Alassane Dramane Ouattara, surnommé ADO, est un homme politique de Côte d'Ivoire, né le 1er janvier 1942 à Dimbokro[réf. nécessaire], près de la capitale Yamoussoukro ou à Kong[1] (nord du pays).
Après un doctorat en économie aux États-Unis, au Draxel Institut of Technology et à l'université de Pennsylvanie, il devient économiste au FMI puis occupe différents postes à la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont celui de gouverneur. En 1990, il est appelé pour résoudre la crise économique qui frappe la Côte d'Ivoire en tant que président du comité interministériel, puis en tant que premier ministre l'année suivante.
En tant que premier ministre, il mène une politique de rigueur budgétaire qui est durement ressentie par la population ; mais il finit par assainir les finances publiques et redonner confiance aux bailleurs de fonds. Il crée également la carte de séjour pour les travailleurs étrangers. Pendant cette période, l'opposant et désormais depuis 2000 président Laurent Gbagbo, arrêté à la suite d’une manifestation antigouvernementale, est condamné le 6 mars à deux ans de prison. Gbagbo et les autres condamnés ont fini par être amnistiés fin juillet 1992. À la mort de Félix Houphouët-Boigny en décembre 1993, il accepte un poste de directeur général adjoint au FMI.
ADO est soutenu par les pays occidentaux et jouit d'une bonne réputation auprès des organisations financières internationales. Il est très populaire auprès des musulmans du Nord du pays, et des ouvriers (souvent étrangers) du cacao et du café.
Ses partisans, désormais très nombreux dans le pays, le désignent comme président du Rassemblement des républicains (RDR) en 1995, parti fondé par le député Djény Kobina un an auparavant (septembre 1994).
En 1995 Laurent Gbagbo conduit un boycott actif des élections contre une constitution jugée taillée pour empêcher la candidature de Ouattara aux élections. À l'époque, le parti de Ouattara et celui de Gbagbo forment un même bloc : le Front Républicain. Absent de la Côte d'Ivoire pendant toute la période pré et post électorale, ce sont ses militants qui feront les frais de la répression du boycott actif. Plusieurs membres du RDR sont emprisonnés par le régime d'Henry Konan Bedié président à cette époque.
Après le coup d'état de 2000 qui porte le général Robert Guei à la tête du pays, les peuples originaires du nord de la Côte d'Ivoire continuent à subir beaucoup d'injustices. Accusés d'être des partisants de Ouattara, meurtres et enlévements seront le quotidien de cette population.
Sa candidature aux élections présidentielles est à nouveau écartée par la Cour suprême en 2000. L'opposant Laurent Gbagbo est le seul candidat autorisé. Certains y veront le fruit d'un arrangement politique entre Gbagbo et le général Robert Guéi pour écarter les autres "Grands" dont l'ex-président Henri Konan Bédié. Cette situation contribue à provoquer des troubles qui feront des milliers de victimes dans le pays, dont le tristement célèbre «charnier de Yopougon» au lendemain des élections qui portent Laurent Gbagbo à la tête du pays. 54 personnes supposées par l'opposition d'être toutes originaires du Nord et supposées être des partisants de Ouattara sont trouvées assassinées.Thèse que le pouvoir nouvellement installé réfute. Les contours de cette affaire restent encore flous.
Quelques mois plus tard, pendant le mandat de Laurent Gbagbo, sa candidature est encore rejetée par la cour suprême pour les élections législatives alors qu'il était candidat dans la ville de Kong.
Suite aux différents troubles qui suivront, un Forum pour la réconciliation nationale (9 octobre-18 décembre 2001), réunissant les principaux responsables politiques du pays.
Depuis le 19 septembre 2002, une rébellion partie du nord occupe la moitié nord du pays (voir guerre civile de Côte d'Ivoire).
Après avoir signé les accords de paix de Linas-Marcoussis, d'Accra II puis III, Alassane Ouattara, les rebelles des Forces nouvelles, Henry konan Bedié et le président Gbagbo sont engagés dans un nouveau processus de médiation sous l'égide de l'Union africaine. À terme ce processus doit permettre d'avancer vers l'application des accords de Marcoussis et d'Accra III ainsi que l'organisation d'élections présidentielles transparentes et ouvertes à tous en octobre 2005.
Menacé à Abidjan, Ouattara prend en 2002 le chemin de l'exil vers la France.
Le 15 janvier 2005, la direction du Rassemblement des républicains a annoncé qu'Alassane Ouattara serait son candidat pour l’élection présidentielle prévue en octobre 2005. Devant les questions sur la légitimité de cette candidature, le secrétaire général adjoint du parti indique que la candidature devra être confirmée par un vote des militants dans les mois à venir. L'élection présidentielle est repoussée à plusieurs reprises.
Le 26 janvier 2006, Ouattara revient[2] de son exil en France pour mener campagne en vue de la probable future élection présidentielle.
ADO dispose d’amitiés en France, parmi lesquelles Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius
cet homme est l'un des technocrates ivoirien capable de relever l'economie de la cote d'ivoire .Pourquoi les ivoiriens ne lui donnent t ils pas une chance?