un coté les sportifs français et de l’autre les sportifs noirs, ces derniers estima t’il étant bien trop nombreux. De tels dires laissaient sous-entendre que seuls les sportifs de couleur noire seraient responsables des résultats qui à n’en point douter s’annonçaient médiocres.

Dans cette mise en accusation les sportifs antillais ont été particulièrement pointés du doigt. Alors qu’en a t’il été exactement des performances sportives françaises de cet été 2006 ? Ces résultats ont-ils pâti de la participation aux différentes sélections de ces sportifs noirs dont ceux issus en particuliers des Antilles ?
Les réjouissances sportives ont débutées dès la dernière semaine du mois de mai, par les internationaux de tennis de Rolland Garros, où le jeune guadeloupéen Gaël Monfils, tête de série numéro 25, a de l’avis général, a fait vibrer le court Suzanne Lenglen . Le jeune prodige a disputé un match d’anthologie, comptant pour le troisième tour face à l’américain James Blake, tête de série numéro 8. Son attitude de conquérant et de battant a séduit les foules .En effet, lors du dernier set, presque à chaque point qu’il gagnait c’est un poing rageur qu’il levait au ciel après l’avoir cogné sur sa poitrine. Une posture de lion qui a rallié le public à sa cause. Il a remporté son match en quatre sets 2/6-7/6-6/7-7/5. En revanche il a laissé des forces dans cette bataille car il s’est incliné au tour suivant en 3 sets (6/7-6/7-3/6) face à Novak Djokovic mais après avoir chèrement vendu sa peau.


Les petites balles de la porte d’Auteuil ont a peine été rangées, que le 9 juin, commençait la grande messe planétaire qui tous les quatre ans rassemble des millions de spectateurs dans le monde, à savoir la Coupe du monde de football .C’est sur le sol européen, en Allemagne, que c’est tenu cette année le Mondial de foot, où 32 sélections nationales ont défendue les couleurs de leur drapeau.


Les Bleus, l’équipe de France, ont été composés par ceux que le sélectionneur national, Raymond Domenech, a jugé et évalué comme étant les meilleurs joueurs à leur poste respectifs. Ce qui est le principe de toute sélection. Pour cette édition l’équipe des bleus était constituée en majorité de footballeurs noirs, soit un total de quinze sur les vingt quatre appelés.


Les joueurs antillais pour leur part étaient au nombre de huit avec entre autre le guyanais Florent Malouda, les guadeloupéens Lilian Thuram, William Gallas, Michael Sylvestre et les martiniquais Eric Abidal, Thierry Henry, Sylvain Wiltord, Jean-Alain Boumsong.


Cette équipe avant et pendant le mondial a été fortement fustigée. Décriée, elle a été tantôt jugée vieillissante, tantôt soupçonnée d’être mal entraînée, tantôt accusée d’être constitué de joueurs stars surpayés et fainéants, mais le plus choquant ont été les propos racistes dont elle été l’objet. Certaines personnes au travers de forums sur le net ou sur les ondes FM se sont laissées aller sans complexe à des propos xénophobes .Au point que certains antillais vivant en France, ont eut le sentiment d’être rejetés, car ces discours ouvertement négrophobes leur donnaient le sentiment, qu’en définitive, sur le terrain on ne considérait plus que c’était l’équipe de France qui jouait, mais une équipe des Antilles, flanquée de comparses originaires d’Afrique.


Finalement, comme une sorte de pied de nez, ces bleus sur lesquels pas grand monde ne misait un euro au départ, sont tout de même arrivés en finale et ne se sont inclinés face à la squadra azura, l’Italie, qu’a l‘issue d’une fatidique séance de tirs aux buts. En dépit de la défaite, une majorité de spécialistes de part le monde, reconnaissent au final que l’équipe de France était une bonne équipe. De même, par exemple Lilian Thuram est considéré à ce jour comme étant le meilleur défenseur au monde. Ce résultat inattendu a fait taire de lui-même les voix extrémistes.


Après le ballon rond ce sont les forçats de la route qui ont montré la qualité de leur coup de pédale au Tour de France. Seulement en dehors d’un ardoisier point de cyclistes noirs dans le peloton. Nos cyclistes antillais ont pu exprimer leurs talents lors des tours de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane.

Puis, comme en réponse à la vague caniculaire qui a sévit sur une partie de l’Europe, c’est dans les bassins de la piscine olympique de Budapest que les meilleurs nageurs européens nous conviaient à suivre leurs coulées. Durant ces championnats d’Europe de natation, la France a brillé avec treize médailles, dont plusieurs remportées par Laure Manaudou. Nous avons aussi pu voir le retour à la compétition de celle qui est surnommée « magique Malia », la jeune nageuse guyanaise Malia Métélla. Cette dernière a été entravée dans sa préparation par de graves pépins de santé.
La jeune nageuse guyanaise n’étant pas encore au mieux de sa forme physique, n’a certes pas décroché de médaille individuelle, mais elle s’est tout de même hissée en finale du 50 mètres nage libre dame. Elle a terminée à une encourageante quatrième place et a sa sortie du bassin c’est une Malia souriante, qui déclarait aux micros de France-télévision, être déjà en train de se projeter vers les mondiaux de l’année prochaine qui auront lieu en Australie .Une compétition qu’elle envisage avant tout comme une étape préparatoire en vue des JO 2008 de Pékin.


Au début du mois d’Août, cela a été autour des athlètes de faire chauffer le tour de piste aux championnats d’Europe d’athlétisme de Goetborg en Suède.


Le camp français est reparti de Suède auréolé de huit médailles : quatre d’or, une d’argent et trois de bronze. A cette occasion les Antilles ont été chaleureusement remerciées, car les athlètes originaires des DOM de la Caraïbe sont nombreux et permettent à la France de figurer à certaines épreuves. De part leur dynamisme et leurs résultats, ils contribuent au fait que l’athlétisme français puisse exister sur la scène sportive internationale.

La moisson de médaille de cette année a été presque exclusivement masculine.
Les deux championnes que sont les guadeloupéennes Muriel Hurtis et Christine Aron n’ont pas pu être en position de jouer leur rôle de leader. Muriel Hurtis qui a concourue, fait son retour à la compétition après sa grossesse. Christine Aron quant à elle s’est blessée juste avant le début des championnats. Cette année nous avons pu découvrir de nouveaux talents du sprint féminin : tout d’abord au 100 mètres haie avec Adriana Lamalle, puis au 200 mètres avec Fabienne Beret –Martinel et enfin au 400 mètres avec Phara Anarcharsis.


Adriana Lamalle a été finaliste du 100 métres haies, Fabienne Beret-Martinel a pour sa part été disqualifiée lors de sa demi finale du 200, sur décisions arbitrales quelques peu bizarres et les réclamations déposées par la fédération française d’athlétisme n’y ont rien changées. Phara Anarchasis quant à elle s’est arrêtée en série avec un temps de 7’53’’43.


C’est trois jeunes pétillantes martiniquaises font partie de la relève du sprint français féminin. Adriana Lamalle et Fabienne Beret -Martinel ont fait preuve d’originalité en courant avec des bandeaux sur lesquels figurait la carte de la Martinique. Cela a été perçut avec sympathie et a aussi fait au passage une belle publicité pour l’île.


Chez les hommes, l’homme de ces championnats est sans nul doute celui que les journalistes appèlent « le grand blond », en raison de sa teinture de cheveux couleur or, Marc Raquil. Du reste, c’est de l’or qu’il été cherché avec ses grandes jambes dans sa course de retour au 400 mètres en un temps de 1’45’’02. Son finish atypique est en quelque sorte sa marque de fabrique, où étant en retard, il remonte un à un ses adversaires jusqu'à la ligne d’arrivée. C’est aussi de l’or qu’il a été décroché a l’issue de son dernier relais lors de la finale du relais 4 fois 400 mètres.


Le relais 4 fois 100 mètre hommes a été lui aussi médaillé. Constitué entre autre de trois Martiniquais : Ronald Pognon, David Alerte et Eddy de Lépine ce relais complété par Oudéré Kankarafou a été cherché le bronze en finale. Avec ces jeunes athlètes, le sprint français est en pleine renaissance après la décennie des années 1990 marquée par la gazelle Marie-José Pérec et la fameuse team : Max Morinière, Daniel Sangouma, Bruno Marie-Rose et Jean-Charles Trouabal qui avait soufflé le record du monde aux américains emmenés par Carl Lewis.


Après le dernier tour de piste suédois ce sont les parquets de Saitama au japon qui nous ont offert les dernières sensations sportives de l’été avec les Mondiaux de basket-ball.


L’équipe de France de basket dirigée par Claude Bergeaud compte en ses rangs 5 joueurs originaires des Antilles dont trois qui jouent dans le prestigieux championnat américain NBA. Il s’agit du martiniquais Ronny Thuriaf, des guadeloupéens Michael Piétrus et Johan Pétro .Outre ces joueurs NBA il avait aussi le nouvellement drafté en NBA, Michael Gelabal ainsi que l’autre frère Piétrus (Florent).


Cette équipe en pleine construction avant l’entame du tournoi, a été amputée de son meneur de jeu vedette, double champion NBA, Tony Parker qui s’est blessé à la main lors des derniers entraînements de préparation.


Néanmoins, les joueurs français sont parvenus en quart de finale où ils se sont inclinés face à la Grèce, récente championne d’Europe en titre et contre laquelle la France avait déjà été défaite. En revanche, l’équipe de France s’est adjugée brillamment la cinquième place du tournois, après avoir écartée sur sa route de la finale pour la cinquième place une équipe d’Allemagne emmenée par un Dirk Nowtzky des grands soirs auteur de 29 points.


Enfin, c’est comme il a commencé que s’achève cet été hautement sportif, c'est-à-dire avec les bruits des petites balles jaunes de tennis à l’occasion de la dernière levée du grand chelem, l’Us open de Flushing Meadows aux Etats-Unis.


Comme à Rolland Garros, Gaël Monfils nous a livré des émotions fortes par un début de tournois épique. En effet, la tête de série numéro 27, a disputé son premier match à la force de son mental car c’est diminué par des douleurs aux deux pieds qu’il s’est présenté face à l’américain Michael Russel. Match qu’il remporté en quatre sets : 6/2-3/6-7/5-7/6 (7/4).


Malheureusement s’est exploits n’ont pas été plus loin, battu au tour suivant en quatre sets 4/6-6/2-2/6-7/6 par Westley Moodie.

Ainsi s’achève ce programme sportif de l’été 2006 qui a été très dense.


Dans l’ensemble le bilan sportif français est loin d’être médiocre contrairement à ce qui était annoncé. Les sportifs de couleur noire sont loin d’avoir démérité. Quant à ceux d’origine antillaise qui avaient été montré du doigt, ils ont su démontrer leur professionnalisme a l’instar d’un Thuram sans reproche, leur talent tel un Marc Raquil doublement en or, leur vaillance représenté par une Malia Métélla combattante, leur compétitivité chevillée aux baskets d’un époustouflant Flo Piétrus par exemple et leur fougue incarné par un Gaël Monfils émouvant.

Nous sommes passés en fin de compte, d’une équipe de foot « black-black-black », « risible », ou les pensées les plus négrophobes se sont exprimées au grand jour, aux remerciements quasi unanimes en fin d’été de la presse sportive, à la contribution des Antilles au sport français, qui par ses couleurs tropicales permet au sport français de se hisser aux firmament de la gloire.
Emmanuelle Deschè

Boissart

Posté le 08.05.2008 par feobus

« Je me revendique créole du monde… »

Posté le 08.05.2008 par feobus
M.A-Lo : Le premier festival créole de Menton qui s’est déroulé du 19 au 22 juillet dernier vous a conforté dans votre réflexion d’une identité pan-créole à conquérir ? Avant de considérer ces conclusions, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la pan-créolité ?

Rodolf Etienne : La pan-créolité ou identité créole internationale est une façon nouvelle de se concevoir en tant que créole. Le terme étant accepté en dehors de toutes les contradictions qu’il sous-entend, il s’agit, à proprement parler, de se « projeter » dans une relation globalisante, multilatérale qui tiendrait compte de nos différentes composantes identitaires créoles. En clair, en tant que créole, je peux me projeter haïtien, guadeloupéen, mauricien, seychellois, dominicais, sainte-lucien, etc. Les peuples créoles du monde ont le devoir de s’ouvrir à cette identité multiple qui est profondément nôtre et qui nous réunit, au-delà des frontières géographiques, des limites politiques, sociales ou culturelles quand elles existent. Ainsi, l’identité créole est perçue comme une somme, une totalité qui renforce l’individu et la collectivité créole, en amalgamant les différences et en découvrant des zones nouvelles d’identification, en réaffirmant des liens ténus et historiques.

M.A-Lo : Quels sont les différents aspects de cette identité pan-créole ?

RE : Je pense qu’il y a deux approches à mettre en parallèle et qui se renforcent mutuellement à mesure qu’on les découvre. D’une part, l’approche théorique, qui est aussi celle des premiers penseurs de la pan-créolité. Cette approche vise à identifier et uniformiser la culture créole, mettant en relation ses composantes diverses. Fondements idéologiques donc. D’autre part, la rencontre personnelle avec les autres cultures créoles, qui offre de facto des repères précis de cette communauté. Néanmoins, au-delà de ces deux perceptions, il y a, de mon point de vue, une portée historique de la pan-créolité qui dépasse la théorisation et la pratique. De ce point de vue, la pan-créolité s’établit comme une des bases fondamentales, intrinsèques de la créolité. Malgré l’éclatement, la genèse structurelle des identités créoles est identique : la colonisation, l’esclavage, la libération, les apports culturels européens, africains, indiens et pour certaines les luttes d’indépendance. En considérant deux moments historiques, on comprend qu’il y a eu d’abord à l’œuvre la force de l’éclatement, de l’explosion, du déchirement, de l’arrachement des ces différentes cultures, identités et communautés. Aujourd’hui, on assiste à l’effet inverse : au rapprochement, à la réunion, aux retrouvailles de ces composantes. La matrice portait en elle les germes de ce rapprochement, de ce retour vers l’Un de l’origine. Et cette donnée se transmet invariablement aux générations successives. La pan-créolité, cœur ou âme de la créolité, rend ainsi compte d’une force inéluctable, une trajectoire centrifuge qui voudrait à nouveau réunir des hommes et des cultures éclatées. La pan-créolité interpelle donc chaque individu créole.

M.A-Lo : Vous parlez de fondations historiques, de notions intellectuelles, mais comment vivre au quotidien l’identité pan-créole ?

RE : C’est vrai que des exemples concrets seraient plus explicites. La langue créole représente certainement l’un des traits spécifiques les plus emblématiques de la pan-créolité. On pourrait d’ailleurs la considérer de manière symbolique : en dehors de quelques différences sémantiques, syntaxiques et graphiques, cette langue est pratiquée par environ 20 millions de personnes réparties sur tout le globe (Océan Indien, Bassin Caribéen et diasporas). S’il existe une unité de la langue (s’exprimant en créole des mauriciens peuvent être compris par des haïtiens, des martiniquais par des guadeloupéens…), on observe également des divergences linguistiques plus ou moins marquées. La pan-créolité trouve là tout son sens, imprégnée qu’elle est tout autant par l’unité et la diversité. A côté de la langue, on pourrait citer la musique, la cuisine, les danses, plus loin encore l’éthique, les mœurs, etc… Savez-vous que le quadrille tel qu’il est dansé à la Martinique, se retrouve à l’île Maurice ? Savez-vous que la mythologie (les diablesses, les manmans dlo, le cheval trois pattes, etc) se retrouve dans quasiment toutes les cultures créoles ? Savez-vous que les contes, les proverbes, les titims, tout cet univers, lieu fondamental de l’identité créole, se retrouve aussi bien dans la Caraïbe que dans l’Océan Indien. Bien assimilé, toutes ces expressions démontrent l’existence d’un imaginaire pan-créole, qui se caractérise par une unité, paradoxalement liée à la différence. Au quotidien, il s’agit d’accepter la confrontation avec les autres cultures créoles. Là, tout est question d’intérêts. Tel individu privilégiera telle rencontre, tel autre une autre. Mais, l’acceptation de cette confrontation, de la rencontre avec l’autre créole me semble le premier pas à consentir pour une évolution claire de la pan-créolité.

M.A-Lo : Au-delà du constat des points communs, y a-t-il une volonté affirmée de former une véritable communauté créole ?




R.E : Cette question est très intéressante parce qu’elle nous inscrit de fait dans une perspective, une projection. Et ça, c’est très important. J’ai dit que la pan-créolité était un développement naturel de la créolité. Mieux, une de ses valeurs fondamentales et invariables. Il est, par conséquent, évident que le rapprochement des cultures créoles se fera. C’est de l’ordre de l’enjeu historique, de la marche en avant, du destin des peuples créoles. Plus concrètement, cette dynamique de la rencontre est de plus en plus présente au sein des communautés créoles. Le festival créole de Menton en est un exemple parmi d’autres. Aujourd’hui, il est difficile d’organiser une rencontre créole sans mettre en relation les différentes identités créoles du monde. C’est pourquoi à Menton, il y avait des Mauriciens, des Guadeloupéens, des Martiniquais et de la musique, de la danse, de la cuisine, de la littérature de ces différentes communautés. La créolité aujourd’hui rejoint la pan-créolité. La dernière apparaît comme le prolongement évident de la première. Oui, cette volonté de la rencontre est de plus en plus affirmée et cette communauté créole unifiée est en train de devenir une réalité. Aujourd’hui, les moyens modernes de communications et de transports facilitent évidemment les échanges, les rencontres, les approches multi-culturelles. Il faut aussi reconnaître que chaque communauté créole a, durant ces trente dernières années fait progresser sa créolité de telle sorte que de nos jours les rapprochements sont plus simples à concevoir. Le temps de l’enfermement, de la recherche sur soi est révolu. Sur tous les points du globe : dans la Caraïbe (Music Kréyol Festival de la Dominique, Festival Créole de Marie-Galante, etc) aussi bien que dans l’Océan Indien (Festival Kréyol de Maurice) ou au sein de la diaspora (Montréal, Sydney, Londres, etc), la communauté créole se rencontre de plus en plus.

M.A-Lo : Hors de toutes considérations intellectuelles, où en est l’idée de la pan-créolité au sein des différentes communautés créoles ?




R.E : Là, au corps défendant des différentes communautés, on doit reconnaître que les choses ne sont pas homogènes. Certaines communautés sont plus engagées que d’autres dans la dynamique pan-créole. Et si les Seychellois par exemple sont très en avant en matière de diversité créole, on doit reconnaître que les Guadeloupéens font là figure de reléguables. Certaines communautés créoles, tout au moins à travers l’expression de leurs élites, estiment avoir encore beaucoup à faire au niveau régional, avant de s’inscrire dans des rapports élargis au sein de la communauté créole. Il y a évidemment des difficultés d’ordre technique à prendre en compte pour d’autres. Certaines créolités sont plus accessibles, plus ouvertes au monde que d’autres. Haïti, par exemple, avec 7 millions de créolophones à elle seule, n’est pourtant pas à la proue de l’engagement pan-créole, pour les problèmes politiques et économiques qu’on lui connaît. Il faut aussi considérer le rayonnement de certains théoriciens ou techniciens de la culture créole qui rejaillit sur leurs communautés propres ou éclatées. Raphaël Confiant, par exemple, en littérature, rayonne sur tout le monde créole, offrant par la-même à la culture créole de la Martinique et plus généralement de la région Caraïbe une zone d’influence indéniable. Sur un plan purement politique, certaines régions créoles ont réussi ce que d’autres n’ont pas réussi. L’émancipation par rapport à la Métropole par exemple. Il y a des régions créoles indépendantes, d’autres pas. Ce qui modifie conséquemment le rapport à la culture créole. Chez certains, la culture créole, la créolité a acquis une prédominance qui lui permet de rayonner plus largement, parfois sur toute une zone géographique. Aux Seychelles, par exemple, en inscrivant le créole comme langue nationale, le gouvernement post-indépendantiste lui a offert une ouverture non négligeable. Il faut également considérer l’impact des diasporas, malgré leur hétérogénéité : les Haïtiens au Canada ou aux Etats-Unis, les Mauriciens, Réunionnais et Seychellois en Australie, les Martiniquais, Guadeloupéens, Réunionnais, Mauriciens en France, etc… L’identité pan-créole n’est pas une donnée homogène aujourd’hui, au sein des différentes communautés créoles du monde. Pourtant, au niveau d’une élite la réflexion est au centre des préoccupations. Mais, je crois que l’optimisme est de rigueur. L’idée fait son chemin et conquiert de l’espace au fil du temps. C’est l’essentiel, la pan-créolité est une force en mouvement.

M.A-Lo : Quelle est donc la portée de cette pensée pan-créole pour nos différentes communautés ? Et ces conclusions ?




R.E : J’estime, et l’idée se renforce à mesure des rencontres, que cette identité pan-créole représente vraiment pour nous peuples créoles un nouvel horizon. Il y a eu Césaire et la Négritude, Glissant et l’Antillanité, Confiant et la créolité. Chaque génération a besoin de son rêve, de son utopie fondatrice. La pan-créolité pourrait être un nouveau rêve. A côtés de nos apports culturels reconnus jusqu’alors : amérindienne, européenne, française, africaine, indienne (chinoise et arabo-berbère si nous poussons plus loin, bien qu’aujourd’hui, ces identités n’aient pas encore atteint un niveau d’intégration suffisant), l’identité pan-créole est un fondement invariant qui nous ouvre les portes d’une autre monde. Nous sommes le peuple de la rencontre, du métissage de l’aller-venir vers l’un et l’autre et cette identité pan-créole en est selon moi le symbole le plus fort. Il y a dans cette affirmation toute une problématique qui représente un large espace de réflexion pour l’élaboration et l’affirmation de notre identité, de notre Raison en tant que peuple. L’éloge de la créolité répondait à une étape de notre identification, la pan-créolité, dont il faudrait également envisager l’éloge, représente une autre étape de cette affirmation identitaire. Nous sommes un peuple jeune, en formation et nous ne pouvons nous permettre de négliger aucun aspect de notre identité, à plus forte raison si elle nous lie à l’universel du monde, à l’international du monde. Créoles, nous le sommes internationalement. C’est une évidence et c’est là une force pour chacun de nous. En tant que créole, je suis Haïtien, Rodriguais, Sainte-Lucien, Dominicais, Seychellois, Mauricien, etc… C’est extraordinaire !

Martiniquais d’ici et d’ailleurs

Posté le 08.05.2008 par feobus
Comme beaucoup d’insulaires de par le monde, les Martiniquais ont été pour diverses raisons amenés à quitter leur île et s’installer ailleurs. Ces Martiniquais expatriés ou immigrés constituent une sorte de diaspora dont les trois–quart vivent en France hexagonale. Ces derniers sont communément appelés « les domiens ».

Récemment, lors de la publication d’un communiqué, l’écrivain Raphaël Confiant a utilisé d’autres terminologies, il a employé le mot «créoles » pour désigner les natifs vivant en Martinique et l’expression «noirs français » pour ceux vivant en France. Faisant ainsi référence à trois notions : celle de la créolité, celle de la négritude et celle de l’assimilationisme.

Il met aussi en avant le fait que ces deux composantes de la population martiniquaise seraient animées par des revendications diamétralement différentes. Mais quelles sont vraiment ces revendications ? En quoi sont-elles si différentes et le sont-elles vraiment ? Ceci nous conduit à une autre interrogation, à savoir en quoi le lieu de résidence est-il un facteur d’influence sur les aspirations des Martiniquais ?

Une fois ceci déterminée se pose encore une autre question : celle du regard que les uns portent sur les autres et de leur compréhension réciproque.


Concernant les Martiniquais ayant migré en France métropolitaine, il y a une vingtaine d’année de cela, on constate qu’ils font souche. C'est-à-dire qu’ils restent sur le territoire hexagonal, au lieu de rentrer en Martinique, et ce au bout d’un certain laps de temps, notamment pour prendre leur retraite. Ils restent sur place, parce qu’ils ont mis au monde une descendance ayant grandi dans un cadre non insulaire et ces gens font le choix de vivre auprès de leurs enfants. Le symbole de leur enracinement sur un sol qui n’est pas celui pas leur île natale, est aussi lié, peut-être au fait qu’ils sont propriétaires de leur maison ou de leur résidence. Par contre, les autres Martiniquais ayant fait leur carrière à l’étranger : Etats-Unis, Canada, Europe, contrairement aux premiers retournent vers la Martinique.

Ceux ayant fait le choix de rester sur le sol métropolitain, aspirent en toute légitimité à jouir de la totalité des droits que pourvoit la République à chacun de ses citoyens. Ils souhaitent être intégrés à leur espace de vie. Chose somme toute banale pour n’importe quel déraciné.


Or, ils se retrouvent en butte à un certain nombre de discriminations, en raison de leurs origines et de leur couleur de peau. La société supposée égalitaire dans laquelle ils évoluent, a tendance à les stigmatiser et à les faire sentir qu’ils sont des citoyens français certes, mais à part.



Ces discriminations affectent principalement les domaines de l’emploi et du logement locatif. Sauf qu’aujourd’hui, un certain nombre d’Antillais refuse de subir cette situation, et tente de sortir de la spirale du fatalisme, celle dont était engluée la génération précédente, qui acceptait tout sans mot dire. Donc, étant des citoyens français, ils entendent vivre une citoyenneté pleine et entière. Ils entendent ne plus être des victimes de mais être acteurs de leur destiné.
Dans cette perspective revendicatrice, des associations se sont constituées afin de défendre leurs intérêts, avec plus ou moins de succès couronnant leurs actions. La plus significative étant la reconnaissance par l’Etat français de l’esclavage comme crime contre l’humanité et l’attribution d’une date commémorative de l’abolition de cette infamie.

Une quête de visibilité s’inscrit aussi à cette volonté d’intégration. Après avoir été pendant tant d’années cantonné à des positions subalternes et une quasi-absence de la scène médiatique, ces même Martiniquais militent pour changer cet état de fait. Ils ne souhaitent plus que leurs images représentatives soient réduites uniquement à des icônes sportives et musicales.
En effet, des Martiniquais se font petit à petit une place dans l’univers de la petite lucarne. Certains à des postes très vues, comme ceux de journalistes présentateurs de JT à heure de grande écoute (sur le réseau hertzien et câblé), d’autres à des postes moindre, mais qui jusque là leur étaient fermés comme celui de régisseur de plateau-TV ou cinématographique par exemple. Quoi qu’il en soit, leurs revendications tiennent essentiellement du refus à ne plus être niés, mais d’être respectés en tant qu’individu et citoyen de la République.

Concernant les Martiniquais vivant sur l’île est-ce si différent ?
Selon Raphaël Confiant, les Martiniquais qu’ils appellent «créoles » seraient eux dans une tout autre logique revendicative, celle d’une quête d’autonomie «la plus vaste possible, laquelle doit pouvoir évoluer à moyen ou long terme, vers une indépendance complète … ». Cette affirmation n’est pas complètement fausse, des partis politiques ou des mouvements indépendantistes existent et n’ont de cesse de tenter de relayer ou de propagander leurs idées politiques auprès des populations.

Au regard de certains résultats électoraux, où des candidats indépendantistes en sont sortis vainqueurs, on pourrait penser comme R. Confiant. Sauf que si deux mairies sont gérées par des indépendantistes (Rivière-pilote et Sainte-Anne) et que la présidence de la Région a échu à Alfred Marie-Jeanne (chef de file du MIM), ce n’est pas pour autant que l’ensemble des Martiniquais aspire à plus d’autonomie. L’idée a certes gagné du terrain par rapport à vingtaine d’années, mais elle n’est toujours pas majoritaire dans la pensée des habitants. Elle demeure encore effrayante pour beaucoup, redoutant, de ressembler à Haïti ou Sainte Lucie, c’est à dire vivre dans la pauvreté, la violence et la misère.

Bien au contraire, ces Martiniquais «créoles» entendent rester pour l’instant, dans le giron de l’Etat français et ont plutôt tendance à se battre afin qu’il y ait une application effective certaines lois, dont celle de la continuité territoriale, la démocratisation de l’Internet, la baisse des prix des communications téléphoniques entre l’île la métropole. D’autres se battent pour que la Martinique au sein de la République française ne soit pas un territoire tenu à l’écart.
En revanche, ce qui est nouveau, c’est cette volonté de se tourner désormais un peu plus vers la Caraïbe, qui est notre espace géographique le plus naturel, plutôt que vers la France systématiquement. Il est vrai que cette ouverture ne peut que se faire dans le cadre de la départementalisation puisque la Martinique n’étant pas indépendante.

Sinon, les Martiniquais de Martinique sont confrontés eux aussi au problème du chômage à l’instar de ceux qui vivent en France. Ils sont confrontés aussi à la lutte pour la sauvegarde de leurs emplois comme ceux d’ailleurs. La différence en la matière, est le sentiment qu’on certains, à juste titre, qu’on ne leurs donne pas la chance d’exprimer pleinement leurs compétences professionnelles. Quand certains étudiants diplômés rentrent pour travailler chez eux, la plupart du temps ils sont, soient obligés de repartir s’ils veulent travailler dans leur secteur d’activité, soient d’accepter des emplois n’ayant rien à voir avec ce pourquoi ils ont été formés.

Dans le lot combien y a t’il de chercheurs, de techniciens supérieurs, d’ingénieurs, d’informaticiens … ? Bref, autant de forces vives dont se prive la Martinique et qui vont grossir malgré elles, les rangs de la diaspora. Une fois immigrés, ils se retrouvent confrontés au fameux problème d’intégration professionnelle dans l’hexagone français. Ainsi contrairement, aux propos de R .Confiant les volontés ne manquent pas en la matière, elles sont simplement éjectées de facto du circuit professionnel pour des raisons liées au marché local de l’emploi et aussi de certaines pesanteurs qui font qu’on leur préfère des occidentaux.


Si des postes importants sont occupés par des zoreys, c’est qu’on les choisit délibérément au détriment des matières grises martiniquaises. Cet état de fait nous amène à nous interroger sur le regard que les uns portent sur les autres et sur leur compréhension réciproque.


On peut d’ors et déjà affirmer que les Martiniquais vivant sur place et leurs compatriotes immigrés ne forment pas deux entités distinctes, ancrées dans une réalité figée.

Il y a un phénomène migratoire qui est sans cesse renouvelé et dans les deux sens. On observe en effet, que des Martiniquais nés en France qui viennent vivre en Martinique, tout comme des Martiniquais nés dans l’île qui partent travailler en France, ou qui réussissent à un concours de la fonction publique se retrouvent de l’autre coté.
Ces migrations alternatives ce font même au sein des familles qui ont fait souche, des enfants de ces familles, dans un soucis de se rapprocher de leur racines vont vivre en Martinique, pour des raisons qui leurs sont personnelles ou affinités diverses.

Ainsi les regards portés les uns sur les autres sont très particuliers.

Il n’est pas rare que certains immigrés portent sur leur île, un regard un peu « bobo ». Ils se représentent leur pays comme une sorte d’Eden. Ils ne sont pas conscients des difficultés que rencontrent ceux vivant sur place. Cela s’explique en grande partie par un manque d’informations. Les grands médias nationaux, ne relaient guère l’actualité des DOM ou sinon très peu. Il y en a qui tentent de compenser en allant glaner sur le net quelques informations, mais toute la population des Dom n’a soit pas accès au net ou simplement les plus vieux sont encore réfractaires à cet outils d’informations.

Par ailleurs, ces Martiniquais ayant été au fait des mœurs et coutumes de la société française, ont parfois tendance à juger leurs compatriotes insulaires avec une toute autre grille de lecture. Cela génère obligatoirement une incompréhension. Ce que reproche les Martiniquais de l’île à l’autre partie de la communauté et quand survient un problème social majeur comme une forte grève par exemple, au reproche s’ajoute un sentiment d’être abandonné de tous y compris des "domiens". Cette focalisation sur eux même, qu’on les Martiniquais insulaires les rend moins réceptifs aussi aux soucis auxquels doivent faire face leurs compatriotes immigrés.

Ainsi la fameuse marche de mai 1998, qui a vu défiler 40 000 Antillais dans les rues de Paris, n’a guère été comprise en Martinique. L’information dans l’île d’un tel évènement a d’ailleurs été minime et ceux qui l’ont su, ont vu cela comme un phénomène ahurissant. La démarche ainsi que ses implications n’ont pas été comprises en Martinique.

Pour conclure, on peut dire que quelque soit le lieu où vivent les martiniquais, en France, en Martinique ou ailleurs, il est indéniable qu’ils ont tous des revendications qui dans le fond ne sont pas si dissemblables que cela.


En effet, dans leur grande majorité les Martiniquais refusent d’être niés une fois de plus dans leurs droits. Ils aspirent, non plus à vivre tant bien que mal, mais à exister en tant qu’individu à part entière, avec les mêmes droits et devoirs de n’importe quel autre français. Certes le contexte dans lequel ils évoluent donne à leurs revendications des formes et des axes liés à leur cadre de vie. Mais dans l’ensemble les Martiniquais ont relevés la tête pour se mobiliser. Penser que ceux qui sont dans la diaspora et ceux qui vivent dans l’île constituent deux mondes cloisonnés et hermétiques est une aberration, tout comme penser que parce que l’on vit ailleurs que l’on cesse d’être Martiniquais, car comme dit John Dos Passos « vous pouvez arracher l’homme du pays mais vous ne pouvez pas arracher le pays du cœur de l’homme ». Reste maintenant à mettre en place une sorte de syntaxe commune afin que les uns et les autres se comprennent et se soutiennent mutuellement, ce qui inévitablement nous grandira.


Emmanuelle Deschè

Said Agbanrin

Posté le 08.05.2008 par feobus
Cinq après sa naissance, où en est le cabinet Mane Gere ?

5 ans après, où en sommes nous ? Que suis-je devenu ?
Tout ce qui existe sur cette terre a été avant tout le rêve d’un homme !!
Mes rêves de 2003 étaient de développer le cabinet Mane Gere Associés en France et créer une structure en Afrique.

5 ans après, Mane Gere Associés est toujours présent ce qui pour nous est très important, d’autant que 70% des entreprises meurent dans les cinq premières années. La motivation des associés est toujours la même, comme dans la phase pionnière, nous ne sommes pas blasés, nous nous entendons tous les trois comme au premier jour.

Parmi les maux qui guettent les entreprises, il y a :

- les problèmes de trésorerie,
- les désaccords entre associés,
- les réalités du marché par rapport au rêve du business plan,
- la mauvaise gestion.

Nous avons réussi jusqu'à présent à éviter 3 problèmes sur 4 !
Le seul que nous n’avons pas su conjurer, c’est le problème de trésorerie, une ou deux fois par an sans nos banquiers nous aurions eu du mal à passer le cap.

En terme de chiffre d’affaires et de clients ?

Mane Gere a grandi et a fait des petits.
Nous allons atteindre pour 2007 la barre symbolique du million d’euros de CA, avec toujours des clients prestigieux :

- le groupe Accor,
- le groupe Pierre & Vacances,
- SFR,
- Canal +,
- Areva,
- Etc.

En plus de l’activité formation nous avons ajouté d’autres prestations à notre offre :

- la conception de module clés en main,
- le recrutement,
- l’audit et le conseil,
- l’accompagnement notamment des PME dans l’amélioration de leur développement.

Nous avons créé une structure dédiée à l’enseignement, Mane Gere Education.
Cette entité intervient dans des écoles de commerce, des centres de formations en alternance et dans les principales universités de Paris (Jussieu, Sorbonne, etc.), dans nos domaines de compétences habituelles : management, efficacité commerciale, efficacité et développement personnel.

Mais notre plus grande satisfaction, à ce jour, reste l’Afrique où nous nous sommes développés de façon extraordinaire.
Mane Gere Associés Afrique est devenu une société à part entière avec ses propres associés, son équipe son développement sur le continent africain et même certaines spécificités de réalisation.
MG2A est présent physiquement au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Niger.

Nos clients évoluent sur les secteurs d’activité suivants :

- Banque
- Telecom, multimédia
- Cabinet d’audit et d’expert
- Société de distribution
- Brasserie
- Energie
- Etc.




Nous faisons aussi du recrutement pour des grands groupes européens cherchant à s’implanter en Afrique, mais aussi pour des banques qui ont du mal à trouver des collaborateurs ayant la double compétence bancaire et commerciale.
Cette activité que nous réalisons depuis le début en France a connu une évolution remarquable en 2006. Nous avons inclus d’autres associés dans cette structure à des hauteurs diverses.

Donc, je me porte bien, la famille ne s’est pas agrandie mais les enfants ont grandi.
Hanna à 9 ans maintenant, Allan 7 ans et Miles 15 ans.

Quels sont les autres changements ?

Je voyage beaucoup plus entre la France et l’Afrique, à raison d’une semaine par mois.
Le temps du repos n’est pas encore arrivé, le groupe MGA n’a pas encore atteint sa maturité et reste fragile
Par conséquent, l’aventure ne fait que commencer !!
Ce qui compte dans les voyages, ce n’est pas la destination…. c’est le voyage !!

grioo

beau beau

Posté le 08.05.2008 par feobus
Belle photo !
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